2008 par pays en Afrique

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Les évènements de l'année 2008 en Afrique noire.

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Continent africain[modifier | modifier le code]

  • Vendredi 4 janvier : l'édition 2008 du Rallye Dakar est annulée par suite des troubles islamistes en Mauritanie mettant en jeu la sécurité de la course. Désormais le course pourrait avoir lieu en Argentine et au Chili. Les détracteurs de la course font valoir que depuis 1979, trente-deux concurrents, sept journalistes, neuf enfants africains et un nombre indéterminés de spectateurs adultes (une quarantaine selon certaines estimations) ont été tués dans le cadre de cette course.
  • Jeudi 27 mars : la France et la Grande-Bretagne s'engagent dans l'ambitieux projet de scolariser en école primaire seize millions d'enfants d'ici 2010 et les trente trois millions enfants du continent d'ici 2015, dans le cadre d'un partenariat avec la Fifa et les instances professionnelles du football des deux pays.
  • Vendredi 25 avril : le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon lance un ambitieux programme visant à mettre fin en moins de 1 000 jours à l'hécatombe causée par le paludisme en Afrique subsaharienne, où en moyenne près de 3 000 enfants de moins de cinq ans décèdent chaque jour.
  • Mercredi 30 avril : Les chefs d'État de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) qui regroupe seize pays ont décidé de construire une centrale nucléaire civile dont ils se partageront l'électricité produite, avec comme atout le Niger qui est un important producteur d'Uranium. Ils vont demander la collaboration de la France.
  • Dimanche 4 mai : le président sénégalais Abdoulaye Wade réclame la suppression de la FAO qu'il qualifie de « gouffre financier », estimant que les budgets sont dépensés en « frais de fonctionnement » et très peu « pour des opérations efficaces sur le terrain ». Le président s'en est déjà pris à d'autres institutions internationales auxquelles il reproche de servir surtout à entretenir de hauts fonctionnaires. Dans le cas de la FAO, l'audit publié le 18 octobre dernier avait dressé un état des lieux accablant.
  • Mercredi 7 mai : publication du rapport annuel de la Banque africaine de développement qui souligne l'urgence d'agir face à la flambée des prix alimentaires, indiquant que 135 millions d'Africains sont concernés par cette urgence. Le prix moyen du riz est passé en trois mois de 373 à 760 dollars la tonne.
  • Mardi 13 mai : publication d'un rapport de l'OCDE qui estime que la croissance économique du continent africain devrait se situer autour de 6 % en 2008 et 2009, avec cependant deux menaces : l'inflation qui augmente et l'incertitude liée à l'économie américaine.
  • Jeudi 22 mai : ouverture de la 13e Conférence intergouvernementale de la Méditerranée occidentale (CIMO) à Nouakchott, qui réunit cinq pays africains (Algérie, Libye, Maroc, Mauritanie et Tunisie) et cinq pays européens (Espagne, France, Italie, Malte et Portugal). Parmi les thèmes abordés
    • la lutte contre l'organisation Al-Qaida au Maghreb islamique ;
    • l'existence de camps d'entraînement dans le Sahara accueillant de jeunes djihadistes venant d'Europe ;
    • la porosité générale des frontières ;
    • les filières de la cocaïne qui empruntent les convois du haschisch africains.
  • Vendredi 30 mai : lors de la Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l'Afrique (TICAD), le Japon et les pays africains, estimant que la stabilité récente du continent africain lui ouvrait « des perspectives sans précédent » de croissance, se sont engagés à développer la production agricole de l'Afrique car elle était « cruciale pour la sécurité alimentaire, la réduction de la pauvreté et la croissance économique ». Un plan d'action de cinq ans a été adopté en vue d'augmenter la productivité agricole de 6 % en rythme annuel. Les pays africains se sont engagés à « allouer au minimum 10 % de leurs ressources budgétaires nationales à l'agriculture ».
  • Dimanche 1er juin : des représentants du Conseil de sécurité de l'ONU commencent une tournée de neuf jours dans six pays africains pour tenter de mesurer l'impact des efforts de l'ONU sur les crises les plus aiguës : Kenya (1er juin), Djibouti (2 juin), Soudan (3, 4 et 5 juin), Tchad (6 juin), République démocratique du Congo (7 et 8 juin) et Côte d'Ivoire (9 juin).
  • Jeudi  : selon le rapport de l'ONU sur la drogue, la demande en cocaïne de l'Europe alimente le trafic en Afrique de l'Ouest. 6 458 kg ont été saisies en 2007 contre 3 161 en 2006 et 1 323 en 2005. Parmi les pays les plus impliqués, le Sénégal (2 450 kg), la Mauritanie (1 460 kg) et la Guinée-Bissau (635 kg)
  • Vendredi  : le musée Dapper à Paris réunit jusqu'au 12 juillet, cent cinquante statues anciennes d'Afrique, issues de dizaines d'endroits différents du continent, et célébrant l'épouse, la mère, la reine et la déesse.
  • Vendredi  : démarrage du premier magazine sur Internet consacré au sport africain, myshootsport.com qui espère séduire tous ceux qui s'intéressent au sport africain. Il présente dans quatre langues (français, anglais, portugais, espagnol) à la fois des résultats de nombreuses compétitions disputées en Afrique et des magazines sur les stars, avec textes, photos et vidéo.
  • Lundi  : la FAO à l'ouverture d'une conférence ministérielle sur l'eau, l'agriculture et l'énergie en Afrique, estime que l'Afrique a besoin de 65 milliards de dollars d'investissements sur 20 ans pour s'assurer « la maîtrise de l'eau », dans l'optique de son développement agricole et énergétique. Ce programme pour « une révolution bleue » a pour objectif « la maîtrise de l'eau au niveau des villages, des périmètres irrigués et des grands bassins fluviaux, tant pour l'agriculture que pour la production hydroélectrique »[1].

Afrique du Sud[modifier | modifier le code]

Thabo Mbeki
(octobre 2003)
  • Samedi  : dans la nuit du samedi 17 au dimanche 18, une chasse aux étrangers immigrés dans un bidonville de Johannesburg, cause la mort de six personnes et en blesse au moins 50 autres. Les deux jours suivants, les violences s'étendent dans les divers townships de Johannesburg, faisant au moins 22 morts.
  • Mercredi  : le président Thabo Mbeki autorise le déploiement de l'armée en renfort de la police pour enrayer les violences contre les étrangers immigrés dans les divers townships de Johannesburg. Le bilan est de 42 morts et de seize mille personnes déplacées. Des faits similaires auraient eu lieu dans les provinces du KwaZulu-Natal et Mpumalanga.
  • Jeudi  : plus de dix mille mozambicains ont fui les violences xenophobes dans les townships et ont rejoint leurs pays.
  • Vendredi  : les violences contre les étrangers immigrés touchent la province du Cap, le parti au pouvoir appelle à « reprendre la rue aux criminels ».
  • Lundi  : Vodafone est en négociation avec Telkom pour augmenter sa participation dans Vodacom de 50 % à 62,5 % pour 1,6 milliard d'euros.
  • Vendredi  : une journée de deuil national est décrétée pour le 24 juin en mémoire des victimes de la vague des violences xénophobes.
  • Lundi  : mort en Italie de la chanteuse Miriam Makeba (76 ans), voix légendaire du continent africain et mondialement connue comme « Mama Africa », victime d'une crise cardiaque. Commandeur des Arts et des Lettres en 1985, elle avait obtenu la nationalité française en 1990.
  • Samedi  : la Russe Ksenya Sukhinova a été sacrée Miss Monde 2008 à Johannesburg, où elle était en compétition avec 108 autres candidates.
  • Lundi  : le naufrage d'un bateau de pêche avec 19 hommes à bord cause la mort de 14 personnes dont seulement 4 corps sont retrouvés.

Algérie[modifier | modifier le code]

Voir 2008 en Algérie

Angola[modifier | modifier le code]

Luanda, front de mer
(avril 2006)
  • Vendredi  : le président français Nicolas Sarkozy est en visite officielle à Luanda. Les relations entre les deux pays ont été sérieusement marquées depuis dix ans par l'affaire du scandale d'un important trafic d'armes. En pleine guerre civile entre 1993 et 2000, l'homme d'affaires français, Pierre Falcone, aurait été le maître d'œuvre de l'importation illégale de 790 millions de dollars d'équipements militaires. L'enquête mit en lumière des possibles versements de très conséquentes commissions à des personnalités françaises et angolaises. Le président José Eduardo dos Santos estime que les Angolais ont été humiliés par cette affaire; en tant que président légitime il était de son droit d'acheter des armes. Les poursuites sont aujourd'hui abandonnées et l'élection d'un nouveau président français ouvre la voie à une régularisation des relations diplomatiques et à l'établissement de relations « décomplexées » et d'un « partenariat d'égal à égal », d'autant que le pays est le deuxième producteur de pétrole d'Afrique et aurait dans le sud des gisements d'uranium.

Bénin[modifier | modifier le code]

Botswana[modifier | modifier le code]

Burkina Faso[modifier | modifier le code]

Noix de karité
  • En 2007, 336 tonnes de beurre de karité ont été produites et vendues à la société française L'Occitane au prix de 2,33 €/kg dont 60 tonnes en bio, alors que les amandes brutes sont vendues 0,13 €/kg. Produite par quatre coopératives, employant onze mille femmes, cette production fait partie d'un grand projet de commerce équitable qui a commencé en 1981.
  • Vendredi  : le directeur général de la Sofitex annonce que le gouvernement du premier ministre Tertius Zongo, va autoriser la culture de 15 000 hectares de coton Bt (Monsanto) résistant aux insectes ravageurs dès le campagne 2008-2009, pour pallier le manque actuel de compétitivité du coton burkinabé. La production du coton qui est le principal produit d'exportation du pays a été réduit fortement en deux ans passant de 700 000 tonnes en 2005-2006 à 360 000 tonnes lors de la dernière campagne 2007-2008 pour une recette de 400 millions d'euros. Les tests ont montré que le coton Bt Bollgard II va permettre de réduire le nombre de traitements insecticides contre les insectes et va tripler le rendement.
  • Samedi  : accident de la route mortel près de Boromo à 167 km à l'ouest de Ouagadougou; un car ivoirien transportant 92 passagers — 27 de plus que sa capacité autorisée — entre en collision avec un camion de transport de sucre causant la mort de 68 personnes et faisant 29 blessés[2]. Beaucoup étaient originaires de Koudougou et partaient travailler dans les plantations en Côte d'Ivoire.
  • Mercredi  : un avion militaire de reconnaissance s'est écrasé pendant un vol d'essai sur le nouvel aéroport de Fada N'Gourma situé à 220 km à l'est de Ouagadougou.

Burundi[modifier | modifier le code]

  • Samedi  : le parlement adopte le nouveau code pénal prévoyant notamment l'abolition de la peine de mort.
  • Mardi  : selon Kassim Kazungu, président de l'Association des albinos du Burundi, dans la nuit de lundi à mardi, dans la province de Cankuzo, un garçon albinos de huit ans a été tué avant d'être amputé de ses membres, par trois hommes qui avaient attaqué le domicile de sa famille à coups de machette. Ce nouveau crime porte à six le nombre d'albinos tués alors qu'un septième est porté disparu ces quatre derniers mois dans le pays. Ce drame survient dans un contexte de recrudescence de crimes rituels à l'encontre des albinos, leurs membres ou leurs organes étant notamment utilisés par des sorciers en Tanzanie, pays voisin du Burundi, pour confectionner des grigris porte-bonheur à l'attention des chercheurs d'or. Poursuivis par la population, les trois assassins ont été capturés, l'un d'eux a été tué et les deux autres remis à la police. 80 albinos vivent au Burundi mais pour leur sécurité ils sont aujourd'hui obligés de vivre regroupés[3].

Cameroun[modifier | modifier le code]

  • 20 au 26 février : émeutes populaires qui se soldent par une vingtaine de morts selon les sources officielles. Cette semaine donne lieu aux pires troubles que le pays ait connu depuis les « villes mortes » décrétées dans les années 1990. En cause le projet d'amendement constitutionnel qui permettrait au président actuel, Paul Biya, de briguer un nouveau mandat. La cherté de la vie est aussi une des raisons principales de ce vaste mouvement populaire.
  • Dimanche  : lors d'une perquisition dans les locaux d'une association de soutien aux immigrants camerounais du XVIIIe arrondissement de Paris, la police urbaine de proximité a découvert plusieurs milliers de faux papiers. Six ressortissants camerounais ont été interpellés.
  • Vendredi  : des pirates de la presqu'île de Bakassi ont attaqué dans la nuit un navire affrété par le groupe pétrolier Total dans le golfe de Guinée et enlève 10 membres d'équipage dont sept Français, deux Camerounais et un Tunisien. Selon le ministère français des Affaires étrangères : « Nous avons des idées sur les personnes qui ont commis cette attaque et les raisons de cette attaque »[4].
  • Mercredi  : une pirogue en bois motorisée qui transportait environ 60 personnes à son départ le 6 décembre au soir de Lagos pour Libreville, est prise dans une tempête et se brise entre l'île de Bioko et le Sud du Cameroun. Seulement six personnes – quatre Burkinabés et deux Nigérians – qui s'étaient accrochées à une planche, ont pu être secourues lundi par des pêcheurs camerounais.

République centrafricaine[modifier | modifier le code]

  • Jeudi  : une attaque armée dans le nord-est du pays cause la mort de 12 personnes.
  • Samedi  : l'ex-président Ange-Félix Patassé (1999-2003), renversé par un coup d'État, reconnaît désormais comme président de son pays son « petit frère François Bozizé » : « Très cher petit frère, devant le peuple centrafricain et devant les invités, je réaffirme que je vous reconnais comme président de la République centrafricaine à cause de la paix pour le peuple centrafricain […] Vous voici devant vos responsabilités. La solution n'est pas de vous demander de quitter le pouvoir, elle réside essentiellement dans l'optique de conduire le peuple aux élections démocratiques, transparentes et justes en 2010. Le peuple vous jugera de bonne foi »[5].

République du Congo|Congo Brazzaville[modifier | modifier le code]

République démocratique du Congo|Congo démocratique[modifier | modifier le code]

  • Mardi  : un avion de ligne Douglas DC-9 de la compagnie Hewa Bora Airways, transportant 79 passagers et 6 membres d'équipage, s'écrase au bout de la piste de l'aéroport de Goma dans l'Est du pays. Assurant la liaison avec la capitale Kinshasa, il s'est écrasé, vers 14 heures, juste après son décollage, sur le quartier populaire de Birere, mettant le feu a plusieurs maisons et immeubles. Un pneu aurait éclaté lors du décollage alors que l'avion avait déjà pris beaucoup de vitesse, en freinant le pilote a perdu le contrôle de l'appareil. Cette catastrophe cause la mort de quarante personnes et en blesse plus de cent autres. La compagnie propriétaire de l'avion est inscrite sur la liste noire de l'Union européenne.
  • Jeudi  : au lendemain de la visite de trois ministres belges, émaillée d'incidents politico-diplomatique, le président Joseph Kabila, dans une interview au journal Le Soir demande au gouvernement belge de choisir entre un « partenariat adulte » ou une « relation de maître à esclave ».
  • Samedi  :
    • Les ministres des Affaires étrangères français et britannique,Bernard Kouchner et David Miliband arrivent à Kinshasa, pour rencontrer le président Joseph Kabila puis se rendent à Goma, capitale du nord Kivu, avant d'aller à Kigali, capitale du Rwanda, pour s'entretenir avec le président rwandais Paul Kagame.
    • La Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme (FIDH) dénonce des « violations graves et massives des droits de l'Homme constitutives de crimes internationaux réprimés par la CPI » dans l'est du pays. Des éléments en fuite de l'armée « se seraient livrés à des actes de pillages, des exécutions sommaires et des viols à l'encontre des populations civiles » à Goma, capitale du Nord-Kivu, et dans ses alentours. Des soldats de la Garde républicaine auraient été envoyés pour réprimer le comportement des soldats et en auraient abattu une dizaine[6]
  • Lundi  : l'ancien président du Nigeria, Olusegun Obasanjo est nommé émissaire spécial de l'ONU pour tenter de résoudre la crise en République démocratique du Congo.
  • Dimanche  : les combats s'étendent vers la localité Ngungu située à 60 km à l'ouest de Goma. Les combats ont opposé pendant six heures les rebelles de Laurent Nkunda d'un côté et, de l'autre, miliciens pro-gouvernementaux Maï-Maï et rebelles hutus rwandais des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR).
  • Lundi  : de nombreux affrontements ont commencé au nord de la ville stratégique de Kanyabayonga dans les localités de Kayna et Kirumba[7].
  • Jeudi  :
    • Le Conseil de sécurité adopte une résolution accroissant de plus de 3 000 hommes les effectifs de la MONUC, la force de l'ONU en République démocratique du Congo (RDC).
    • Cinq journalistes d'une chaîne de télévision indépendante privée arrêtés à Kinshasa sont libérés.
  • Vendredi  : un journaliste congolais de la radio Okapi est abattu par balles par des inconnus à Bukavu (Est du pays).
  • Mardi  : selon le rapport du secrétaire général, Ban Ki-moon, au Conseil de sécurité, les violations des droits de l'homme se sont multipliées récemment dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), où les civils sont maltraités par les forces gouvernementales, parla police autant que par les milices armées : exécutions arbitraires, viols, tortures et traitements cruels, inhumains et dégradants[8].
  • Jeudi  : selon le Haut commissariat de l'ONU pour les réfugiés, environ 13 000 Congolais se sont réfugiés au cours des deux derniers jours en Ouganda pour fuir les violences dans l'est de la République démocratique du Congo.
  • Samedi  :
    • À Bergerac (sud-ouest de la France), début d'un week-end de vente aux enchères de quelque 1 200 objets d'Art africain traditionnel dont une grande majorité en provenance du Congo démocratique et ayant appartenu à l'ancien président Mobutu, à son conseiller et à son médecin.
    • Une embarcation commerciale a fait naufrage sur la rivière Ruki à environ 40 kilomètres de Mbandaka, causant la mort par noyade de cinq personnes d'une centaine d'autres portées disparues. Selon les témoignages, le bateau qui transportait environ 150 passagers et des marchandises notamment agricoles, était beaucoup trop chargé.
    • La secrétaire d'État française aux droits de l'Homme Rama Yade est arrivée à Kinshasa pour une visite de trois jours en République démocratique du Congo. Elle doit se rendre dans des camps de déplacés de l'Est du pays.
  • Dimanche  : le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, est favorable à l'envoi d'une force européenne dans l'est de la République démocratique du Congo, en attendant le renfort promis sur place des 3 000 soldats des troupes de l'ONU.
  • Lundi  : début des négociations directes entre le gouvernement de Kinshasa et la rébellion de Laurent Nkunda au siège des Nations unies à Nairobi (Kenya). La rébellion hutu rwandaise active dans l'est de la République démocratique du Congo a dénoncé un plan militaire conjoint entre Kigali et Kinshasa pour la démanteler et brandi la menace d'une guerre régionale en cas d'attaque contre ses forces.
  • Vendredi  : selon un rapport d'experts de l'ONU, le Rwanda apporte une aide multiforme, notamment dans le recrutement d'enfants soldats, au groupe rebelle de Laurent Nkunda dans l'est de la République démocratique du Congo.
  • Mardi  : quelque cinq mille femmes manifestent à Kinshasa pour dénoncer « l'impunité envers les auteurs de violences sexuelles faites aux femmes et aux enfants » en République démocratique du Congo. Elles ont exhorté à « l'arrêt des violences sexuelles faites aux femmes et enfants utilisés comme armes de guerre » notamment dans la province du Nord-Kivu où s'affrontent depuis fin août l'armée congolaise et les rebelles de Laurent Nkunda. Les organisatrices de la marche ont remis au chef de la Mission de l'ONU en RDC, un document résumant leurs préoccupations[9].
  • Mercredi  : selon l'OMS, 10 542 cas de choléra avec 202 décès ont été enregistrés depuis le début de l'année dans la province du Nord-Kivu, théâtre des affrontements entre l'armée régulière et les rebelles. L'OMS y voit « le résultat direct de l'augmentation de l'insécurité dans la région […] Au début des hostilités, il y avait des zones de santé de Rutshuru (à 80 km de Goma) sous contrôle rebelle où les humanitaires avaient difficilement accès. Il y a eu un taux alarmant de cas de choléra ».
  • Jeudi  : l'acteur et cinéaste Ben Affleck et la star du rock Mick Jagger ont coproduit un court-métrage intitulé « Gimme Shelter » (« Donne-moi refuge »), comme la célèbre chanson de 1969 des Rolling Stones dans laquelle Mick Jagger dénonce la guerre et ses corollaires, le viol et le meurtre, afin de collecter des fonds pour les efforts de l'ONU en faveur des réfugiés jetés sur les routes par les récents combats. Ils espèrent collecter 23 millions de dollars pour le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) afin de fournir de l'eau potable et du matériel de premier secours à ces réfugiés[10].
  • Lundi  : le Conseil de sécurité de l'ONU, par sa résolution 1856 adoptée à l'unanimité, élargit le mandat de la Monuc en la chargeant de s'attacher en priorité à la protection des civils dans les Kivus. Elle détaille le mandat de la Monuc en l'articulant autour de quatre axes, par ordre de priorité décroissant: « protection des civils et du personnel humanitaire […], désarmement et démobilisation des groupes armés étrangers et congolais […], formation des FARDC à l'appui de la réforme du secteur de sécurité [et], sécurité du territoire de la RDC ».
  • Mercredi  : le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l'ONU (OCHA) déplore une recrudescence d'« attaques contre le personnel humanitaire » en 2008 dans l'est du pays, dressant un bilan de 104 cas enregistrés dont deux morts. L'agence a également dénoncé des cas de « harcèlement, confiscation de matériel, réquisition de véhicules, pillage de l'assistance d'urgence et d'attaque meurtrière contre un convoi d'aide ».
  • Jeudi  : des dizaines de fidèles ont été tués à la machette, à l'épée et à la massue, dans une église de la région frontalière du Soudan et de l'Ouganda. Selon l'armée congolaise, il y aurait entre 120 et 150 morts. L'Ouganda impute ce massacre aux rebelles de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA), qui nient toute implication, cependant les assaillants parlaient acholi, étaient coiffés de dreadlocks et comptaient de nombreux jeunes garçons dans leurs rangs, or la LRA est accusée de recruter de force des enfants soldats[11].
  • Lundi  :
    • Selon le bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU (OCHA), la rébellion ougandaise de l'Armée de résistance du Seigneur a tué, ces derniers jours, 189 personnes dans plusieurs localités du district du Haut-Uélé et incendié 120 maisons : « Le premier bilan est très lourd. Selon les autorités locales sur place, le 25 décembre, les rebelles auraient tué 40 personnes dans la localité de Faradje. Les 26 et 27 décembre, ils auraient attaqué la localité de Doruma et le village voisin de Gurba, tuant 89 personnes à Doruma et 60 personnes à Gurba ». À Doruma, une trentaine de personnes ont été tuées à la machette dans l'église du village, principalement des femmes et des enfants coupés en morceaux.
    • L'organisation Médecins sans frontières annonce que 11 personnes sont mortes après avoir été infectées par le virus Ebola. Selon le ministre de la Santé, Auguste Mupipi Mukulumany, cette épidémie de fièvre hémorragique aurait commencé fin novembre à Kaluamba, au Kasaï-Occidental, dans le centre du pays. Au total, une quarantaine de malades se sont révélés porteurs du virus Ebola. Très contagieuse, l'infection humaine est à l'origine d'une maladie hémorragique fréquemment mortelle, pour laquelle il n'existe pas de traitement. Le virus peut infecter l'homme au contact d'animaux vivants ou morts comme les chimpanzés et les gorilles.
  • Mercredi  : la mission de l'Onu en République démocratique du Congo (RDC) dénonce les récentes atrocités attribuées à la rébellion ougandaise de la LRA (Armée de résistance du Seigneur), dans le nord-est du pays : « Depuis le 25 décembre, les rebelles de la LRA […] ont mené des attaques sur les populations civiles dans plusieurs districts du nord-est, à Faradje, Duru, Gurba et Doruma […] Selon les éléments d'informations recueillies, un nombre élevé et croissant de personnes aurait été tuées. Compte tenu de l'isolement de la région et du manque d'infrastructures de communication, le nombre exact des victimes et des personnes affectées reste à déterminer [La Monuc] condamne avec force toute attaque perpétrée par la LRA contre des populations civiles sans défense, et qui de fait engendrent une insécurité généralisée ainsi qu'un désastre humanitaire dans la région ».

Comores[modifier | modifier le code]

Côte d'Ivoire[modifier | modifier le code]

  • Jeudi  : selon l'ONG Global Witness, les ex-rebelles du nord du pays continuent d'exploiter une « économie de guerre » alimentée par des taxes illégales prélevées sur la production de cacao et des diamants.
  • Samedi  : le ministre des Affaires étrangères français, Bernard Kouchner, est en visite pour deux jours, la première depuis près de cinq ans. Le président Laurent Gbagbo estime que le nouveau gouvernement de la France a une attitude plus constructive envers son pays et qu'une « re-normalisation des relations » est en cours[12]. : « Depuis l'année 1956, il y avait dans la relation entre la France et l'Afrique francophone l'idéologie de la Françafrique. Depuis cette époque-là, c'est la première fois que l'on dit halte là aux dérives occasionnées par cette doctrine. [...] Le fait [que le président Sarkozy] ait dit qu'il n'y aurait plus de base en Côte d'Ivoire nous convient parfaitement. »
  • Juillet 2008, affaire Kieffer : le procureur d'Abidjan avance une « piste française » pour élucider ce dossier et demande l'inculpation de quatre Français, dont Jean-Michel Aron-Brunetière, qui avaient fait partie d'une société d'expertise sur le cacao pour laquelle le journaliste franco-canadien, Guy-André Kieffer, avait travaillé comme consultant.
  • Mardi  : un groupe d'assaillants armés et non identifiés ont attaqué un entrepôt d'armes de l'ex-rébellion ivoirienne des Forces nouvelles (FN) à Séguéla (centre-ouest de la Côte d'Ivoire). Huit des assaillants ont été tués et un mort et trois blessés du côté des Forces nouvelles.
  • Jeudi  : selon l'Institut national de la statistique ivoirien, 48,93 % de la population vit en 2008 en dessous du seuil de pauvreté avec moins de 661 francs CFA (1 euro) par jour et par personne. L'enquête a relevé « une augmentation généralisée de la pauvreté entre 2002 et 2008 » due à la crise politico-militaire déclenchée en 2002; les zones rurales sont les plus touchées.
  • Mercredi  : le président Laurent Gbagbo et le premier ministre Guillaume Soro, ancien chef de la rébellion des Forces Nouvelles signent l'accord intégrant les ex-rebelles dans les forces de sécurité ivoiriennes.

Djibouti[modifier | modifier le code]

  • Mardi  : combats sanglants dans la zone neutre de l'île de Doumeira où les forces armée djiboutiennes repoussent une colonne de soldats de l'Érythrée. Le Conseil de sécurité de l'ONU exige un repli des troupes de chaque côté du territoire disputé. Le contrôle du promontoire permet le contrôle du détroit de Bab al-Mandib une très importante voie maritime entre la mer Rouge et le golfe d'Aden.

Égypte[modifier | modifier le code]

Voir 2008 en Égypte

Érythrée[modifier | modifier le code]

Éthiopie[modifier | modifier le code]

  • Dimanche  : le gouvernement éthiopien demande à plusieurs musées et bibliothèques britanniques de restituer des centaines d'objets précieux, dont une couronne royale, pillés par les troupes britanniques en 1868[13]. Cette demande concerne quelque 400 objets précieux pillés lors de la bataille de Magdala.
  • Mardi  : la présidente du plus grand parti d'opposition éthiopien, Birtukan Mideksa, retourne en prison à la suite de la révocation par les autorités d'une amnistie sur sa condamnation à la prison à vie en juillet 2007 par le président éthiopien Girma Wolde-Giorgis[14]. Elle est accusée d'avoir récemment et publiquement démenti, lors d'une tournée en Europe, avoir reconnu une quelconque part de responsabilité dans ces violences pour obtenir le pardon présidentiel.

Gabon[modifier | modifier le code]

  • Jeudi  : un reportage diffusé sur la chaîne France 2 révèle les nombreux biens immobiliers que le président Omar Bongo possède en France. Les autorités gabonaises sont très en colère et convoquent l'ambassadeur de France.
  • Vendredi  : le chinois CMEC annonce vouloir investir 5 milliards d'euros pour développer la mine de fer de Bélinga dont les réserves seraient supérieures à 560 millions de tonnes.
  • Samedi  : près de 400 étrangers en situation irrégulière arrêtés à Oyem, Bitam et Minvoul ont été expulsés en une semaine et reconduits dans leur pays respectifs[15].
  • Mardi  : l'ONG Transparency International dépose à Paris une plainte contre les « biens mal acquis », visant les présidents du Gabon, du Congo-Brazzaville et de Guinée équatoriale ainsi que leurs entourages pour « recel de détournement de fonds publics ».
  • Mardi  : la Fondation Omar Bongo Ondimba pour la paix annonce son intention de poursuivre les auteurs de la plainte, persuadée que « cette cabale découle d'une conspiration savamment orchestrée par une organisation secrète, qui nourrit l'ambition de semer le doute […] dans l'esprit du peuple gabonais ».
  • Mardi et mercredi  : six personnalités gabonaises sont arrêtées à Libreville. Parmi elles se trouve un signataire de la plainte déposée en France mettant en cause le patrimoine immobilier du président Omar Bongo Ondimba. Grégory Ngbwa Mintsa, est un fonctionnaire gabonais, et seul ressortissant africain à avoir osé cosigner, la plainte déposée le 2 décembre à Paris par l'ONG Transparency International.

Ghana[modifier | modifier le code]

  • Mardi  : l'opposant John Atta-Mills est en tête de l'élection présidentielle, selon la commission électorale, mais les résultats définitifs ne seront pas connus avant plusieurs jours. Le candidat du Congrès national démocratique (NDC) a remporté le scrutin dans 229 des 230 circonscriptions du pays mais avec un très faible écart de 23 055 voix — John Atta-Mills a obtenu 4 501 466 voix (50,13 %), contre 4 478 411 (49,87 %) pour Nana Akufo-Addo, son adversaire du Nouveau Parti patriotique (NPP, au pouvoir). Des milliers de partisans de Mills se sont massés devant le siège de la commission électorale pour exiger la proclamation immédiate de la victoire de leur champion, mais des militaires et des policiers, appuyés par des blindés et des canons à eau, les ont tenus à l'écart. La victoire de John Atta-Mills mettra fin à huit ans de domination du parti au pouvoir, marqués par une stabilité politique et une croissance soutenue remarquables sur ce continent.

Guinée[modifier | modifier le code]

Lansana Conté
(juillet 2001)
  • Lundi  : début d'un mouvement de colère des soldats qui réclament le paiement des arriérés de leurs soldes.
  • Jeudi  : des affrontements ont lieu à Conakry entre la garde présidentielle et des soldats mutins faisant une dizaine de blessés dans chacun des camps.
  • Mardi  :
    • Décès du général-président Lansana Conté, au pouvoir depuis 1984.
    • Un capitaine de l'armée annonce à la radio d'État « la dissolution du gouvernement, des institutions républicaines et de la Constitution ». Le premier ministre Ahmed Tidiane Souaré affirme sur RFI que le gouvernement « n'est pas dissous ». Le président de l'Assemblée nationale Aboubacar Somparé affirme sur France 24 qu'une « minorité de soldats et d'officiers » ont mené la tentative de coup d'État militaire mais que « la grande majorité est encore loyaliste ». Les militaires putschistes demandent aux « membres du gouvernement et à tous les officiers généraux de se rendre » au principal camp militaire de Conakry, « en vue d'assurer leur sécurité ».
    • Les militaires putschistes regroupés dans un « Conseil national pour la démocratie et le développement » (CNDD), n'ont pas de chef apte à diriger la junte, alors que des tractations sont en cours au camp Alpha Yaya Diallo, le plus grand du pays, situé près de l'aéroport international de Conakry. Une majorité de putschistes ont choisi comme chef le lieutenant-colonel Sékouba Konaté, commandant du bataillon autonome des troupes aéroportées (Bata), principale unité d'élite de l'armée, mais il ne fait pas l'unanimité. Le capitaine Moussa Dadis Camara, qui a annoncé le coup de force à la radio nationale est le porte-parole des putschistes.
    • La Fédération internationale des Ligues des droits de l'Homme (FIDH) a « condamné fermement » la tentative de coup d'État militaire en Guinée et appelé au rétablissement de l'ordre constitutionnel dans ce pays. Le président de la Commission de l'Union africaine, Jean Ping, a « fermement condamné » la tentative de coup d'État militaire.
    • La junte nomme Kabiné Komara, en exil, comme nouveau premier ministre du pays.
  • Mercredi  : le nouveau Conseil national pour la Démocratie annonce la mise en place d'un gouvernement intérimaire de 32 membres. Le capitaine Moussa Camara accuse l'ex-gouvernement dissous d'avoir tenté d'avoir recours à des mercenaires étrangers, venus de pays voisins ou qui sont déjà « à l'intérieur » du pays. Plusieurs centaines de militaires putschistes ont quitté le camp militaire Alfa Yaya, pour parader dans les rues de la capitale Conakry. Le capitaine Moussa Dadis Camara se présente désormais comme le nouveau « président de la République ».
  • Jeudi  : le chef de la junte, le capitaine Moussa Dadis Camara rencontre au QG des putschistes l'ex-premier ministre Ahmed Tidiane Souaré et son gouvernement et leur demande d'« aider » désormais son régime. Le premier ministre Ahmed Tidiane Souaré, désormais reconduit dans ses fonctions, déclare que son gouvernement est à l'« entière disposition » du chef de la junte, le capitaine Camara, qu'il a nommé « Monsieur le président » lors de leur rencontre au quartier général des putschistes.
  • Vendredi  :
    • La nouvelle junte militaire qui a pris le pouvoir, autorise des « funérailles grandioses » au défunt président Lansana Conté qui dirigea le pays pendant 24 ans. Le cortège funèbre, a parcouru lentement les rues de Conakry pour un dernier adieu, derrière le camion transportant le cercueil du dictateur défunt. Un convoi de plusieurs dizaines de 4x4 a quitté la caserne de la garde présidentielle, siège des forces loyales qui seront restées fidèles jusqu'au bout. Cette garde présidentielle, portant béret rouge, a escorté la dépouille du président, ses trois femmes, son fils, et une série de ministres. Les présidents des pays voisins, Sierra Leone, Liberia et Guinée-Bissau, et le président de la Commission de l'Union africaine Jean Ping, ont assisté aux funérailles nationales[16].
    • Le président sénégalais Abdoulaye Wade appelle la France à « soutenir » la junte militaire arrivée au pouvoir en Guinée après le décès du président Lansana Conté.
  • Samedi  : le chef de la junte, le capitaine Moussa Dadis Camara, annonce « une renégociation des contrats » dans le secteur minier et l'arrêt de l'extraction dans les zones aurifères « jusqu'à nouvel ordre ».
  • Lundi  : « L'Union africaine a décidé de suspendre la participation de la Guinée aux activités de l'Union africaine jusqu'au retour de l'ordre constitutionnel dans ce pays ». Le chef de la junte, le capitaine Moussa Dadis Camara, s'est autoproclamé « président » et tout le gouvernement renversé lui a fait allégeance.
  • Mardi  :
    • Le nouveau premier ministre nommé par la junte, Kabiné Komara, est arrivé « par vol spécial » à Conakry et a immédiatement déclaré qu'il adhérait aux « idéaux » des putschistes. Âgé d'une soixantaine d'années, le nouveau premier ministre est peu connu du grand public en Guinée, pays qu'il a quitté il y a plus de dix ans pour travailler à l'Afreximbank – banque Africaine d'import-export – en Égypte. Marié, trois enfants, il est réputé homme de dossiers et compétent. Il avait été proposé dès 2007 par les syndicats à l'origine des grandes manifestations.
    • Le chef de la junte, Moussa Dadis Camara, appelle à la « compréhension, coopération et collaboration » de la communauté internationale pour « aboutir à des élections réellement démocratiques ».

Guinée-Bissau[modifier | modifier le code]

  • Dimanche  : la capitale Bissau est le théâtre d'une mutinerie de militaires. Des tirs ont été faits contre la résidence du président Joao Bernardo Vieira et une bataille de trois heures les ont confrontés avec les forces de sécurité.
  • Mardi  : l'auteur présumé de la tentative de coup d'État du 23 novembre est appréhendé. Il s'agit d'un sous-officier de marine, N'tchami Yala. La semaine dernière, six autres soldats soupçonnés d'avoir pris part à la tentative de coup de force avaient été interpellés et interrogés.
  • Jeudi  : le président Joao Bernardo Vieira nomme par décret le nouveau premier ministre Carlos Gomes Junior (59 ans), chef de l'ex-parti unique PAIGC, sorti grand vainqueur des élections législatives de novembre. Il est le 5e premier ministre en l'espace de trois ans. Il a déjà occupé ce poste d'avril 2004 à septembre 2005, avant d'être limogé par le président Vieira, avec qui il entretient des rapports difficiles[18].

Guinée équatoriale[modifier | modifier le code]

  • Mercredi  : selon le rapporteur spécial de l'ONU, la « torture est systématiquement pratiquée » dans le pays dirigé d'une main de fer depuis 1979 par le président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, afin d'arracher aux victimes « des aveux ou informations, parfois aussi pour les intimider, punir ou leur extorquer de l'argent ».

Kenya[modifier | modifier le code]

Mwai Kibaki,
Président du Kenya
  • Mardi  : à Eldoret, dans l'Ouest du pays, l'incendie d'une église provoque la mort d'une cinquantaine de personne qui s'y abritaient. C'est la poursuite des émeutes consécutives à l'élection présidentielle contestée du et qui ont déjà la mort de plus de deux cent personnes.
  • Mercredi  : les deux camps opposés dans l'élection présidentielle s'accusent mutuellement de génocide.
  • Jeudi  : pour éviter le retour des violences ethniques, le Président Mwai Kibaki et le chef de l'opposition Raila Odinga passent un accord de gouvernement. Le nouveau gouvernement est constitué quatre jours plus tard. Les violences consécutives à l'élection présidentielle du ont causé la mort de plus de mille cinq cents personnes.
  • Jeudi  : neuf personnes meurent lors de nouvelles violences interethniques et une centaine de maisons sont incendiées alors que le Parlement se réunit pour mettre en œuvre l'accord de coalition signé entre l'opposition et le gouvernement.
  • Dimanche  : selon une organisation locale des droits de l'homme, les forces de sécurité auraient torturés plus de 4 000 personnes, lors d'une offensive contre des rebelles de la province du Mont Elgon.
  • Mercredi  : la commission d'enquête, créée en mai par le gouvernement de coalition kényan, recommande dans son rapport la création d'un tribunal spécial.
  • Lundi  : deux religieuses italiennes — Caterina Giraudo (67 ans) et Maria Teresa Oliviero (61 ans), originaires de la province de Cuneo (nord de l'Italie) — sont enlevées dans la ville d'Elwak au nord du pays près de la frontière avec la Somalie, par des malfaiteurs somaliens.

Liberia[modifier | modifier le code]

  • Lundi  : le parquet de Miami (Floride) demande que Chuckie Taylor (31 ans, Charles McArthur Emmanuel), fils de l'ancien président du Liberia Charles Taylor et reconnu coupable en octobre d'actes de torture et d'autres abus remontant à l'époque où il dirigeait une force paramilitaire dans le gouvernement de son père, soit condamné à 147 ans de prison.

Libye[modifier | modifier le code]

Voir 2008 en Libye

Madagascar[modifier | modifier le code]

  • Lundi  : le gouvernement ordonne la fermeture de la chaîne de télévision privée Viva, propriété d'Andry Rajoelina, maire de la capitale. Les autorités lui reprochent la diffusion d'une déclaration enregistrée en France de l'ex-président, très critique à l'égard du pouvoir actuel, publiée pourtant par des journaux malgaches les jours précédents.

Mali[modifier | modifier le code]

Voir: 2008 au Mali

Maroc[modifier | modifier le code]

Voir 2008 au Maroc

Mauritanie[modifier | modifier le code]

  • Avril 2008 : selon un haut responsable du Programme alimentaire mondial, le pays qui importe 70 % de ses denrées alimentaires devrait connaître au moment de la soudure, entre mai et juillet, une grave crise alimentaire. Les aides d'urgences sont estimées à 6 millions de dollars.
  • Lundi  : Lors d'une perquisition menée dans l'enquête sur des membres présumés d'Al-Qaida au Maghreb, la police découvre un laboratoire de fabrication d'explosifs.
  • Mercredi  : deux dangereux djihadistes proches d'Al-Qaïda ont été arrêtés à Nouakchott. Le premier est al-Khadim Ould Essemman, principal suspect dans la attentat contre l'ambassade israélienne du 1er février dernier. Le deuxième est Sidi Ould Sidna, chef présumé du groupe qui a assassiné quatre touristes français le 24 décembre ; arrêté une première fois, il s'était évadé du Palais de justice en mars.
  • Samedi  : libération conditionnelle pour l'ex-président Sidi Ould Abdallahi renversé par le coup d'État du 6 août dernier. Il doit demeurer en résidence surveillée à Lemden, son village natal à 250 km de la capitale. L'impasse politique et constitutionnelle demeure[19].
  • Jeudi  : le président de l'organisation mauritanienne SOS-esclaves, Boubacar Ould Messaoud (63 ans), est déclaré par le département d'État américain « héros de la lutte contre l'esclavage et la traite des personnes des temps modernes » pour avoir été le promoteur de la loi criminalisant pour la première fois l'esclavage, adoptée en août 2007 par la Mauritanie, sous le régime du président Sidi Ould Cheikh Abdallahi, élu en mars 2007 et renversé il y a quatre mois par un coup d'État militaire.
  • Samedi  : le président mauritanien Sidi Ould Cheikh Abdallahi, renversé par un putsch en août, répond « catégoriquement non » à la « concertation » promise par le général au pouvoir : « Quand on me dit "Acceptez donc de participer, le 27 décembre, aux journées de concertation" organisées par la junte, je dis catégoriquement non ! Répondre oui, ce serait légitimer le coup d'État et s'incliner devant le fait accompli ».
  • Dimanche  : l'ex-président Sidi Ould Abdallahi est libéré par la junte militaire et ramené à son domicile à Nouakchott. Cette libération exigée par la communauté internationale vise à préparer le terrain aux discussions pour la réconciliation nationale qui doivent commencer le 27 décembre.

Mozambique[modifier | modifier le code]

Namibie[modifier | modifier le code]

  • Avril 2008 : des géologues de la société diamantifère Namdeb ont découvert sur la côte sud du pays, une épave d'un bateau d'environ 500 ans renfermant des centaines de pièces d'or espagnoles et portugaises, des canons en bronze, plusieurs tonnes de cuivre et 50 défenses d'éléphants.

Niger[modifier | modifier le code]

  • Mardi  : le plan quinquennal 2008-2012 censé sauver le fleuve Niger en péril pour un montant de 1,4 milliard d'euros reçoit une promesse de financement de 906,5 millions d'euros.
  • Dimanche  : des militants armés du mouvement ont enlevé quatre français, salariés de AREVA.
  • Lundi  : le gouvernement annonce la disparition de l'envoyé spécial canadien de l'ONU pour les armes illicites, Robert Fowler, à une quarantaine de kilomètres à l'ouest de Niamey. Il était accompagné d'un autre diplomate canadien, Louis Guay, qui a aussi été enlevé.

Nigeria[modifier | modifier le code]

  • Jeudi  : quarante six soldats nigérians trouvent la mort alors qu'ils revenaient du Darfour. Leur convoi a été impliqué dans une collision avec un camion-citerne.
  • Lundi  : des pirates nigériens interceptent un bateau pétrolier de la compagnie canadienne Addax Petroleum; huit personnes sont prises en otage.
  • Jeudi  : six employés nigérians du groupe pétrolier Shell sont tués dans le sud du pays lors de l'explosion de l'oléoduc sur lequel ils effectuaient une réparation.
  • Lundi  :
    • Des pirates nigériens interceptent, dans le delta du fleuve Niger, un bateau venant de Singapour.
    • La chanteuse Asa remporte à l'Olympia de Paris le 7e Prix Constantin, présidé par Étienne Daho et, destiné à mettre en valeur les jeunes talents musicaux[20].
  • Jeudi  : le groupe pétrolier Chevron déclare l'« état de force majeure » sur ses chargements de brut au terminal d'Escravos (sud du Nigeria) ce qui entraîne la non-garantie de ses livraisons.
  • Vendredi  : à la suite d'élections du gouvernement régional de l'État du Plateau, de violentes bagarres ont eu lieu à Jos entre les communautés musulmanes et chrétiennes. Un journaliste nigérian affirme avoir compté au moins trente morts et « des centaines » de blessés dans deux hôpitaux. Le gouvernement local reconnaît la mort d'un officier de police. Selon le dernier bilan, les affrontements auraient causé la mort de 55 personnes. Le couvre-feu est déclaré.
  • Samedi  : selon un journaliste nigérian, correspondant de Radio France Internationale, 381 cadavres ont été entreposés dans une mosquée à Jos. L'imam de la principale mosquée de la ville, a rapporté que plus de 300 cadavres y avaient été déposés samedi et que 183 autres corps gisaient près du bâtiment dans l'attente d'être enterrés.
  • Dimanche  : une pirogue en bois motorisée qui transportait environ 60 personnes à son départ le 6 décembre au soir de Lagos pour Libreville, est prise dans une tempête et se brise entre l'île de Bioko et le sud du Cameroun. Seulement six personnes - quatre Burkinabés et deux Nigérians - qui s'étaient accrochées à une planche, ont pu être secourues lundi par des pêcheurs camerounais.
  • Lundi  :
    • Un Britannique, enlevé le 27 novembre dans le sud pétrolier du Nigeria est relâché.
    • Selon un rapport de la SEC des États-Unis, les anciens président et vice-président du Nigeria ont touché des pots-de-vin du géant allemand des télécommunications Siemens qui aurait effectué « des paiements suspects de 12,7 millions de dollars au Nigeria, dont au moins 4,5 millions en pots-de-vin versés pour quatre projets de télécommunication à des officiels, dont Nigeria Telecommunications et le Ministère de la Communication […] environ 2,8 ont été versés sur un compte bancaire à Potomac (Maryland, USA) au nom de la femme d'un ancien vice-président nigérian ». Le rapport ne cite pas directement de noms, mais selon le quotidien nigérian The Punch la période mentionnée pour les "paiements suspects (2000-2001) indique qu'il pourrait s'agir de l'épouse du vice-président de l'époque, Atiku Abubakar, alors que le président en fonction était l'ex-général Olusegun Obasanjo. L'ancien vice-président possèderait une demeure, dans l'État du Maryland, qui avait été perquisitionnée par le FBI début août 2005 dans le cadre d'une enquête de corruption impliquant un membre démocrate du Congrès, William Jefferson[21].
  • Samedi  :
    • Deux expatriés russes travaillant pour le producteur d'aluminium Rusal ont été enlevés dans le delta du Niger.
    • L'organisation Human Rights Watch (HRW) dénonce « au moins 90 exécutions sommaires » par la police et les forces armées lors des récentes émeutes politico-religieuses dans la ville de Jos.
  • Lundi  : la commission des crimes économiques et financiers (EFCC) du Nigeria annonce avoir lancé un mandat contre Mallam Nasir El-Rufai, l'ancien ministre chargé du Territoire de la capitale fédérale (FCT) du temps du président Olusegun Obasanjo, pour « abus de pouvoir » et détournement de 32 milliards de naira (171,6 millions d'euros)[22].

Ouganda[modifier | modifier le code]

  • Mardi  : l'incendie du dortoir d'une école de la banlieue de la capitale Kampala cause la mort de 19 écolières de 7 à 10 ans et de 2 adultes.
  • Jeudi  : selon le Haut commissariat de l'ONU pour les réfugiés, environ 13 000 Congolais se sont réfugiés au cours des deux derniers jours en Ouganda pour fuir les violences dans l'est de la République démocratique du Congo.

Rwanda[modifier | modifier le code]

  • Jeudi  : une Rwandaise de 91 ans a été brûlée vive par un groupe de villageois qui craignaient d'être mis en cause par la justice pour avoir décimé sa famille lors du génocide en 1994.
  • Dimanche  : arrestation en Allemagne de Rose Kabuye, responsable du protocole du président rwandais Paul Kagame; elle faisait l'objet d'un mandat d'arrêt européen émis par la France.
  • Jeudi  : Dennis Polisi, le vice-président de la Chambre des députés, accuse la justice française de « coup d'État » et de « mépris pour les Africains » après l'arrestation en Allemagne avec un mandat d'arrêt français de Rose Kabuye, la directrice du protocole présidentiel rwandais : « C'est un mépris pour les Africains, pour les pays pauvres. Comment un juge européen peut-il s'asseoir dans son bureau et faire arrêter les plus hautes autorités d'un pays ? [...] au moment où des génocidaires se prélassent en Europe sans s'inquiéter, des juges européens s'acharnent contre ceux-là mêmes qui ont arrêté le génocide »[23].
  • Mercredi  : l'Allemagne a remis Rose Kabuye à la justice française qui l'a mise en examen pour « complicité d'assassinats en relation avec une entreprise terroriste » dans le cadre de l'enquête sur l'attentat contre le président Juvénal Habyarimana en 1994, point de départ du génocide qui a fait 800 000 morts. Cette extradition donne lieu à d'importantes manifestations au Rwanda.
  • Lundi  : les autorités judiciaires françaises ont autorisé Rose Kabuye, mise en examen et placée sous contrôle judiciaire en France dans l'enquête sur l'attentat contre le président Habyarimana en 1994, a été autorisée à retourner au Rwanda pour les fêtes.

Sahara occidental[modifier | modifier le code]

  • Dimanche  : vingt huit immigrés clandestins subsahariens en provenance de Mauritanie sont arrêtés dans la région d'El Ayoun par les autorités marocaines alors qu'ils s'apprêtaient à rejoindre l'archipel espagnol des Canaries à bord d'une embarcation de fortune.

Sénégal[modifier | modifier le code]

  • Avril 2008 : le président Abdoulaye Wade annonce avoir demandé à l'Inde d'aider le Sénégal à produire 100 000 tonnes de riz supplémentaires par an de façon à atteindre l'indépendance alimentaire en six ans, pour une consommation de 600 000 tonnes annuelles.
  • Dimanche  : à l'appel de la coalition d'opposition « Pour un Sénégal debout », une manifestation de plusieurs milliers de personnes a été organisée à Dakar pour protester contre la vie chère et le report des élections locales.
  • Samedi  : une polémique se développe autour de propos tenus par l'ambassadeur de France et écrivain, Jean-Christophe Rufin[24] : « Au Sénégal, il est très difficile de garder des secrets. Tout le monde sait tout, ou tout le monde croit tout savoir, donc dit n'importe quoi ».
  • Mardi  : à Kédougou (sud-est), une manifestation de jeunes réclamant des emplois dans le secteur minier, dégénère en échauffourées avec la police. Les militaires appelés en renfort tirent sur la foule tuant 3 personnes.
  • Jeudi  : le président Abdoulaye Wade demande à la France le rappel de son ambassadeur Jean-Christophe Rufin, ce dernier aurait déconseillé au gouvernement français d'accorder « une aide financière massive » sans l'assortir d'« exigences très fermes » et de « l'ouverture d'un dialogue avec l'opposition ». L'aide en question vient d'être accordée sans condition le 10 décembre sous la forme d'un prêt de 125 millions d'euros. Selon le Canard Enchaîné dans son édition du 24 décembre, Jean-Christophe Rufin aurait écrit : « Le président multiplie les voyages planétaires […] et lance des projets somptuaires tels que la statue géante construite actuellement par les Nord-Coréens, dans un inimitable style Kim Il-sung, pour la somme de 14 milliards de francs CFA (21,3 millions d'euros) […] Venir en aide au Sénégal sans lui demander de réformer profondément son système politique reviendrait à fournir à un toxicomane la dose qu'il demande, mais qui le conduit un peu plus sûrement vers sa fin […] Le président Wade et son fils […] font sentir qu'ils disposent de canaux de communication privilégiés de nature "privée" avec le président Sarkozy »[25].

Somalie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : 2008 en Somalie.

Soudan[modifier | modifier le code]

  • Samedi  : le Mouvement islamiste pour la justice et l'égalité (JEM) lance une attaque contre Khartoum, la capitale. L'attaque est dirigée par Souleimane Sandal, la colonne de pick-up a pu parcourir plus de 600 km de désert et fondre sur la capitale sans se faire remarquer. Après d'intenses combats l'armée soudanaise reprend dimanche le contrôle du territoire et les rebelles se regroupent à 70 km au sud.
  • Dimanche  : le président Omar el-Béchir, dans son costume de général, annonce la rupture de ses relations diplomatiques avec le Tchad qu'il accuse d'être le responsable de l'attaque de la veille contre la capitale en réponse au raid lancé en février par des rebelles contre N'Djamena.
  • Dimanche  : accord de cessez-le feu entre le gouvernement et les rebelles.
  • Mercredi  : l'artillerie des rebelles de l'Armée populaire de libération du Soudan (SPLA) pilonne des troupes de l'armée soudanaise à Abyei. Les combats ont duré cinq heures et l'aviation a bombardé les positions rebelles avec leurs avions Antonov en détruisant la moitié de la ville. Trente à cinquante mille personnes se sont réfugiées à une vingtaine de kilomètres de la cité.
  • Mardi  : une météorite de la taille d'une automobile, explose à 37 km de hauteur au-dessus du désert de Nubie, avant de s'écraser au Soudan. Cet astéroïde appelé 2008 TC3 ou « Almahata Sitta » devient le premier objet de ce genre à avoir été découvert avant son impact.
  • Lundi  : 63 journalistes soudanais qui manifestaient en exigeant l'adoption d'une loi sur la liberté d'expression devant le Parlement à Khartoum sont arrêtés et relâchés dans l'après-midi.
  • Samedi  : le président français Nicolas Sarkozy est à Khartoum pour s'entretenir en tête à tête avec le président Omar el-Béchir, pour lui dire que le conflit du Darfour durait « depuis trop longtemps, qu'il fallait prendre des initiatives et qu'il fallait changer les choses ». Ces changements doivent concerner « les rapports entre le Soudan et le Tchad » et « l'intérieur du Soudan, s'agissant des droits de l'homme, s'agissant de la présence de certaines personnes dans son gouvernement ».

Darfour[modifier | modifier le code]

  • Samedi  : plus de douze mille personnes, essentiellement des hommes, fuyant les bombardements et les attaques de l'armée soudanaise et des miliciens janjawid, qui ont repris le contrôle de trois nouvelles localités, ont rejoint le Tchad et les 240 000 réfugiés déjà installés dans les camps. Les nouveaux réfugiés annoncent l'arrivée prochaine de milliers de femmes et d'enfants.
  • Dimanche  : un militaire français de l'Eufor, meurt dans un accrochage avec des soldats de l'armée soudanaise, après que son véhicule tout-terrain s'est égaré de cinq kilomètres en territoire soudanais.
  • Lundi  : le ministère des Affaires étrangères du Soudan réclame 40 000 dollars comme dédommagement financier pour le décès des quatre nomades qui avaient été tués par l'explosion de la grenade qui se trouvait sur le corps du sergent français alors qu'ils tentaient de récupérer le corps du militaire.
  • Jeudi  : selon un rapport des Nations unies, les violences systématiques de l'armée soudanaise et des milices islamistes relève d'une « stratégie militaire délibérée ». Ces raids ont en deux mois causés au moins 115 morts dont des personnes âgées, des handicapés, des femmes et des enfants et poussé plus de trente mille personnes à fuir vers le Tchad.
  • Jeudi  : un chauffeur du Programme alimentaire mondial a été attaqué et tué par un groupe d'hommes armés. Le mois dernier, un autre chauffeur avait aussi été tué dans les mêmes conditions ce qui avait eu pour conséquence de réduire de moitié les livraisons de vivres.
  • Vendredi  : un avion de ligne soudanais s'écrase dans le sud du pays causant la mort de 24 personnes, dont 19 officiers de l'armée et le ministre de la Défense du gouvernement régional semi-autonome du Sud Soudan, Dominic Dim Deng. Selon le vice-président du gouvernement autonome, Salva Kiir, l'accident serait dû au mauvais temps, mais la mort du ministre intervient alors que d'importantes luttes politiques agitent la région autonome.
  • Lundi  : l'armée soudanaise bombarde un village dans le nord du Darfour, détruisant l'école et le marché. Le bilan est de 13 morts dont 7 enfants.
  • Lundi  : des groupes rebelles ont conduit une attaque contre des soldats de la force hybride ONU-UA.
  • Mercredi  : le président soudanais Omar el-Béchir annonce un cessez-le-feu immédiat dans la région du Darfour, où la guerre civile a déjà fait 300 000 morts depuis 2003 selon l'ONU, mais seulement 10 000 selon le gouvernement soudanais.
  • Jeudi  : le procureur de la CPI, Luis Moreno Ocampo, dépose trois demandes de mandats à l'encontre de commandants de groupes rebelles, pour avoir conduit une attaque contre des soldats de la force hybride ONU-UA.
  • Mardi  : selon l'UNICEF, il y a environ 6 000 enfants soldats au Darfour : « Tous les groupes et factions armés au Darfour ont eu recours à des enfants […] Nous avons vu des enfants en uniforme et portant des armes dans pratiquement chacune des forces ». Un jeune de moins de 18 ans est considéré comme un enfant, selon la communauté internationale et la loi soudanaise, mais dans plusieurs cultures tribales, un jeune est perçu comme un adulte après la puberté.

Tanzanie[modifier | modifier le code]

  • 7 avril : l'organisation GAVI Alliance annonce avoir réuni 4 milliards de dollars pour assurer pendant les dix prochaines années une campagne de vaccination (diphtérie, tétanos, polio, rougeole, coqueluche, hépatite B) de tous les enfants du pays., en passant d'une couverture vaccinale de 93 à 100 %.

Tchad[modifier | modifier le code]

  • Vendredi 1er février : près de la capitale N'Djamena, des forces rebelles, soutenues et armées par le Soudan, affrontent l'armée tchadienne.
  • Samedi 2 février : les forces rebelles pénètrent dans la capitale N'Djamena. Les militaires français du dispositif « Épervier » regroupent les mille trois cent français et tous les ressortissants étrangers.
  • Dimanche 3 février : l'armée tchadienne, fidèle au Président Idriss Déby, débute sa contre-attaque et repousse en deux jours les forces rebelles hors de la capitale N'Djamena.
  • Mardi 5 février : cessez-le-feu dans la capitale N'Djamena. Sur proposition de la France, le Conseil de sécurité vote à l'unanimité une déclaration appelant au soutien du « gouvernement légal » tchadien.
  • Samedi 9 février : une colonne de 150 à 200 véhicules de la coalition de rebelles soutenus par le Soudan et suivie par l'armée tchadienne, ont quitté la ville de Mongo à 400 km à l'est de la capitale pour se diriger vers le sud.
  • Vendredi 15 février : le gouvernement tchadien prend un décret établissant l'état d'urgence.
  • Mercredi 27 février : en route vers l'Afrique du Sud, le Président Nicolas Sarkozy fait escale à N'Djamena pour s'entretenir avec le Président Idriss Déby et annonce la création d'une commission internationale sur la disparition des opposants.
  • Samedi 1er mars : le député de l'opposition, Ngarlejy Yorongar, qui avait disparu mystérieusement depuis un mois, aurait réussi à donner un peu de ses nouvelles à sa famille. Il est le chef de la Fédération action pour la République en opposition radicale au président Idriss Déby.
  • Lundi 3 mars : un militaire français de l'Eufor, meurt dans un accrochage avec des soldats de l'armée soudanaise, après que son véhicule tout-terrain s'est égaré de cinq kilomètres en territoire soudanais.
  • Jeudi 6 mars : l'opposant Ngarlejy Yorongar qui avait disparu après l'attaque rebelle du 3 février est arrivé à Paris. Il affirme craindre que l'autre opposant Oumar Mahamat Saleh n'est été tué par les hommes du service de sécurité du président Idriss Déby dans la prison où ils ont été battus et molestés à « coups de poing, coups de crosse, coups de pied ».
  • Jeudi 13 mars : accord de non-agression entre le Tchad et le Soudan[26].
  • Jeudi 20 mars :
    • Début officiel de la mission de l'EUFOR commandée par le général irlandais Pat Nash. Elle devrait compter à terme 3 700 hommes engagés sur le terrain et sécuriser les camps de réfugiés du Darfour disséminés le long de la frontière avec le Soudan. Les populations de ces camps et les tribus tchadiennes vivant dans la zone frontalière sont les premières victimes des milices islamistes soudanaises, janjawits, des règlements de comptes locaux et de personnages sans scrupules.
    • La journaliste Sonia Rolley, correspondante de l'Agence France-Presse et de Radio France internationale est expulsée du pays.
  • Lundi 31 mars : le président Idriss Déby gracie Éric Breteau ce qui lui permet d'être libéré immédiatement de la prison de Fresnes.
  • Jeudi 1er mai : Pascal Marlinge (49 ans), un Français travaillant pour l'association humanitaire britannique « Save the Children », a été tué lors de l'attaque d'un convoi près de la localité de Farchana. Il était marié et père d'une adolescente.
  • Mardi 13 mai : Le chef rebelle Abderaman Koulamallah demande à la France d'être « médiatrice » et de favoriser une « solution globale » à la crise que traverse le pays.
  • Mercredi 11 juin : la guérilla annonce le lancement d'une nouvelle offensive dans l'est du pays contre le « régime décadent » du président Idriss Déby.
  • Samedi 14 juin : une colonne d'une centaine de véhicules de l'Alliance nationale, l'opposition armée tchadienne, s'attaque aux camps de réfugiés de Djabal à proximité de Goz Beïda. Les troupes irlandaises de l'Eufor, prises sous des tirs de roquettes, ont riposté, les rebelles se sont replier vers la cite d'Am-Dam à 110 km plus à l'ouest. Les immenses camps de Djabal accueillent 116 000 réfugiés et déplacés de 17 nationalités, mais sont placés sur le lieu de passage obligé de toute offensive vers la capitale. l'armée tchadienne a pris position avec ses pick-up équipés de mitrailleuses lourdes et de lance-roquettes.
  • Lundi 16 juin : l'armée tchadienne a affronté une colonne de rebelles dans de violents combats près de Biltine à 100 km d'Abéché, la capitale de l'est.
  • Mardi 17 juin : le Tchad accuse le Soudan d'avoir attaqué Adé, une bourgade frontalière contrôlant le passage entre les deux pays. Les rebelles occupent Am Zoer une localité au nord-est d'Abéché après celle de Goz Beïda.
  • Mercredi 18 juin : l'armée tchadienne annonce avoir repris Am Zoer, la colonne rebelle est « totalement détruite » et 160 insurgés auraient été tués.
  • Jeudi  : dans le cadre de l'affaire de l'assassinat du fils du président Idriss Déby Itno, cinq suspects sont arrêtés dont un en Roumanie et les autres à Paris. Selon l'avocat de la famille, « la thèse de l'assassinat politique serait exclue par les enquêteurs qui privilégient la thèse du crime crapuleux ».

Togo[modifier | modifier le code]

Tunisie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : 2008 en Tunisie.

Zimbabwe[modifier | modifier le code]

Article détaillé : 2008 au Zimbabwe.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Le Figaro.fr, L'Afrique a besoin de 65mds$ pour l'eau
  2. Le Figaro.fr, Burkina Faso : 68 morts dans un accident
  3. Le Figaro.fr, Burundi : assassinat d'un enfant albinos
  4. Le Figaro.fr, Cameroun : les rebelles lèvent leur menace de mort
  5. Le Figaro.fr, Centrafique: Patassé reconnait Bozizé
  6. Le Figaro.fr, Congo : violations des droits de l'homme
  7. Le Figaro.fr, RDC : incidents impliquant l'armée
  8. Le Figaro.fr, Droits de l'homme violés en RDC
  9. Le Figaro.fr, RDC : viols en série en toute impunité
  10. Le Figaro.fr, RDC: Ben Affleck au secours des réfugiés
  11. Le Figaro.fr, RDC : massacre à la machette
  12. Le Figaro du Lundi 16 juin 2008, page 6, Gbagbo : « La France a changé d'attitude envers la Côte d'Ivoire »
  13. selon l'hebdomadaire britannique Independant on Sunday
  14. Le Figaro.fr, Éthiopie : la chef de l'opp. emprionnée
  15. Selon le quotidien national L'Union dans son édition du 19 novembre
  16. Le Figaro.fr, Guinée : "funérailles grandioses" à Conté
  17. Le Figaro.fr, Fin du vote en Guinée-Bissau
  18. Le Figaro.fr, Guinée-Bissau: un 1er ministre nommé
  19. Le Monde.fr, Impasse à Nouakchott, malgré la semi-liberté octroyée au président déchu
  20. Le Figaro.fr, Asa remporte le 7e Prix Constantin
  21. Le Figaro.fr, Nigeria : des pots de vin de Siemens
  22. Le Figaro.fr, Nigeria : un ex-ministre détourne 170M€
  23. Le Nouvel Obs.com, Le Parlement accuse la justice française de "coup d'État"
  24. Le Figaro.fr, Dakar: un propos de Rufin fait polémique
  25. Le Figaro.fr, Le président Wade aurait demandé le rappel de l'ambassadeur de France
  26. a et b L'Express.fr, Accord de non-agression entre le Tchad et le Soudan

Voir aussi[modifier | modifier le code]