Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Crystal Clear app fonts.svg Cette page contient des caractères spéciaux ou non latins. Si certains caractères de cet article s’affichent mal (carrés vides, points d’interrogation…), consultez la page d’aide Unicode.
alef
   
Graphies
Capitale
Bas-de-casse
Utilisation
Écriture alphabet latin
Phonèmes principaux [ʔ], [ʕ]

L’alef (capitale : Ꜣ, minuscule : ꜣ), aussi appelé alef égyptologique, hamza, ou encore ayn (dans l’Alphabet standard de Lepsius), est une lettre additionnelle de l’alphabet latin utilisée dans la translittération de texte en égyptologie.

Utilisation[modifier | modifier le code]

La lettre est déjà utilisée par Karl Lepsius dans son Alphabet standard pour transcrire la consonne fricative pharyngale voisée [ʕ], transcrite avec le ʿayin ‹ ע › en hébreu[1], le ʿē ‹ ܥ › en syriaque[2], le ʿayn ‹ ع › en arabe[3], le ayn ‹ ዐ › en guèze[4] et amharique[5]. Lepsius décrit cette lettre comme un double spiritus lenis[6]. Carl Faulmann reprend cet usage dans Das Buch der Schrift[7].

Table de translittération des hiéroglyphes égyptiens du Zeitschrift für ägyptische Sprache und Alterthumskunde de 1889.

Les égyptologues utilisent cette lettre pour transcrire l’alef ‹ 𓄿 ›, représentant une consonne occlusive glottale [ʔ], notamment dans Zeitschrift für Ägyptische Sprache und Altertumskunde dès 1889[8] (remplaçant le a utilisé auparavant), ou par Alan Henderson Gardiner en 1927[9] et Rainer Hannig en 1995[10] :

A

Pour des raisons techniques historiques, les caractères yogh ‹ ȝ ›[11], l’epsilon réfléchi ‹ ɜ ›, ou même le chiffre 3 ‹ 3 ›, sont aussi parfois utilisés à sa place en égyptologie.

Il a aussi été utilisé dans la transcription d’autres langues sémitiques, notamment par Friedrich Eduard König (en) pour le ʿayin ‹ ע › hébreu[12].

Représentations informatiques[modifier | modifier le code]

L’alef peut être représenté avec les caractères Unicode suivants :

lettres représentations chaînes
de caractères
points de code descriptions
majuscule U+A722 U+A722 lettre majuscule latine alef égyptologique
minuscule U+A723 U+A723 lettre minuscule latine alef égyptologique

Notes et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (de) Heinrich Brugsch et Adolf Erman, « Zur Umschreibung der Hieroglyphen », Zeitschrift für Ägyptische Sprache und Altertumskunde, vol. 27, no 1,‎ , p. 1-4 (lire en ligne)
  • (en) Michael Everson, On the apostrophe and quotation mark, with a note on Egyptian transliteration characters (no WG2 N2043, L2/99-246), (lire en ligne)
  • (en) Michael Everson, Proposal to add 6 Egyptological characters to the UCS (no WG2 N2241, L2/00-293), (lire en ligne)
  • (en) Michael Everson et Bob Richmond, EGYPTOLOGICAL YOD and Cyrillic breathings (no WG2 N3382R, L2/08-049R), (lire en ligne)
  • (en) Michael Everson, Proposal to encode Egyptological Yod and similar characters in the UCS (no N3487, L2/08-272), (lire en ligne)
  • (de) Carl Faulmann, Das Buch der Schrift: Enthaltend die Schriftzeichen und Alphabete aller Zeiten und aller Völker des Erdkreises, Wien, Kaiserlich-Köninglichen Hof- und Staatsdruckerei, (lire en ligne)
  • (en) Alan Gardiner, Egyptian Grammar : Being an Introduction to the Study of Hieroglyphs, Oxford, Griffith Institute, Ashmolean Museum, (réimpr. 1964, 1966, 1969, 1973, 1976, 1978, 1982, 1988, 1994, 1996, 1999, 2001), 3e éd. (1re éd. 1927) (ISBN 0-900416-35-1 et 9780900416354)
  • (de) Rainer Hannig, Grosses Handwörterbuch Ägyptisch-Deutsch (2800-950 v. Chr.): die Sprache der Pharaonen, Mainz, von Zabern, (ISBN 3-8053-1771-9)
  • (de) Friedrich Eduard König, Historisch-kritisches Lehrgebäude der hebräischen Sprache, vol. 1, Leipzig, J. C. Hinrichs’sche Buchhandlung, (lire en ligne)
  • (en) Carl Richard Lepsius, Standard Alphabet for Reducing Unwritten Languages and Foreign Graphic Systems to a Uniform Orthography in European Letters, Amsterdam, John Benjamins, , 2e éd. (présentation en ligne, lire en ligne)
  • (de) Georg Steindorff, « Das altägyptische Alphabet und seine Umschreibung », Zeitschrift der Deutschen Morgenländischen Gesellschaft, vol. 46,‎ , p. 709-730 (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]