2048 (jeu vidéo)

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2048
Image illustrative de l'article 2048 (jeu vidéo)

Concepteur Gabriele Cirulli

Date de sortie
Genre Réflexion
Mode de jeu Un joueur
Média Navigateur web
Contrôle Clavier

2048 est un jeu en ligne et par mobile, gratuit[1],[2], créé en par Gabriele Cirulli, un web-designer italien[3].

Le but du jeu est de faire glisser des tuiles sur une grille, pour les combiner et créer ainsi une tuile portant le nombre 2048[4],[5].

À sa sortie, ce jeu a fait l'objet d'un fort intérêt, le caractère particulièrement addictif de 2048, en plus d'être gratuit, lui attitrant une notoriété immédiate, au point d'être surnommé le « pire cauchemar de votre productivité »[4].

Description[modifier | modifier le code]

Apparence[modifier | modifier le code]

2048 se joue sur une grille de 4×4 cases, avec des tuiles de couleurs et de valeurs variées (mais toujours des puissances de deux) qui peuvent être déplacées avec une animation par scrolling quand le joueur appuie sur les touches fléchées de son clavier[6]. Les tuiles fusionnées portant une valeur élevée luisent légèrement au moment de la fusion.

2048 est une variante informatique du taquin, très similaire à l'application Threes! (en), sortie en [7].

Jouabilité[modifier | modifier le code]

Une partie de 2048 en cours.
Exemple d'une grille du jeu terminée lorsque la tuile « 2048 » est créée. La partie peut se poursuivre au-delà.
Une grille de 2048 avec une tuile 8192.
Score (presque) maximum théorique au 2048 4x4. Pour pouvoir continuer, la dernière tuile qui est apparue, le « 4 », aurait due être un « 8 », ce qui est impossible.

Le gameplay du jeu repose sur l'utilisation des touches fléchées du clavier d’ordinateur pour déplacer les tuiles vers la gauche, la droite, le haut ou le bas. Si deux tuiles, ayant le même nombre, entrent en collision durant un mouvement, elles fusionnent en une nouvelle tuile de valeur double (par ex. : deux tuiles de valeur « 2 » donnent une tuile de valeur « 4 »). À chaque mouvement, une tuile portant un 2 ou un 4 apparaît dans une case vide de manière aléatoire.

Le jeu, simple au début, se complexifie de plus en plus, du fait du manque de place pour faire bouger les tuiles, et des erreurs de manipulation possibles, pouvant entraîner un blocage des tuiles et donc la fin du jeu à plus ou moins long terme, selon l’habileté du joueur. Pourtant, et bien que très chronophage, 2048 possède la particularité de ne jamais rendre l'échec frustrant, au contraire : le fait de recommencer pour tenter une nouvelle stratégie fait partie du plaisir[2].

La partie est gagnée lorsqu'une tuile portant la valeur « 2048 » apparaît sur la grille, d'où le nom du jeu[6],[7]. On peut néanmoins continuer à jouer avec des tuiles de valeurs plus élevées (4 096, 8 192, etc.). La tuile maximum pouvant être atteinte est, en théorie, « 131 072 »[8],[9] (ou 217) ; le score maximal possible est 3 932 156 ; le nombre maximum de déplacements est 131 038[10]. Quand le joueur n'a plus de mouvement légaux (plus d'espaces vides ou de tuiles adjacentes avec la même valeur), le jeu se termine.

Application en mathématiques[modifier | modifier le code]

Chaque tuile est une puissance de 2. À chaque tour, le jeu fait apparaître de manière aléatoire soit une tuile de valeur 2, soit une tuile de valeur 4. En supposant que le pire scénario soit qu'il n'y ait que des 2 qui apparaissent sur la grille, un joueur devra faire 2^{n-1}-1 combinaisons pour obtenir une tuile avec une valeur de 2^n. Par conséquent, pour obtenir une tuile de valeur 2048, soit 2^{11}, un joueur aurait idéalement besoin de faire 2^{11-1}-1, soit 1023 combinaisons. Une seule tuile doit être doublée dix fois de suite pour passer de 2 à 2048 (neuf fois si on commence avec un 4).

Auteur[modifier | modifier le code]

Le créateur du jeu, Gabriele Cirulli, est un développeur web italien autodidacte[1], alors âgé de 20 ans et originaire de la région du Frioul[1].

C'est son premier jeu, qu'il a créé en un week-end[1]. Concernant sa motivation, il indique : « en le faisant, j'avais envie de m'amuser mais aussi d'apprendre de nouvelles choses ». Publié sur GitHub[11] (un service web d'hébergement et de gestion de développement de logiciels) dans l'attente d'un « retour », 2048 a rapidement été repéré par un internaute. « À partir de ce moment-là, mon jeu est devenu connu », relate-t-il[1].

Cirulli a créé le jeu comme un test pour voir s'il était capable de créer un programme à partir de zéro, et la popularité immense (plus de quatre millions de visiteurs en moins d'une semaine) a été complètement inattendue[6]. En quinze jours, son jeu comptabilise déjà plus de 75 millions de parties jouées sur l'application sur navigateur[2].

Ce jeu a été décrit comme le « truc le plus addictif » sur internet et « qui va détrôner les jeux Candy Crush et Flappy Bird »[5]. D'ailleurs, sur son compte Twitter, le créateur du jeu se félicitait d'avoir engendré « le pire cauchemar de votre productivité »[1].

Malgré ce succès rapide, Cirulli s'est refusé à en faire un nouveau phénomène commercial. « Pour des raisons éthiques, je m'interdis de gagner de l'argent avec mon jeu, simplement parce que je n'en ai pas vraiment inventé le concept », explique t-il[1],[2].

Astuces[modifier | modifier le code]

Le caractère particulièrement addictif du jeu ainsi que le faible taux de victoires — estimé à seulement 1 % des parties jouées[1] — ont conduit à l'apparition d'un grand nombre d'astuces sur Internet et notamment sur YouTube[12]. Parmi elles, celle du créateur du jeu consiste à « utiliser seulement trois directions à la fois, et essayer d'isoler la case avec le nombre le plus grand dans un des angles du carré »[12]. Pour cela, il est notamment conseillé de remplir la colonne où apparaît la plus grande valeur avec des nombres croissants du haut vers le bas[13], d'attendre jusqu'à deux tours pour additionner deux carrés identiques ou encore de faire en sorte que le contour de la grille reste vide[14].

Variantes[modifier | modifier le code]

Le fait que la licence du jeu soit libre et open source a mené à ce que d'autres programmeurs imaginent de nombreux ajouts et variantes indépendantes du jeu original, notamment des versions avec un tableau des scores ou une jouabilité tactile améliorée[6], ou encore des détournements divers du concept ou des règles du jeu original[15] ; lui-même à l'origine une copie modifiée d'un autre jeu, Threes! (en).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g et h « Le jeune créateur de "2048" n'a jamais gagné une seule partie de son propre jeu », Sud Ouest, www.sudouest.fr, avec AFP - 21 mars 2014.
  2. a, b, c et d « 2048, le jeu qui va détrôner Candy Crush », Mathilde Lizé, www.lepoint.fr - 26 mars 2014.
  3. « Je suis désolé de vous rendre fous ! », Fred Valet, www.lematin.ch - 22 mars 2014.
  4. a et b « 2048 », un jeu qui est le « pire cauchemar de votre productivité », selon son créateur, sur 20 Minutes,‎ (consulté le 20 mars 2014).
  5. a et b « 2048 ou le parcours fléché du combattant », Marlène Duretz, www.lemonde.fr - 22 mars 2014.
  6. a, b, c et d (en) Peter Spence, « How one 19 year old won the internet with addictive puzzler 2048 », City A.M.,‎ (lire en ligne).
  7. a et b (en) Tim, « Free Game Pick: 2048 (Gabriele Cirulli) », UBM Tech,‎ (consulté le 19 mars 2014).
  8. [vidéo] « La case maximum possible au 2048 : 131072 - Micmaths » ; visible sur le site YouTube.
  9. partie arrivant la tuile « 131 072 » ; visible sur le site YouTube.
  10. « 2048 game », Sivaram,‎ (consulté le 28 août 2014)
  11. page web officielle de 2048, sur www.github.com.
  12. a et b Marlène Duretz, « 2048 », stop ou encore ?, Le Monde,‎ (consulté le 6 avril 2014).
  13. Jean-Sébastien Zanchi, « L'astuce geek : comment finir 2048, le jeu qui rend fou ? », Metronews,‎ (consulté le 6 avril 2014).
  14. « Comment finir le jeu 2048 rapidement ? Astuces et triche », Tom's Guide,‎ (consulté le 6 avril 2014).
  15. « Si 2048 ne vous a pas rendu fou (ou célibataire), vous pouvez essayer ces variantes », Thomas Messias, www.slate.fr - 21 mars 2014.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Rob Price, « This hyper-addictive math game is driving the Internet insane », The Daily Dot,‎ (lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]