24e régiment d'infanterie (France)

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24e régiment d'infanterie
Image illustrative de l’article 24e régiment d'infanterie (France)
Insigne régimentaire du 24e RI (1939)
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Insigne régimentaire du 24e RI (1945)
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Insigne régimentaire actuel du 24e RI

Création 1656
Dissolution
Pays Drapeau de la France France
Branche Armée de terre
Type Régiment d'infanterie
Rôle Infanterie
Fait partie de Commandement de la logistique
Garnison Vincennes et Versailles
Devise « Sans égal »
Inscriptions
sur l’emblème
Valmy 1792
Hondschoote 1793
Gênes 1800
Iéna 1806
Friedland 1807
Les Deux-Morins 1914
Artois 1915
L'aisne 1918
Anniversaire Saint-Maurice
Fourragères Aux couleurs du ruban de la croix de guerre 1914-1918
Décorations Croix de guerre 1914-1918
deux palmes
une étoile de vermeil

Croix de guerre 1939-1945
une palme

Le 24e régiment d'infanterie (24e RI) est un régiment d'infanterie de l'Armée de terre française créé sous la Révolution à partir du régiment de Brie, issu du régiment Royal, un régiment français d'Ancien Régime.

Le 24e RI est dissous en 1997 et recréé en 2013 sous la forme d'un bataillon de réserve. Il a la particularité d'être le seul régiment de l'armée française à être armé en quasi totalité par des réservistes.

Création et différentes dénominations[modifier | modifier le code]

Colonel / Mestre de camp / Chef de brigade[modifier | modifier le code]

Régiment de l'Altesse Royale

  • 20/06/1644 : Henri François Alphonse d’Ornano, marquis de Sainte-Croix (fils du maréchal d’Ornano), né en 1690
  • 1645 : marquis de Vieuxpont, †
  • 09/06/1648 : François René du Bec-Crespin, marquis de Vardes, maréchal de camp le , lieutenant général des armées du roi le , †
  • 01/08/1649 : Gaston de Bellenger de Vautourneux, maréchal de camp le , †
  • 08/04/1651 : Jacques Johanne de La Carre, marquis de Saumery, maréchal de camp le , † âgé de 87 ans
Rég Royal 1676.png

Régiment Royal

  • 08/07/1656 : Charles-Antoine du Châtelet, marquis de Pierrefitte
  • 13/02/1660 : Louis, duc d’Arpajon, maréchal de camp le , lieutenant général le , †  ; Charles Antoine du Châtelet est colonel-lieutenant en second
  • 06/05/1679 : Charles-Antoine du Châtelet, marquis de Pierrefitte, brigadier le , maréchal de camp le , †
  • 06/05/1680 : François-Joseph de Blanchefort, marquis de Créqui, brigadier le , maréchal de camp le , lieutenant général le , †
  • 28/02/1693 : Benoît, marquis de Calvo, comte de Formiguères, brigadier des armées le , mort le .
  • 21/11/1703 : Pierre-René de Brisey, comte d’Énonville, brigadier le , †
  • 03/01/1705 : Louis-François, comte d’Aubigné de Tigny, brigadier le , maréchal de camp le , , †
  • 06/03/1719 : Jean-Baptiste-Joachim Colbert, marquis de Croissy, brigadier le , maréchal de camp le , lieutenant général le
  • 21/02/1740 : François-Michel-César Le Tellier de Louvois, marquis de Courtenvaux-Montmirail
  • 29/10/1746 : Louis-Félicien de Boffin-Argenson, marquis d’Argenson puis marquis de Pusignieu en 1744, déclaré brigadier en par brevet du , maréchal de camp , lieutenant général des armées du roi le
  • 10/02/1759 : Charles-Claude-François, marquis du Tillet, brigadier le
  • 29/02/1768 : Louis-Joseph, comte de Mailly-Nesle
    Insigne de béret de l'infanterie
Rég de Brie 1775.png

Régiment de Brie

24e régiment d'infanterie

24e demi-brigade de bataille

  • 1792 : colonel Fosse

24e demi-brigade d'infanterie de ligne

  • 1795 : chef de bataillon Ioster
  • 1797 : chef de brigade Georges Kister (*)
  • 1799 : chef de bataillon Guinet
  • 1800 : chef de bataillon Semelle

24e régiment d'infanterie de ligne

Légion de Maine-et-Loire

  • 1816 : colonel de Durfort de Civrac

24e régiment d'infanterie de ligne

  • 1820 : colonel de Durfort de Civrac
  • 1822 : colonel Verdier
  • 1827 : colonel Barboujac
  • 1820 : colonel de Reissenbach
  • 1838 : colonel Duvivier
  • 1839 : colonel Gentil
  • 1846 : colonel Boudhors de Vraincourt
  • 1851 : colonel de Carondelet
  • 1856 : colonel Danget
  • 1863 : colonel H.J. Maillart de Landreville
  • 1869 : colonel Hervé
  • 01/08/1870 : Colonel d'Arguesse
  • 1871 : colonel Jourdain
  • 1877 : colonel Grenion
  • 1883 : colonel Lebrun
  • 1883 : colonel Faure-Biguet
  • 1885 : colonel Besson
  • 1890 : colonel Henriot
  • 1896 : Colonel de Ramel
  • 1902 : colonel Auguste Clerc
  • 1907 : colonel Bruzon
  • 1910 : colonel Hollender
  •  : colonel Marius Hériot
  •  : colonel Pierre Pineau
  •  : lieutenant-colonel Ange Giansilj
  •  : Lieutenant-colonel Henry
  • 1925 : colonel de Barbeyrac de Saint-Maurice
  • 1927 : colonel Baranger
  • 1929-1930 : colonel Bourret
  • 1930 : colonel Le Bleu
  • 1932 : colonel Schmidlin
  • 1934 : colonel Lucien
  • 1937 : colonel Hemelot
  • 1938-1940 (mai-) : colonel Gabriel Sausse
  • 1944-1945 : lieutenant-colonel Gabriel Bablon

24e bataillon d'infanterie

  • 1946 : chef de bataillon Pechaudra
  • 1947-1949 : chef de bataillon des Robert

24e régiment d'infanterie divisionnaire

  • 1970-1972 : lieutenant-colonel Retout
  • 1972-1973 : colonel Quinquenel
  • 1973-1978 : lieutenant-colonel Brutelle
  • 1978-1981 : colonel Aymonin
  • 1981-1984 : colonel Morachini
  • 1984-1985 : lieutenant-colonel Hervé

24e régiment de commandement divisionnaire

  • 1986-1988 : lieutenant-colonel Nicholas

24e régiment d'infanterie

  • 1988 : colonel Payer
  • 1988 : colonel Carre
  • 1990 : colonel Benard
  • 1992 : colonel Tricoire
  • 1994 : colonel Mougenot
  • 1996-1997 : lieutenant-colonel Belbezier

24e régiment d'infanterie - bataillon de réserve Île-de-France

  • 27/06/2013 : lieutenant-colonel Gérald Orlik
  • 10/07/2015 : colonel Philippe Daudré
  • 26/06/2017 : lieutenant-colonel Claude Nicpon
  • 23/06/2019 : lieutenant-colonel Goulven Lainé

Historique des garnisons, combats et batailles du 24e RI[modifier | modifier le code]

Tableau de Pierre Lenfant représentant la bataille de Fontenoy le 11 mai 1745.
Bataille de Fontenoy, le 11 mai 1745 par Pierre Lenfant

Ancien Régime[modifier | modifier le code]

L'origine du 24e RI remonte à l'année 1656, date de la création du régiment Royal. Ce régiment, qui s'était déjà illustré dans l'armée de Turenne, contribua puissamment à la victoire de Fontenoy, le en chargeant à 5 reprises à la baïonnette la grande colonne Anglaise au prix de 50 officiers et 450 hommes tués ou blessés.

Guerres de la Révolution et de l'Empire[modifier | modifier le code]

En 1792 à la bataille de Hondschoote, il mérita par sa conduite remarquable que le nom de cette victoire fût inscrit sur son drapeau.

Le affecté dans l'Armée de la Moselle, il participe à l'expédition de Trèves

Le régiment de Brie forma, en 1793, la 24e demi-brigade de bataille, qui fit partie de l'armée de Sambre-et-Meuse puis en 1796, la 24e demi-brigade de ligne.

Après avoir combattu vaillamment sous les ordres de Moreau, elle fut envoyée en Italie, où elle se fit remarquer par sa belle conduite dans tous les combats, et en particulier à Novi et au siège de Gênes. En 1803, la 24e demi-brigade d'infanterie de ligne prit le nom de 24e régiment d'infanterie de ligne. Ce régiment se couvrit de gloire à Iéna, où fut détruite l'armée prussienne, et à Friedland, où il anéantit à la baïonnette une partie de la garde russe. De son comportement exemplaire au combat, il mérita de Napoléon le qualificatif de « Brave 24e».

Tableau représentant la bataille de Friedland le 14 juin 1807 peint par Edouard Bernard Debat-Ponsan
Bataille de Friedland, le 14 juin 1807 par Edouard Bernard Debat-Ponsan

1815 à 1852[modifier | modifier le code]

Le , le régiment et son colonel, Antoine-François Genevay, reçoivent une citation pour avoir fait prisonnier le régiment de Savoie.

En 1823, le régiment prend part à l'expédition d'Espagne au sein du corps d'armée commandé par le général Molitor.

En 1836, le 24e de ligne fut envoyé en Algérie ; il s'y distingua par sa bravoure, en participant au combat de « La Chiffa », et par son ardeur au travail qui lui valut le nom de « Régiment de la Pioche ».

1836

Le 24e régiment de ligne embarque, le 25 mai, à Port-Vendres et débarque à l'embouchure de la Tafna le suivant.

Dès son arrivée, il prend part à l'expédition sous les ordres du général Bugeaud, dans la province d'Oran et se trouve au combat de la Sickack, le .

Du 23 novembre au 4 décembre, il fait partie d'une expédition pour ravitailler Tlemcen.

1837

Affecté à la division d'Oran, il reste en poste.

1838

Affecté à la division d'Oran, il reste en poste.

1839

En 1839, le 24 est affecté à la division d'Oran, il reste en poste jusqu'en fin d'année ou il rejoint Blida.

Dans la matinée du 21 novembre, 1 500 cavaliers arabes ayant passé la Chiffa, sont arrêtés dans leur marche par 200 hommes du 24e de ligne sous les ordres du commandant du camp d'Oued Lalleg qui engagent le combat en nette infériorité numérique. Malgré une énergique résistance la garnison est décimée par les Arabes.

À l'occasion du combat du , entre le camp supérieur de Blida et la Chiffa, le maréchal gouverneur-général de l'Algérie cite le 24e de ligne qui, sous les ordres du général Duvivier, formait la garnison de Blida, comme s'étant distingué par la vigueur avec laquelle il a repoussé les attaques dirigées, pendant plusieurs jours, par l'ennemi contre cette place.

1840

Dans la matinée du 29 janvier, à Blida, les kalifats d'Abd-el-Kader essaient de surprendre les soldats qui se rendent aux travaux. Le 24e de ligne les met en fuite, après leur avoir fait perdre beaucoup de monde. Du 12 au 21 mars deux bataillons du régiment, qui font partie de la colonne gauche du général Duvivier participent de l'expédition de Cherchell.

Un bataillon du 24e rattaché à la première division sous le ordres du duc d'Orléans participe à l'expédition de Médéa du 26 avril au 22 mai, et se trouve à l'attaque et à la prise du col de Mouzaïa, le .

Du 4 juin au 4 juillet, alors rattaché à la 1re division du général d'Houdetot, le régiment fait partie de l'expédition de Miliana. Le , le corps expéditionnaire livre un combat à l'ennemi et le , le 24e de ligne, chargé de fermer la vallée qui conduit de Médéa à Miliana, est attaqué par toute la cavalerie d'Abd-el-Kader. Les soldats du 24e, renforcés par le général Changarnier, prennent l'offensive et repoussent vigoureusement l'ennemi qui se disperse et s'éloigne rapidement.

Du 26 au 30 août, le régiment fait partie d'une expédition qui va à Médéa, sous les ordres du général Changarnier. — Le régiment prend part aux combats des 27, 28 et à celui du 29, près des mines de cuivre, au col de Mouzaïa.

Revenu dans la province d'Alger, le 24e de ligne concourt, du 1er au 7 octobre, sous les ordres du général Changarnier à l'expédition dans la vallée du Chélif, jusqu'à Miliana. Il prend part au combat du 4, près de Miliana, à celui du 6, où l'arrière-garde dont faisait partie un bataillon du 34e de ligne, eut les honneurs de la journée. Le régiment rejoint ensuite la province de Tittery puis il fait la campagne d'automne, en octobre et en novembre.

1841

Affecté à la 1re division sous le commandement du duc de Nemours, le 24e de ligne fait la campagne du printemps et prend part aux ravitaillements de Médéa, du 1er au 8 avril, et à celui de Miliana, du 27 avril au 9 mai. Il se trouve aux combats du 3 avril, et des 3, 4 et 5 mai.

Le régiment fait également partie de l'expédition de Koghar et de Thaza, du 18 mai au 2 juin puis il opère ensuite dans la province d'Alger, du 6 juin au 3 juillet. Dans la province de Tittery, le 24e de ligne fait la campagne d'automne du au . Le 2 de ce dernier mois, les Rabanes, réunis en grand nombre à Chab el Gotta, s'étant précipités sur la colonne de gauche de la division, le 24e les maintient et parvient à les éloigner après une charge vigoureuse.

Le régiment fait partie de la colonne qui opère le ravitaillement de Médéa, en octobre, et prend part au combat du bois des Oliviers le 29 de ce mois.

1842

Le 24e de ligne concourt aux diverses opérations dirigées par le général Changarnier, en février, mars et avril, dans la province d'Alger. Durant ces expéditions, il prend une part active à tous les petits coups de main d'arrière-garde qui ont lieu, notamment à celui du 5 avril.

Il rentre en France au mois de .

Le 24e participe aux journées de Juin 1848 et se trouve le 25 juin à la barrière d'Italie.

Second Empire[modifier | modifier le code]

De 1859 à 1863 il est de nouveau en Algérie

Octobre 1870 le 24e faisant partie de l’armée du Rhin sa conduite fut au-dessus de tout éloge au combat de Spicheren et se distingue dans la défense du Rother Berg, mais il fut compris dans la capitulation de la ville de Metz et le drapeau fut déchiré. Chaque officier en garda un morceau et en brûlant la hampe.

Au , le 24e régiment d'infanterie fait partie de l'Armée du Rhin.

Avec le 40e régiment d'infanterie du colonel Jean-Baptiste Vittot, le 24e forme la 2e Brigade aux ordres du général Charles Micheler. Cette 2e Brigade avec la 1re brigade du général Doens, deux batteries de 4 et une de mitrailleuses, une compagnie du génie constituent la 3e Division d'Infanterie commandée par le général de division Merle de Labrugière de Laveaucoupet. Cette division d'infanterie évolue au sein du 2e Corps d'Armée ayant pour commandant en chef le général de division Frossard.

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1871 à 1914[modifier | modifier le code]

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

1914[modifier | modifier le code]

Le , le 24e régiment d'infanterie de ligne fait partie de la 11e brigade, 6e division d'infanterie du 3e corps d'armée. Il est commandé par le colonel Hériot. Les 1er et 3e bataillons sont casernés à Paris et à Aubervilliers, le 2e à Bernay (Eure).
Le , l'état-major du régiment, les 1er et 3e bataillons embarquent à la gare des Batignolles, le 2e à Bernay. Le , l'état-major, le 1er et le 3e bataillon débarquaient à Rethel; le 2e bataillon, arrivé un peu plus tard, rejoignait le régiment à la Sab(Sambre). Par étapes successives, le régiment se rapproche de Mézières, puis, changeant brusquement de direction, se porte sur la frontière belge, qu'il traverse. on l'ovationne chaleureusement. Le , il franchit la Sambre et s'installe à Anderlues[3]. Le 22 au matin, la première bataille s'engage. Les bataillons Denvignes et Nicolas, qui se sont déployés en première ligne à 2 kilomètres d'Anderlues. Pendant toute la journée les bataillons, de plus en plus amoindris, contiennent l'ennemi. Certains éléments chargent à la baïonnette. Vers le soir le lieutenant-colonel Fesch, sentant le danger que courent les bataillons engagés, se met à la tête d'une contre-attaque. À la tombée de la nuit, mettant à profit l'arrêt des attaques ennemies, imposé par les pertes terribles qu'il lui a infligées, le 24e RI rompt le contact. Les pertes pour la journée du 22 sont lourdes. En plus du lieutenant-colonel Fesch, blessé mortellement, il y a lieu de citer : le capitaine Gévin, lesous-lieutenant Germain, le lieutenant de La Loyère, le lieutenant de Salle, le sous-lieutenant Bargeot, tués. Capitaine Potet, lieutenant Hurt, sous-lieutenant Huidet, lieutenant Bassot, capitaine Maestracci, sous-lieutenant Truttmann, lieutenant Perrin, lieutenant Gamarse Maire, sous-lieutenant Schatz, blessés, et 939 sous-officiers; caporaux et soldats tués ou blessés.

1915[modifier | modifier le code]

  • Le 24e RI fait partie avec le 28e RI de la 11e brigade mise à disposition par le 3e corps d'armée. Celle-ci sera mise à la disposition de la 43e division (21e corps d'armée) qui participera à l'offensive de mai 1915. Le , il relève le 158e RI dans le secteur d'Aix-Noulette. Secteur terrible où la lutte constante à la grenade, le contact avec un ennemi acharné causent des pertes exceptionnellement lourdes. Le , après une faible préparation, les vagues d'assaut débouchent sur un terrain battu par les feux des mitrailleuses et de mousqueterie. Le plus grand nombre des assaillants est fauché. Une faible partie des effectifs engagés gagne la tranchée adverse, où un combat corps à corps s'engage. Les survivants de la vague d'assaut organisent le terrain tant bien que mal. Mais l'ennemi contre-attaque avec fureur et quelques isolés seulement peuvent regagner la base de départ. Du 15 au 25, le 24e RI a subi des pertes excessivement lourdes : 30 officiers hors de combat, dont 10 tués ; 1 055 hommes hors de combat, dont 160 tués (sous-lieutenant Battiny, lieutenant Kempf, lieutenant Besse, capitaine Salles, capitaine Valence, sous-lieutenants Hennequin, Pèlerin, Appert, etc., tués). Relevé dès le 26 au matin, le régiment est transporté en automobiles aux environs de Fosseux et reconstitué par des éléments de la classe 1915, qui, pour la première fois, fait son apparition au front. Avec les missions diverses, le régiment effectue des mouvements dans la région d'Arras. Il attend la percée à Montenescourt, puis reste en réserve à Grand-Servin, du au .
  • Cote 108
  • Notre-Dame-de-Lorette
  • Vimy

1916[modifier | modifier le code]

Le 24e régiment dinfanterie participe à la Bataille de Verdun et combat notamment dans les secteurs du fort de Vaux, du bois de la Caillette et du Tunnel de Tavannes, du nom d’un fort situé à 4 km au nord-est de Verdun. Le 24e RI arrive sur le champ de bataille dans la nuit du 7 au pour relever le 10e Bataillon de Chasseur ainsi que des éléments du 158e R.I. Il combat pour défendre le fort de Vaux jusqu'au , date de sa relève, sans avoir perdu un pouce de terrain mais au prix d'un cinquième de ses effectifs (169 tués, 529 blessés)[4]. À compter du , à l'issue d'une période de repos et de réformation, le régiment retrouve le secteur de Vaux, plus précisément, entre les forts de Vaux et de Douaumont, le Bois de la Caillette qu'il est chargé de défendre. Alors que les attaques se succèdent à un rythme effréné, l’assaut mené par l’ennemi, dans la nuit du au , arrive après 5 jours d’un bombardement intensif et se solde par un bilan effarant : 1 200 combattants sont morts ou disparus, certaines compagnies ne sont plus composées que de quelques soldats se terrant dans des trous d’obus. Seule une mitrailleuse est encore en état de tirer au petit matin.

1917[modifier | modifier le code]

Le 24e RI, tiendra jusqu'en janvier 1917 le sous-secteur au nord de l'étang de Vaux, sur le plateau d'Hardaumont.

  • Chemin des Dames. Le régiment va prendre contact avec le Chemin-des-Dames et écrire une des plus belles pages de son histoire.

1918[modifier | modifier le code]

  • Bataille de Picardie
  • Soldats tombés à Charleroi, vainqueurs de la Marne, lutteurs obstinés du Godat, d'Aix-Noulette et de Verdun, défenseurs tenaces du Chemin-des-Dames et de Tahure, combattants victorieux de Ressons et de Canny-sur-Matz, de Pontavert et de Sissonne[5]
  • Embarqué le , le régiment est avec le 19e RI, sur les bords du Rhin, prêt à reprendre l'offensive. Le 1er juillet, à Rhein-Durkheim, au cours d'une prise d'armes, le lieutenant-colonel Henry trempe, le drapeau dans le fleuve, pendant que la musique joue la Marseillaise et que le régiment présente les armes. Une seconde citation obtenue à la suite de ces durs combats lui donnera droit à la fourragère aux couleurs de la croix de guerre 1914-1918 :

Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

D'août 1939 à septembre 1940. Le 24e RI, le 46e RI et le 5e RI formaient la 10e division d'infanterie, dite division de Paris.

Dans le cimetière communal d'Urmatt, figure une stèle inaugurée le en mémoire des soldats du 24e et 226e RI tombés en défendant Urmatt le .

Le , le 24e régiment d'infanterie est dirigé sur l’Aisne en camion. Installé les 16 et , le front a une étendue de 20 km de Château-Porcien à Vieux-lès-Asfeld pour défendre la rive sud de l’Aisne.

Le PC du colonel Sausse est situé à Saint Loup dans la dernière maison à l’angle de la route départementale qui monte en pente douce vers Blanzy et de la rue basse. Au signal sont installés un poste de commandement et un poste d’observation. Le 2e bataillon occupe la ligne d’arrêt au signal Saint-Loup, cote 146 et bois Jean-Claude.

Le , les habitants de Saint-Loup reçoivent l’ordre d’évacuation et vont aller grossir les colonnes de réfugiés.

Du 17 au , le 24e régiment d'infanterie s’oppose à plusieurs tentatives de franchissement de la rivière par les Allemands, les rejetant à chaque fois avec des pertes sensibles par de vigoureuses contre-attaques. Le régiment remporte un succès en maintenant ses positions malgré l’étendue de son front.

Entre le 21 et le le régiment profita du répit pour ré-articuler son dispositif. Le à h 30 un violent bombardement par mines, avions et artillerie se déclenche sur l’ensemble de la position. De violents combats ont lieu les 9 et . Les troupes allemandes sont supérieures en nombre et en armes blindées.

Le , le chef d’escadron entre en liaison directe avec le commandant Masse, le groupement d’action d’ensemble à Saint Loup, et place un observatoire au signal de Saint-Loup (en haut du mont de Blanzy). Mais les batteries subissent des pertes et mal abritées sont parfois dans l’obligation de se taire. Les 2e et 3e batteries du 232 RALCA (artillerie lourde 105L) prennent position dans le bois au sud de Saint Loup à contre pente, elles sont prises sous un bombardement aérien violent à plusieurs reprises puis subissent des tirs d’artillerie ennemis qui préparent l’attaque allemande dans cette région[5].

Toujours le même jour (), les éléments avancés du 19e GRCA (Groupe de Reconnaissance de Corps d'Armée) prennent position à la ferme de l'Espérance, afin de renforcer le 24e RI. Les deux escadrons du groupe motorisé du 19e GRCA vont s'opposer à une avance de blindés ennemis perçant vers Saint-Loup en Champagne.

Le à 5 heures du matin, le groupe motorisé du 19e GRCA est attaqué de plein fouet. Placé à la tête de cette unité, le chef d'escadrons Robert de Vanssay est blessé à proximité du "Signal de St Loup".Il venait de rejoindre avec les 3e et 4e escadrons du 19e GRCA le 2e bataillon du 24e RI sérieusement accroché par l'ennemi. Il n'a pas survécu, les Allemands ayant empêché un soldat français de lui porter secours alors qu'il tentait de se faire un garrot. Il fut porté disparu; son corps ne sera retrouvé qu'en août suivant, et probablement identifié par son uniforme ainsi que par le porte-cartes lui appartenant retrouvé disloqué près de lui. La terre griffée autour de lui indiquait alors les souffrances d'un homme mort pour avoir perdu tout son sang. Il sera d'abord inhumé sur place, puis en 1962 ses restes seront transférés à la Nécropole Nationale de Floing (Ardennes).

Le toujours, enfoncement de la ligne d’arrêt. Malgré la résistance des différents bataillons le régiment est complètement encerclé et son colonel est fait prisonnier. Le drapeau est sauvé, le dernier coup de feu est tiré à 23 heures. Des rescapés participent à la défense de la Suippe. Le 24e RI après ces violents combats n’existe plus, mais il a tenu sa mission « tenir sans esprit de recul »[5].

Le colonel allemand dira au colonel Sausse :

« Je vous félicite de la magnifique résistance de votre régiment, ce fut très dur pour nous [5]. »

Au départ de Paris le 24e comptait 83 officiers, 250 sous officiers, et 2 800 hommes, il ne reste que 8 officiers 47 sous officiers et 350 hommes [5]. Sur le terroir de Saint Loup 86 soldats sont décédés dont le chef d'escadrons Robert de Vanssay du 19e GRCA (Groupe de Reconnaissance de Corps d'Armée). Le 24e RI dépend de la 10e DI avec les 5e RI, 46e RI et 32e RA. Tous ces régiments sont en garnison à Paris.

Chaque année à la mi-juin, les conseillers généraux des cantons d’Asfeld et de Château-Porcien ainsi que les maires des 10 communes de Aire, d'Asfeld, de Blanzy-la-Salonnaise, de Brienne-sur-Aisne, de Château-Porcien, d'Houdilcourt, de Poilcourt-Sydney, de Saint-Loup-en-Champagne, de Sault-Saint-Rémy et de Vieux-Lès-Asfeld, commémorent le sacrifice de la 10e DI au travers de plusieurs cérémonies, centralisée et décentralisées, en l'honneur des soldats de ces trois régiments d'infanterie qui ont combattu dans les Ardennes (5e RI, 24e Ri et 46e RI).

En souvenir de ces durs combats et des pertes subies, les communes de Blanzy-la-Salonnaise et de Saint-Loup-en-Champagne ont donné le nom de « place du 24e Régiment d'Infanterie » à leur place principale et organisent tous les ans les cérémonies commémoratives sur les lieux même où ces soldats sont tombés (Signal Saint-Loup, cimetière de Blanzy) sur le territoire de leur communes.

1945 à nos jours[modifier | modifier le code]

Brevet d'Initiation Commando - 24e RI (Fort de Cormeilles-en-Parisis)
Brevet d'Initiation Commando 24e RI
  • 24e régiment d’infanterie Bernay (2e bataillon) et Aubervilliers (1er et 3e bataillon).
  • 1984 il appartenait au IIIe corps d’armée PC Saint-Germain-en-Laye
  • De 1984 à 1997, il devient également le régiment protocolaire du président de la République et participe à toutes les cérémonies parisiennes (sous la forme de sections d'honneur). À cet effet, il est doté en 1990 d'une tenue de défilé spécifique réalisée sur la base de la tenue de sortie Terre de France : pantalon de la tenue de sortie (gris-beige) porté avec les brodequins de marche (rangers), court blouson gris-beige (porté uniquement à la Légion étrangère à cette époque), plastron jaune et béret bleu foncé, ceinturon FAMAS, écusson de manche de la Circonscription militaire d'Ile-de-France. Cette tenue a été généralisée ensuite pour les engagés, alors que le 24e RI était constitué d'appelés. Durant cette période, le 24e régiment d'infanterie est responsable du Centre d'Initiation Commando de Cormeilles-en-Parisis créé par le 23e RIMa en 1967.
  • 1990 - 1992 le 24e c'est le régiment de CS no 1 de Vincennes. Sa mission principale est la défense de Paris et les troupes sont entrainées dans ce sens là, notamment à Sissone dans l'Aisne. Elles participent aussi à des simulations de combats urbains.
  • 1994 la 2e Compagnie part en mission de 6 mois sous les couleurs de l'ONU, à Bihać (Biatche) en Bosnie-Herzégovine, et tiendra sa mission, malgré l'intensité des combats, jusqu'à la chute de la place.
    Insigne de la 2e compagnie du 24e régiment d'infanterie.
  • 1995 il appartenait aux Forces de Défense du Territoire "CMD Île-de-France", le 24e RI de Vincennes et le 5e RG de Versailles.
  • Cérémonie de dissolution le . Sa mission de section d'honneur, non supprimable au regard des demandes croissantes d'élus et d'associations patriotiques, est confiée aux autres unités de l'armée de Terre, qui l'assurent dès lors à tour de rôle.
  • Re-création du régiment le . Bataillon de réserve Île-de-France[6]. Au terme de sa montée en puissance il comprendra environ 800 réservistes renforcés par un noyau permanent de quatre cadres d'active.

Aujourd'hui, le bataillon de réserve Île-de-France - 24e régiment d'infanterie est l'héritier, par filiation directe, du patrimoine de tradition du 24e régiment d'infanterie[7].

Drapeau[modifier | modifier le code]

Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes[8]:

Fourragère aux couleurs de la Croix de guerre 1914-1918

24e régiment d'infanterie de ligne - drapeau.svg

Décorations[modifier | modifier le code]

Sa cravate est décorée de la croix de guerre 1914-1918 avec deux citations à l'ordre de l'armée puis une citation à l'ordre du corps d'armée, ainsi que de la croix de guerre 1939-1945 avec palme[9].

Le , il reçoit la fourragère aux couleurs du ruban de la croix de guerre 1914-1918.

Devise[modifier | modifier le code]

"Sans égal"

Refrain[modifier | modifier le code]

À la Chiffa, à la Chiffa, l'vingt quatrième a reçu du tabac

Personnalités ayant servi au 24e RI[modifier | modifier le code]

Confusion possible[modifier | modifier le code]

  • Le nom d'origine du 24e RI (régiment Royal) a engendré une confusion avec un autre régiment, le régiment Royal Deux-Ponts. En effet, le Royal Deux-Ponts qui à la Révolution française sera numéroté 99e régiment d'infanterie de ligne faisait partie du corps expéditionnaire envoyé aux Amériques et prit une part active à la bataille de Yorktown notamment par la prise du bastion no 9. En 1855, le 99e Régiment d'Infanterie de ligne reprendra les traditions du 24e régiment d'infanterie Légère ce qui évidemment ajouta à la confusion possible d'avec le 24e régiment d'infanterie de ligne[10]. Le régiment de Brie pris également une part active à la guerre d'indépendance américaine mais au travers de détachements d'environ 400 hommes, troupes embarquées au sein de chacune des escadres des amiraux d'Estaing et de Grasse. Ainsi, c'est au sein de l'escadre de Grasse que Brie (devenu 24e régiment d'infanterie de ligne) assista à la victoire des « Patriots » (Insurgents pour les Britanniques) à bord des navires français qui contribuèrent au blocus et au bombardement de Yorktown.

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Ouvrage en préparation : Jean-Louis Vigla (écrivain, auteur d' Histoire d'un camp nazi, l'île d'Aurigny (1940-1945) chez Alan Sutton) à partir d'un témoignage de son grand-père maternel fait prisonnier à Fontaine-l'Évêque après la bataille d'Anderlues-Collarmont (Terril no 4).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Histoire de l'ancienne infanterie française de Louis Susane http://www.ancestramil.fr/uploads/01_doc/terre/infanterie/1620-1789/susane-historiques/royal_et_brie_infanterie_historiques_susane.pdf
  2. Histoire de l'infanterie en France de Victor Louis Jean François Belhomme Vol 5 page 151
  3. Recueilli par Henri CHARLES-LAVAUZELLE Éditeur militaire. Copie du document provenant de la bibliothèque du musée de la Guerre.
  4. SHD, 26 N 599/5, JMO du 24e régiment d’infanterie, 26 décembre 1915-31 décembre 1916, sommation des décomptes journaliers des pertes, 7-27 avril 2016.
  5. « Le 24e RI été-automne 1918 », sur http://www.verney-grandeguerre.com (consulté le 25 mai 2017)
  6. https://www.lopinion.fr/blog/secret-defense/regiment-va-renaitre-grace-aux-reservistes-actualise-1449
  7. Décision Ministérielle No 000366/DEF/CAB/SDBC/CPAG
  8. Décision n° 12350/SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, n° 27, 9 novembre 2007
  9. « 24ème Régiment d’Infanterie – Bataillon de Réserve Ile de France », sur www.defense.gouv.fr (consulté le 27 mars 2019)
  10. 99e régiment d'infanterie de ligne

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Lien Internet

https://www.facebook.com/24emeRI/

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]