157e division d'infanterie (France)

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157e Division d'Infanterie
Création 28 avril 1915
Dissolution 20 décembre 1918[1]
Pays Drapeau de la France France
Branche Armée de Terre
Type Division d'Infanterie
Rôle Infanterie
Guerres Première Guerre mondiale
Batailles 1915 - Bataille de Champagne
1918 - 3e bataille de l'Aisne
1918 - bataille de Somme-Py
1918 - Bataille de Champagne et d'Argonne

La 157e division d'infanterie est une division d'infanterie de l'armée de terre française qui a participé à la Première Guerre mondiale. Elle fut connue lorsque deux régiments Américains l"intégrèrent, comme la 157e Red Hand Division (Division main rouge)

Les chefs de la 157e division d'infanterie[modifier | modifier le code]

  • 28 avril - 15 septembre 1915 : général Gillain
  • 15 septembre - 23 décembre 1915 : général Tassin
  • 23 décembre 1915 - 23 mai 1916 : général Blazer
  • 23 mai 1916 - 28 janvier 1917 : général Brulard
  • 28 janvier 1917 - 4 mai 1918 : général Beaudemoulin
  • 4 mai - 20 décembre 1918 : général Goybet

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Composition[modifier | modifier le code]

Historique[modifier | modifier le code]

1915[modifier | modifier le code]

8 - 30 septembre : engagée par éléments dans la 2e Bataille de Champagne : attaques françaises au nord de la ferme des Wacques. À partir du 30 septembre, tenue prête à intervenir, vers la ferme des Wacques.
  • 10 octobre 1915 – 18 janvier 1916 : retrait du front et transport par V.F. dans la région de Belfort ; repos. À partir du 29 octobre, repos vers Montbéliard et Héricourt. À partir du 26 décembre, travaux d'organisation défensive vers Delle et Saint-Hippolyte.

1916[modifier | modifier le code]

22 février : coup de main allemand.

1917[modifier | modifier le code]

  • 19 mars – 9 avril : retrait du front, mouvement vers Arches, par Mélisey, le Thillot et Rupt. À partir du 23 mars, repos et instruction au camp d'Arches.
  • 9 avril – 16 juin : mouvement vers la région de Belfort, par Remiremont, le Thillot et Montreux-Château ; occupation d'un secteur entre la frontière suisse et le canal du Rhône au Rhin.
  • 16 juin – 6 juillet : retrait du front ; transport par V.F., de Belfort, dans la région d'Épernay ; repos et instruction.
  • 6 juillet – 20 novembre : mouvement vers Reims, et, à partir du 9 juillet, occupation d'un secteur entre Courcy et Loivre.
  • 20 novembre – 9 décembre : retrait du front ; repos vers Damery.
  • 9 décembre 1917 – 21 mai 1918 : occupation d'un secteur entre Courcy et le sud du Godat, étendu à droite, le 31 mars 1918, jusque vers les Cavaliers de Courcy.

1918[modifier | modifier le code]

Drapeau de la 157e division d'infanterie Française, dite « Red Hand Division », « division Main Rouge » commandée de mai à décembre 1918 par le général Mariano Goybet[2].
  • 21 – 27 mai : retrait du front ; mouvement par étapes vers la région de Fismes ; repos et instruction ; puis mouvement vers le front.
  • 27 mai – 4 juin : 27 mai 1918, engagée dans la 3e bataille de l'Aisne : résistance, entre Saint-Mard et Maizy, à la poussée allemande ; puis repli vers la Marne ; occupation des points de passage de cette rivière, entre Chézy et La Ferté-sous-Jouarre.
  • 4 – 10 juin : mouvement par étapes vers Villenauxe ; repos et instruction.
  • 10 juin – 13 juillet : transport par camions dans la région de Clermont-en-Argonne, puis occupation d'un secteur entre l'Aire et le bois d'Avocourt.
  • 13 - 16 juillet : retrait du front ; repos vers la ferme de Grange-le-Comte.
  • 16 juillet - 14 septembre : occupation d'un secteur vers le bois d'Avocourt et l'ouest de Forges, étendu à gauche, le 20 juillet, jusqu'au pont des Quatre Enfants.
  • 14 – 26 septembre : retrait du front ; mouvement par étapes vers Vanault-les-Dames et Possesse ; repos dans la région de Valmy.
  • 26 septembre – 8 octobre : mouvement vers le front. Engagée, à partir du 28, sur les rives de la Dormoise, dans la bataille de Somme-Py (Bataille de Champagne et d'Argonne) et son exploitation : progression jusqu'à Monthois et Challerange.
  • 8 octobre – 11 novembre : retrait du front et repos vers Valmy. À partir du 11 octobre, transport par V.F. vers Bruyères. À partir du 13, occupation d'un secteur entre la haute vallée de la Weiss et de la Fave.

Rattachements[modifier | modifier le code]

  • Affectation organique :
Isolée d'avril 1915 à mars 1916
34e corps d'armée, de mars 1916 à novembre 1918
10 juin – 14 septembre 1918
26 septembre – 11 octobre 1915
8 - 10 juin 1918
14 septembre - 11 octobre 1918
18 juin 1917 – 29 mars 1918
1er – 26 septembre 1915
29 mars – 8 juin 1918
11 octobre 1915 – 18 juin 1917
11 octobre – 11 novembre 1918

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Historique du 333e régiment d'infanterie. Guerre de 1914-1918, Belley, Impr. Louis Chaduc ; libr. F. Montbarbon, , 72 p., p42, disponible sur Gallica
  2. Le 28 septembre, le général Mariano Goybet commandant la 157e division d'infanterie Française, a lancé ses troupes dans l'offensive Meuse-Argonne. Il a rompu le front devant Monthois. Un seul régiment était Français, le 333e. Deux de ses régiments (les 371e et 372e régiments d'infanterie américains) étaient composés d'Afro-Américains. Dans ses neuf premiers jours de combats dans le secteur de Meuse-Argonne, le 372e régiment peut être crédité d'avoir progressé de 8 kilomètres dans une défense très organisée. Dans le processus, il a fait prisonniers 600 Allemands, capturé 15 canons lourds, 20 minenwerfers et environ 150 mitrailleuses, ainsi qu'une quantité énorme de matériel d'ingénierie et de munitions d'artillerie. Le 372e a joué un rôle clé dans l'offensive Meuse-Argonne et subi des pertes de 500 hommes tués, blessés ou gazés dans l'action. Ils se sont battus vaillamment à Verdun, Bussy Ferme (où tous les officiers de la compagnie ont été tués ou blessés, et Séchault. Il a ensuite débordé les lignes et a participé à l’offensive en Champagne. Le 371e dans l'offensive Meuse-Argonne a pris la cote 188, Bussy Ferme, Ardeuil-et-Montfauxelles et Trières Ferme près de Monthois. Le régiment a capturé de nombreux prisonniers allemands, 47 mitrailleuses, 8 engins de tranchées, 3 pièces de campagne de 77 mm, un dépôt de munitions, de nombreux wagons et des quantités énormes de matériel. Il a abattu trois avions allemands au fusil et à la mitrailleuse lors de l'avance. Pendant les combats entre le 28 septembre et le 6 octobre 1918, les pertes, pour la plupart dans les trois premiers jours, ont été de 1 065 sur 2 384 soldats effectivement engagés. Le caporal Freddie Stowers s'est particulièrement distingué à l’assaut de la cote 188 près de Bussy ferme.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • AFGG, vol. 2, t. 10 : Ordres de bataille des grandes unités : divisions d'infanterie, divisions de cavalerie, , 1092 p. (lire en ligne).

articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]