Œnée

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d’aide sur l’homonymie Pour l’article ayant un titre homophone, voir Eunée.
Œnée trônant, lécythe attique à fond blanc, v. -500, Staatliche Antikensammlungen de Munich (Inv. 1905)

Dans la mythologie grecque, Œnée (en grec ancien Οἰνεύς / Oineús), fils de Porthaon[1] et d'Euryté, est roi de Calydon.

Mythe[modifier | modifier le code]

Œnée, « le vieux meneur de chars »[2], est dans sa vieillesse détrôné par les enfants de son frère Agrios et rétabli par son petit-fils Diomède, mais abandonne volontairement l'administration de son État à son gendre Andrémon et se retire à Argos, où Diomède lui rend de grands honneurs[3]. Diomède raconte l'histoire de son grand-père au chant XIV de l'Iliade[4], expliquant qu'il n'a jamais quitté son pays de Calydon (Kαλυδών), tandis que Tydée fut envoyé en exil à la cour d'Argos (pour le meurtre accidentel de son oncle Alcathoos)[5]. À Argos, Tydée épouse Déipyle, fille du roi Adraste et mère de Diomède. Œnée, visité par Dionysos, permit à ce dieu d'avoir un commerce intime avec Althée, sa femme, et que Dionysos lui permit, en récompense, de donner son nom au vin[6]. Sa femme donne à Œnée plusieurs enfants, dont Autonoé, Déjanire, Méléagre, Tydée, Staphylos, Toxée, Polyxo, Eurymédé et Mélanippe. Un jour qu'Œnée oublie de faire une offrande à la déesse Artémis, celle-ci, prise de colère, envoie à Calydon un sanglier d'une taille prodigieuse, qui va en ravager les terres, et qui, après avoir tué plusieurs des compagnons chasseurs réunis par Méléagre, meurt sous les coups prodigieux de ce dernier.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Pierre Grimal, Dictionnaire de la mythologie grecque et romaine, Paris, Presses Universitaires de France, , p. 326
  2. Iliade, chant IX : Robert Flacelière traduit son épithète par « vieux maître des chars » ; il porte au chant IX la même épithète que Nestor et Phénix.
  3. Homère, Iliade [détail des éditions] [lire en ligne], Chant IX
  4. Iliade, Chant XIV, 115 et passim
  5. Homère & Flacelière 1993, p. 932
  6. Le nom du vin, en grec, est οἶνοσ / oinos.

Source[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :