1000e régiment de sécurité (Allemagne)

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1000e régiment de sécurité
Sicherungs-Regiment 1000
Grenadier-Regiment 1212
Création Décembre 1943
Dissolution 17 décembre 1944
Pays Drapeau du Troisième Reich Allemagne
Branche Wehrmacht
Rôle répression et anéantissement des maquisards
Ancienne dénomination 100e régiment de sécurité
Sicherungs-Regiment 100
Guerres Seconde Guerre mondiale
Batailles Bataille du Mont Mouchet
Bataille du Mont Gargan
Massacre d'Ussel

Le 1000e régiment de sécurité (en allemand : Sicherungs-Regiment 1000) était un régiment des Sicherungstruppen allemandes destinée à la répression et à l’anéantissement des maquisards, limousins et auvergnats en particulier, et qui sévit dans ces régions de mars-avril à août 1944.

Différentes dénominations[modifier | modifier le code]

  • 1943-1944 : mot. Sicherungs-Regiment 100
  • 1944 :
    • Sicherungs-Regiment 1000
    • Grenadier-Regiment 1212

Historique[modifier | modifier le code]

Le mot. Sicherungs-Regiment 100 est créé en France en décembre 1943 comme une unité motorisée de sécurité avec un état-major, une compagnie de chars et 2 bataillons. Chaque bataillon était composé le 4 ou 8 compagnie d'infanterie motorisée et de compagnies anti-aérienne[1].

Le régiment est rattaché au Militärbefehlshaber Frankreich[2] .

En février 1944, le régiment est rebaptisé Sicherungs-Regiment 1000 (1000e régiment de sécurité et parfois appelé Grenadier-Regiment (motorisiert) 1000), et dirigé à Montargis et Briare pour être rapidement opérationnel.

En juin 1944, la Sicherungs brigade 74 est créée, à Montargis et Briare, avec le Sicherungs-Regiment 1000, le Sicherungs-Regiment 1010 et l'Aufklärungs-Abteilung 1000[3], afin de pouvoir intervenir rapidement contre de potentielles opérations parachutistes alliées sur la région Parisienne.
Inclus dans la brigade de repression du général Jesser, la Sicherungs-Brigadestab 74 sera finalement employée pour réprimer et anéantir les groupes de maquisards, en Auvergne et dans le Limousin, de juin à août 1944. Engagé en mai et juin dans la bataille du Mont Mouchet puis en juin-juillet dans la bataille du Mont Gargan, le 1000e régiment de sécurité sème ensuite la terreur dans les environs de Clermont-Ferrand jusqu’à Tulle le long de la route nationale 89, comme à Ussel.

Article détaillé : Brigade Jesser.

En août 1944, en raison du débarquement de Provence, l'ensemble de la brigade reçoit un ordre de repli immédiat vers l'est.

Le 8 octobre 1944, le Sicherungs-Regiment 1000 est renommée Grenadier-Regiment 1212 et rattaché à la 189e division d'infanterie dans la 19e armée et prend part aux combats en Alsace, en particulier lors des combats pour la trouée de Belfort et la poche de Colmar.

En janvier 1945, la 189. Infanterie-Division est détruite dans la poche de Colmar. Les quelques débris du Grenadier-Regiment 1212 parvenu à quitter l'Alsace sont rattachés à la 805e division d'infanterie (Division Nr. 805)[4] qui sera elle-même absorbée, en avril 1945, par la 352e Volksgrenadier Division

Composition[modifier | modifier le code]

  • État-major
  • Panzerkompanie
  • I. Bataillon
    • 1. Kompanie
    • 2. Kompanie
    • 3. Kompanie
    • 4. Kompanie
  • II. Bataillon
    • 5. Kompanie
    • 6. Kompanie
    • 7. Kompanie
    • 8. Kompanie
    • 13. Kompanie
    • 14. Kompanie
    • 15. Pionier-Kompanie

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Fla-Kompanie
  2. commandant militaire en France
  3. Bataillon de reconnaissance 1000
  4. Division Nr. 805 sur lexikon-der-wehrmacht

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (de) Georg Tessin, Verbände und Truppen der deutschen Wehrmacht 1933-1945

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]