1re Panzerdivision SS Leibstandarte-SS-Adolf Hitler

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1re Panzerdivision SS Leibstandarte-SS
Adolf Hitler
Image illustrative de l'article 1re Panzerdivision SS Leibstandarte-SS-Adolf Hitler

Création 1933
Dissolution Mai 1945
Pays Flag of the German Reich (1935–1945).svg Troisième Reich
Branche Schutzstaffel SS.svg Waffen SS
Garnison Berlin-Lichterfelde
Guerres Seconde Guerre mondiale
Commandant 1939 : général Sepp Dietrich

La 1re Panzerdivision SS Leibstandarte-SS-Adolf Hitler (en français : « division blindée des gardes du corps SS d’Adolf Hitler »), abrégée LSSAH ou juste LAH, était une unité des Waffen-SS. Elle tint le double rôle d’unité de protection du Führer et de formation de combat. À ce titre, elle fut présente sur tous les théâtres d’opérations, à l’exception de l’Afrique du Nord.

Comme son nom le suggère, la Leibstandarte est née aux débuts du Parti nazi, en tant que garde personnelle d’Hitler. Comme la Waffen SS évolua et devint de plus en plus grande et importante au fil des années 1930, la Leibstandarte se développa à fur et à mesure jusqu'à devenir une Panzerdivision, et reçut sa désignation finale le . Un détachement de la LSSAH était en permanence avec Hitler et assurait sa sécurité.

Connue pour s'être illustrée à de nombreuses reprises sur le plan militaire, la division l'est également pour sa brutalité, ses nombreuses exactions et crimes de guerre. En particulier, son nom reste associé au massacre de Baugnez-Malmedy.

Histoire[modifier | modifier le code]

Naissance[modifier | modifier le code]

La LSSAH est officiellement fondée le par l’officier SS « Sepp » Dietrich, garde du corps personnel d’Adolf Hitler, sous le nom de SS-Stabswache Berlin[1].

Le , dix ans après l’échec du « putsch de la Brasserie » de Hitler, les soldats de deux kommandos de la garde personnelle du Führer du Parti nazi font individuellement le vœu de toujours le servir, et reçoivent officiellement l’appellation de Leibstandarte Adolf Hitler[2].

Il est à noter que le blason de la Leibstandarte Adolf Hitler représente un passe-partout, qui se dit Dietrich en allemand.

Le quartier général de la 1.SS Panzer-Division Leibstandarte Adolf Hitler est situé à Berlin, dans le quartier de Lichterfelde, où elle occupe les locaux de l’ancienne Hauptkadettenanstalt, l’école d’officiers la plus prestigieuse de Prusse, fermée en 1920 après le traité de Versailles et abritant aujourd'hui les archives fédérales allemandes (Bundesarchiv). 52° 25′ 53.33″ N, 13° 17′ 57.23″ E

La Leibstandarte occupe aussi une autre caserne au Berghof dont elle est chargée de la protection.

L’élimination de la SA et la montée en puissance de la LSSAH[modifier | modifier le code]

Troupes de la Leibstandarte en 1939.

Début 1934, Himmler, le Reichsführer-SS renomme la Leibstandarte en Leibstandarte SS Adolf Hitler.

Le , deux compagnies de la LSSAH sous le commandement de Jürgen Wagner et d’Otto Reich sont envoyées à Munich, en préparation de l’élimination de dirigeants de la SA.

Avec des unités de la Landespolizeigruppe de Hermann Goering et des SS-Totenkopfverbände, elles participent à la nuit des Longs Couteaux, ordonnée par Hitler, pour déjouer un prétendu complot de la SA, monté de toutes pièces par Goering, Himmler et Heydrich. Le , Hitler rejoint Dietrich et un détachement de la Leibstandarte pour se rendre à Bad Wiessee et commander personnellement l’arrestation de Röhm, le chef de la SA, qui est assassiné par Theodor Eicke. Les unités de la LSSAH participent activement à la répression qui fait environ 150 victimes.

En récompense de son action, la Leibstandarte SS Adolf Hitler est portée à la taille d’un régiment et motorisée.

La LSSAH assure la garde d’honneur de la Chancellerie du Reich à Berlin, du Berghof à Berschtesgaden ainsi que de tous les lieux où se rend le Führer lors de ses déplacements, nombreux à cette époque de même que lors des grands rassemblements du Parti nazi à Nuremberg ou Munich.

Elle participe à la remilitarisation de la Rhénanie, puis à l’Anschluss, à l’invasion du territoire des Sudètes et à celle de la Tchécoslovaquie.

En , elle organise le Leibstandarten-Ball au zoo de Berlin. Josef Dietrich y accueille des artistes célèbres comme Hans Albers, Heinrich George et Käthe von Nagy et l’invité d’honneur est le commandant-en-chef de l’armée, Walther von Brauchitsch.

Quand Hitler ordonne la formation de divisions SS à la mi-1939, la Leibstandarte garde sa spécificité et n'est donc pas réorganisée.

Campagne de Pologne[modifier | modifier le code]

La LSSAH est intégrée à la 17e division d'infanterie du XIIIe corps d’armée, au groupe d’armées Sud, la 10e armée (Allemagne). Elle est composée de 15 compagnies motorisées, environ 3000 hommes. Le , elle est stationnée en Breslau.

Elle combat aux côtés des troupes de la Wehrmacht, mais aussi de celles de la SS-Division Verfügungstruppe (SS-VT), la future 2e Panzerdivision SS Das Reich.

En elle entre en Pologne. Le elle atteint Lodz.

Campagne des Pays-Bas[modifier | modifier le code]

La Leibstandarte est à nouveau engagée dans la campagne de . Elle se compose de 4000 hommes, 20 compagnies motorisées, une compagnie de panzers de reconnaissance, d'une compagnie de motocyclistes et d'une compagnie d'artillerie composé de 4 obusiers de 105.

Le 10 mai, sans déclaration de guerre, les troupes allemandes envahirent le territoire des Pays-Bas. La surprise fut totale et l’armée néerlandaise ne put opposer qu’une résistance désespérée mais héroïque. La LSSAH reçut pour objectif de s’emparer du port de Rotterdam ; le celui-ci fut bombardé par la Luftwaffe, malgré la reddition de la ville quelques heures auparavant.

Le 14 mai, le général Kurt Student et le lieutenant-colonel Dietrich von Choltitz traversent la ville de Rotterdam et négocie la capitulation de la ville avec l'armée hollandaise dans la mairie, pendant ce temps la LSSAH débouche sur la place et tire sur une centaine de soldats hollandais alors que la capitulation était signée. Kurt Student est accidentellement blessé à la tête par un tir de la Waffen-SS.

Campagne de France[modifier | modifier le code]

Himmler inspectant un char de la 1re SS Division, Metz ().

Lors de cette campagne, des membres de la LSSAH assassinent 85 prisonniers britanniques à Wormhout dans le Nord en [3]. Au mépris de la Convention de Genève[4], les SS enferment les prisonniers dans une grange et y jettent des grenades. Seuls une quinzaine de prisonniers en réchapperont. La division se rassemble ensuite à 40 km de Cambrai, le . Elle atteint Soissons le , et Villers-Cotterêts le . La division poursuit sa percée vers Nevers. Le , elle atteint Moulins dans l'Allier. Le , la Leibstandarte prend Clermont-Ferrand. Elle se dirige ensuite vers Saint-Étienne. Le , l'armistice est conclu entre le IIIe Reich allemand et la France. Une parade militaire est prévue à Paris mais le projet est bientôt abandonné[5].

La Leibstandarte SS Adolf Hitler stationne à Metz, en Lorraine annexée, à partir du . La division SS, dont les pertes s'élevaient à près de 500 hommes[6] (environ 110 tués et 390 blessés), est réorganisée à Metz. Elle est renforcée de quelques bataillons et compte alors 6 500 hommes (1 SS-Artillerie-Regiment, 1 SS-Pionier-Bataillon, 1 SS-Aufklärungs-Abteilung, 1 SS-Nachrichten-Kompanie, 1 SS-Bataillon). La division reçoit un nouvel étendard le , au fort de Plappeville sur les hauteurs de Metz, en présence de Sepp Dietrich et du Reichsführer-SS Heinrich Himmler[7]. Des éléments du régiment reçoivent un entraînement spécial dans le cadre de l’opération Seelowe. La division s'entraîne dans la vallée de la Moselle et sur les coteaux alentours. Une fois cette opération annulée, la Leibstandarte est dirigée au début de [8] vers un autre théâtre d’opérations, en l'occurrence les Balkans.

Campagne des Balkans[modifier | modifier le code]

L’opération Marita débuta le . Son objectif était d’aider l'armée italienne, qui n’avait pas réussi à s’emparer de la Grèce, bien que Mussolini la jugeât comme un adversaire de seconde zone. Non seulement les Grecs résistèrent, mais ils passèrent à l’offensive et menaçaient ainsi de conquérir l'Albanie, ce qui aurait été une catastrophe militaire et politique pour Mussolini.

L’Obersturmbannführer Kurt Meyer se fit remarquer lors de cette campagne par la prise de Patras et son avancée éclair dans le Péloponnèse au sein du bataillon de reconnaissance.

Après la campagne des Balkans, la LSSAH fut à nouveau réorganisée pour atteindre une taille équivalente à celle d'une brigade.

Opération Barbarossa[modifier | modifier le code]

Le marque le début de l’opération Barbarossa. Le régiment progressa sur près de 960 km à travers le territoire soviétique, en atteignant et s’emparant de Rostov à la fin 1941. L’hiver russe l’obligea à se replier et à abandonner la ville qui fut reprise par la Wehrmacht au printemps 1942.

Formation de la division[modifier | modifier le code]

Le , la LSSAH est à nouveau réorganisée et renommée « SS-Division (mot.) Leibstandarte SS-Adolf Hitler ». Avec ordre du et effet du , la division est à nouveau renommée en « Panzergrenadier-Division Leibstandarte SS-Adolf Hitler ». Au contraire des divisions de ce type de la Wehrmacht, la LSSAH avait après cette reforme l'organisation d'une division blindée à trois régiments avec toutes les troupes de supports habituelles à ce type de formation.

Occupation de la ligne de démarcation[modifier | modifier le code]

Bataille de Kharkov & Belgorod[modifier | modifier le code]

Lors de la bataille de Kharkov, après une résistance acharnée et malgré un ordre de Hitler, la Leibstandarte se replie et va reprendre Kharkov un mois plus tard.

Campagne d’occupation du Nord de l’Italie[modifier | modifier le code]

En 1943, la division est transférée en Italie du Nord pour participer au désarmement de l'armée italienne. À cette occasion, Joachim Peiper, commandant un détachement de la Leibstandarte, se rend responsable, dans le village de Boves, de l’exécution de 23 civils, en représailles de la capture de deux de ses hommes. Peiper fait mandater deux émissaires italiens en promettant qu’en échange des deux sous-officiers il n’y aura pas de représailles. Or, quand, vers 15 h, les deux SS sont rendus à leur chef, celui-ci décide d’abattre les civils et fait brûler les deux émissaires afin de les rendre méconnaissables. Leur identification ne fut rendue possible que grâce aux prothèses dentaires du curé ainsi qu'aux clés de la sacristie qu’il portait sur lui[9].

Numérotation des unités des Waffen-SS[modifier | modifier le code]

Le , toutes les unités des Waffen-SS étaient numérotées. Avec cette réforme, la division était à nouveau redésignée, cette fois en 1. SS-Panzer-Division "Leibstandarte-SS-Adolf-Hitler". Ses régiments eux aussi étaient redésignés en SS-Panzer-Grenadier-Regiment 1 "LSSAH", SS-Panzer-Grenadier-Regiment 2 "LSSAH" et SS-Panzer Regiment 1. Il en allait de même pour toutes les autres unités divisionnaires qui prenaient le numéro 1. Cette réforme ne comportait aucune réorganisation puisque la division avait de fait l'organisation d'une division blindée depuis .

Front de l’Est (Kharkov, Koursk, Jitomir)[modifier | modifier le code]

En 1943, Troisième bataille de Kharkov, la Leibstandarte fut engagée dans les trois grandes manœuvres offensives de l'armée allemande. Elle y démontra encore une fois sa remarquable qualité et détruisit plus de 1 000 blindés soviétiques entre et sur les trois théâtres.

Au début de l'hiver, la division (alors Panzergrenadier-Division Leibstandarte SS-Adolf Hitler) arriva à Jitomir. Elle y livra des combats si furieux qu’à la fin de , la Leibstandarte SS Adolf Hitler n'avait plus que trois chars opérationnels. Elle échappa de peu à l’anéantissement après avoir été bloquée dans la poche de Kamenets-Podolski, mais les survivants furent secourus par l’intervention des 9. Hohenstaufen et 10. Frundsberg SS-Panzerdivision.

La Leibstandarte SS Adolf Hitler était décimée, tous ses chars lourds étaient détruits et ses meilleurs équipages perdus ; en elle fut retirée du front et envoyée en Belgique pour y stationner et y être reconstituée.

Bataille de Normandie[modifier | modifier le code]

Chars Tiger I de la Leibstandarte près de Villers-Bocage ().

Alors qu'elle était stationnée en Belgique, la division reçut début l’ordre de rejoindre la région de Caen, en Normandie, afin de tenter de repousser les Alliés à la mer. La route vers le front fut longue et soumise aux attaques incessantes de l’aviation anglo-américaine.

La Leibstandarte prit part à l’opération Lüttich, où Mortain lui fut assigné comme objectif. L’opération se révéla un échec puisque la division fut effectivement détruite dans la poche de Falaise. L'unité avait alors perdu quelque 5 000 hommes et la quasi-totalité de son équipement lourd.

Reconstitution à Siegburg[modifier | modifier le code]

En , la division fut reconstituée à Siegburg en Allemagne.

Offensive des Ardennes[modifier | modifier le code]

Pendant l'offensive des Ardennes, la Leibstandarte avait pour mission de s’emparer des ponts de la Meuse et permettre ainsi à l'offensive de poursuivre son objectif principal qui était le port d'Anvers.

Le colonel Joachim Peiper se trouva à la tête d'un Kampfgruppe à l'avant-garde de la percée que son corps d'armée était supposé réaliser. Le , au carrefour de Baugnez, à 4 km au sud de Malmedy, le Kampfgruppe Peiper se rendit coupable de l'exécution de sang-froid de plus de 70 soldats américains qui avaient été faits prisonniers et désarmés.

En fait, durant toute son avance, le Kampfgruppe Peiper va se rendre coupable de nombreux massacres de prisonniers de guerre. En outre, l'assassinat de 130 civils belges lui a été imputé dans la région de Stavelot et de Trois-Ponts.

Dans son avance à tout prix vers la Meuse, Peiper fit l'erreur de ne pas protéger ses arrières. C'est pour cette raison que les troupes américaines parvinrent le à reprendre le pont qui permet de franchir l'Amblève à Stavelot. Ce fait condamnait à terme l'offensive du Kampfgruppe Peiper puisque le pont de Stavelot était le seul qui permettait de faire passer l'approvisionnement en carburant et en munitions. En outre, cette action empêchait Peiper de recevoir des renforts.

Par ailleurs, les troupes américaines du génie firent sauter tous les ponts qui auraient permis à Peiper d'emprunter des routes lui offrant un accès rapide aux ponts de la Meuse. En conséquence, il fut contraint de faire route dans la vallée sinueuse et encaissée de l'Amblève, en aval de Stavelot, où l'aviation alliée lui infligea par ailleurs de lourdes pertes. Dans ces conditions, l'offensive ne pouvait que s'enliser, contraignant les SS à abandonner tout leur matériel roulant à La Gleize et à regagner leurs lignes à pied. Bien qu'impressionnante, la chevauchée de Peiper n'eut en fait aucune incidence sur le sort de la bataille, la 6e armée SS de Sepp Dietrich n'ayant pu percer comme prévu le front allié dans la région d'Elsenborn.

Bataille du lac Balaton[modifier | modifier le code]

La division, qui faisait toujours partie de la sixième armée SS, se vit assigner comme objectif la libération de la ville de Budapest, alors encerclée par l’Armée rouge, lors des offensives Konrad 1, 2 et 3. Puis, en , lors de l'opération Frühlingserwachen, l'unité fut engagée dans la reconquête des puits de pétrole hongrois situés à l'est du lac Balaton. Après cette offensive, vouée comme les autres à l'échec en dépit de quelques succès initiaux, la division connut une crise de moral, à la suite de laquelle Hitler, informé, ordonna de retirer son nom des brassards que portaient les hommes de cette unité prestigieuse[10].

En effet, la Leibstandarte ne s'était pas encore remise de la bataille des Ardennes, comme d'ailleurs la plupart des autres divisions ayant été engagées dans cette opération. En outre, l’offensive s'était heurtée à des conditions météorologiques défavorables, la pluie ayant transformé les routes et chemins en véritables bourbiers. Budapest ne fut pas reconquise et, aucune attaque supplémentaire ne pouvant être envisagée, la division se replia sur Vienne, que Hitler lui donna l'ordre de défendre coûte que coûte.

La défense de Vienne et Wiener Neustadt[modifier | modifier le code]

Le Brigadeführer Kumm, bien conscient de l’incapacité dans laquelle se trouvait son unité de remplir la mission qui lui avait été confiée, à savoir défendre Vienne, où sa division se trouvait face à toute une armée, décida d'abandonner la ville malgré l’ordre de Hitler.

La division reçut alors les nouveaux officiers promus de l'école de Bad Tölz pour renforcer ses effectifs. Les hommes de la Leibstandarte menèrent de durs combats pour défendre la ville de Wiener Neustadt.

Capitulation[modifier | modifier le code]

Ayant perdu ce qui lui restait de potentiel offensif à Wiener Neustadt, la Leibstandarte prit la fuite vers l’ouest afin de ne pas tomber aux mains des Soviétiques qui risquaient de lui faire payer chèrement les exactions dont elle s’était rendu coupable sur le front de l'Est. Elle mena encore quelques simulacres de combats défensifs contre l’armée américaine avant de se rendre en à Steyr.

Liste des commandants successifs[modifier | modifier le code]

Début Fin Grade Nom
Obergruppenführer Joseph Sepp Dietrich
Brigadeführer Theodor Wisch
Brigadeführer Wilhelm Mohnke
Brigadeführer Otto Kumm

Ordre de bataille[modifier | modifier le code]

Au 30 juin 1941[modifier | modifier le code]

Leibstandarte SS-Adolf Hitler

  • Regimentstab (SS-Gruppenführer Josef Dietrich)
  • I.Infanterie-Bataillon (mot) - (SS-Sturmbannführer Fritz Witt)
  • II.Infanterie-Bataillon (mot) - (SS-Sturmbannführer Theodor Wisch)
  • III.Infanterie-Bataillon (mot) - (SS-Sturmbannführer Weidenhaupt)
  • IV.Infanterie-Bataillon (mot) - (SS-Sturmbannführer Jahnke)
  • V.Infanterie-Battaillon (mot) - (SS-Sturmbannfuhrer Van Bibber) détaché à Berlin
  • schweres Infanterie Bataillon (mot) - (SS-Sturmbannführer Steineck)
  • FlaK-Abteilung Leibstandarte SS Adolf Hitler - (SS-Hauptsturmführer Bernhard Krause)
  • Panzer-Abteilung Leibstandarte SS Adolf Hitler - (SS-Sturmbannführer Georg Schönberger)
  • SS-Pionier-Abteilung Leibstandarte SS Adolf Hitler (mot) - (SS-Sturmbannführer Christian Hansen)
  • SS-Aufklärungsabteiling Leibstandarte SS Adolf Hitler - (SS-Sturmbannführer Kurt Meyer)

En 1942[modifier | modifier le code]

  • Infanterie-Regiment 1 LSSAH
  • Infanterie-Regiment 2 LSSAH
  • Panzer-Abteilung LSSAH
  • Artillerie-Regiment LSSAH
    • Aufklärungs-Abteilung LSSAH
    • Panzerjäger-Abteilung LSSAH
    • Sturmgeschütz-Abteilung LSSAH
    • Flak-Abteilung LSSAH
    • Pionier-Bataillon LSSAH
    • Panzer-Nachrichten-Abteilung LSSAH
    • Versorgungs-Einheiten LSSAH

En 1944 sur le front ouest[modifier | modifier le code]

  • SS Panzer-Regiment 1 qui formera en partie le Kampfgruppe Peiper
  • SS Panzer-Grenadier-Regiment 1 L. A. H.
  • SS Panzer-Grenadier-Regiment 2 L. A. H.
  • SS Panzer-Artillerie-Regiment 1
    • SS Flak Artillerie-Abteilung 1
    • SS Nebelwerfer-Abteilung 1
    • SS Sturmgeschütz-Abteilung 1
    • SS Panzer-Aufklärungs-Abteilung 1
    • SS Panzerjäger-Abteilung 1
    • SS Panzer-Pionier-Bataillon 1
    • SS Panzer-Nachrichten-Abteilung 1
      • SS Versorgungs-Einheiten 1
    • SS Feldersatz-Bataillon 1

Théâtres d'opération[modifier | modifier le code]

A compléter L’unité devient l’équivalence d’un régiment d'infanterie motorisé en et participe à :

En elle devient l'équivalent d'une brigade et participe à :

L’unité devient Panzergrenadier Division en et reçoit une compagnie de Tigre I.

L’unité devient Panzerdivision en et reçoit ses premiers Panther.

Exactions[modifier | modifier le code]

Le second bataillon de cette unité commet notamment le meurtre de 85 prisonniers à Wormhout en . Ni le commandant Sepp Dietrich ni le capitaine du second bataillon Wilhelm Mohnke n'ont été jugés pour ce crime de guerre, la justice allemande ayant estimé que les preuves étaient insuffisantes après plusieurs réexamens du dossier[11],[12].

Sur le front de l’Est lors de l’hiver 1941-1942, la Leibstandarte est responsable de nombreuses exécutions de prisonniers soviétiques. Ces crimes n’étaient pas des actes isolés, le commandant de la division Sepp Dietrich ayant demandé d’abattre les commissaires politiques (Kommissar Befehl de Hitler) quand ils tombaient aux mains de ses hommes, il fut prouvé que l’ordre s’étendit régulièrement à tous les prisonniers. La liste exacte des victimes de la division n’est pas connue.

En , les SS de la Leibstandarte sont responsables de meurtres de civils à Boves, dans le Piémont. Après la guerre les responsables plaideront que ces exécutions ont été commises dans le cadre de la lutte anti-partisane ; or il a été prouvé lors du procès qu'il n’y avait aucune justification légitime étant donné que les exécutions eurent lieu après des négociations ayant permis la libération des SS détenus par les résistants italiens.

Si le massacre de Baugnez, durant la bataille des Ardennes en 1944, peut être considéré comme une transposition à l’Ouest des pratiques courantes sur le front de l’Est (ce qui ne justifie rien), où les prisonniers de guerre soviétiques, considérés comme des Untermenschen par l’idéologie nazie, étaient généralement massacrés ou condamnés à périr par la faim et les mauvais traitements, l’assassinat des prisonniers britanniques à Wormhoudt est largement antérieur aux comportements observés sur le front de l’Est : il résulte vraisemblablement de l’endoctrinement des troupes pour qui un combattant ennemi est aussi un adversaire du Reich, et donc de la nation allemande, qui mérite d’être éliminé.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Georges H. Stein, Histoire de la Waffen SS, Paris, Sock, Le Livre de Poche, 1977, p 18
  2. G. Stein, op. cit., p. 29.
  3. Guido Knopp, Les SS, un avertissement de l’histoire, Paris, Presses de la Cité, 2006, p. 286
  4. Convention de Genève du relative au traitement des prisonniers de guerre.
  5. George H. Stein, The Waffen SS: Hitler's elite guard at war, 1939-1945 (page 89, note 81)
  6. George H. Stein, The Waffen SS: Hitler's elite guard at war, 1939-1945 (page 88) : selon l'auteur, les pertes de la division s’élèvent à 132 tués, 527 blessés et 45 disparus le .
  7. George H. Stein, The Waffen SS: Hitler's elite guard at war, 1939-1945, 1984 (page 28, note 4:Ansprache des Reichsführers SS aus Anlass der Übergabe der Führer-standarte an die Leibstandarte 'Adolf Hitler', Metz, Fort Alvensleben, am 7. September 1940, RFSS/T-175, 90/2612641ff.)
  8. George H. Stein, The Waffen SS: Hitler's elite guard at war, 1939-1945 (page 114)
  9. Roger_Martin 1994, p. 50-51
  10. P. Masson, Histoire de l'armée allemande, p. 459.
  11. (en) Stephen Ward, « SS oath of silence foiled massacre inquiry: Papers show investigators were certain that officer ordered killing of up to 90 British prisoners », The Independent,‎ (lire en ligne)
  12. (en) Nigel Cawthorne, The Story of the SS, Arcturus Publishing, (ISBN 9781848589476, lire en ligne), p. 83

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (fr) Roger Martin, L'affaire Peiper, Editions Dagorno, , 173 p. (ISBN 2-910019-07-1)
    Contient quelques extraits mineurs de la déclaration de Peiper, avec des coupures non signalées, p.81-83
  • Tessin, Georg. Verbände une Truppen der deutschen Wehrmacht und Waffen-SS 1939-1945. Biblio Verlag, Osnabrück.
  • Höne, Heinz L’Ordre noir, histoire de la SS. Casterman, Tournai, 1972.
  • Guido Knopp. Les SS, un avertissement de l’histoire. Presses de la Cité, Paris, 2006. (ISBN 978-2-258-06417-1)
  • Leleu, Jean-Luc. La Waffen-SS. Soldats politiques en guerre. Perrin, Paris, 2007 (ISBN 978-2-262-02488-8)
  • Philippe Masson, Histoire de l'Armée allemande 1939-1945, Perrin, Paris, 1994, ISBN 2-262-01355-1.
  • J-Ph. Mavournel, Dossier spécial: Leibstandarte, revue Ligne de Front no.7, 2007
  • Georges H. Stein, Histoire de la Waffen SS, Paris, Sock, Le Livre de Poche, 1977 (1re édition (en) 1966) (ISBN 978-2-253-01763-9)
  • Charles Trang, Leibstandarte tome 1 1933-1942, Bayeux, Éditions Heimdal, 2007
  • Charles Trang, Leibstandarte tome 2 1943-1945, Bayeux, Éditions Heimdal, 2009
  • Charles Trang, Leibstandarte Archives, Bayeux, Éditions Heimdal, 2009
  • Charles Trang, Dictionnaire de la Leibstandarte, Bayeux, Éditions Heimdal, 2011
  • Charles Trang, Kriegsberichter Augustin, Bayeux, Éditions Heimdal, 2009
  • Charles Trang, Kriegsberichter Roth, Bayeux, Éditions Heimdal, 2008
  • Mathieu Longue, Kampfgruppe Knittel Leibstandarte Ardennes 1944 : L'odyssée de la SS-Aufklärungs-Abteilung 1 en terre ardennaise (16-), Bayeux, Éditions Heimdal, 2010
  • Ouvrage collectif, Leibstandarte SS, La garde personnelle d'Adolf Hitler au combat, Bayeux, Éditions Heimdal, 1996
  • Jean Mabire, Les Panzers de la Garde Noire, Paris, Témoignages pour l'histoire, 1999

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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