Œil de Sainte Lucie

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Yeux de Sainte Lucie : opercules de Turbo petholatus

L'expression Œil de Sainte Lucie, « œil de Vénus » ou encore « œil de la Vierge », désigne l'opercule minéralisé d'un mollusque de la famille des Turbinidae (ordre des Archaeogastropoda)[1].

De tels opercules sont relativement fréquents sur les rivages méditerranéens, notamment en Corse, où ils sont laissés par l'Astrée rugueuse[1] (nom scientifique du coquillage : Bolma rugosa, syn. Astraea rugosa).

Description[modifier | modifier le code]

L’œil de Sainte Lucie ressemble grossièrement à un coquillage, plan sur un côté avec une spirale sur fond clair (couvert d'une cuticule brune sur un opercule frais), et bombé de l'autre avec une tache orange ou verte sur fond blanc, pouvant ressembler à un œil. Cependant, l'objet est plein et non pas creux, ce qui le distingue à coup sûr de n'importe quelle coquille.

Usages[modifier | modifier le code]

En Corse, on les trouve sur les plages ou en plongée à faible profondeur. Il est utilisé comme pendentif et on lui prête des vertus de porte-bonheur.

Les opercules des espèces des mers tropicales du genre Turbo sont beaucoup plus courantes et massives, et souvent commercialisés sous le nom de cats eye (« Œil de chat ») ou plus récemment Shiva's eye (« Œil de Shiva ») dans l'océan indien. Ces porte-bonheur exotiques sont reconnaissables à leur forme plus ronde, face opposée, très bombée, varie du brun au bleu en passant par le orangé ou le vert. Ces teintes se retrouvent dans la spirale[2].

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Astrée rugueuse sur la base Doris
  2. L'œil de Sainte Lucie et ses imitations, consulté le 13 sept. 2012

Liens externes[modifier | modifier le code]