Alphabet arabe

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Article général Pour un article plus général, voir Écriture de l'arabe.

Arabe
Caractéristiques
Type Alphabet consonantique ou Abjad
Langue(s) arabe, variétés d'arabe, persan, baloutche, ourdou, kurde, pachto, sindhi, ouighour et autres
Direction De droite à gauche
Historique
Époque Du Ve siècle jusqu'à nos jours
Système(s) parent(s) Protosinaïtique

 Phénicien
  Araméen
   Hébreu
    Guèze
     Syriaque
      Arabe

Codage
Unicode U+0600 à U+06FF
U+0750 à U+077F
U+FB50 à U+FDFF
U+FE70 à U+FEFF
ISO 15924 Arab

L'alphabet arabe est un abjad, c'est-à-dire d'un système d'écriture ne notant que les consonnes (ou peu s'en faut)[1]. Il comporte initialement 28 lettres et s'écrit horizontalement de droite à gauche. Les diverses langues qu'il sert à noter ont donné lieu à de nombreuses adaptations de l'alphabet arabe à leur système phonologique.

Il est en effet utilisé pour écrire, entre autres, l'arabe et des langues indo-européennes (persan, kashmiri, sindhi, ourdou, kurde, berbère). Il est également utilisé en Chine, plus particulièrement dans les provinces du Xinjiang, du Gansu et du Ningxia. En tant que système d'écriture de l'arabe, langue du Coran, l'usage de l'alphabet arabe s'est étendu avec l'islam. Il a servi à noter, anciennement, certaines langues d'Afrique (swahili, haoussa,wolof, somali), ainsi que le turc jusqu'en 1928.

Cet article ne traite pas de la prononciation de l'arabe, ni de sa transcription.

Lettres de l'alphabet[modifier | modifier le code]

La forme des lettres est variable suivant qu'elles sont isolées, ou en position initiale, médiane ou finale. Ces différentes formes sont données dans le tableau ci-dessous.

La notion de « initiale » ou « finale » ne se réfère cependant pas uniquement aux séparations entre mots de la langue. Dans un même mot, certaines lettres ne se lient jamais avec les suivantes, et sont donc normalement en forme « finale » ; et la suivante est alors en forme « initiale », y compris à l'intérieur d'un mot.

La plupart des lettres n'ont fondamentalement que deux formes, qui sont généralement « isolées + finales » et « initiales + médianes ». Les lettres qui impliquent quatre formes distinctes sont limitées, à savoir le ع (ʿayn) et le غ (ġayn), ainsi que le ه (hāʾ).

Isolée Ordre Nom Isolée Valeur dans la numération Abjad Graphie

finale, médiane, initiale

DIN-31635 EI Phonème en arabe Tracé
ا 1 Alif ا 1 اـــــا ā / â ā / â ﺍ 'álif.jpg
ب 2 ب 2 بـــــبـــــب b b b Lettre 2 ﺏ bâ'.jpg
ت 3 ت 400 تـــــتـــــة t t t Lettre 3 ﺕ tâ'.gif
ث 4 Thā ث 500 ثـــــثـــــث th θ Lettre 4 ṯâ'.gif
ج 5 Jīm ج 3 جـــــجـــــج ǧ dj Lettre 5 jîm.gif
ح 6 Ḥā ح 8 حـــــحـــــح ħ Lettre 6 ḥâ'.gif
خ 7 Khā خ 600 خـــــخـــــخ ḫ / ẖ kh x Lettre 7 ḫâ'.gif
د 8 Dāl د 4 دـــــــد d d d Lettre 8.gif
ذ 9 Dhāl ذ 700 ذـــــــذ dh ð Lettre 9 ḏâl.gif
ر 10 ر 200 رــــــر r r r Lettre 10 râ'.gif
ز 11 Zāy ز 7 زـــــــز z z z Lettre 11 zây.gif
س 12 Sīn س 60 ســـــســـــس s s s Lettre 12 sīn.gif
ش 13 Shīn ش 300 شـــــشـــــش š sh ʃ Lettre 13 šîn.gif
ص 14 Sād ص 90 صـــــصـــــص Lettre 14 ṣâd.gif
ض 15 Ḍād ض 800 ضـــــضـــــض Lettre 15 ḍâd.gif
ط 16 Ṭā ط 9 طـــــطـــــط Lettre 16 tâ'.gif
ظ 17 Ẓā ظ 900 ظـــــظـــــظ ðˁ Lettre 17 zâ'.gif
ع 18 Ayn ع 70 عـــــعـــــع ʿ / ‘ ʿ / ‘ ʕ Lettre 18 'ayn.gif
ء hamza ء أ, إ, ؤ, ئ ʾ ʔ 0 ﺀ hamza.gif
غ 19 Rhayn غ 1000 غـــــغـــــغ ġ gh ɣ Lettre 19 ġayn.gif
ف 20 ف 80 فـــــفـــــف f f f Lettre 20 fâ.gif
ق 21 Qāf ق 100 قـــــقـــــق q q Lettre 21 qâf.gif
ك 22 Kāf ك 20 كـــــكـــــك k k k Lettre 22 kâf.gif
ل 23 Lem ل 30 لـــــلـــــل l l l Lettre 23 lâm.gif
م 24 Mīm م 40 مـــــمـــــم m m m Lettre 24 mîm.gif
ن 25 Nūn ن 50 نـــــنـــــن n n n Lettre 25 nūn.gif
ه 26 ه 5 هـــــهـــــه h h h Lettre 26 hâ'.gif
و 27 Wāw و 6 وــــــو w w w ou Lettre 27 wâw.gif
ي 28 Yāʾ ي 10 يـــــيـــــي y y j ou Lettre 28 yâ'.gif
Carte de répartition de l'utilisation de l'alphabet arabe :
  •      Pays où il est le seul alphabet officiel
  •      Pays où il est un des alphabets officiels

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire de l'alphabet arabe.

On fait remonter cet alphabet à l'araméen dans sa variante nabatéenne ou syriaque, lui-même descendant du phénicien (alphabet qui, entre autres, donne naissance à l'alphabet hébreu, à l'alphabet grec et, partant, au cyrillique, aux lettres latines, etc.). L'écriture arabe primitive est une cursive nabatéenne.

Sur le plan linguistique, l'arabe se rapproche plus des langues notées par l'alphabet sudarabique, dont notamment la liste de consonnes est beaucoup plus complète[2]. Bien que l'arabe appartient à l'aire linguistique sud-arabique, les tribus nomades d'Arabie centrale ont adopté pour sa notation l'alphabet utilisé au nord de cette région, dans le croissant fertile, qui était culturellement et économiquement dominant à l'époque. De manière significative, la première écriture arabe attestée a été le kufi, écriture du centre culturel de Koufa située sur les rives de l'Euphrate.

Le tableau ci-contre permet de comparer les évolutions subies par le tracé des lettres depuis le prototype araméen jusqu'aux écritures nabatéenne et syriaque. L'arabe est placé entre les deux à des fins de lisibilité et non pour marquer une évolution chronologique.


L'arabe étant plus dépendant des voyelles que son modèle nabatéen[2], la nécessité d'indiquer celles-ci s'est fait très rapidement sentir. À cette fin, l'arabe utilisa les trois lettres alif, ya et waw pour indiquer respectivement les voyelles longues â, î et û. Par la suite, le alif perdit complètement son rôle de consonne, et la hamza fut introduite comme signe diacritique pour indiquer l'emplacement de cette articulation. De ce fait, l'alphabet arabe n'est qu'imparfaitement un alphabet consonantique :

  • les lettres ya et waw ont conservé leur rôle de semi-consonne, mais peuvent également servir de signe de prolongation des voyelles homologues, ou de support à la hamza ;
  • la lettre alif n'est qu'un signe de prolongation ou de support de hamza, mais n'a pas de valeur propre ;
  • le ya peut également servir de signe de prolongation du a en fin de mot, où il prend la forme ى (alors dénommé ʾalif maqṣūra)
  • et inversement, la hamza n'a pas de place officielle dans cet alphabet bien qu'étant dans la langue une consonne à part entière.

La première attestation d'un texte en alphabet arabe remonte à 512[réf. souhaitée].

Le modèle araméen ayant moins de phonèmes que l'arabe, l'écriture des origines avait dû confondre par une même lettre plusieurs phonèmes de la langue arabe. Ce problème est toujours manifeste de nos jours, dans l'écriture kufi que l'on retrouve dans des inscriptions monumentales et certaines œuvres calligraphiques.

C'est au VIIe siècle qu'on a ajouté des points sur ou sous certaines lettres afin de les différencier. Lors de ces modifications, l'ordre des lettres a été modifié : l'alphabet arabe ne suit plus l'ordre levantin des autres alphabets sémitiques mais regroupe les lettres en fonction de leur forme graphique. Pour les deux lettres q et f, l'usage a été long à s'établir. Au début, durant les deux premiers siècles de l'hégire, le q portait un point au-dessus, et le f n'en avait point. Puis le f reçut un point au-dessous, comme ce fut longtemps le cas dans l'alphabet maghrébin. En fin de comptes, le point du f passa au-dessus, et le q en reçut deux, conformément à l'usage courant[2].

Spécificités[modifier | modifier le code]

L'alphabet arabe comprend vingt-neuf lettres fondamentales (vingt-huit si l'on exclut la hamza, qui se comporte soit comme une lettre à part entière soit comme un diacritique). Il s'écrit de droite à gauche.

De nombreuses lettres sont similaires par leur squelette (rasm) et ne se distinguent que par des points utilisés comme diacritiques au-dessus ou au-dessous de la ligne d'écriture (ـبـ ـتـ ـثـ ـنـ ـيـ). Il existe 18 formes de base (rasm). Les adaptations de l'alphabet arabe à d'autres langues se font sur ces mêmes formes de base, le plus souvent par l'ajout de points.

Il n'y a pas de différence entre les lettres manuscrites et les lettres imprimées, et les notions de lettre majuscule et lettre minuscule n'existent pas : l'écriture est donc monocamérale.

En revanche, la plupart des lettres s'attachent entre elles, même en imprimerie, et leur graphie peut changer selon qu'elles sont en position initiale (liées à la lettre suivante mais pas la précédente), médiane (liées des deux côtés), finale (liée à la précédente mais pas la suivante) ou qu'elles sont isolées (sans liaison) : on parle de variantes contextuelles. La liaison peut être plus ou moins allongée sans changer la lecture des lettres : كتب (ktb), normalement compacté, peut également être rendu كـــتـــب en allongeant les liaisons, par exemple pour créer un effet calligraphique, ou pour des raisons de justification de mise en page.

Par ailleurs, six lettres (و ز ر ذ د ا) ne s'attachent jamais à la lettre suivante, de sorte qu'un mot peut être entrecoupé d'une ou plusieurs espaces. Ces séparations entre lettres ne s'attachant pas à l'intérieur des mots sont moins grandes que celles séparant les mots. Par exemple, Paris s'écrit باريس (bârîs), où ni le A long ni le R ne se lie à la lettre suivante (s'il fallait allonger la graphie par des liaisons, باريس peut s'écrire بــــاريــــس, mais les intervalles entre "a" et "r" ou entre ""r" et "i", qui sont des séparations, ne peuvent pas être allongés).

L'alphabet arabe étant un abjad, le lecteur doit connaître la structure de la langue pour restituer les voyelles. Dans le cas de l'arabe, les voyelles d'un mot se répartissent au sein de la racine consonantique, suivant les règles de grammaire.

Dans les éditions du Coran ou les ouvrages didactiques, cependant, on utilise une notation vocalique plus ou moins précise sous forme de diacritiques. Il existe, de plus, dans de tels textes dits « vocalisés », une série d'autres diacritiques de syllabation dont les plus courants sont l'indication de l'absence de voyelle (sukūn) et la gémination des consonnes (šadda).

Autres lettres[modifier | modifier le code]

Nom Graphie Translittération Son
isolée finale
tāʾ marbūṭa ة ــة h et t / Ø / h / ẗ [t], [h], Ø
ʾalif maqṣūra ى ــى ā / ỳ [(a)ː]
lām ʾalif لا ــلا [l(a)ː]
ʾalif maddah آ آ    
Sources Unicode : Arabe 0600—06FF et formes B de présentation arabes

Tāʾ marbūṭa[modifier | modifier le code]

Article détaillé : ة.

Le ة tāʾ marbūṭa (« tāʾ bouclé ») ; c'est, historiquement, un dérivé du ت tāʾ et non du ه hāʾ, d'où la présence des deux points suscrits. Il suffit de boucler un tāʾ pour obtenir un tāʾ marbūṭa. Il s'agit d'une consonne, à savoir un /t/ ; toutefois, elle ne se trouve qu'en fin de mot et elle est toujours précédée de la voyelle brève /a/ (qui n'est que rarement écrite). Le son /t/ n'est prononcé que si elle est précédée d'un alif (ا ) ou si les voyelles casuelles finales qui suivent le ta le sont aussi ; or, ces voyelles sont souvent omises dans la prononciation courante. C'est pour cette raison qu'on indique, improprement, que cette lettre vaut [a(t)].

Le tāʾ marbūṭa a une valeur grammaticale en arabe : c'est souvent la désinence du féminin (pour les adjectifs, les substantifs, ainsi que pour la forme féminine des noms propres qui existent au masculin -- par exemple: Samīr / Samīra). Cette lettre peut toutefois terminer des substantifs se référant à des entités clairement masculines, tels que calife (خليفة) ou commandant (dans ce cas, pour la forme plurielle : قائد ج قادة). Désinence finale de substantifs ou d'adjectifs, le tāʾ marbūṭa ne se retrouve donc jamais dans la conjugaison proprement dite des verbes arabes.

Un tāʾ marbūṭa se transforme en « tāʾ ṭāwila » (« long », donc « normal ») lorsque le nom est mis à la forme duelle ou lorsque le mot est suivi d'un morphème, tel que celui de la possession : طاولة - طاولتي (« ma table » ~ « table »)

Dans une prononciation soutenue, on fait entendre à la pause un [h] à la place du [t]. Le tāʾ marbūṭa est rarement transcrit quand il est muet ; seule la translittération en indique généralement la présence (voir plus bas à la section « Translittération »), mais les usages sont très fluctuants. Dans cette encyclopédie, le tāʾ marbūṭa sera noté par ʰ. Voir aussi plus bas à « Types de lecture » pour d'autres détails.

ʾAlif maqṣūra[modifier | modifier le code]

Article détaillé : ى.

La lettre ى ʾalif maqṣūra ne s'utilise qu'en fin de mot ; c'est une lettre de prolongement pour le phonème /a/. Son nom indique le son obtenu, « ʾalif de prolongement », et non sa forme, puisque la lettre ressemble à un ي yāʾ. Son utilisation est décrite à la section « Voyelles longues et lettres de prolongement ».

Ligature lām ʾalif[modifier | modifier le code]

Comme ligature linguistique, l’arabe ne connaît que la ligature lâm-alif. Lorsqu'un ل (lām) est suivi d'un ا (ʾalif), il faut remplacer l'ensemble des deux lettres par la ligature لا.

Formes contextuelles Nom
Finale Mediale Initiale Isolée
lām + alif

Ligatures esthétiques[modifier | modifier le code]

Mohammed, écrit avec ou sans ligature esthétique.
Article détaillé : Ligatures arabes.

Il existe d'autres ligatures de ce type, de deux ou trois lettres, voire plus, qui ne sont cependant plus utilisées, sauf dans des compositions soignées et quelques cas figés. On peut encore les rencontrer dans des textes anciens.

On les trouve dans le bloc Unicode dans les Formes A de présentation arabes à partir de U+FBEA, mais ces caractères ne sont pas toujours supportés. Certaines sont représentées dans l'article consacré aux ligatures.

Alif maddah (ʾAlif muet)[modifier | modifier le code]

Dans quelques mots, et surtout au cours de la flexion verbale, on peut écrire un ʾalif qui ne se prononce pas et ne sert pas de support à un diacritique. On le trouve principalement dans le mot مِائَة (miʾa signifiant « cent »), qui serait écrit plus régulièrement مِئَة).

Dans la conjugaison, on ajoute également un ʾalif muet après un wāw و en fin de mot ; ainsi :

  • كَتَبُوا katabū, « ils ont écrit » ;
  • رَمَوْا ramaw, « ils ont lancé ».

Diacritiques[modifier | modifier le code]

Article détaillé : diacritiques de l'alphabet arabe.

Tel qu'écrit couramment, l'alphabet arabe n'utilise pour ainsi dire pas de diacritiques, outre le point souscrit ou suscrit obligatoire pour distinguer des lettres ambiguës. Pour faciliter la lecture, cependant, et ce dans un cadre didactique ou religieux, de nombreux signes auxiliaires viennent rendre le texte moins ambigu : l'arabe ne notant normalement pas les voyelles, par exemple, ni les géminations ou encore les assimilations, il n'est pas possible à un lecteur débutant de lire à voix haute un texte sans l'aide de ces signes, ou sans une bonne connaissance de la langue.

Notation des voyelles[modifier | modifier le code]

Toutes les lettres des tableaux précédents sont des consonnes (ou des lettres muettes), contrairement à ce qu'on pourrait croire. Les voyelles ne sont que rarement notées, et si elles le sont, c'est sous la forme de diacritiques.

Voyelles brèves[modifier | modifier le code]

Celles-ci ne sont pas indiquées autrement que par des diacritiques, et ce seulement pour lever des ambiguïtés (rarement) ou dans les ouvrages didactiques ou religieux.

L'absence de la notation des voyelles brèves rend parfois ambiguë la compréhension des mots, en particulier lorsque ceux-ci sont lus isolés de tout contexte. Notons, par exemple, qu'un mot de trois consonnes tel que كتب (ktb) peut théoriquement se lire, selon le contexte, de 17 manières différentes :

  • un verbe à la 3e personne du masculin singulier de l'accompli actif, simple كَتَبَ (kataba, il a écrit) ou factitif كَتَّبَ (kattaba, il a fait écrire)
  • un verbe à la 3e personne du masculin singulier de l'accompli passif, simple كُتِبَ (kutiba, il a été écrit) ou factitif كُتِّبَ (kuttiba, on l'a fait écrire)
  • un verbe factitif à la 2e personne du masculin singulier de l'impératif كَتِّبْ (kattib, fais écrire)
  • un nom masculin pluriel كُتُب (kutub, livres), pouvant prendre cinq désinences casuelles différentes (Nominatif/Accusatif/Génitif défini, Nominatif/Génitif indéfini)
  • un nom d'action singulier كَتْب (katb, le fait d'écrire), pouvant prendre les cinq mêmes désinences casuelles
  • un syntagme préposition + nom كَتَبّ (ka-tabb, comme un tranchement), défini ou indéfini

Tous ces mots sont discriminés par des voyelles brèves qui la plupart de temps ne sont pas écrites. Il en résulte qu'ils se trouveront tous sous l’orthographe unique كتب (ktb) dans la plupart des textes. C'est donc au lecteur de rajouter mentalement les voyelles nécessaires afin de déterminer le sens véritable du mot en question. Il sera pour cela grandement aidé par le contexte.

Voyelles longues et lettres de prolongement[modifier | modifier le code]

Quatre lettres, dites « de prolongement », sont employées pour indiquer la présence d'une voyelle longue — qui, elle, n'est normalement pas écrite —, ا ʾalif, ى ʾalif maqṣūra (seulement en fin de mot), ي yāʾ, et و wāw. Ces deux dernières sont aussi les consonnes pleines y et w. Dans un texte non vocalisé, ce qui est de loin le cas le plus fréquent, l'on obtient les ambivalences suivantes :

  • ا ʾalif = ā ou d'autres phonèmes, parmi lesquels la consonne ʾ(coup de glotte) ;
  • ى ʾalif maqṣūra = ā en fin de mot ;
  • ي yāʾ = ī ou y ;
  • و wāw = ū ou w.

En fait, l'arabe, par exemple pour le son ū, décompose logiquement le phonème long en uw ; comme seule la consonne est écrite, celle-ci semble noter aussi ū. De sorte, ces lettres, qui sont toutes des consonnes (historiquement pour ا ʾalif), peuvent, d'une certaine manière, remplir le rôle de voyelles longues ; on dit alors qu'elles sont des matres lectionis (en latin « mère de la lecture »). En effet, l'alphabet arabe, bien qu'il soit un abjad, marque systématiquement l'emplacement de voyelles longues : partant, ces signes indiquant les emplacements en question sont aussi lus comme des voyelles. D'autres écritures sémitiques, du reste, comme l'alphabet hébreu, retiennent ce procédé, ce qui mène certains spécialistes des écritures (comme Thomas Bauer ; cf. bibliographie ci-dessous) à considérer que ces abjads ne sont pas purement consonantiques et qu'ils méritent bien l'appellation d'alphabets dotés de voyelles.

Diphtongues[modifier | modifier le code]

Deux diphtongues sont principalement utilisées, ay et aw ; comme a n'est normalement pas écrit, seul le deuxième élément, y ou w l'est, au moyen de la consonne idoine, ي yāʾ ou و wāw, ce qui crée une nouvelle ambiguïté ; en effet, ي yāʾ et و wāw peuvent donc être lus comme :

  • des consonnes ;
  • des lettres de prolongement ;
  • des seconds éléments de diphtongue.

Écriture de la hamza[modifier | modifier le code]

Historiquement, la lettre ʾalif notait une occlusive glottale, ou « coup de glotte », transcrite par [ʔ], ce que confirment les alphabets issus de la même origine phénicienne. Or, elle a servi, de la même manière que dans d'autres abjads, avec yāʾ et wāw, de mater lectionis, c'est-à-dire de caractère de remplacement pour noter une voyelle longue. De fait, au cours du temps sa valeur phonétique s'est effacée et, depuis, ʾalif sert principalement à remplacer des phonèmes, noter l'allongement de la voyelle /a/ ou servir de support graphique à certains signes.

L'alphabet arabe se sert maintenant de la lettre hamza pour transcrire le coup de glotte, phonème qui, en arabe, peut se manifester n'importe où dans un mot, même à l'initiale ou en finale. Cette lettre, cependant, ne fonctionne pas comme les autres : elle peut être écrite seule ou avoir besoin d'un support, auquel cas elle devient un diacritique :

  • sans support : ء ;
  • avec support : إ ,أ (sur et sous un ʾalif), ؤ (sur un wāw), ئ (sur un yāʾ sans points ou yāʾ hamza).
Article détaillé : Écriture de la hamza.

Assimilations[modifier | modifier le code]

L'alphabet arabe ne note pas les cas d'assimilations des consonnes en contact :

  • dévoisement : malgré ce que la graphie indique, مُبْتَدَأ mubtadaʾ est prononcé /muptadaʾ/. Il est notable que l'écriture ne se modifie pas dans ce cas pour suivre la prononciation, au contraire de ce qu'elle fait dans d'autres cas (élision de la hamza instable, par exemple) ;
  • assimilation complète de l'article أَل ʾal : le /l/ de l'article est entièrement assimilé aux 14 consonnes dentales, liquides et spirantes (à l'exception de la spirante jîm) qui suivent (traditionnellement nommées consonnes « solaires » parce que deux d'entre elles (sîn et šîn) entrent dans le mot « soleil » (šams, شَمْس), par opposition aux 15 autres consonnes dites « lunaires » parce que le mot « lune » (qamar, قَمَر) commence par l'une d'entre elles, appelée qâf[3]. L'écriture, cependant, ne note pas clairement cette assimilation°: /ʔal/+/d/ > /ʔadd/, noté د + أَل (ʾal + d-) > أَلدّ (translittération : ʾaldd- ; noter la šadda) et non *أَدّ (translittération : ʾadd). La lettre lām, en effet, continue d'être écrite bien qu'elle ne soit plus prononcée (elle ne reçoit donc pas de sukūn) ; la graphie est d'autant plus redondante que la gémination obtenue peut être – rarement – indiquée par la šadda. La transcription doit cependant donner la prononciation, dans le cas précédent : ʾad-d (on place un trait d'union entre l'article et le nom pour indiquer que dans la graphie arabe, l'article est directement collé au nom ; c'est aussi le cas pour d'autres mots outils).
Graphie Translittération Transcription
1 ز ,ر ,ذ ,د ,ث ,ت + أَل
ʾal + t-, ṯ-, d-, ḏ-, r-, z- ʾal + t-, ṯ-, d-, ḏ-, r-, z-
أَلزّ ,أَلرّ ,أَلذّ ,أَلدّ ,أَلثّ ,أَلتّ
ʾaltt-, ʾalṯṯ-, ʾaldd-, ʾalḏḏ-, ʾalrr-, ʾalzz- ʾat-t-, ʾaṯ-ṯ-, ʾad-d-, ʾaḏ-ḏ-, ʾar-r-, ʾaz-z-
 
2 ض ,ص ,ش ,س + أَل | ʾal + s-, š-, ṣ-, ḍ- ʾal + s-, š-, ṣ-, ḍ-
أَلضّ ,أَلصّ ,أَلشّ ,أَلسّ ʾalss-, ʾalšš-, ʾalṣṣ-, ʾalḍḍ- ʾas-s-, ʾaš-š-, ʾaṣ-ṣ-, ʾaḍ-ḍ-
 
3 ن ,ل ,ظ ,ط + أَل | ʾal + ṭ-, ẓ-, l-, n- ʾal + ṭ-, ẓ-, l-, n-
أَلنّ ,أَللّ ,أَلظّ ,أَلطّ ʾalṭṭ-, ʾalẓẓ-, ʾalll-, ʾalnn- ʾaṭ-ṭ-, ʾaẓ-ẓ-, ʾal-l-, ʾan-n-

Valeurs numériques des lettres[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Abjad.
Article détaillé : Numération arabe.

L'alphabet arabe ne suit plus l'ordre levantin des autres alphabets sémitiques mais regroupe les lettres en fonction de leur forme graphique. L'intérêt de cet ordonnancement tient à la valeur numérique attribuée à chaque lettre en fonction de sa place dans l'alphabet.

Sur les objets liés aux pratiques mystiques ou scientifiques (astrolabes, globes célestes), ou encore dans les colophons des manuscrits, les chiffres sont parfois donnés sous forme de lettres : on parle de numérotation en abjad.

Valeur Lettre Nom Trans-
litération
1 ا alif ā
2 ب bāʼ b
3 ج jīm j
4 د dāl d
5 ه hāʼ h
6 و wāw w / ū
7 ز zayn/zāy z
8 ح ḥāʼ
9 ط ṭāʼ
       
Valeur Lettre Nom Trans-
litération
10 ي yāʼ y / ī
20 ك kāf k
30 ل lām l
40 م mīm m
50 ن nūn n
60 س sīn s
70 ع ʻayn ʻ
80 ف fāʼ f
90 ص ṣād
       
Valeur Lettre Nom Trans-
litération
100 ق qāf q
200 ر rāʼ r
300 ش shīn sh
400 ت tāʼ t
500 ث thāʼ th
600 خ khāʼ kh
700 ذ dhāl dh
800 ض ḍād
900 ظ ẓāʼ
1000 غ ghayn gh

Translittération[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Romanisation de l'arabe.
Machine à écrire en caractères arabes.
Caractères arabes manuscrits.

Il existe de nombreuses normes de translittération de l'alphabet arabe vers l'alphabet latin, parmi lesquelles :

  • la translittération DIN-31635 ;
  • la « transcription Arabica », du nom d'une revue française d'études arabes ;
  • la translittération pratiquée par la revue Afriques ;
  • la norme de translittération adoptée par l'Encyclopædia of Islam (EI) ;
  • la norme internationale ISO 233-2 (1993).

Translittération Arabica[modifier | modifier le code]

Il existe plusieurs systèmes de translittération de l'arabe, les plus employés étant celui de la revue Arabica et celui de l'Encyclopédie de l'islam. Les remarques qui suivent portent sur la transcription Arabica qui est la plus cohérente des deux (une lettre arabe = une lettre latine). On l'a vu, certaines lettres ont plusieurs fonctions, d'autres sont muettes ; la transcription est donc souvent ambiguë :

  • la hamza indépendante, ainsi que ʾalif, yāʾ et wāw quand ils portent la hamza diacritée, ont tous la valeur [ʔ], transcrite ‹ ʾ › ;
  • ʾalif et ʾalif maqṣūra servent tous deux à allonger le /a/ : la transcription ne permet pas de savoir laquelle des deux lettres est utilisée ;
  • le tāʾ marbūṭa n'est prononcé /t/ qu'en état d'annexion ou lorsqu'on prononce la désinence casuelle; il ne sera transcrit que dans ces deux cas ;
  • le tanwīn est noté en exposant accompagné de sa voyelle casuelle (raʾaytu kalban) ;
  • au sukūn et à la šadda ne correspondent aucun signe particulier. On note رأيْتُ ainsi raʾaytu et كسّر ainsi kassartu (par simple redoublement de la consonne géminée) ;
  • le /l/ de l'article assimilé devant consonne « solaire » est noté /l/ quand on transcrit de l'arabe littéral: al-sirr. En effet, l'assimilation est dans ce cas totalement prédictible. En revanche, lorsqu'on transcrit un texte en dialecte arabe, on doit faire apparaître l'assimilation quand elle se produit: l-kalb; n-nâr. En effet, les règles d'assimilation de l'article sont variables d'un dialecte à l'autre.

Toutes ces raisons font qu'il est parfois pratique d'utiliser une translittération précise qui suive l'original arabe, caractère par caractère. La norme ISO 233 permet cela (dans les exemples suivants, on placera les translittérations entre accolades) :

  • chaque consonne est écrite avec un symbole consonantique, même le ʾalif (translittéré ‹ ʾ ›, demi-anneau à droite), le wāw, et autres lettres d’allongement ;
  • les voyelles ne sont indiquées que si le texte de départ est vocalisé ;
  • les différents types de hamza sont notés par :
    • ‹ ' › avec un support : حَقَائِبْ ḥaqāʾib ‹ ḥaqaʾy'ib° ›,
    • ‹ ˌ › sans support : ضَوْء ḍawʾ ‹ ḍaw°ˌ ›,
  • ʾalif maqṣura est noté ‹ ỳ › : مَتَى matā ‹ mataỳ › ;
  • tāʾ marbūṭa est translittéré ‹ ẗ › (dans d'autres normes, un ‹ ʰ ›) : سَبْعَة sabʿa ‹ sab°ʿaẗ › ;
  • les tanwīn sont rendues par un accent aigu : رَجُلًا raǧulan ‹ raǧuláʾ › ;
  • le sukūn est noté par un ‹ ° › : زَوْج zawǧ ‹ zaw°ǧ ›, la šadda par un macron : شَدَّة šadda ‹ šad̄aẗ › ;
  • l'assimilation de l'article est écrite lettre par lettre : أَلشَّمْس ʾaš-šams ‹ ʾ'alš̄am°s ›, etc.

Autre modèle de translittération utilisé[modifier | modifier le code]

Au delà des normes scientifiques d'autres modèles de translittération accessibles à tous sont utilisés par les auteurs ou les maisons d'édition musulmanes. Parmi ces modèles :

  • La translittération de chaque lettre arabe par une et une seule lettre latine et non pas deux comme c’est souvent le cas pour la translittération de la lettre «« ث » ou « خ » ou les lettres similaires (voir tableau ci-dessous ).
Lettre arabe ث ذ خ ش ظ غ
Translittération employant deux lettres th dh kh sh ou ch dh gh
Nouvelle translittération t d
  • La translittération du son « ou » représenté en arabe par la voyelle « ḍammah » est représenté par une seule lettre latine le « u ».
  • La translittération des lettres arabes emphatiques, auxquelles il faut rajouter la lettre « ح » par un point sous les lettres latines qui les représentent à l’exception du « غ » pour qui le point a été placé au-dessus de la lettre « r » qui la représente
Lettre arabe ح خ ص ض ط ظ غ
Translittération
  • La translittération des lettres interdentales « ث », le « ذ » par un trait sous les lettres latines qui les représentent :
Lettre arabe ث ذ
Translittération

Tableau récapitulatif de toutes les lettres arabes translittérées suivant ce modèle :

Lettre translittération Lettre translittération
ء ض
ب b ط
ت t ظ
ث t ع c
ج j غ
ح ف f
خ ق q
د d ك k
ذ d ل l
ر r م m
ز z ن n
س s ه h
ش و w
ص ي y

La translittération des voyelles courtes et longues :

Voyelles
courtes longues
a ã
i ĩ
u ũ

Encodage[modifier | modifier le code]

Il peut être codé par plusieurs jeux de caractères, parmi lesquels ISO-8859-6 et Unicode, grâce au bloc « Arabe », des emplacements U+0600 à U+06FF. Ces deux jeux, cependant, n'indiquent pas pour chaque caractère la forme contextuelle qu'il doit prendre. C'est au moteur de rendu de sélectionner le bon œil. Il existe cependant, dans le cas où l'on voudrait coder une forme particulière d'un caractère, les blocs « Formes de présentation arabe A » (U+FB50 à U+FDFF) et « Formes de présentation arabe B » (U+FE70 à U+FEFF), qui contiennent la majorité des caractères convalescents entièrement en variante contextuelle ainsi que les caractères étendus propres à d'autres langues. Il est aussi possible d'utiliser les liants sans et avec chasse. Enfin, le codage de l'arabe est logique, c'est-à-dire qu'on entre les caractères à la suite sans se soucier du sens de l'écriture. C'est encore une fois au moteur de rendu qu'il revient d'afficher les caractères dans le bon sens. À cet égard, si les mots arabes de cette page sont affichés à l'envers, c'est que votre moteur de rendu Unicode n'est pas assez récent. Pour plus de détails concernant les questions de codage de l'arabe, consultez la traduction française du manuel d'Unicode, disponible sur le site Hapax.

Lettres non traditionnelles[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Adaptations de l'alphabet arabe.

Dans l'alphabet arabe dit « occidental », la lettre fāʾ était écrite ڢ (au lieu de ف de l'alphabet oriental), tandis que qāf était représentée par ڧ (plutôt que ق). De nos jours, les éditions maghrébines suivent les usages orientaux. Il faut noter pourtant qu'il existe toujours des publications du Coran en style andalou et maghrébin (occidental).

L’alphabet arabe utilise aussi des lettres différentes pour représenter certains sons dans des mots d’emprunts :

Ponctuation[modifier | modifier le code]

L'arabe s'écrivant de droite à gauche, les éditions modernes utilisent des signes de ponctuation respectant cette écriture, à savoir :

  • la virgule renversée « ، » (qui permet aussi de ne pas être confondue avec « د », par exemple) ;
  • le point-virgule renversé « ؛ » ;
  • le point d'interrogation inversé « ؟ » ;
  • le point final est noté « . »

Autres problèmes d'orthographe[modifier | modifier le code]

  • Rencontres de sukūn, sukun et hamza instable.
  • Paragoge dans les mots étrangers.

Styles d'écritures[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Styles calligraphiques arabes.

Il existe différents styles calligraphiques. On divise généralement les calligraphies arabes en deux groupes facilement distinguables :

  • les écritures coufiques (ou kufiques), qui se caractérisent par leur caractère anguleux ;
  • les écritures cursives (naskhi), beaucoup plus arrondies.

Types de lecture[modifier | modifier le code]

L'arabe se lit de droite à gauche, comme beaucoup d'écritures sémitiques utilisant des abjads (syriaque, hébreu, etc). Les nombres aujourd'hui s'écrivent souvent de gauche à droite mais se lisent toujours de droite à gauche (unités, puis dizaines, centaines, milliers, etc).[réf. nécessaire]

Claviers arabes[modifier | modifier le code]

Inspirés des claviers de machines à écrire, les claviers arabes d'ordinateurs peuvent se présenter ainsi : Intellark ajouté à un clavier QWERTY.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Certaines écritures, dont le xiao'erjing, ont introduit des voyelles.
  2. a b et c Histoire de l'écriture, James Février, Payot 1984, p. 269.
  3. Régis Blachère, Maurice Gaudefroy-Demombynes, Grammaire de l'arabe classique, cinquième édition, ,, Paris, Maisonneuve et Larose, 1998, 3e éd. [1975], 508 p. (ISBN 978-2-706-81128-9), p. 28.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Mohammed Sadid, L'alphabet arabe et la technologie, 1993, 414 p.
  • Michel Neyreneuf et Ghalib Al-Hakkak, Grammaire active de l'arabe, Le Livre de Poche, collection « Les langues modernes », 1996 ;
  • Régis Blachère, Maurice Gaudefroy-Demombynes, Grammaire de l'arabe classique, cinquième édition, Paris, Maisonneuve et Larose, 2004 ;
  • The World's Writing Systems, ouvrage collectif sous la direction de Peter T. Daniels et William Bright, article « Arabic Writing » de Thomas Bauer, Oxford University Press, 1996 ;
  • Dictionnaire Mounged de poche (français arabe ─ فرنسيّ عربيّ), dixième édition, éditions Dar el-Machreq, Beyrouth.
  • Mathieu Guidère, Grammaire alphabétique de l'arabe, Paris, Editions Ellipses, collection « Grammaticalement correct », 2004 (nouvelle édition revue et corrigée).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Blocs de caractères Unicode pour l’écriture arabe[modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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