Années 500 av. J.-C.

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Événements[modifier | modifier le code]

  • 510−477 av. J.-C. : règne d'Itoku, quatrième empereur légendaire du Japon[1].
Suicide de Lucrèce, 1534
Stèle dite de la démocratie, portant une loi contre la tyrannie, et un relief représentant le Démos couronné par la Démocratie, musée de l'Agora antique d'Athènes
  • 508 av. J.-C. :
  • 508-507 av. J.-C. : réformes de Clisthène à Athènes : isonomie, restauration des lois de Solon (démocratie). Institution de dix tribus au lieu de quatre. La Boulê devient un conseil démocratique de cinq cents membres, composé de 50 conseillers par tribu, tirés au sort parmi les candidats des dèmes (mandats d'un an et deux mandats maximum par citoyen). L’autorité suprême est dans les mains de l’Ecclésia. L’ostracisme (bannissement de 10 ans) permet de lutter contre la tyrannie. Le Conseil de l’Aréopage garde son caractère aristocratique, puisqu’il est constitué des anciens archontes désignés par élection jusqu’en 487 av. J.-C. et que ses membres sont nommés à vie.
    • La création de nouvelles tribus permet l’intégration de nouveaux citoyens, métèques ou affranchis. La réforme réussit à plus long terme à unifier l’Attique (2500 km²). En effet, chaque tribu est composée de trois trittyes issues des trois parties de l’Attique : la ville (astu), la côte (paralie) et l’intérieur (mésogée).
    • Une centaine de dèmes, qui désignaient déjà les communautés villageoises, sont institutionnalisés. Ils constituent la cellule de base de la cité, avec une assemblée et des magistrats (le démotique permet de désigner le citoyen, à la place du patronyme).
Le pont Sublicius, par Luigi Canina
  • 507 av. J.-C. :
    • Tarquin le Superbe, chassé de Rome, fait appel à Lars Porsenna, roi étrusque de Camars (Clusium, aujourd’hui Chiusi) qui marche sur Rome. Selon Tite-Live, il aurait été arrêté sur le pont Sublicius par le soldat Horatius Coclès pendant que les Romains détruisaient le pont derrière lui. Tacite indique que Porsenna assiège Rome et la prend.
    • les deux fils de Brutus, adolescents, entrent dans le complot ourdi par les Tarquins pour renverser le gouvernement républicain. Leur père les fait arrêter, condamner à mort et assiste à leur supplice.
  • 506 av. J.-C. :
    • Sparte tente de nouer une coalition contre Athènes avec les Béotiens et les Chalcidiens. Ces coalisés sont battus par Athènes qui installe plusieurs milliers de colons en Eubée, sans doute près de 4 000. « Divorce d'Éleusis » entre les rois de Sparte Cléomène Ier et Démarate à l'occasion de l'expédition contre Athènes.
    • prise de Rome par le roi étrusque Porsenna. Mucius Scaevola tente de tuer Porsenna. Lors de sa prise par Porsenna, le Germal, sur le Palatin, est ravagé par un violent incendie attesté par l’archéologie. Rome capitule. L’enceinte de Servius Tullius est démantelée et l’usage du fer est rigoureusement interdit, sauf pour les travaux agricoles. Porsenna, rappelé par un événement extérieur, doit quitter la ville.
    • en Chine, le royaume de Wu, qui occupe le sud de la province actuelle du Jiangsu, parvient à s’emparer de la capitale du pays de Chu[5].
  • 505 av. J.-C. :
  • 505-498 av. J.-C. : règne de Cléandros, tyran de Géla.
  • 504 av. J.-C. :
    • installation à Rome du chef sabin Attius Clausus avec ses cinq mille clients. Des terres leur sont accordées, et Attius (Appius Claudius Sabinus Regillensis) est inscrit parmi les patriciens. L’installation d’Attius Clausus pourrait être une conquête de Rome par les Sabins, plus tard déguisée par les historiens romains. Dans tous les cas, Rome connaît un arrêt sensible dans son développement de cité. L’économie urbaine se contracte (déclin du commerce et de l’artisanat) face à une société rurale composée principalement d’éleveurs. Rome perd sa position privilégiée dans le Latium au profit de Tusculum et peut-être voit son territoire réduit.
    • Porsenna est vaincu par la ligue latine, aidée par Aristodème de Cumes, à la bataille d’Aricie, près de Rome (selon la chronique de Cumes[3]). Il conclut une paix et se retire. La route de Capoue n’est plus tenue aussi fermement par les Étrusques.

Art et culture[modifier | modifier le code]

Détail d´un relief de la délégation lydienne (Apadana, escalier Est) à Persépolis

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. James Murdoch, A History of Japan, vol. 3, Psychology Press, (ISBN 9780415154178, présentation en ligne)
  2. Michel Humm, La République romaine et son empire : De 509 av. à 31 av. J.-C., Armand Colin, (ISBN 9782200622244, présentation en ligne)
  3. a, b, c, d et e Jean-Pierre Martin, Alain Chauvot et Mireille Cébeillac-Gervasoni, Histoire romaine, Armand Colin, (ISBN 9782200291037, présentation en ligne), p. 290
  4. Albert Grenier, Le Génie romain dans la religion, la pensée et l'art, Albin Michel, (ISBN 9782226296986, présentation en ligne)
  5. Pierre Drapeaud, Chine : Chronologie simplifiée. Des origines à 1949, L'Harmattan, (ISBN 9782343114507, présentation en ligne)
  6. François Clément, Viton de Saint-Allais, L'Art de vérifier les dates des faits historiques, des inscriptions, des chroniques et autres anciens monumens, avant l'ère chrétienne..., Moreau, (présentation en ligne)