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apostrophe réfléchie, esprit rude, ain
Ꜥ ꜥ
Graphies
Capitale
Bas-de-casse
Utilisation
Écriture alphabet latin

L’ain (capitale : Ꜥ, minuscule : ꜥ) aussi appelé ain égyptologique, est une lettre additionnelle de l’alphabet latin utilisée dans plusieurs systèmes de translittération. Elle a généralement la forme de l’esprit rude, arrondi et peut avoir une forme plus large, en particulier en majuscule.

Utilisation[modifier | modifier le code]

Table de translittération des hiéroglyphes égyptiens du Zeitschrift für ägyptische Sprache und Alterthumskunde de 1889.

Les égyptologues utilisent cette lettre pour translittérer l’ayn ‹ 𓂝 ›, représentant une consonne fricative pharyngale voisée [ʕ], dont notamment dans Zeitschrift für Ägyptische Sprache und Altertumskunde dès 1889 (remplaçant le ā utilisé auparavant, empruntant l’esprit rude des autres translittérations sémitiques)[1], et par Alan Henderson Gardiner en 1927[2] ou Hannig en 1995[3] :

a

Pour des raisons techniques historiques ou typographiques, le caractère demi-rond gauche ‹ ʿ ›[4], le caractère apostrophe réfléchie ‹ ʽ › ou l’apostrophe culbutée ‹ ʻ › sont aussi parfois utilisés à sa place en égyptologie.

Représentations informatiques[modifier | modifier le code]

L’ain peuvent être représentés avec les caractères Unicode suivants :

lettres représentations chaînes
de caractères
points de code descriptions
majuscule U+A724 U+A724 lettre majuscule latine ain égyptologique
minuscule U+A725 U+A725 lettre minuscule latine ain égyptologique

Notes et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (de) Heinrich Brugsch et Adolf Erman, « Zur Umschreibung der Hieroglyphen », Zeitschrift für Ägyptische Sprache und Altertumskunde, vol. 27, no 1,‎ , p. 1-4 (lire en ligne)
  • (en) Michael Everson, On the apostrophe and quotation mark, with a note on Egyptian transliteration characters (no WG2 N2043, L2/99-246), (lire en ligne)
  • (en) Michael Everson, Proposal to add 6 Egyptological characters to the UCS (no WG2 N2241, L2/00-293), (lire en ligne)
  • (en) Michael Everson et Bob Richmond, EGYPTOLOGICAL YOD and Cyrillic breathings (no WG2 N3382R, L2/08-049R), (lire en ligne)
  • (en) Michael Everson, Proposal to encode Egyptological Yod and similar characters in the UCS (no N3487, L2/08-272), (lire en ligne)
  • (en) Alan Gardiner, Egyptian Grammar : Being an Introduction to the Study of Hieroglyphs, Oxford, Griffith Institute, Ashmolean Museum, (réimpr. 1964, 1966, 1969, 1973, 1976, 1978, 1982, 1988, 1994, 1996, 1999, 2001), 3e éd. (1re éd. 1927) (ISBN 0-900416-35-1 et 9780900416354)
  • (de) Rainer Hannig, Grosses Handwörterbuch Ägyptisch-Deutsch (2800-950 v. Chr.): die Sprache der Pharaonen, Mainz, von Zabern, (ISBN 3-8053-1771-9)
  • (de) Georg Steindorff, « Das altägyptische Alphabet und seine Umschreibung », Zeitschrift der Deutschen Morgenländischen Gesellschaft, vol. 46,‎ , p. 709-730 (lire en ligne)
  • (en) « Editorial Notes », Hebraica, vol. 1, no 1,‎ 1884), p. 69–70 (JSTOR 527354)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]