1er régiment de grenadiers à pied de la Garde impériale

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Ne pas confondre avec le 1er régiment de grenadiers (Belgique)
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1er régiment de grenadiers à pied de la Garde impériale
Image illustrative de l’article 1er régiment de grenadiers à pied de la Garde impériale
Dessin d'Hippolyte Bellangé représentant un soldat et un officier du 1er régiment de grenadiers à pied de la Vieille Garde.

Création 1799
Dissolution 1815
Pays Drapeau de la France France
Allégeance Drapeau de l'Empire français Empire français
Branche Grande Armée
Type Régiment
Rôle Infanterie
Fait partie de Garde impériale
Guerres Guerres de la Révolution française
Guerres napoléoniennes
Commandant Higonet (1804)
Dorsenne (1805-1807)
Michel (1807-1813)
Petit (1813-1815)

Le 1er régiment de grenadiers à pied de la Garde impériale est un régiment d'élite de la Grande Armée des guerres napoléoniennes. Il fait partie de la Garde impériale et il est l'une des quatre seules véritables unités de la Vieille Garde (avec le 1er chasseurs à pied, les chasseurs à cheval et les grenadiers à cheval). Il s'agit du plus ancien régiment d'infanterie de la Grande Armée.

Historique du régiment[modifier | modifier le code]

Le général Claude-Étienne Michel, qui commanda le régiment de 1807 à 1813, fut tué à Waterloo lors de l'attaque de la Garde sur le Mont-Saint-Jean.
  • 1799 - Grenadiers à pied de Garde des consuls
  • 1804 - Régiment de grenadiers à pied de la Garde consulaire
  • 1805 - Régiment de grenadiers à pied de la Garde impériale
  • 1806 - 1er régiment de grenadiers à pied de la Garde impériale
  • 1814 - Dissout et recréé sous le nom de Corps royal des grenadiers de France
  • 1815 - Reformé et nommé, 1er régiment de grenadiers à pied de la Garde impériale

Chef de corps[modifier | modifier le code]

Une des plus valeureuses unités de combat[modifier | modifier le code]

Ce régiment, ainsi que le 1er chasseurs, peut être qualifié de la plus valeureuse des unités de combat des guerres napoléoniennes et parmi l'une des plus valeureuses de tous les temps. Les hommes composant ce régiment avaient des années de services derrière eux ce qui fait qu'ils étaient immunisés aux horreurs de la guerre et avaient fatalement participé à de nombreuses campagnes. La plupart de ses soldats combattaient déjà durant la Première Coalition.

D'Austerlitz à Waterloo les vétérans du 1er grenadiers n'ont jamais reculé devant l'ennemi. Lors de la retraite de Waterloo, ils ne le firent que parce que Napoléon le leur ordonna.

À Waterloo, quatre sur dix sont légionnaires (récipiendaires de la légion d'honneur). Presque tous ont plus de quatorze ans de service et les soldats à trois brisques n'y sont pas rares (la brisque est un chevron qui se porte sur la manche entre le coude et l'épaule, chacune d'entre elles indique que son possesseur a effectué sept ans de service).

Bataille de Waterloo[modifier | modifier le code]

Les grenadiers de la Vieille Garde au combat, reconnaissables grâce au bonnet d'oursin, caractéristique des régiments d'élite de la Garde (par Bellangé, vers 1900).

À Rossome, les deux impressionnants carrés du 1er grenadiers de la Garde font blocs. C'est le corps d'élite de la Garde, l'élite de l'élite, la crème de la crème, ainsi que disent les Anglo-saxons. Le régiment a pris position devant la maison Decoster à gauche et à droite de la route.

Autour d'eux, le sol est jonché de cadavres et de chevaux d'imprudents ennemis venus provoquer ces briscards. Il y a aussi des cadavres de Français qui voulaient chercher protection à l'intérieur des carrés. La sûreté des carrés est à ce prix. « Nous tirions sur tout ce qui se présentait, amis ou ennemis, de peur de laisser rentrer les uns avec les autres, c'était un mal pour un bien » dira le général Petit, commandant ce régiment. Les carrés sont débordés par la droite ou par la gauche, toutes les charges ennemies sont repoussées.

Ces deux bataillons tiennent tête à deux armées. L'Empereur qui à un moment a trouvé refuge dans l'un de ces carrés, ordonne de quitter la position. Le 1er grenadiers commence sa retraite couvrant les arrières du fantôme de l'armée. Il s'arrête tous les 200 mètres environ pour rectifier la face des carrés et pour repousser l'ennemi qui depuis un moment hésite de plus en plus à charger ces redoutes vivantes. Qu'importe, ils sont victorieux. La bataille est presque terminée, et personne n'a envie d'en être le dernier mort. L'empereur va rejoindre le 1er bataillon du 1er chasseurs de Duuring, apprend qu'il a repoussé une attaque prussienne qui visait à couper la retraite de l'armée. Il lui ordonne de suivre la colonne en marche, et de se placer juste avant les grenadiers, qui ferment la marche. Plus tard, les grenadiers du 1er régiment de la Garde se mirent en colonne par section, l'ennemi n'osant plus l'attaquer. Blessée à mort, la Garde l'impressionne toujours. L'épopée militaire impériale vient de s'achever.

Batailles et campagnes[modifier | modifier le code]

Inscriptions au drapeau : règlement de 1812[modifier | modifier le code]

Bataille d'Essling : sur cette peinture de Fernand Cormon, on voit au centre des grenadiers à pied de la Garde et des officiers du régiment, dont un gît à terre grièvement atteint à la jambe. À gauche, les tambours du 1er grenadiers. Enfin, derrière ces personnages, se distingue une ligne de grenadiers qui assistent au combat se déroulant devant eux.
  • Marengo (1800)
  • Ulm (1805)
  • Austerlitz (1805)
  • Iéna (1806)
  • Eylau (1807)
  • Friedland (1807)
  • Eckmuhl (1809)
  • Essling (1809)
  • Wagram (1809)
  • Smolensk (1812)
  • La Moskowa (1812)
  • Vienne (1809)
  • Berlin (1806)
  • Madrid (1808)
  • Moscou (1812)
  • À cette date, seuls les noms des villes ou des batailles sont inscrits sur la soie du drapeau.

Personnalités ayant servi au régiment[modifier | modifier le code]

Drapeaux[modifier | modifier le code]

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Autres unités de la Garde impériale[modifier | modifier le code]

Voir la Liste des unités de la Garde impériale (Premier Empire)

Notes et références[modifier | modifier le code]

Source[modifier | modifier le code]

Waterloo

Les armées durant les guerres napoléoniennes (en anglais)