139 av. J.-C.

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Cette page concerne l'année 139 av. J.-C. du calendrier julien proleptique.

Événements[modifier | modifier le code]

  • 27 septembre 140 av. J.-C. (1er janvier 615 du calendrier romain) : début à Rome du consulat de Cnaeus Calpurnius Piso et Marcus Popillius Laenas[1].
    • A. Gabinius, tribun de la plèbe, fait passer la première loi tabellaire (de tabella, tablette de vote) prévoyant le vote secret pour les élections[1].
    • Le préteur pérégrin Cornelius Hispalus chasse de Rome les astrologues (Chaldéens), les Juifs et les adeptes de Jupiter Sabazios (ou les Juifs adeptes de Sabazios)[2].
  • Début de l’année (ou fin 140 av. J.-C.) : soulèvement des esclaves de Damophile, qui s’emparent de la ville d'Enna, en Sicile. Le devin syrien Eunus est proclamé roi sous le nom d’Antiochos et parvient à lever une armée de 10 000 hommes. Une autre révolte éclate dans la région d’Agrigente, conduite par le Cilicien Cléon, qui rejoint Eunnus avec 5 000 hommes et le titre de stratège. Le préteur Lucius Plautius Hypsaeus marche contre eux avec 8 000 hommes, mais est battu, et quatre autres préteurs après lui (138-135 av. J.-C.). Début de la première Guerre servile (fin en 132 av. J.-C.)[3].


La mort de Viriathe, roi des Lusitaniens, toile de José de Madrazo y Agudo, 1807
  • Le consul Popillius Laenas est envoyé en Hispanie citérieure ; après un échec contre Numance, il joint ses forces au proconsul Caepio pour combattre les Lusitaniens révoltés sur deux fronts. L'avance de Caepio est retardée par une mutinerie de sa cavalerie, provoquée par sa sévérité. Cependant les Lusitaniens, épuisés par la guerre, demandent à Viriathe de négocier avec Laenas. Le consul réclame que les soldats romains déserteurs lui soient livrés et la reddition des armes. La première condition lui est accordée, et les malheureux son amputés de la main droite, supplice appris des Espagnols. Viriathe s'oppose à la seconde, mais envoie trois émissaires, Audax, Ditalkon et Minuros pour poursuivre les négociations. Ils sont soudoyés par le consul et assassinent Viriathe pendant son sommeil à leur retour[6].
  • Le Sénat romain reconnaît par décret l'indépendance de la Judée hasmonéenne[7].
  • Afrique du Nord : Micipsa reste seul roi des Numides à la mort de ses frères Gulussa et Mastanabal. Micipsa n’a pas de fils et l’héritier du trône, Gauda, le fils aîné de Mastanabal est diminué mentalement. Micipsa fait légitimer Jugurtha, un autre fils de Mastanabal, qui a les qualités requises pour la succession[8].

Décès[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b François Clément, Viton de Saint-Allais, L'Art de vérifier les dates, Paris, Moreau, (présentation en ligne)
  2. Paul R. Trebilco, Jewish Communities in Asia Minor, Cambridge University Press, (ISBN 9780521401203, présentation en ligne)
  3. Catherine Salles, Spartacus et la révolte des gladiateurs : 73 av. J.-C., Éditions Complexe, (ISBN 9782804800536, présentation en ligne)
  4. Emmanuel Choisnel, Les Parthes et la Route de la Soie, Éditions L'Harmattan, (ISBN 9782747570374, présentation en ligne)
  5. William Woodthorpe Tarn, Hellenistic Civilisation, Taylor & Francis, (présentation en ligne)
  6. Rafael Treviño Martinez, Rome's Enemies : Spanish Armies, vol. 4, 9780850457018, Osprey Publishing, (présentation en ligne)
  7. Avner Falk, A psychoanalytic history of the Jews, Fairleigh Dickinson Univ Press, (ISBN 9780838636602, présentation en ligne)
  8. Christine Hamdoune, Ubique amici : mélanges offerts à Jean-Marie Lassère, Université Paul-Valéry, CERCAM, (ISBN 9782842694395, présentation en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]