Żywiec

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Żywiec
Blason de Żywiec
Héraldique
Żywiec
Administration
Pays Drapeau de la Pologne Pologne
Région Silésie
Commune Żywiec
Maire Antoni Szlagor
Code postal 34-300 à 34-330
Indicatif téléphonique international +(48)
Indicatif téléphonique local 33
Immatriculation SZY
Démographie
Population 32 300 hab.
Géographie
Coordonnées 49° 40′ 00″ nord, 19° 10′ 00″ est
Localisation
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Żywiec
Liens
Site web www.zywiec.pl

Żywiec (prononciation : Gé-vièts) est une ville de Pologne d'environ 32 000 habitants, située en Silésie dans la région montagneuse des Beskides, au centre de Kotlina Zywiecka (la Vallée de Zywiec) au confluent des rivière Sola et Koszarawa au pied d'un lac Jezioro Żywieckie.

Żywiec est un important centre touristique en Pologne. La ville est également renommée pour la bière qui porte son nom. La Brasserie de Żywiec fondée en 1856 est la plus ancienne brasserie polonaise.

Histoire[modifier | modifier le code]

La vile de Żywiec est fondée suivant le droit municipal de Magdebourg entre 1260 et 1280 (ceci d’après différentes sources, car en raison de nombreux incendies qui ravageaient Żywiec au XVIIIe siècle, aucun document authentique ne subsiste). En 1467, le roi Kazimierz Jagiellończyk offre le domaine au comte Piotr Komorowski.

Żywiec reste en possession de la famille Komorowski pendant presque 150 ans. Elle y fait construire un château, une église et un clocher qui existent jusqu’à présent. En 1624, Mikołaj Komorowski cède le domaine à la reine Constance, épouse du roi Sigismond III Vasa. Lors de l'invasion suédoise de 1655, les envahisseurs pillent et brûlent une partie de la ville. En 1675, le domaine est racheté par Jan Wielopolski qui le quitte après avoir récupéré sa propriété à Pieskowa Skała.

Domination autrichienne[modifier | modifier le code]

Suite au premier partage de la Pologne en 1772, Żywiec fait partie l'empire d'Autriche, puis Autriche-Hongrie. L'ancien duché de Zator dont la région de Żywiec ainsi que les autres territoires polonais à l'est de la rivière Biała sont soumis à l’administration autrichienne et érigés en royaume de Galicie et de Lodomérie, alors que l'archiduchesse Marie-Thérèse d'Autriche prend le titre de « duchesse d'Oświęcim et de Zator »[1]

Les Habsbourg[modifier | modifier le code]

En 1838, Żywiec passe aux mains des Habsbourg. Adam Wielopolski dont la famille est propriétaire de la région de depuis 1678, vend sa domaine endettée à l'archiduc Charles-Louis d'Autriche, fils de l'empereur Léopold II. Près du château de Komorowski, les Habsbourg font construire leur propre palais.

En 1856, son successeur Albert Frédéric d'Autriche fonde la célèbre brasserie archiducale.

Après la première guerre mondiale et le recouvrement de l'indépendance par la Pologne, les autorités administratives polonaises fonctionnent dans le cadre des districts d'avant la guerre. En 1920, la voїvodie de Cracovie est réactivée.

Le dernier des Habsbourg, Charles-Albert de Habsbourg-Altenbourg (1888-1951) prend la nationalité polonaise. Pendant la deuxième guerre mondiale, le District de Żywiec est incorporé au Reich Allemand. L'archiduc est officier de cavalerie dans l'armée polonaise et refuse de coopérer avec l'Allemagne nazie et de signer la volkslist. En conséquence, la famille avait été chassée de son fief . Emprisonné et interrogé par la Gestapo de Cieszyn, il résiste héroïquement et perd un œil et devient unilatéralement paralysé. Grâce aux efforts de son épouse Alice Ankarcrona, officier de liaison de l'Armia Krajowa et une parente de la reine de Suède, la résistance polonaise rachète Karol Olbracht aux Allemands grâce à des efforts diplomatiques et en payant de somptueux pots-de-vin. Persécutée par le régime communiste polonais après la guerre, la famille se réfugie à Cracovie, avant de fuir la Pologne, déchue de la nationalité polonaise. La famille émigre en Suède, où Charles-Albert ne récupérant jamais sa santé, est mort en 1951.

Ce n'est qu'en 1993 que la duchesse Marie-Christine recouvre sa nationalité, et, après 60 ans d'exil en Suède et en Suisse, à Davos, elle revint dans son pays en 2002, à presque 80 ans, accueilli comme une héroïne, occupant depuis dans l'ancien palais familial un petit deux-pièces rénové et mis spécialement à sa disposition par la municipalité de la ville, dans l'aile du palais où elle avait grandi.

Personnalités liées à la ville[modifier | modifier le code]

Jumelage[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Die postalischen Abstempelungen auf den österreichischen Postwertzeichen-Ausgaben 1867, 1883 und 1890, Wilhelm KLEIN, 1967

Liens[modifier | modifier le code]

(pl) (en) site officiel de la ville