گ

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Arabic albayancalligraphy.svg Cette page contient des caractères arabes. Testez votre navigateur afin de vérifier qu'ils s'affichent correctement. En cas de problème, consultez la page d'aide à l'affichage des caractères Unicode.
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Gāf.

Gāf, kāf ouvert trait suscrit
Gāf, forme isolée
Gāf, forme isolée
Graphies
Isolée گ
Initiale گ‍
Médiane ‍گ‍
Finale گ‍
Utilisation
Écriture alphabet arabe
Alphabets persan, turc ottoman, ouïghour
Phonèmes principaux [ɡ]

Gāf ou kāf ouvert trait suscrit est une lettre additionnelle de l'alphabet arabe. Elle n'est pas utilisée pour la transcription de l'arabe, mais peut l'être pour représenter le son consonne occlusive vélaire voisée [ɡ] dans l'écriture d'autres langues, dont le persan, le kurde. Elle a aussi été utilisée en turc ottoman, en tatar de Crimée, en tchétchène et en lak.

Utilisation[modifier | modifier le code]

Agadir écrit ‹ اگادير › avec ‹ گ ›.

En arabe marocain[1] et dans quelques dialectes occidentaux d’arabe algérien, le gāf est utilisé pour représenter la consonne occlusive vélaire voisée ; la variante du kāf à trois points, le kāf ouvert trois points suscrits ‹ ݣ ›, est plus souvent utilisée en arabe marocain[2]. En arabe algérien et arabe tunisien, le qāf trois points suscrits ‹ ڨ › est couramment utilisé.

En pashto, ‹ گ › représente une consonne occlusive vélaire voisée [ɡ][3]. Elle est transcrite avec une kāf ouvert rond ‹ ګ › au Pakistan[4].

En persan, ‹ گ › représente une consonne occlusive vélaire voisée [ɡ][5] ou une consonne nasale vélaire voisée [ŋ], selon le dialecte. Elle a aussi anciennement été représentée avec ‎ګ, ‎ػ, ‎ݣ, ‎ؼ, ou encore ‎ݿ, ‎ڭ, ‎ڮ[6].

En turc ottoman, ‹ گ ›, appelé gāf ou kāfi ʾadjemī, correspond au son g, soit g ou ğ en turc moderne[7].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (tr) Ali Kemâl Belviranlı, Osmanlıca Rehberi, Nedve Yayınları, (lire en ligne)
  • Laurent Dessart, Parlons pachto, L’Harmattan, (ISBN 978-2738423061)
  • (en) Michael Everson, Roozbeh Pournader et Elnaz Sarbar, Proposal to encode eight Arabic characters for Persian and Azerbaijani in the UCS (no L2/06-345r), (lire en ligne)
  • (en) Jonathan Kew, Proposal to encode Jawi and Moroccan Arabic GAF characters, (lire en ligne)
  • Abdelffatah Nissabouri, « Toponymes maghrébins. De l’enracinement à l’internationalisation », Cahiers de sociolinguistique, no 11,‎ , p. 117‒143 (DOI 10.3917/csl.0601.0117., lire en ligne)
  • (en) Paola Orsatti, « Persian Language in Arabic Script: the Formation of the Orthographic Standard and the Different Graphic Traditions of Iran in the First Centuries of the Islamic Era », dans D. Bondarev, A. Gori, L. Souag, Creating Standards: Interactions with Arabic Script in 12 Manuscript Cultures, , 39–72 p. (DOI 10.1515/9783110639063-002, lire en ligne)
  • (en) Ilya Yevlampiev, Karl Pentzlin et Nurlan Joomagueldinov, Revised Proposal to encode Arabic characters used for Bashkir, Belarusian, Crimean Tatar, and Tatar languages (no L2/11-209), (lire en ligne)