232 U 1

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232 U

La locomotive 232 U 1 à la Cité du train de (Mulhouse).

La locomotive 232 U 1 à la Cité du train de (Mulhouse).

Identification
Exploitant(s) SNCF
Désignation 2-232 U 1
Surnom La Divine
Type locomotive à vapeur
Maître d’œuvre Cie du NordSNCF
Conception OCEM, 1935
Constructeur(s) SACM, 1938
puis Corpet-Louvet
Service commercial de 1949 à 1961
sur Paris - Lille
Caractéristiques techniques
Disposition des essieux ooOOOoo + T
 Train guideur AV bogie / ressorts
 Train guideur AR bissel 2 essieux
Surface de la grille 5,175 m2
Pression de la chaudière 2,0 MPa
Moteur compound type
Du Bousquet-De Glehn
 Cylindres 2 HP+2 BP
  Alésage × course HP 446 * 700 mm
  Alésage × course BP 680 * 700 mm
 Distribution Walschaerts
 Puissance continue 2430 kW
3300 ch
Diamètre roues motrices 2000 mm
 Diamètre des roues AV 970 mm
 Diamètre des roues AR 970 mm
Masse en service 129 t
 Masse adhérente 69 t
Dimensions
 Longueur hors tampons 15,705 m
Tender 2-36 B
 Capacité en eau 36 m3
 Capacité en charbon 11,5 t
 Masse en charge 84,4 t
Masse totale 215,4 t
Longueur totale 25,63 m
Vitesse maximale 140 km/h

La 2-232 U 1 est une locomotive à vapeur française[1] de type Hudson.

Genèse[modifier | modifier le code]

Surnommée[2] « la Divine », cette machine qui est restée unique aurait dû se nommer 2-232 R 4. En effet, elle faisait partie d'un lot de huit machines étudiées par la Compagnie des chemins de fer du Nord en 1935 et commandées à l'OCEM sous la direction de Marc de Caso. Mais, à la suite de la création de la SNCF, c'est la division des études des locomotives (DEL) qui reprend en charge l'aboutissement du projet, retardé par les événements de la Seconde Guerre mondiale. Ainsi, seules sept machines furent livrées entre 1940 et 1941 : les 2-232 R 1 à 3 et les 2-232 S 1 à 4. Elles ne différaient que par la conception du moteur, à simple expansion pour les 232 R et à double expansion (ou compound) pour les 232 S. Ces machines étaient prévues pour remorquer des charges de 200 à 500 t à des vitesses comprises entre 160 et 200 km/h.

Description[modifier | modifier le code]

Les ateliers de la SACM situés à Illkirch-Graffenstaden ne purent terminer la 2-232 R 4 car la commande de 1938 fut interrompue par l'annexion allemande de l'Alsace. À la Libération, et après qu'il a été prévu de livrer la 2-232 R 4 équipée d'une turbine à vapeur sous le type 2-232 T, la société Corpet-Louvet sise à la Courneuve se chargea de terminer la construction en modifiant le moteur en compound à 4 cylindres. On passa d'une distribution par soupapes à cames rotatives système « Dabeg » à une distribution classique à tiroirs système « Walschaerts ». De plus, la suspension des essieux moteurs fut revue par la mise en place de roulements.

Utilisation et service[modifier | modifier le code]

La 232 U 1 à sa sortie des ateliers en mai 1949 à La Courneuve

Sortie des ateliers Corpet-Louvet à La Courneuve et livrée en mai 1949 à SNCF, elle est mise en service la même année. Elle fut affectée au seul dépôt de La Chapelle en compagnie des 7 autres 232. Capable de développer une puissance de 3300 ch et d'une vitesse maximale de 140 km/h cette machine ne fit cependant qu'une courte carrière à la SNCF. Sa radiation fut en effet prononcée le 30 septembre 1961 après 13 ans de bons et loyaux services sur la ligne Paris-Lille. Comme ses consœurs et à l'inverse de certains types, il n'y eut pas de réemploi sur d'autres lignes ou d'autres régions. Cela tient à la très forte charge par essieu moteur qui atteignait 23 t.

Tenders[modifier | modifier le code]

Le tender accouplé était le même pour les 8 machines. Originellement, Marc de Caso avait prévu des tenders carénés de capacité supérieure à 40 m3 et à bogies de 3 essieux, mais la longueur totale avec la machine aurait été trop importante pour les plaques des dépôts. Finalement elles furent équipées de tenders très proches du modèle 34 P, les 2-36 B 1 à 9 qui pouvaient contenir 36 m³ d'eau et 11,5 t de charbon.

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

  • Surface de grille: 5,175 m2
  • Surface de chauffe: 195 m2
  • Surface de surchauffe: 87,42 m2
  • Nombre d'éléments: 170 (chauffe), 33 (surchauffe)
  • Nombre de cylindres: 2 BP et 2 HP
  • Diamètre cylindres HP: 446 mm
  • Course pistons HP: 700 mm
  • Diamètre cylindres BP: 680 mm
  • Course pistons BP: 700 mm
  • Pression de la chaudière: 20 bar
  • Diamètre des roues motrices: 2 000 mm
  • Diamètre des roues des bissels avant et arrière: 970 mm
  • Masse à vide: 118,7 tonnes
  • Masse en ordre de marche: 129 tonnes
  • Masse adhérente: 69 tonnes
  • Longueur hors tout de la locomotive seule: 15,705 m
  • Puissance maximum indiquée: 2429 kW
  • Puissance maximum à la jante: ? kW
  • Puissance maximum au crochet du tender: 2076 kW à 120 km/h
  • Effort de traction maximum: 209 KN
  • Vitesse maxi en service: 140 km/h
  • Livrée vert 306 filets rouges

Tender:

  • Tare du tender: 36,9 tonnes
  • Capacité en eau: 36 m3
  • Capacité en charbon: 11,5 tonnes
  • Masse du tender en ordre de marche: 84,4 t
  • Masse totale locomotive + tender: 213,4 t
  • Longueur du tender: 9,925 m
  • Longueur totale locomotive + tender: 25,63 m

Remarque : Le bandeau décoratif blanc au-dessus des roues représente un cygne stylisé. Il a été apposé par Marc de Caso qui était conscient que l'avenir n'appartenait plus aux machines à vapeur malgré les potentialités non encore exploitées de cette technologie.

Postérité[modifier | modifier le code]

Entre 1973 et 1976, cette machine unique est restaurée aux ateliers de Thouars[3]. Elle est désormais conservée à la Cité du train de Mulhouse.

Elle est également visible dans l'une des scènes du film Drôle de Frimousse, où Audrey Hepburn pose devant elle[4]. Le film fut tourné en 1956.

Les marques de modélisme ferroviaire Jouef et Fulgurex ont commercialisé des modèles réduits motorisés de cette machine, à l'échelle HO. La marque Southern Steam Trains commercialise un modèle à vapeur vive à l'échelle 1[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Site musée de Mulhouse, fiche « Le chant du cygne de la locomotive à vapeur La 232 U1 » document 2 pages [PDF] (consulté le 27 mai 2010).
  2. Site élèves ENSMP, 232 U1 SNCF document 4 pages [PDF] (consulté le 26 mai 2010).
  3. La brochure cheminote du pays d'art et d'histoire de Thouars [1]
  4. Voir deux photos tirées du film [2]
  5. Site de SST[3]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]