14 Comae Berenices

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
14 Comae Berenices
Données d'observation
(époque J2000.0)
Ascension droite 12h 26m 24,06461s[1]
Déclinaison +27° 16′ 05,6845″[1]
Constellation Chevelure de Bérénice
Magnitude apparente +4,95[2]

Localisation dans la constellation : Chevelure de Bérénice

(Voir situation dans la constellation : Chevelure de Bérénice)
Coma Berenices IAU.svg
Caractéristiques
Type spectral F0p[3],[4]
Indice U-B +0,18[2]
Indice B-V +0,277 ± 0,018[5]
Astrométrie
Vitesse radiale −2,20 km/s[6]
Mouvement propre μα = −16,010[1] mas/a
μδ = −13,412[1] mas/a
Parallaxe 12,2564 ± 0,2329 mas[1]
Distance 81,5900 ± 1,5504 pc (∼266 a.l.)[1]
Magnitude absolue +0,35[7]
Caractéristiques physiques
Masse 2,4 M[7]
Rayon 23 R[8]
Gravité de surface (log g) 3,4[8]
Luminosité 76,01 L[5]
Température 7 300 K[8]
Âge 500×106 a[8]

Autres désignations

14 Com (Flamsteed), HR 4733, HD 108283, HIP 60697, BD+28 2115, FK5 2997, SAO 82310, AAVSO 1221+27[9]

14 Comae Berenices (en abrégé 14 Com) est une étoile solitaire[3] de la constellation boréale de la Chevelure de Bérénice, et il s'agit du second membre le plus brillant de l'amas d'étoiles de la Chevelure de Bérénice (Melotte 111)[8],[3]. C'est une étoile visible à l'œil nu mais qui paraît faible avec une magnitude apparente de 4,95[2]. Les mesures de parallaxe réalisées durant la mission Gaia nous indiquent que l'étoile est située à une distance de 266±5 a.l. (∼81,6 pc) de la Terre[1].

Le spectre de l'étoile est chimiquement particulier et on lui a donc attribué divers types spectraux : A5, F0p, F0 III Sr, F0 p[3], F1 IV: np Sr shell[5], A9 IV np Sr II[10], F1 IV[11], et A9 V + shell[12]. Abt & Morrell (1995) la classe parmi les étoiles de type Lambda Bootis, mais cela a été ultérieurement réfuté[10]. Aucun champ magnétique stellaire n'a par ailleurs été détecté sur 14 Comae Berenices[13].

14 Comae Berenices est une étoile à coquille de gaz bien connue[12],[8] qui tourne très vite sur elle-même, montrant une vitesse de rotation projetée de 226 km/s[7]. Cela donne à l'étoile une forme aplatie (oblate) avec un renflement à l'équateur qui fait que son rayon équatorial est 12% plus grand que son rayon polaire[4]. Sa luminosité est 76 fois supérieure à celle du Soleil[5] et sa température de surface est de 7 300 K[8].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e f et g (en) A. G. A. Brown et al. (Gaia collaboration), « Gaia Data Release 2: Summary of the contents and survey properties », Astronomy & Astrophysics, vol. 616,‎ , A1 (DOI 10.1051/0004-6361/201833051, Bibcode 2018A&A...616A...1G, arXiv 1804.09365)
  2. a b et c (en) J. R. Ducati, « VizieR Online Data Catalog: Catalogue of Stellar Photometry in Johnson's 11-color system », CDS/ADC Collection of Electronic Catalogues, vol. 2237,‎ (Bibcode 2002yCat.2237....0D)
  3. a b c et d (en) M. S. Abou Elazm, « The composite spectrum of the A type star 14 Comae », Astrophysics and Space Science, vol. 208, no 1,‎ , p. 1–4 (DOI 10.1007/BF00658127, Bibcode 1993Ap&SS.208....1A)
  4. a et b (en) Gerard T. van Belle, « Interferometric observations of rapidly rotating stars », The Astronomy and Astrophysics Review, vol. 20, no 1,‎ , p. 51 (DOI 10.1007/s00159-012-0051-2, Bibcode 2012A&ARv..20...51V, arXiv 1204.2572)
  5. a b c et d (en) E. Anderson et Ch. Francis, « XHIP: An extended hipparcos compilation », Astronomy Letters, vol. 38, no 5,‎ , p. 331 (DOI 10.1134/S1063773712050015, Bibcode 2012AstL...38..331A, arXiv 1108.4971)
  6. (en) G. A. Gontcharov, « Pulkovo Compilation of Radial Velocities for 35 495 Hipparcos stars in a common system », Astronomy Letters, vol. 32, no 11,‎ , p. 759 (DOI 10.1134/S1063773706110065, Bibcode 2006AstL...32..759G, arXiv 1606.08053)
  7. a b et c (en) N. Pizzolato, A. Maggio et S. Sciortino, « Evolution of X-ray activity of 1-3 Msun late-type stars in early post-main-sequence phases », Astronomy and Astrophysics, vol. 361,‎ , p. 614 (Bibcode 2000A&A...361..614P)
  8. a b c d e f et g (en) J. F. Dominy et M. A. Smith, « A spectroscopic study of 14 Comae and other A-type shell stars », Astrophysical Journal, vol. 217,‎ , p. 494 (DOI 10.1086/155598, Bibcode 1977ApJ...217..494D)
  9. (en) * 14 Com -- Star in Cluster sur la base de données Simbad du Centre de données astronomiques de Strasbourg.
  10. a et b (en) Simon J. Murphy, Christopher J. Corbally, Richard O. Gray, Kwang-Ping Cheng, James E. Neff, Chris Koen, Charles A. Kuehn, Ian Newsome et Quinlin Riggs, « An Evaluation of the Membership Probability of 212 λ Boo Stars. I. A Catalogue », Publications of the Astronomical Society of Australia, vol. 32,‎ , p. 43 (DOI 10.1017/pasa.2015.34, Bibcode 2015PASA...32...36M)
  11. (en) R. O. Gray, M. G. Napier et L. I. Winkler, « The Physical Basis of Luminosity Classification in the Late A-, F-, and Early G-Type Stars. I. Precise Spectral Types for 372 Stars », The Astronomical Journal, vol. 121, no 4,‎ , p. 2148 (DOI 10.1086/319956, Bibcode 2001AJ....121.2148G)
  12. a et b (en) Helmut A. Abt et Daryl W. Willmarth, « Binaries in the Praesepe and Coma Star Clusters and Their Implications for Binary Evolution », The Astrophysical Journal, vol. 521, no 2,‎ , p. 682–690 (DOI 10.1086/307569, Bibcode 1999ApJ...521..682A)
  13. (en) D. O. Kudryavtsev, I. I. Romanyuk, V. G. Elkin et E. Paunzen, « New magnetic chemically peculiar stars », Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, vol. 372, no 4,‎ , p. 1804–1828 (DOI 10.1111/j.1365-2966.2006.10994.x, Bibcode 2006MNRAS.372.1804K)

Liens externes[modifier | modifier le code]