10e bataillon parachutiste de chasseurs à pied

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10e bataillon parachutiste de chasseurs à pied
Image illustrative de l’article 10e bataillon parachutiste de chasseurs à pied
Insigne du bataillon

Création 1er octobre 1946
Dissolution 31 août 1952
Pays Drapeau de la France France
Branche armée de terre
Type infanterie
Rôle infanterie parachutiste
Ancienne dénomination 10e BCP
Devise Faire face toujours
Guerres Guerre d'Indochine
Batailles Vinh Yen
Nghia Lo
Décorations Croix de guerre des Théâtres d'opérations extérieurs

Le 10e BPCP est une unité parachutiste éphémère de l'armée de terre qui a combattu en Indochine au début des années 1950.

Création et différentes dénominations[modifier | modifier le code]

  • Démobilisation du 10e BCP (10e bataillon de chasseurs à pied) en 1940
  • Création du 10e BCP le 1er octobre 1946.
  • Le 10e BCP devient le 10e BPCP (bataillon parachutiste de chasseurs à pied) le 1er mai 1947.
  • Le 10e BPCP devient le 10e GPCP (groupement parachutiste de chasseurs à pied) le 1er octobre 1950.
  • Le 10e GPCP redevient le 10e BPCP le 1er mars 1951.
  • Dissolution du 10e BPCP le 31 août 1952.
  • Création en 1954 d'un nouveau 10e BCP dissout en 1997

Historique des garnisons, campagnes et batailles[modifier | modifier le code]

Maroc[modifier | modifier le code]

Sous les ordres du capitaine Proudhon, le 14 septembre 1946, arrive au Maroc un détachement constitué à partir des 1re, 5e et 7e demi-brigades de chasseurs. Le 10e BCP (10e bataillon de chasseurs à pied) est officiellement créé le 1er octobre, au camp Deslandes à Ouezzane (Maroc) à partir de cet élément précurseur. Le commandant Ollion en prend officiellement le commandement fin novembre.

Rattaché au 1er régiment de choc le 22 janvier 1947, il devient le 10e BPCP (10e bataillon parachutiste de chasseurs à pied) le 1er mai 1947 et constitue, avec les 1er et 2e BPC (bataillon parachutiste de choc), le troisième bataillon de la 42e demi-brigade parachutiste du groupement aéroporté no 2 (GAP 2) de la 25e DAP[1].

Algérie[modifier | modifier le code]

À la dissolution du GAP no 2, le 15 juillet 1948, le 10e BPCP est rattaché à la 41e brigade parachutiste à Philippeville avec les 1er et 3e bataillons du 1er RCP qui rentrent d'Indochine.

Indochine[modifier | modifier le code]

Désigné pour remplacer le 2e bataillon du 1er RCP qui doit rentrer d'extrême orient, il voit son contingent d'appelés remplacé par des hommes en provenance de toutes les unités parachutistes. Il embarque à bord de l'Athos II à Bizerte , en Tunisie, le 9 août 1950 et arrive à Saïgon le 7 septembre. L'unité, commandée par le chef de bataillon Michel depuis août 1949, compte alors 495 hommes répartis dans 4 compagnies[2].

Affecté au GLAP (groupement léger aéroporté), le bataillon rejoint Hanoï au Tonkin à partir du 10 septembre où il restera affecté jusqu'à son retour en métropole. Le 1er octobre, il change de dénomination pour devenir le 10e GPCP et reçoit en renfort la compagnie de marche du 1er RCP. Sa constitution et son encadrement sont alors les suivants :

  • compagnie de commandement (CCB) - Lieutenant Goria - 220 hommes;
  • groupe de commandos du capitaine Renault - 202 hommes;
  • groupe de commandos du capitaine Laurens - 202 hommes;
  • groupe de commandos indochinois du capitaine d'Harcourt - 195 hommes[3].

Jusqu'à la fin de l'année 1950, le 10e GPCP opère principalement dans le delta tonkinois (Thai Binh, Phat Diem, Phu-To).

Le 10e chasseur gagne sa première citation, à l'ordre de l'Armée, à Vinh Yen en janvier 1951. Pour son action, son fanion est décoré de la croix de guerre des TOE. Le 6 octobre, le 10e saute pour dégager le poste de Nghia Lo. Entre-temps le bataillon a repris sa dénomination d'origine le 1er mars 1951. Ses 3 compagnies portent les numéros 19, 20 et 10e CIP.

En 1952, le bataillon est incorporé au Groupe Mobile no 4 du colonel Vanuxem avec lequel il opère sur la Route Coloniale no 1 vers Bacninh.

À sa dissolution, le 31 août 1952, tandis qu’une partie du bataillon rentre en Métropole les effectifs non rapatriables aident à la formation du 3e BPVN. Durant le conflit, l'unité a perdu 59 tués donc 4 officiers[4].

Traditions[modifier | modifier le code]

Devise[modifier | modifier le code]

Faire face toujours. Cette devise, inscrite sur le fanion et sur l'insigne du bataillon, fut adoptée par le chef de bataillon Gouvello en septembre 1936. Elle remplace la précédente qui était : Le premier à l'attaque, le dernier à la retraite[5].

Insigne[modifier | modifier le code]

Le 10e BPC conserve l'insigne de 1932 qui comprend un corps de chasse, symbole des chasseurs, une croix de Lorraine et une licorne dressée rappelant respectivement les armoiries de Saint-Dié et de Saverne où il fut en garnison entre 1873 et 1914 et entre 1922 et 1939.

Un second insigne, inspiré du logo figurant sur du papier à lettres et commercialisé par une société américaine, ne fut jamais porté par les hommes du bataillon[5].

Drapeau[modifier | modifier le code]

Le bataillon reçoit son fanion à Bougie (Algérie) le 13 janvier 1949[6]. Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes[7]:

  • Indochine 1950-1952

Décorations[modifier | modifier le code]

Il reçoit des mains de de Lattre la croix de guerre des Théâtres d'opérations extérieurs avec palme le 14 juillet 1951 à Hanoï. Il obtient la fourragère et sa seconde citation après sa dissolution.

Chant[modifier | modifier le code]

Chefs de corps[modifier | modifier le code]

  • 11/1946 - 08/1949 : commandant Ollion.
  • 08/1949 - 12/1949 : commandant Buchoud.
  • 12/1949 – 02/1951 : commandant Michel.
  • 02/1951 – 03/1952 : capitaine Weil[8].
  • 03/1952 – 08/1952 : capitaine Chaudrut[9].

Faits d'armes faisant particulièrement honneur au bataillon[modifier | modifier le code]

  • 8 août 1951 à Nhu Tinh (région de Ninh Giang)
  • 5 octobre 1951 parachuté à Nghia Lo
  • 10 décembre 1951 parachuté sur Phat Diem
  • Son plus grand fait d'armes est la bataille de Vinh Yen en janvier 1951.

Personnalités ayant servi au sein du bataillon[modifier | modifier le code]

Capitaine Guy Mengin Lecreulx

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Collectif, Histoire des parachutistes français, Société de Production Littéraire, 1975.
  • Jacques Sicard, 10e bataillon parachutiste de chasseurs à pied, 1946-1952, revue Militaria Magazine no 176, pages 52 à 58.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. In Militaria Magazine no 176, page 52.
  2. Une compagnie de commandement du bataillon (CCB) et 3 compagnies de fusiliers voltigeurs. L'effectif se décompose en 27 officiers, 99 sous-officiers et 369 hommes de troupe. Jacques Sicard précise qu'il est doté également de 14 chiens de guerre. In Militaria Magazine no 176, page 53.
  3. In Militaria Magazine no 176, page 53.
  4. In Militaria Magazine no 176, page 58.
  5. a et b In Militaria Magazine no 176, page 54.
  6. In Militaria Magazine no 173, page 53.
  7. Décision no 12350/SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, no 27, 9 novembre 2007
  8. -21 mars 1952
  9. 21 mars 1952-31 août 1952

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]