La seizième étape du Tour de France 2025, relie Montpellier au sommet du mont Ventoux sur un parcours de 171,5 km. Les 140 premiers kilomètres sont intégralement plats, sans difficulté répertoriée, offrant un terrain idéal aux « baroudeurs ». Mais cette portion relativement facile précède un brutal changement de rythme avec l’ascension finale du « Géant de Provence », alias le mont Ventoux. Le peloton devra gravir le versant le plus difficile du Ventoux, depuis Bédoin : 15,7 km à 8,8 % de moyenne, avec une exposition au vent, redoutable à partir de Chalet Reynard. L’arrivée est jugée au sommet, après une ligne droite finale de 80 mètres, sur une chaussée de 4,5 mètres de large. L’étape totalise 2 950 mètres de dénivelé positif et devrait offrir un terrain d’expression privilégié aux grimpeurs puissants et aux leaders du classement général[2].
Avec la perspective d'une arrivée au sommet du mont Ventoux, la 16e étape débute par une tentative d'échappée. Cependant Nils Politt (UAE Emirates XRG) veille à décourager les fuyards[3] pour protéger son leader, Tadej Pogačar[4]. Un groupe d'une trentaine de coureurs finit par se former à environ 90 kilomètres de l'arrivée. Le groupe explose dès les premières pentes de la seule ascension de la journée, sous l'impulsion d'Enric Mas (Movistar), suivi par Thymen Arensman (Ineos Grenadiers) et Julian Alaphilippe (Tudor). Ben Healy (EF Education-EasyPost) fond sur la tête de course à grande vitesse, suivi par Valentin Paret-Peintre (Soudal Quick-Step). Dans le groupe des leaders, les coureurs de Visma-Lease a Bike impriment un rythme important pour lancer leur leader, Jonas Vingegaard, qui attaque à trois reprises le maillot jaune Tadej Pogačar, sans succès. Healy et Paret-Peintre, de leur côté, s'attaquent à tour de rôle. Ils reprennent puis déposent Mas qui ne peut suivre, avant de s'observer et de le laisser revenir, ainsi que Santiago Buitrago (Bahrain Victorious). Ilan Van Wilder, coéquipier du Français, parvient à son tour à les rejoindre et à emmener le groupe. La victoire se joue au sprint, lancé à 400 mètres de la ligne, entre Ben Healy et Valentin Paret-Peintre. Celui-ci passe l'Irlandais à quelques dizaines de mètres de l'arrivée ; le Colombien Santiago Buitrago et le Belge Ilan Van Wilder suivent respectivement à 4 s et 14 s. Viennent ensuite les deux leaders du classement général, Tadej Pogačar et Jonas Vingegaard, à 43 s et 45 s, puis l’Espagnol Enric Mas à 53 s. Au-delà de la minute se trouvent le Français Julian Alaphilippe (8e de l’étape) à 1 min 17 s, le Slovène Primož Roglič (Red Bull-Bora-Hansgrohe) à 1 min 51 s, puis son coéquipier allemand Florian Lipowitz à 1 min 53 s, qui conforte ainsi sa 3e place au classement général et son maillot blanc[5].