1830 en Belgique

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Chronologie de la Belgique

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Chronologie[modifier | modifier le code]

  • 16 mars : parution à Liège du premier numéro de la Revue belge, périodique littéraire.
  • 30 avril : le journaliste libéral Louis de Potter est accusé de complot contre l'État et d'incitation à la rébellion. Il est condamné par la cour d'assises de Bruxelles à un bannissement de huit ans. Ses amis Jean-François Tielemans et Adolphe Bartels sont condamnés à sept ans de bannissement et l'imprimeur Jean-Baptiste De Nève à cinq ans.
  • 4 juin : le roi Guillaume Ier des Pays-Bas rétablit la liberté totale des langues dans les provinces flamandes et dans les arrondissements de Bruxelles et Louvain.
  • 8 août : Guillaume Ier ouvre l’exposition de Bruxelles. Le souverain du royaume des Pays-Bas rentre à La Haye le 12 août après avoir donné une attention toute particulière aux objets exposés[1].
La révolution belge de 1830
  • 25 août : échauffourées au théâtre de la Monnaie après une représentation de La Muette de Portici. Les émeutiers saccagent le siège du journal pro-gouvernemental Le National et la demeure de divers agents gouvernementaux. Début de l'insurrection belge (1830-1831). Le soulèvement bruxellois contre le pouvoir néerlandais mène à des combats contre les troupes royales qui conduiront à l'indépendance de la Belgique.
    • Depuis l'amalgame forcé de la Belgique et des Pays-Bas, décidé en 1815 par les grandes puissances au Congrès de Vienne, la politique maladroite des Hollandais a entraîné, depuis des années, l'hostilité croissante des Belges. Celle-ci va éclater à Bruxelles, à l’occasion de la représentation de l'opéra d'Auber La Muette de Portici au théâtre de la Monnaie[2], Le sujet de cet opéra exaltant l'esprit de liberté populaire, soulève un mouvement de foule qui entraîne des émeutes dirigées contre les résidences de ministres hollandais à Bruxelles et de collaborateurs du régime. L'imprimerie du journal gouvernemental le National est mise à sac. Les 26 et 27, les mouvements de foule, avant tout ouvriers, sont pris en charge par des intellectuels radicaux férus d'idées démocratiques. Mais la destruction de machines provoque la création d'une garde bourgeoise chargée de rétablir l'ordre[3].
  • 26 août :
    • Protestations sociales à Bruxelles. Les émeutiers attaquent des fabriques et détruisent des machines.
    • Marie Abts confectionne les premiers drapeaux belges.
  • 27 août : constitution d'une garde bourgeoise pour rétablir l'ordre.
  • 28 août : le conseil de la garde bourgeoise de Bruxelles envoie une adresse au roi pour exprimer ses griefs. Émeutes à Verviers. Création d'une garde bourgeoise et d'une commission de sûreté à Namur. Création d'une garde bourgeoise à Dinant.
  • 30 août : Guillaume Ier ordonne l'envoi de troupes aux portes de Bruxelles. Création d'une garde bourgeoise et d'une commission de sûreté à Huy.
  • 31 août : l'armée stationne à Vilvorde.
  • 1er septembre : le prince Guillaume entre dans Bruxelles, sous la protection de la garde bourgeoise.
  • 3 septembre : la commission de sûreté de Namur envoie une adresse au roi.
  • 4 - 7 septembre : le mouvement s’amplifie, des barricades apparaissent et l'insurrection reçoit le soutien de 400 Liégeois menés par Charles Rogier[4].
  • 5 septembre : une délégation de modérés rencontre Guillaume Ier à La Haye.
  • 7 septembre : arrivée de Charles Rogier et d'autres Liégeois à Bruxelles.
  • 12 septembre : fondation de la « Réunion centrale », club révolutionnaire et républicain. Parmi les fondateurs, T. Van Mons et T. Pardon, avocat.[5]
  • 20 septembre :
    • la Réunion centrale prend le pouvoir en tant que régime provisoire.
    • la garde bourgeoise de Bruxelles, formée d’éléments modérés, est désarmée par les émeutiers. Le chef de la garde, Emmanuel d'Hooghvorst se range avec le peuple et organise les insurgés[6], cependant que de nombreuses villes et provinces belges se soulèvent.
  • 22 septembre : arrivée de l'armée néerlandaise à Bruxelles sous le commandement du prince Frédéric.
  • Du 23 au 27 septembre :
  • 23 - 26 septembre : « Journées de Septembre ». Combats dans les rues de Bruxelles entre les troupes néerlandaises et les révolutionnaires[7]. Face à l'intervention néerlandaise, les radicaux et les modérés se liguent et combattent aux côtés des insurgés auxquels se joignent des immigrés de divers pays dont des Français républicains et bonapartistes réfugiés en Belgique, ce sont les « Quatre Journées ».
  • 24 septembre : formation de la « Commission administrative » à Bruxelles.
  • 26 septembre : la Commission administrative prend le nom de Gouvernement provisoire[2]. Après quatre jours de combats, les troupes hollandaises ont abandonné la presque totalité du territoire belge (Cette date du 26 septembre se trouve sur le mur de la salle des séances plénières du parlement national belge).
  • 27 septembre : les insurgés belges ont repoussé les troupes néerlandaises jusqu’à l’ancienne frontière nord des Pays-Bas autrichiens.
  • 28 septembre : le Gouvernement provisoire cède le pouvoir à son « Comité central ».
  • 29 septembre : sécession des provinces belges.

Sciences[modifier | modifier le code]

Naissances[modifier | modifier le code]

Décès[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Els Witte (trad. Anne-Laure Vignaux), La construction de la Belgique : 1828-1847 [« De constructie van België : 1828-1847 »], Bruxelles, Le Cri, coll. « Histoire / Nouvelle Histoire de Belgique », , 240 p. (ISBN 9782871065357)
  • Lieven Struye (dir.), Chronique de la Belgique, Paris, Chronique, , p. 608-612

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Buffin C., Documents inédits sur la Révolution Belge, Bruxelles, 1910.
  2. a et b Bruxelles en capitales, 1958-2000 : de l'expo à l'euro, De Boeck Supérieur, (ISBN 9782804134730, présentation en ligne)
  3. Charles Poplimont, Révolution belge 1830-1848, Labroue, (présentation en ligne)
  4. Ernest Charles Joseph Discailles, Charles Rogier (1800-1885) d'après des documents inédits, vol. 1, J. Lebègue, (présentation en ligne)
  5. Livre d'or se l'ordre de Léopold et de la croix de fer (Belgique), tome II, pp.729 et 751
  6. Charles Poplimont, op. cit, p. 109.
  7. Charles Poplimont, op. cit, p. 117.
  8. Étienne-Constantin Gerlache, Histoire du royaume des Pays-Bas depuis 1814 jusqu'en 1830, vol. 2, H. Goemaere, (présentation en ligne)
  9. Étienne-Constantin Gerlache, op. cit, p. 312.
  10. Étienne-Constantin Gerlache, op. cit, p. 322.
  11. Étienne-Constantin Gerlache, op. cit, p. 391.