2009 dans la France d'outre-mer

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Chronologies de la France d'outre-mer[modifier | modifier le code]

  • Samedi  : Le Secrétaire d'État chargé de l'Outre-Mer, Yves Jégo, entame à Paris une série de consultations visant « à approfondir les deux sujets de fond des conflits ouverts en Martinique et en Guadeloupe ». Il doit recevoir Bruno Lasserre, président de l'autorité de la concurrence, « afin de solliciter cette instance pour travailler sans tarder sur les sujets faisant grief comme celui du prix du carburants », puis il recevra la Fédération des entreprises d'outre-mer (FEDOM), le Président de la CGPME, le MEDEF et les représentants des chambres consulaires afin de travailler la modification des paramètres de la future LODEOM (loi pour le développement économique de l'Outre-Mer). Il doit aussi solliciter les avis de la grande distribution, des transporteurs, des grossistes et des professionnels de l'import-export pour évoquer les circuits de distribution des produits de vie courante vendus outre-mer. Il recevra aussi les représentants des banques, l'ARCEP, les opérateurs télécoms et l'intergroupe des parlementaires de l'outre-mer.
  • Jeudi  : Le Sénat a renforcé et réorienté les incitations fiscales en faveur du développement endogène de l'outre-mer et du logement social hier dans le cadre du projet de loi sur le développement de l'outre-mer (LODEOM). L'UMP et l'Union Centriste ont voté pour, le PS s'est abstenu. Seul le PCF a voté contre. Le RDSE (à majorité PRG) s'est partagé entre vote pour et abstention. Le gouvernement a déposé 33 amendements dont la plupart ont été adoptés, parmi eux : les entreprises pourront verser un bonus exceptionnel de 1 500 euros maximum par an et par salarié, exempté de cotisations sociales ; la dégressivité des exonérations de cotisations sociales dont bénéficient les petites entreprises des DOM est assouplie ; une taxe de 10 % sur les courses et jeux de hasard dans les DOM est créée.
  • Vendredi  : Ouverture des États généraux de l'Outremer à Schœlcher devant plus de 300 personnes.
  • Vendredi  : Publication au Journal officiel du décret créant le revenu supplémentaire temporaire d'activité — le RSTA — une mesure de soutien au pouvoir d'achat des salariés outre-mer, visant à répondre à la crise qui frappe ces territoires. Cette allocation forfaitaire est d'un montant de 100 € par mois pour les salariés travaillant à temps plein et ayant un salaire total de moins de 1,4 SMIC. Il va être versé aux salariés concernés des départements d'outre-mer, de Saint-Martin, de Saint-Barthélemy et de Saint-Pierre et Miquelon.
  • Mardi  : L'Autorité de la concurrence a infligé une sanction de 27,6 millions d'euros à France Télécom pour « avoir entravé abusivement le développement de nouveaux opérateurs concurrents dans les DOM » entre 2001 et 2006. L'Autorité avait été saisie en 2008 par les sociétés Outremer Télécom et Mobius qui contestaient les pratiques de l'opérateur historique en matière de téléphonie fixe et d'internet dans les départements de la Martinique, de la Guadeloupe, de la Guyane et de la Réunion[1].

Antilles françaises[modifier | modifier le code]

Patrick Chamoiseau (juin 2009)
  • Lundi  : Jérôme Bédier, président de la Fédération des entreprises du commerce et de la distribution, se prononce pour une opération de promotion sur « 100 produits de la vie courante » en Guadeloupe et en Martinique. Il s'agirait de « 100 produits de la vie courante, ayant un poids significatif dans le budget des ménages »[2].
  • Jeudi  : Le président Nicolas Sarkozy affirme : « Je sais le sentiment d'injustice qui vous habite face à des inégalités, à des discriminations qui vous paraissent à juste titre intolérables. Ce sentiment d'injustice, je le comprends, je le partage […] Comment en effet justifier que les prix dans les départements d'Outre-mer soient plus élevés qu'en métropole ? Comment justifier que le chômage y soit si important ? Comment justifier les monopoles, les surprofits, les rentes de situation et — pourquoi ne pas le dire — des formes d'exploitation qui ne devraient plus avoir cours au XXIe siècle ? »[3].
  • Dimanche  : Le député socialiste Manuel Valls, interrogé sur l'enquête ouverte à l'encontre d'Elie Domota, le leader du collectif guadeloupéen LKP, estime que les Antilles « ont besoin de liberté, de démocratie, de non-violence et […] d'antiracisme » et que les méthodes les plus radicales employées par le LKP (Lyannaj kont pwofitasyon, Ensemble contre la surexploitation), comme les pressions à l'égard des commerçants, n'étaient « évidemment » pas à copier : « En général, la violence ne favorise que le repli sur soi, les extrêmes, la démagogie, le populisme […] ce n'est pas ce que je peux souhaiter comme démocrate et comme républicain ».
  • Mercredi  : Le leader du collectif LKP, Élie Domota, secrétaire général de l'Union Générale des travailleurs guadeloupéens (UGTG), a estimé à la veille de la visite du président Nicolas Sarkozy aux Antilles, que les « états généraux sont un échec total » : « C'est un débat de bureaucrates et d'experts [...] pour cacher la vérité, on va dire que cela a été la plus grande consultation qui a jamais existé sur l'outre-mer » et appelle à une semaine de mobilisation au moment de la visite présidentielle notamment « pour protester contre la répression judiciaire actuellement en cours contre les travailleurs qui ont participé à la mobilisation »[4].

Guadeloupe[modifier | modifier le code]

  • Lundi  : 46 organisations syndicales, professionnelles et politiques appellent à une grève reconductible à partir de mardi pour « exiger la baisse des prix de tous les produits de première nécessité, des impôts et taxes » et du carburant — une des revendications des est la baisse « immédiate » de 50 centimes du prix des carburants. La quasi-totalité des 115 stations-service de la Guadeloupe, exigeant l'arrêt de l'implantation de toute nouvelle station-service, n'ont pas ouvert à la suite du mot d'ordre de fermeture illimitée lancé par l'organisation professionnelle de leurs gérants. Début décembre, des barrages routiers, élevés pour protester contre le prix des carburants, avaient paralysé l'île pendant quatre jours, ils avaient été levés le 11 décembre, après l'annonce d'une baisse des prix des carburants par le secrétaire d'État à l'Outre-mer Yves Jégo[5].
  • Mercredi  : La mobilisation contre « la vie chère » se durcit avec l'organisation d'« opérations de mobilisation active visant à démontrer la résolution des manifestants ». Les organisateurs se sont associés pour la circonstance dans un « Lyannaj kont pwofitasyon » (Comité contre la profitation) regroupant des partis et organisations politiques de gauche (PC guadeloupéen, MoDem, Les Verts, entre autres) et des associations culturelles militant pour l'identité créole.
  • Jeudi  : La grève générale contre la vie chère paralyse la Guadeloupe depuis 10 jours. Le collectif LKP (Lyannaj kont profytasion) dirige les opérations. Écoles, magasins, supermarchés et stations d'essence sont fermés. Le syndicat du patronat estime que le manque à gagner pour la première semaine se monte à 130 millions d'euros et « sera lourd de conséquences à long terme ».
  • Dimanche  :
    • Le secrétaire d'État chargé de l'Outremer, Yves Jego, arrive en Guadeloupe, pour y séjourner, selon son cabinet, « pour une durée indéterminée, aucune date de retour n'étant fixée ». Yves Jégo déclare : Je n'ai pas de calendrier de retour, je suis installé ici et, grâce aux moyens modernes de technologie, je peux gérer l'Outremer comme je le ferais de la rue Oudinot, où siège le secrétariat d'État. Le président du conseil régional Victorin Lurel (PS) déclare : « J'ai dit à Yves Jégo au téléphone qu'il fallait venir avec des mesures fortes, et que ce n'était pas simplement de l'argent, car il y a là une vraie crise sociale, une crise institutionnelle pour certains ».
    • À Basse-Terre, le secrétaire d'État chargé de l'Outremer, Yves Jego, annonce « un plan global avec des mesures exceptionnelles, à la hauteur de ce qui est attendu sur place […] Les propositions de l'État vont compléter celles des collectivités et des autres partenaires ». Il n'a pas détaillé les mesures, en dehors du « gel des loyers des HLM », mais le gouvernement a déjà annoncé notamment le versement en avril d'une prime de 200 euros à 60 000 foyers à faibles revenus.
    • L'annonce faite par le secrétaire d'État à l'Outremer, Yves Jégo, de son installation en Guadeloupe pour trouver une issue à la grève générale paralysant l'île depuis le 20 janvier a suscité des premières réactions positives, notamment du LKP, le Collectif contre l'exploitation outrancière d'Élie Domota, à l'origine du mouvement : « Il a pris la mesure de la situation et il va lancer la concertation pour apporter les réponses qu'il faut pour que le peuple de la Guadeloupe retrouve une meilleure qualité et condition de vie, ainsi que du pouvoir d'achat ».
  • Mardi  :
    • Le secrétaire d'État à l'Outremer, Yves Jégo, annonce la mise en place « dès cette année » pour la Guadeloupe de 40 000 billets d'avion aller-retour à 340 euros Pointe-à-Pitre-Paris destiné aux « Guadeloupéens les plus modestes », soit « 10 % de la population de la Guadeloupe ».
    • Les gérants de stations-service de Guadeloupe ont mis fin à leur grève commencée le 19 janvier. Le président du syndicat professionnel des gérants de stations-service de Guadeloupe, Patrick Collet, annonce le réapprovisionnement des stations et leur ouverture au public dès mercredi.
  • Mercredi  : Le secrétaire d'État à l'Outremer, Yves Jégo, annonce avoir obtenu « un engagement clair, chiffré » des responsables de la grande distribution en Guadeloupe pour une baisse de 10 % d'une liste de 100 produits de première nécessité dans soixante supermarchés et hypermarchés de Guadeloupe et maintenus à ce niveau jusqu'à la fin de cette année. Il dit être aussi en négociation avec les banques pour obtenir une baisse de leurs tarifs et avec le patronat pour augmenter les salaires[6].
  • Samedi  : Plusieurs milliers de personnes ont manifesté à Basse-Terre, où les négociations à huis clos entre le patronat et le Liyannaj Kont Pwofitasyon (LKP), se poursuivent pour tenter de trouver un accord sur une augmentation salariale.
  • Dimanche  :
    • Après 21 heures de discussions à la préfecture de Basse-Terre, dimanche 8 février au matin, les négociateurs se sont séparés sans avoir résolu le point important des 200 euros d'augmentation pour les plus bas salaires, demandés par le LKP.
    • Le secrétaire d'État à l'Outremer, Yves Jégo, est parti en fin d'après-midi pour Paris où il doit rencontrer, le lendemain, le premier ministre François Fillon et son ministre de tutelle, la ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie. Le leader du LKP, Élie Domota, a qualifié le départ d'Yves Jégo de « mépris le plus total » : « Ils ont aujourd'hui deux choix : soit discuter et négocier avec nous, soit tirer sur nous. La balle est dans leur camp, mais nous ne démordrons pas […] Nous appellerons à la mobilisation tous azimuts, à barrer toutes les routes et tous les ponts ».
  • Lundi  : Le journal Le Monde rend public des extraits du rapport d'étape rédigé par la mission d’inspection, qui examine depuis le mois de décembre 2008, le système de distribution de l’essence dans les DOM-TOM. Accablant pour les compagnies pétrolières, le secrétaire d'État à l'Outremer, Yves Jégo, évoque « un questionnement sur un enrichissement sans cause des compagnies pétrolières » qui pourrait se terminer « par une action judiciaire de l’État » contre elles.
  • Jeudi  : Le secrétaire d'État à l'Outremer, Yves Jégo, a repris sa place à la table des négociations accompagné de Jean Bessière, adjoint au directeur général du travail, et de Serge Lopez, directeur général du travail d'Aquitaine. Yves Jégo affirme qu'il n'a « pas le sentiment » d'avoir été désavoué mais estime que « le rôle des médiateurs va être celui, difficile, d'accoucher d'un accord ». Dès le début des nouvelles négociations, le collectif LKP exprime son mécontentement et conteste l'existence d'un document diffusé par le gouvernement comportant « 131 points d'accord ». Les négociateurs du LKP affirment qu'ils ne reprendraient pas la discussion avant que l'État cosigne le préaccord élaboré dimanche avec le patronat. Ils « ne reprendront les discussions que sur la base du préaccord » prévoyant 200 euros d'augmentations salariales et 108 millions d'allègement de charges pour les entreprises. Une manifestation est en préparation pour samedi à l'appel du LKP.
  • Vendredi  :
    • Le président socialiste de la région Guadeloupe, Victorin Lurel accuse le président Nicolas Sarkozy d'être « indifférent » pour ne pas avoir évoqué, lors de l'émission radio-télévisée du 5 février, la situation aux Antilles et l'État français d'avoir trahi sa parole en refusant de reconnaître le préaccord, conclu la semaine dernière entre grévistes et patronat, prévoyant notamment une hausse de 200 euros des bas salaires.
    • Le secrétaire d'État à l'Outremer, Yves Jégo, assure n'avoir « jamais fait de promesses sur les salaires », tout en demandant au patronat de faire des propositions sur ce point pour sortir du conflit social qui paralyse la Guadeloupe : « Je n'ai jamais fait de promesses sur les salaires et je défie quiconque de trouver un écrit ou un enregistrement qui prouverait le contraire […] Quand on est en crise, après vingt-deux jours de blocage, je ne veux pas croire que tous les partenaires n'ont pas quelque chose à proposer. Le gouvernement l'a fait, les collectivités locales aussi. Il faut que les organisations patronales proposent quelque chose au regard des problèmes qui les concernent, c'est-à-dire les salaires ». Il rejette aussi l'idée d'un report de l'examen de la loi sur le développement de l'Outremer, qui doit avoir lieu le 10 mars, comme le réclament certains députés.
    • Selon le cabinet spécialisé Protourisme, le tourisme guadeloupéen perd environ 10 millions d'euros par semaine depuis le début de la grève générale et la fréquentation des hôtels est en chute des deux tiers, pourtant « les réservations étaient en hausse de 8 % cette année » notamment grâce à une récente « amélioration de la qualité de l'offre ». Selon le groupe Accor « les tours opérateurs ne commercialisent plus la destination » alors que le Club Méditerranée a déjà fermé son village qui accueille en temps normal près de 700 touristes, en raison des difficultés d'approvisionnement dans l'archipel (blanchisserie, essence…)[7].
    • Selon des sources patronales, la grève générale en Guadeloupe a fait perdre en un mois environ 100 millions d'euros de PIB. Une hausse de 200 euros des salaires nets représenterait un coût annuel de l'ordre de 500 millions d'euros pour les entreprises des quatre DOM (Guadeloupe, Martinique, Réunion et Guyane). Cette somme serait à multiplier par 1,8 si l'on incluait les charges : « Dire que toutes les entreprises peuvent payer 200 euros, c'est la meilleure façon de bloquer l'issue du problème ». Selon le Figaro, « la négociation menée en Guadeloupe aurait manqué quelque peu « de doigté », faisant fi de la diversité des entreprises, petites ou grandes»[8].
  • Samedi  :
    • Commémoration de la répression sanglante du mouvement des ouvriers et des paysans de l'industrie sucrière le dans la commune du Moule, siège de plusieurs usines de sucre et de distilleries de rhum et seul port de la côte atlantique. Cette répression menée par les CRS avait fait quatre morts et 14 blessés parmi les habitants de l'île[9].
    • Lors de la Commémoration de la répression sanglante de février 1952, le porte-parole du LKP, Élie Domota, affirme que le secrétaire d'État à l'Outremer, Yves Jégo, « appelle à la répression contre les manifestants » et que « l'État français a choisi » en réponse à la crise « de tuer les Guadeloupéens » : « Aujourd'hui, vu le nombre de gendarmes qui sont arrivés en Guadeloupe armés jusqu'aux dents, l'État français a choisi sa voie naturelle : celle de tuer les Guadeloupéens comme d'habitude »[10].
  • Lundi  :
    • Une cinquantaine de personnes sont interpellées aux alentours d'au moins neuf barrages érigés par les grévistes du collectif LKP sur les routes de la commune du Gosier proche de Pointe-à-Pitre et démantelés par les forces de l'ordre. Les autorités reprochent aux personnes arrêtées des « entraves à la circulation », et des « violences à l'encontre des forces de police avec jets de pierre ». Parmi les personnes interpellées, Alex Lollia, un des responsables du LKP. Les personnes interpellées sont libérées dans la journée, dix d'entre elles seront poursuivies devant le tribunal.
    • Le président socialiste du Conseil régional, Victorin Lurel appelle « solennellement l'ensemble de la population à garder son calme et son sang froid », dénonçant une « montée aux extrêmes » après des échauffourées aujourd'hui entre forces de l'ordre et grévistes, estimant que « la montée aux extrêmes à laquelle nous sommes en train d'assister porte en elle les germes d'une défaite qui serait notre échec à tous […] La mobilisation pour obtenir la satisfaction des légitimes revendications peut se poursuivre sans en arriver à des violences dont la Guadeloupe tout entière souffrirait ».
    • Le premier ministre François Fillon déplore la multiplication de barrages routiers en Guadeloupe, estimant qu'ils ne constituaient pas des « moyens légaux » d'expression : « Il faut que les stations d'essence soient le plus possible accessibles, il faut que les gens puissent se déplacer, il faut que les Guadeloupéens puissent se procurer les produits de première nécessité. On ne doit pas faire de barrages sur les routes, on ne doit pas bloquer les stations-services, ça ne fait pas partie des moyens légaux d'expression [comme le sont] la grève [ou] la manifestation ».
    • Un « Comité pour la sauvegarde des libertés » appelle à une manifestation silencieuse pour le lendemain à Pointe-à-Pitre contre la paralysie de l'île en raison de la grève et lance une pétition sur Internet. Il juge « pas normal de ne pas pouvoir envoyer nos enfants à l'école », « de ne pas pouvoir travailler librement », « de ne pas pouvoir nourrir convenablement nos enfants », en raison de la fermeture des écoles, services publics et commerces.
    • Le leader du LKP, Elie Domota, qui mène la grève en Guadeloupe depuis près d'un mois préconise au cours d'un meeting « la poursuite et le renforcement de la mobilisation » mardi et les jours suivants « jusqu'à la satisfaction de nos légitimes revendications ».
  • Mardi  :
    • Plusieurs incendies ont été volontairement allumés dans la nuit de lundi à mardi. Ils ont touché des barrages mais aussi des bâtiments et des voitures. Quelque groupes de jeunes masqués ont jeté des pierres sur les gendarmes qui intervenaient pour lever des barrages routiers et sur les voitures de particuliers qui roulaient dont celle du procureur de la République.
    • Le président socialiste du Conseil régional Victorin Lurel estime que la Guadeloupe « est au bord de la sédition » alors que les négociations sont au point mort et que les médiateurs envoyés par le gouvernement sont « out » : « C'est une crise politique, c'est une crise institutionnelle, et on est au bord de la sédition », prédisant « une radicalisation, une montée aux extrêmes […] parce que l'État n'a pas respecté sa parole, parce qu'il y a un reniement, parce que l'État n'est pas autour de la table de négociations, et que les deux médiateurs laissés par M. Jégo sont complètement « out », et que donc on a l'impression de vide du pouvoir ».
    • La ministre de l'Intérieur et de l'Outre-mer, Michèle Alliot-Marie, appelle « chacun au calme, à la responsabilité et à la retenue », estimant qu'il était « indispensable de rappeler que chacun a un droit légitime à s'exprimer, y compris au travers de manifestations, mais que ce droit ne doit en aucun cas porter atteinte à la sécurité de tous et à la paix publique ».
    • Le préfet de la Guadeloupe, Nicolas Desforges, indique avoir appelé le leader du LKP Elie Domota pour évoquer avec lui un « appel au calme » après une nuit d'incidents et de pillages : « J'ai appelé M. Domota pour lui dire qu'il fallait que nous conservions, lui et moi, la maîtrise de la situation, que j'étais dans une logique de responsabilité et que je souhaitais qu'il le soit : nous sommes convenus qu'il lancerait, de son côté, un appel au calme [… Le préfet déclare] distinguer le comportement des manifestants, qui est digne, du comportement des petits groupes délictueux qui, masqués, jettent des pierres à la tête des forces de l'ordre. [… Il sera] extrêmement ferme à propos de cette deuxième catégorie » de manifestants.
    • Dans la soirée, le leader du LKP, Elie Domota, a lancé aux manifestants un appel au calme en créole : « Ne mettez pas votre vie en danger, ne mettez pas la vie des autres en danger […] Ne répondez pas à la provocation mais demandant dans le même temps au préfet de « retirer ses gendarmes ».
  • Mercredi  :
    • Dans la nuit de mardi à mercredi, malgré l'appel au calme du LKP, de violentes échauffourées ont opposé une centaine de jeunes à des gendarmes à Baie-Mahault dans la zone commerciale. Certains d'entre eux, munis de fusils à pompe, ont tiré à balles réelles en direction de la police blessant légèrement trois gendarmes. À Pointe-à-Pitre, plusieurs magasins ont été pillés et des barrages installés, dont certains enflammés, dans plusieurs rues de la ville. Dans le quartier Chanzy, un homme d'une cinquantaine d'années a été tué par une balle tirée « depuis un barrage tenu par des jeunes » alors qu'il se trouvait à bord d'une voiture. Il s'agit d'« un syndicaliste qui revenait d'un meeting ». Trois policiers qui accompagnaient les pompiers venus porter secours à ce syndicaliste ont été blessés par des tirs de plombs, provenant « vraisemblablement d'une arme de chasse »[11],[12].
    • Le leader du LKP Elie Domota estime que le secrétaire d'État à l'Outre-Mer Yves Jégo et le préfet de région portaient « l'entière responsabilité » des violences de la nuit en Guadeloupe, et accuse les forces de l'ordre de racisme : « Nous avons toujours dit, singulièrement aux jeunes, de ne ni mettre leur vie en danger, ni celle de quiconque, et de rentrer chez eux, et de toujours continuer à manifester dans le calme tel que nous le faisons depuis maintenant un mois ».
    • Le porte-parole de l'UMP Frédéric Lefebvre accuse le collectif LKP à la tête du mouvement de grève de « laisser déraper » le mouvement, au lendemain d'une nuit de violences : « Alors que le gouvernement a présenté un plan de soutien à l'activité et aux Guadeloupéens les plus fragiles, alors que toutes les forces politiques de la Guadeloupe ont appelé au calme, le collectif a pris la responsabilité de durcir le mouvement avant de le laisser déraper […] C'est à la fois contreproductif et stupide, car ceux qui paient les pots cassés sont les Guadeloupéens les plus modestes qui souffrent du blocus et qui vont perdre leur emploi à cause de la prise en otage de l'activité économique en Guadeloupe […] De même doivent cesser les récupérations de tous poils qui, en mettant de l'huile sur le feu, cherchent à compliquer la sortie de crise au mépris de la population guadeloupéenne ».
    • La ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, annonce l'envoi dès ce soir de quatre escadrons supplémentaires en Guadeloupe, soit environ trois cents hommes, pour tenter d'apaiser les violences. La gendarmerie est la principale force de sécurité publique sur l'île, qui compte déjà six escadrons de gendarmerie mobile (deux escadrons habituellement sur place, et quatre appelés en renfort depuis le début de la crise). Sept cent cinquante gendarmes mobiles au total, destinés spécifiquement au maintien de l'ordre, seront donc présents en Guadeloupe mais il n'y aura pas de renforts policiers.
  • Jeudi  :
    • Dans la nuit de mercredi à jeudi, 33 interpellations sont opérées par les forces de l'ordre, alors que cinq magasins ont été attaqués et incendiés à Pointe-à-Pitre, Sainte-Anne, Saint-Claude et Baie-Mahault. Des balles tirées sur les forces de l'ordre et la mairie de Sainte-Rose mise à sac[13].
    • L'ancien leader de la Confédération paysanne, José Bové, est venu soutenir, à l'invitation du LKP les manifestants guadeloupéens : « Je suis venu à l'invitation du LKP : cela fait des années que je travaille avec des Guadeloupéens, notamment avec l'Union des paysans guadeloupéens, qui fait partie du LKP depuis le début. C'est donc un travail qui se fait pour moi dans la continuité ».
  • Samedi  : Dans la nuit de vendredi à samedi, un motard de 23 ans, qui ne portait pas de casque, se tue après avoir percuté un barrage érigé à Saint-François, près de Pointe-à-Pitre, tenu par des militants du LKP, qui se sont sauvés.
  • Dimanche  :
    • Obsèques du syndicaliste, Jacques Bino, tué par balle dans la nuit de mardi à mercredi. La cérémonie religieuse a lieu au stade de Petit Canal, à une trentaine de kilomètres de Pointe-à-Pitre. Des centaines de Guadeloupéens et des personnalités politiques ont défilé devant le cercueil du syndicaliste, dont l'altermondialiste José Bové et le leader du Nouveau parti anticapitaliste Olivier Besancenot.
    • L'ex-candidate socialiste Ségolène Royal demande au premier ministre François Fillon d'assister aux négociations sociales en Guadeloupe et au patronat de mettre sur la table dès lundi 200 euros d'augmentation des salaires comme le demande le LKP, sous peine, selon elle, d'une « révolution ».
    • Le secrétaire général du Medef Guadeloupe, Jean-Luc Lubin, estime que Ségolène Royal « est très très mal placée pour venir mettre de l'huile sur le feu, aujourd'hui on a besoin de sérénité dans ce pays et non pas de politiciens arrivistes, qui viennent nous donner des leçons [et] nous dire ce qui est bon, ce qui n'est pas bon […] Maintenant çà commence à suffire cette affaire là, maintenant si elle n'a rien à dire, qu'elle se casse ».
    • Le leader du LKP, Elie Domota, également secrétaire général du syndicat UGTG et directeur adjoint de l'ANPE de Guadeloupe, qualifie de « véritable usine à gaz » la proposition des médiateurs pour parvenir à une hausse proche de 200 euros pour les bas salaires en Guadeloupe, proposant le versement par les entreprises d'une prime exceptionnelle exonérée de cotisations sociales et un complément venant du RSA et de la prime pour l'emploi[14].
  • Jeudi  :
    • Tôt le matin, le Medef et sept autres organisations patronales annoncent refuser de rejoindre la table des négociations en raison d'un « climat d'intimidation et de violences » entretenu par le collectif intersyndical LKP. Le préfet s'inscrit en faux contre les affirmations du Medef selon lesquelles son président, Willy Angèle, aurait été physiquement menacé par le leader du LKP, Elie Domota, durant les négociations de la veille. Même si le président de la Fédération locale du Médef peut, selon le préfet, se plaindre « d'une attitude déplacée » lorsque Elie Domota « a eu un geste déplacé envers M. Angèle, trois policiers du RAID se sont interposés », « M. Angèle n'a pas été touché par M. Domota »[15].
    • Des centaines de manifestants du LKP ont envahi les locaux de RFO-Guadeloupe à Baie-Mahault demandant à « s'exprimer à l'antenne ». Les manifestants s'opposent à « un projet de la direction de RFO de diffuser RFO-Guadeloupe depuis Paris », selon le rédacteur en chef de la radio[16].
    • Un accord partiel sur une augmentation des salaires de 200 euros en Guadeloupe a été signé, avec le collectif intersyndical LKP et deux organisations patronales, l'Union des chefs d'entreprise de Guadeloupe et le Collectif des entrepreneurs, représentant des entreprises employant quelque 17 000 salariés.
  • Vendredi  : Tard dans la soirée, après 39 jours de grève, le Collectif LKP signe avec cinq organisations patronales — à l'exception du Medef — en présence du préfet Nicolas Desforges, un « accord régional interprofessionnel sur les salaires en Guadeloupe », qui revalorise de 200 euros nets une partie des plus bas salaires.
Patrick Karam (mars 2010)
  • Lundi  :
    • Le délégué interministériel pour l'égalité des chances des Français d'outre-mer, Patrick Karam, appelle le Medef-Guadeloupe à « appliquer unilatéralement les bonus de vie chère qu'ils ont établis dans leur propre proposition d'accord interprofessionnel […] Cet engagement, qui est de l'intérêt même des entreprises comme des salariés, devrait permettre une sortie de crise honorable estimant urgent de mettre un terme à une situation intenable pour tous les Guadeloupéens ». Le Medef a proposé entre 50 et 90 euros par salarié selon la taille des entreprises et leur secteur d'activités. L'accord signé vendredi prévoit que la première année l'État versera 100 euros par salarié jusqu'à 1,4 SMIC (revenu supplémentaire temporaire d'activité - RSTA), les collectivités locales 50 et le patronat 50, mais les entreprises devront assurer à terme la totalité de la prime.
    • Un manifestation d'un millier de personnes, réunies à l'appel du collectif guadeloupéen LKP, ont manifesté pendant 3 heures dans le calme devant les portes closes du vaste centre commercial de Baie-Mahault (à huit kilomètres à l'ouest de Pointe-à-Pitre).
  • Vendredi  : Le leader du LKP, Élie Domota à l'origine des 44 jours de grève en Guadeloupe, menace de « beaucoup de grèves » dans l'île, alors que le gouvernement s'apprête à annoncer une extension limitée de l'accord Bino : Il y aura des grèves dans toutes les entreprises car l'Etat, sous les ordres du Medef, a fait le choix d'installer durablement des troubles sociaux en Guadeloupe. L'accord Bino, signé par des organisations patronales minoritaires, prévoit une augmentation salariale de 200 euros en Guadeloupe, intégralement pris en charge par les entreprises dans trois ans, et financés entretemps par l'État (100 €) et les Conseils général et régional (50 € pendant un an)[17].
  • Samedi  : Les principales centrales syndicales guadeloupéennes, dont celle d'Élie Domota, porte-parole du collectif LKP qui a mené la longue grève, ont décidé de ne pas participer aux états-généraux de l'outre-mer décidés par le président Nicolas Sarkozy.
  • Samedi  : Le président socialiste du conseil régional de Guadeloupe, Victorin Lurel, s'est dit « satisfait » de la ligne fixée par le président Nicolas Sarkozy, à savoir une « évolution à la carte » pour les deux départements-régions d'outre-mer. Estimant que « les Martiniquais sont prêts à évoluer dans leurs institutions, sont prêts à demander plus d'autonomie », en revanche, c'est le cas aussi « en Guadeloupe, mais avec un rythme et un tempo différents ». Il a également approuvé les propos de Nicolas Sarkozy qui a estimé que « le droit de grève ne peut être utilisé comme un instrument de propagande et de déstabilisation politique », dans une allusion au long mouvement social mené il y a quelques mois à l'initiative du collectif LKP[18].

Guyane[modifier | modifier le code]

Ariane V
  • Vendredi , Kourou : Dans la nuit de jeudi à vendredi, depuis la base de Kourou, une fusée Ariane 5 place avec succès sur orbite deux satellites de télécommunications, « Hot Bird 10 » et « NSS-9 » ainsi que deux micro-satellites de défense français.
  • Lundi  : les avocats de Guyane entament une grève générale des audiences, prévue pour une semaine, le jour de l'ouverture de la session d'assises qui risque d'être fortement perturbée. Selon le bâtonnier Patrick Lingibé, « le service public de la justice ne garantit plus au justiciable un traitement acceptable » notamment en matière de longueur des procédures. Les avocats demandent « le rétablissement de la Cour d'appel de Guyane, une autonomie financière locale pour la Chambre détachée de la Cour d'appel de Fort-de-France et un renfort régional de greffiers ». Malgré une forte montée de la délinquance ces dix dernières années et une croissance démographique estimée à 3,9 % par an par l'Insee, la Guyane n'a pas de Cour d'appel de plein exercice et est administrée par celle de Fort-de-France (Martinique) à environ 1 800 km.
  • Mercredi  : quatre membres de l’Église du Christianisme Céleste, dont son responsable en Guyane, ont été condamnés hier soir par la cour d'assises de Cayenne à des peines allant de 3 à 12 ans de prison dans l'affaire de la mort d'un enfant décédé le lors d'une séance d'exorcisme[19].
  • Mercredi , Kourou : une fusée Ariane 5 a lancé avec succès le plus gros satellite commercial de télécommunications (6,9 tonnes), TerreStar-1, jamais lancé depuis le Centre spatial et l'a placé en orbite de transfert géostationnaire. Le satellite TerreStar-1 est destiné à offrir des services de télécommunications de nouvelle génération sur l'ensemble des États-Unis et du Canada pendant une quinzaines d'années. Ce lancement est le 3ème réalisé par Ariane-5 en 2009.
  • Vendredi  : L'ancien ministre et maire UMP de Saint-Laurent-du-Maroni, Léon Bertrand, est mis en examen pour « délit de favoritisme et corruption passive » et placé en détention provisoire au centre pénitentiaire de Ducos (Martinique). La justice soupçonne des irrégularités dans la passation de marchés publics par la Communauté de communes de l'Ouest guyanais (CCOG) qu'il préside.

Martinique[modifier | modifier le code]

  • Jeudi  : Le conflit qui touche l'île de Guadeloupe s'étend à la Martinique. Douze syndicats martiniquais regroupés au sein d'une intersyndicale (CDMT, CFDT, CFTC, CGTM, CGTM-FSM, CSTM, UGTM, UNSA, CFE-CGC, FSU, SMBEF et SUD-PTT) lancent un appel à la grève générale. Il s'agit pour cette intersyndicale de créer « un rassemblement pour un puissant mouvement d'ensemble pour exiger une véritable amélioration de nos conditions de vie et de travail ». Elle qualifie la situation en Martinique d'« extrêmement critique », car quelque « 70 000 Martiniquais vivent en dessous du seuil de pauvreté et le pouvoir d'achat ne cesse de diminuer » alors que l'on assiste à une « multiplication des licenciements et de la précarisation ».
  • Vendredi  : à la suite du succès de la grève générale de la veille, les douze organisations syndicales se constituent en un « collectif du 5 février » prêt à s'élargir à d'autres syndicats et à des organisations associatives. Entre 15 000 (police) et 20 000 (organisateurs) personnes ont manifesté dans les rues de Fort-de-France contre la vie chère et pour l'emploi. Le collectif décide de reconduire le mouvement, mais aussi de s'entendre sur « une méthode de travail » et de définir l'ordre des points de revendications à négocier.
  • Lundi  : 11 000 personnes selon la police ont manifesté à Fort-de-France « contre la vie chère ». Quelques incidents se sont produits alors que les négociations ont repris en préfecture. Sept personnes ont été interpellées à la suite du cambriolage d'une bijouterie du centre ville pendant la manifestation.
  • Mardi  : à la suite de la grève générale déclenchée depuis sept jours, deux escadrons de gendarmes mobiles (130 hommes) sont envoyés en renfort en Martinique où ils rejoignent les deux escadrons déjà surplace.
  • Jeudi  : Le secrétaire d'État à l'Outre-mer Yves Jégo propose aux syndicats martiniquais 39 propositions pour sortir de la grève générale depuis huit jours. Parmi les propositions, une baisse « immédiate » des prix du carburant de 8 centimes pour l'essence et de 10 centimes pour le gasoil et la baisse de 20 % « avant la fin du mois de février » de 100 produits de première nécessité, le versement d'une prime exceptionnelle de 200 euros « dès le mois d'avril » aux 50 000 foyers martiniquais aux plus bas revenus.
  • Lundi  : Quelque 3 000 personnes ont manifesté dans les rues de Fort-de-France, en Martinique, alors que les négociations devaient reprendre en préfecture entre les syndicats du « collectif du 5-Février » et les représentants de la grande distribution, au douzième jour de grève générale qui touche l'île.
  • Vendredi  : Selon les producteurs martiniquais de bananes, quelque 9 000 tonnes de bananes sont en attente de départ pour l'exportation. La banane constitue pour la Martinique son premier produit d'exportation.
Fort-de-France
  • Dimanche  : Meeting au Grand Carbet du parc floral à Fort-de-France organisé par le Groupe révolution socialiste (GRS-EXG). Parmi les intervenants, le porte-parole du Nouveau parti anticapitaliste Olivier Besancenot qui s'est présenté à la tribune comme « militant anticolonialiste et internationaliste » venu « relayer le combat » et « voir avec le collectif du 5 février et le LKP, comment on peut vous aider de manière pragmatique à être plus efficace pour que votre combat parvienne à la victoire, c'est-à-dire au gain de toutes vos revendications ».
  • Lundi  : Au terme d'un accord passé avec le « collectif du 5 février contre la vie chère et pour l'emploi », quelque 1 500 tonnes de bananes ont pu être livrées sur le port de Fort-de-France et embarquées sur un porte-conteneur de la CMA-CGM.
  • Mardi  : Le « collectif du 5 février contre la vie chère et pour l'emploi » décide de s'opposer à nouveau au chargement de la banane, lors d'un point de presse en préfecture en marge des négociations sur la hausse des salaires et d'empêcher le chargement sur le prochain porte-conteneur attendu en fin de semaine à Fort-de-France[20].
  • Mercredi  : Dans la nuit de mardi à mercredi, la situation s'est tendue dans l'île : plusieurs magasins ont été pillés à Fort-de-France dont une bijouterie, des barrages ont flambés, au moins trois voitures ont été incendiées par une cinquantaine de « jeunes » masqués venus des quartiers sensibles. Les gendarmes ont interpellé une trentaine de personnes et le carnaval a été annulé[21].
  • Jeudi  : Nouvelle nuit de violences, dans la nuit de mercredi à jeudi, des barrages ont été dressés et des feux ont été allumés dans plusieurs artères de Fort-de-France. Des cocktails Molotov ont été lancés et trois grandes surfaces ont été attaquées et pillées.
  • Lundi  : Les négociations sur une hausse des salaires ont repris entre l'État, les collectivités, le patronat et le « Collectif du 5 février », qui anime la grève contre la vie chère depuis 26 jours en Martinique. La précédente séance de négociations avait achoppé dans la nuit de samedi à dimanche alors qu'un accord semblait à portée de main.
  • Mardi  : Le patronat et le « Collectif du 5 février » annonce la signature d'un accord cadre sur les salaires, prévoyant une augmentation de 200 euros nets mensuels pour les salaires jusqu'à 1,4 SMIC.
  • Mercredi  : Le président du Medef de la Martinique, Patrick Lecurieux-Durival, estime « au bas mot à 10 000 » le nombre de « suppressions d'emplois sur l'année et certainement énormément dans les 3 à 6 mois à venir » sous les effets combinés de la crise mondiale et de la grève en cours depuis presque un mois. La Martinique compte environ 75 000 emplois dans le privé. Une fois les gros chantiers en cours terminé « les carnets de commandes sont vides ». Selon lui, le mouvement social en cours est une « sur-crise qui s'est ajoutée à la crise mondiale » et « elle ressemble au coup de grâce ». Il s'inquiète particulièrement de la « fragilisation des entreprises » qui vont « perdre en solvabilité » et redoute « que les banques, vigilantes dans le contexte de crise mondiale, soient peu enclines à faire des cadeaux ».
  • Jeudi  : Spectaculaire incendie dans un entrepôt à deux niveaux et de 1 600 m2, dans la nuit de mercredi à jeudi à Fort-de-France entraînant l'évacuation d'une centaine de résidents d'un immeuble mitoyen de 13 étages. L'hypothèse d'un incendie d'origine criminelle n'est pas à écarter du fait de la présence de palettes de bois enflammées à l'extérieur de l'entrepôt dont « une partie du bardage avait été éventrée ».
  • Vendredi  : Un convoi organisé par un collectif de socioprofessionnels associés à des professionnels du monde agricole et du BTP a été bloqué sur la rocade de Fort-de-France par une remorque de camion et pris à partie par un groupe d' « hommes armés et en cagoule ». Des voitures ont été « cassées ». 9 personnes sont interpellées lors des affrontements et 3 policiers ont été légèrement blessés par des tirs de plombs. Au cours de la nuit les pompiers sont intervenus pour éteindre de nombreux feux de poubelle, de détritus et d'abris-bus. Pompiers et forces de l'ordre ont été victimes de jets de projectiles à plusieurs reprises. La ville avait retrouvé le calme samedi matin.
  • Samedi  : Quelque 4 000 personnes manifestent sans incidents en soutien au « collectif du 5 février » qui mène le mouvement de grève qui paralyse la Martinique depuis plus d'un mois.
  • Mercredi  : Le patronat martiniquais et le Collectif du 5 février, qui mène depuis près de cinq semaines un mouvement de grève contre la vie chère dans l'île, ont signé un accord global sur les bas salaires dans la nuit du mardi 10 au mercredi 11 février.
  • Samedi  : Un protocole de sortie de crise est signé au 38e jour du mouvement social et populaire contre la vie chère mené par le « Collectif du 5 février ». Outre les différentes composantes du Collectif, les organisations patronales et socio-professionnelles, les collectivités territoriales (région, département, communes) et les représentants de l'État ont paraphé ce document inédit[22].
  • Vendredi  :
    • Ouverture des États généraux de l'Outremer à Schœlcher devant plus de 300 personnes.
    • Échec de la journée de mobilisation lancé par le Collectif du 5 février. Environ 200 personnes, selon la police, ont manifesté jusqu'à la préfecture de Fort-de-France où se tenait une réunion plénière sur la question de l'emploi. Par ailleurs, une partie des stations services sont restées fermées à la suite de la grève lancée à l'appel des pompistes UGTM pour protester contre le rapport Bolliet sur le coût du carburant outre-mer.
  • Mardi  : une rupture de canalisation près de l’usine de production d’eau potable de Vivé, sur la commune du Lorrain, privant d'eau des dizaines de milliers de personnes, à cause d'un glissement de terrain survenu à la suite de pluies exceptionnelles.
  • Dimanche  : environ 31 000 personnes sont encore privées d’eau dans le centre et dans le sud de la Martinique, à la suite de la rupture de canalisation du 5 mai.
  • Samedi  : premier cas avéré de grippe H1N1 sur une personne de retour d’un voyage aux États-Unis.
  • Vendredi  : les élus départementaux et régionaux de Martinique réunis en Congrès ont voté une résolution demandant le report des élections régionales prévues en 2010, dans la perspective d’une consultation de la population martiniquaise sur une évolution institutionnelle.
  • Jeudi  : le président Nicolas Sarkozy est arrivé à la Martinique, accompagné du nouveau ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux et la nouvelle secrétaire d’État à l'Outre-mer, Lucette Michaux-Chevry, avant de se rendre à la Guadeloupe pour participer aux états généraux de l'outre-mer, dans une ambiance encore houleuse quatre mois après les violentes grèves qui ont secoué les deux îles antillaises.
  • Vendredi  : le président Nicolas Sarkozy a proposé à Fort-de-France l'organisation d'un référendum sur un éventuel statut d'autonomie pour l'île de la Martinique, aujourd'hui département-région régi par l'article 73 de la Constitution, tout en excluant l'indépendance[23].
  • Mercredi  : la ministre française de la Santé Roselyne Bachelot a présenté son plan Santé Outremer à l'occasion des hôpitaux de la Martinique (Hôpital de Saint-Esprit en reconstruction et nouvelle cité hospitalière de Mangot Vulcin en construction)[24].

Drapeau de Mayotte Mayotte[modifier | modifier le code]

  • Mercredi  : selon le secrétariat d'État à l'Outre-mer, Mayotte est 3 fois moins riche que La Réunion mais 9 fois plus riche que les Comores voisines. L'administration est prédominante dans son économie car elle représente 41 % de son produit intérieur brut (PIB), la moitié des salariés travaillent pour le secteur public. L'effort budgétaire de l'État français se montera à 635 millions en 2009 soit 3 405 par habitant. Le taux de chômage est officiellement estimé à 24 %, mais il est remis en cause, car il n'y a pas de réelle estimation de la population active, au vu de l'importance de l'immigration.
  • Dimanche  :
    • Les 71 122 électeurs des 17 communes de Mayotte ont voté à 95,2 % pour le « oui » en faveur de la départementalisation. Le territoire deviendra en 2011 le 101e département français exerçant également les compétences d'une région, avec une assemblée unique. La participation s'est établie à 61,02 %. L'ensemble des partis politiques avaient appelé les habitants à voter en faveur du « oui » pour l'étape ultime d'un processus entamé en 1974, lorsque les Mahorais ont décidé de rester français, quand les trois autres îles de l'archipel des Comores optaient pour l'indépendance. Le nouveau statut de Mayotte prévoit notamment un alignement social et fiscal sur la métropole.
    • Le secrétaire d'État à l'Outre-mer, Yves Jégo, affirme qu'il est en train de travailler avec une compagnie aérienne pour qu'il y ait des « vols réguliers directs Paris-Mayotte » avant la fin de l'année. À l'heure actuelle pour se rendre de Paris à Mayotte, qui ne possède qu'une piste relativement courte, il faut faire escale à La Réunion, puis faire deux heures d'avion supplémentaires. Le ministre compte notamment sur le tourisme ainsi que sur l'aquaculture pour le développement économique de Mayotte.
  • Lundi  : le président des Comores, Ahmed Abdallah Sambi, appelle à Doha ses pairs arabes, réunis en sommet, à rejeter le nouveau statut de département français de Mayotte, à la suite du référendum. Les dirigeants des 22 membres de la Ligue arabe, dont les îles Comores, ont rejeté « l'occupation française » de Mayotte, après le référendum de dimanche faisant de cette île de l'océan indien un département français, selon leur document final rendu public.
  • Jeudi  : le Rwandais, Pascal Simbikangwa (50 ans), interpellé en octobre 2008, est mis en examen « pour génocide et complicité et conspiration de génocide, crime organisé » pour sa participation présumée aux tueries de 1994 et placé en détention provisoire. Il est aussi impliqué dans une autre affaire de trafic de faux papiers[25].
  • Lundi  : selon les résultats détaillées du recensement de 2007, le nombre d'immigrants étrangers dépassait 40 % en 2007 contre 34 % en 2002. En 2002, 96 % de la population étrangère était originaire des Comores, les 4 % restants étant essentiellement d'origine malgache. Quelque 80 % d'entre eux était en situation irrégulière en 2002[26].
  • Mercredi  : Selon l'Insee, la population de la collectivité départementale de Mayotte était composée à 40 % d'étrangers en 2007, en hausse d'environ six points par rapport à 2002. Le seuil de 50 % ne devrait pas être franchi car un rééquilibrage s'opère par le jeu des naturalisations. Sur les 75 800 étrangers, 23 000 sont nés sur le territoire de Mayotte, ont moins de 16 ans et pourront devenir français. L'essentiel de l'immigration provient des autres îles de l'archipel des Comores ayant choisi l'indépendance en 1974. La plus proche, Anjouan, n'est située qu'à 70 km. Le taux de chômage est de 26 %[27].
  • Mercredi  : La gendarmerie démantèle un réseau faisant entrer clandestinement à Mayotte des personnes en situation irrégulière à bord de barques qui servaient ensuite à exporter du matériel volé vers Anjouan (Comores). Selon le procureur : « Ce réseau comportait plusieurs branches spécialisées et portait à la fois sur l'organisation de traversées pour les étrangers en situation irrégulière, d'importation de produits stupéfiants et de tabac, de vols passés sur commande depuis Anjouan et d'exportation des biens volés ». 19 personnes ont été arrêtées dans un premier temps[28].
  • Dimanche  : Élections partielles dans le canton de Sada, dans la commune de Sada et dans la commune de M'tsangamouji. Le secrétaire fédéral du parti socialiste Ibrahim Aboubacar est réélu conseiller général de Sada au premier tour avec 56,31 % des suffrages exprimés; dans la commune de Sada la liste UNF-CS (Union des nouvelles forces) est réélue au premier tour avec 54,21 %. Dans la commune de M'tsangamouji, la liste d'Alliance est élue avec 57,06 % des voix.
  • Samedi  : selon un rapport de la Chambre territoriale des comptes rendu public, les finances de la collectivité départementale de Mayotte sont dans « une situation très dégradée, résultant de plusieurs années de graves errements budgétaires et comptables  » relevant des « défaillances dans le pilotage de ses finances comme dans son mode de gouvernance », estimant que la collectivité, appelée à devenir un département en 2011, « a vécu largement au-dessus de ses moyens, notamment par l'utilisation permanente de lignes de trésorerie ». La chambre relève de « graves dysfonctionnements dans le suivi des emplois budgétaires, des subventions accordées, des marchés passés et des délégations de service public effectuées » ainsi que des « confusions entre le budget principal et les budgets annexes ». « Le déséquilibre réel du budget de la collectivité départementale (CDM) peut être évalué à un montant minimum chiffré à 72,4 millions d'euros […] sur la base des seules données recueillies »[29].
  • Jeudi  : Une trentaine de passagers sont portés disparus et 11 autres ont été secourus après le naufrage d'une embarcation comorienne partie d'Anjouan (Comores) pour tenter de rallier clandestinement Mayotte.
  • Mercredi  : Des manifestations contre la vie chère, à l'appel du « collectif des citoyens perdus de Labattoir et de Pamandzi » — deux localités de Petite-Terre (15 km2), où se trouve l'aéroport — ont tourné aux affrontements avec les forces de l'ordre. Des barricades ont été érigées aux ronds-points stratégiques, sur la principale route reliant de Dzaoudzi à l'embarcadère accueillant les barges desservant les 2 îles séparées de 2 km. Les forces de l'ordre ont procédé à des arrestations. Les échauffourées avec les forces de l'ordre ont fait 12 blessés légers, dont un gendarme et un policier, et 3 blessés graves parmi les forces de l'ordre. Les troubles ont commencé lorsque la population a appris que le conseil général voulait augmenter le tarif des barges assurant, toutes les demi-heures dans chaque sens, la liaison entre les deux parties de Mayotte, de 0,75 cts d'euro à un euro, soit une augmentation de 33,33 %, le territoire ayant un très fort déficit des comptes publics[30],[31]. Le ministre de l'Outre-mer, Marie-Luce Penchard, appelle les habitants à ne pas écouter ceux qui cherchent « les chemins de la violence » et annonce l'arrivée de forces de l'ordre dépêchées de La Réunion.
  • Jeudi  : Quatre peines de prison ferme et une avec sursis sont prononcées en soirée par le tribunal de Mamoudzou à la suite de violences contre les forces de l'ordre ayant émaillé aux manifestations de la veille et les manifestations contre la vie chère en Petite-Terre[32].
  • Lundi  : La ministre chargée de l'Outre-mer, Marie-Luce Penchard, annonce le plan destiné à redresser les finances du conseil général de Mayotte, qui permettra de débloquer 28 millions d'euros en faveur de la collectivité, « dont 6 millions sur trois ans », précisant que « la démarche de l'État n'est pas d'effacer la dette de la collectivité mais d'accompagner cette dernière pour qu'elle puisse faire cette restructuration financière afin de lui permettre, demain, de porter la réalisation des équipements publics dont Mayotte a besoin ». L'État va aussi prendre en charge « à hauteur de 10 millions d'euros » les coûts supplémentaires de la construction du port de Longoni, ajoutant « j'ai bien conscience qu'ici à Mayotte, le pouvoir d'achat est une question essentielle. Ce qu'il faut faire aujourd'hui, c'est regarder si on ne peut pas augmenter les recettes de cette collectivité sans porter atteinte au pouvoir d'achat »[33].

Flags of New Caledonia.svg Nouvelle-Calédonie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : 2009 en Nouvelle-Calédonie.

Drapeau de la Polynésie française Polynésie française[modifier | modifier le code]

Article détaillé : 2009 en Polynésie française.

Drapeau de La Réunion La Réunion[modifier | modifier le code]

  • Lundi  : Le préfet de la Réunion, Pierre-Henry Maccioni, annonce une baisse de 15 centimes du prix du litre du super carburant et de 11 centimes sur le gazole à compter du 3 février, ce qui placera la Réunion au même niveau de prix que les autres DOM. Le préfet estime avoir tenu ses « engagements en matière de pouvoir d'achat des Réunionnais » ainsi que « vis-à-vis des pétroliers et des stations service ».
Saint-Denis de la Réunion
(mars 2006)
  • Mardi  : Un collectif composé de 13 syndicats, partis de gauche et associations annonce à Saint-Denis la constitution d'un front en vue de l'élaboration d'une plate-forme de revendications sur le pouvoir d'achat et l'emploi à La Réunion. Cette annonce intervient alors que la Guadeloupe est paralysée depuis trois semaines par une grève générale contre « la vie chère » et la Martinique depuis six jours.
  • Jeudi  : Le Collectif des organisations syndicales, politiques et associatives de la Réunion arrête une liste de quatre « mesures immédiates » pour lesquelles il compte « mobiliser la population », notamment une « augmentation de 200 euros nets sur les salaires », les minima sociaux, les retraites et les bourses étudiantes, une « baisse de 20 % des produits de consommation courante », un « gel des loyers sociaux » et, enfin, une « baisse de 5 euros sur la bouteille de gaz ». Le collectif appelle à une journée de grève générale et de manifestation le 5 mars. Composé de 25 organisations (contre 13 lors de sa constitution mardi), le collectif rassemble les principaux syndicats de l'île (CGTR, CFDT, CFTC, FO, FSU, UNSA), les partis de gauche (PCR, PS, NPA, LO, Parti de gauche) ainsi que des associations (dont ATTAC et Agir contre le chômage)[34].
  • Jeudi  :
    • Le collectif Cospar lance un appel à une grève générale et reconductible contre la vie chère et pour des hausses salariales à l'issue de deux manifestations à Saint-Denis et Saint-Pierre, au nord et au sud de l'île.
    • Nathalie Arthaud, porte-parole de Lutte ouvrière, soutient la « grève générale illimitée » à La Réunion, estimant qu'il fallait suivre l'exemple de la Guadeloupe et ne pas se contenter d'une seule journée de grève et de manifestations.
  • Vendredi  : Michel-Édouard Leclerc, PDG des enseignes Leclerc sur le conflit contre la vie chère a annonce la réouverture de 15 magasins dès samedi avec des prix, inférieurs de 10 % à ceux de la concurrence estimant : « Les revendications des manifestants sont légitimes car cela fait quatre ou cinq ans que les prix n'ont pas cessé d'augmenter [et souhaitant que] la concurrence devienne la culture permanente de la distribution à la Réunion ». L'enseigne Leclerc a signé en septembre dernier un accord avec deux indépendants locaux de la grande distribution pour le passage dans son réseau de leurs 15 magasins. L'enseigne a en projet l'ouverture d'un hypermarché de 4 500 mètres carrés à Saint-Leu et un magasin de 2 500 mètres carrés à Saint-Pierre en 2010. L'objectif est d'atteindre 15 à 20 % des parts de marché d'ici cinq ans.
  • Samedi  : Des manifestants du Collectif contre la vie chère ont contraint sans incidents plusieurs grandes surfaces à fermer temporairement en bloquant leurs entrées dans plusieurs communes de l'île de la Réunion. Parmi elles, les enseignes Leclerc et Super U. Les magasins ont pu rouvrir au bout d'une demi-heure de blocages.
  • Mardi  : Le Collectif contre la vie chère (Cospar) organise une journée de grève reconductible. Plusieurs milliers de manifestants défilent à Saint-Denis-de-la-Réunion (3 000) et à Saint-Pierre (2 000), selon la préfecture. Les commerçants ont fermé leurs magasins sur le parcours du défilé, cependant la manifestation a dégénéré lorsque des groupes de « jeunes » ont lancé des pierres en direction de la préfecture, à Saint-Denis. Des voitures et des habitations ont été la cible des jets de pierres et de bouteilles. La nuit a été marquée par des affrontements entre forces de l'ordre et casseurs à Saint-Denis et au Port (ouest de l'île, à 15 km de Saint-Denis). Un gendarme mobile a été blessé par un tir de carabine à Saint-Denis.
  • Vendredi  : Des paroissiens auraient vu le visage du Christ apparu miraculeusement sur le coussin du fauteuil du prêtre de l'église Notre-Dame-des-Sept Douleurs. La nouvelle relayée par une radio locale fait vite le tour de l'île, provoquant un afflux de fidèles. Le curé de la paroisse affirme n'avoir rien vu[35].
  • Lundi  : Premier cas de grippe H1N1 confirmé sur l'île. 3 autres cas sont suspectés.
  • Jeudi  : Deux personnes (90 ans et 60 ans) sont mortes de la grippe H1N1.
  • Dimanche  :
    • Tard dans la nuit à Saint-Joseph (sud), un homme de 55 ans, séparé de sa concubine, a tué à l'arme blanche 3 de ses enfants (17, 6 et 5 ans) et blessé grièvement son épouse et un quatrième enfant (12 ans) avant de se suicider.
    • 22 500 personnes sont touchées par l'épidémie de grippe H1N1 depuis le 5 juillet, sur une population de 800 000 habitants.
  • Dimanche  : Une petite fille de 5 ans meurt de la grippe H1N1.
  • Mercredi  : Le préfet déclenche l'alerte de niveau 1 pour « éruption imminente […] à plus ou moins brève échéance » du volcan du Piton de la Fournaise. L'Observatoire volcanologique a enregistré depuis le début de la matinée « une forte augmentation du nombre de séismes ainsi que des déformations au sommet du cratère Dolomieu, avec des risques d'effondrements des bords […] une éruption est donc probable à plus ou moins brève échéance ».

Saint-Barthélemy[modifier | modifier le code]

Saint-Martin Marigot[modifier | modifier le code]

Saint-Pierre-et-Miquelon[modifier | modifier le code]

  • Mercredi  : La députée PRG, Annick Girardin lance un « appel au secours » au président Nicolas Sarkozy, affirmant que si le chef de l'État et le gouvernement ne manifestaient pas « clairement leur soutien », la collectivité ultramarine risquait « de mourir ». L'archipel qui compte un peu plus de 6 000 habitants, a créé son « collectif » en février, après les Antilles, refusant d'être « l'éternel oublié de l'outre-mer ». Déplorant la gestion par Paris du dossier du contentieux avec le Canada sur les droits de pêche, la députée demande au gouvernement « d'agir très rapidement et de transmettre une lettre d'intention à l'organisation onusienne concernée, la Commission des Limites du Plateau Continental, puis parallèlement, d'engager des négociations avec Ottawa en vue de la constitution d'un dossier commun ».

Terres australes et antarctiques françaises[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le Figaro.fr, France Telecom : amende de 27.6 M EUR
  2. Le Figaro.fr, Antilles: promotion sur 100 produits ?
  3. lors d'une allocution sur la radio RFO
  4. Le Figaro.fr, Domota: "échec total des états généraux"
  5. Le Figaro.fr, Guadeloupe : Grève des carburants
  6. Le Figaro.fr, Guadeloupe : Accord sur les prix
  7. lesechos.fr, Guadeloupe : Le tourisme perd 10 millions d'euros par semaine
  8. Le Figaro.fr, Guadeloupe/grève : 100M€ de PIB perdu
  9. Le Figaro.fr, Guadeloupe : Commémoration de la répression de février 1952
  10. Le Figaro.fr, Guadeloupe : L'État a choisi de tuer les guadeloupéens
  11. Le Figaro.fr, Guadeloupe : un homme tué par balle
  12. Le Monde.fr, Chronologie du 18 février des évènements aux Antilles
  13. Le Figaro.fr, 33 interpellations en Guadeloupe
  14. Le Figaro.fr, Domota déplore une "usine à gaz"
  15. Le Figaro.fr, Guadeloupe : le préfet contredit le Medef
  16. Le Monde.fr, Le LKP investit les locaux de RFO-Guadeloupe
  17. Le Figaro.fr, Domota menace de nouvelles grèves
  18. Le Figaro.fr, Guadeloupe: Lurel (PS) se dit "satisfait"
  19. Le Figaro.fr, Enfant mort/exorcisme: 4 condamnations
  20. Le Figaro.fr, Martinique : blocage de la banane
  21. Le Figaro.fr, Nuit violente en Martinique
  22. Le Figaro.fr, Martinique : Levée de la grève générale
  23. Le Monde.fr, Référendum promis sur l’autonomie
  24. Le Figaro.fr, Roselyne Bachelot visite des hôpitaux martiniquais
  25. Le Figaro.fr, Mayotte : un Rwandais accusé de génocide
  26. Le Figaro.fr, Mayotte : le nombre d'étrangers en hausse
  27. Le Figaro.fr, Mayotte : 40 % de la population étrangère
  28. Le Figaro.fr, Mayotte : réseau d'immigration démantelé
  29. Le Figaro.fr, Finances dégradées à Mayotte
  30. Le Figaro.fr, Manifestations, barrages et heurts sur Petite Terre
  31. Le Figaro.fr, quatre gendarmes blessés
  32. Le Figaro.fr, Prison ferme pour les émeutiers
  33. Le Figaro.fr, Marie-Luce Penchard annonce son plan
  34. Le Figaro.fr, La Réunion : appel à la grève générale
  35. La Réunion - L'ombre du Christ plane à nouveau sur un coussin d'église, site de TF1.fr, 2 mai 2009 aliceadsl.lci.fr
  36. « Les TAAF s'illustrent au Sénat », site des TAAF, [entre le 5 et le 11 octobre 2009] ; page consultée le 11 octobre 2009.
  37. Marie-Béatrice Baudet, « Un drapeau pour les Eparses », Le Monde, 7 octobre 2009 ; page mise à jour le 8 octobre 2009, consultée le 11 octobre 2009.

Voir aussi[modifier | modifier le code]