Ñnòhò

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Article général Pour un article plus général, voir Batanga.

Ñnòhò
Pays Cameroun
Région Zone côtière, dans la région de Kribi
Nombre de locuteurs Environ 10 000
Classification par famille
Statut officiel
Régi par Comité des langues ndowe

Le ñnòhò ou munòhò est une des multiples variantes du ndowe, langues parlées par ceux qui à partir du XIXe siècle sont identifiés par le linguiste allemand Wilhelm Bleek comme les « bantu-congolais ». Le nòhò est parlé par les Bànòhò que l’on retrouve dans la région de Kribi au Cameroun.

Description[modifier | modifier le code]

Les locuteurs de ladite langue sont les Bànòhò. Ils occupent la région de Kribi au Cameroun, notamment dans les localités ci-apres :

  • Villages Bongàndwè, Bongahēlè, Bwambè, Lobé, Mbòdè, Mbowa'manga, Tála (Arrondissement de Kribi 1)
  • Villages Ngōyè, Wámiyè (Arrondissement de Kribi 2)
  • Village Behóndo (arrondissement de la Lokúnje)

La description physique des Bànóhò présente des hommes de taille moyenne au teint clair. Ces caractères anthropomorphiques en plus de leur langue ont fait croire aux explorateurs qu'ils sont un jalon des peuples cafres qui occupent la partie australe de l'Afrique.

Dans l’aire culturelle ndowe du Sud-Cameroun le munòhò est sans doute l'idiome le plus parlé dans la mesure où il compte le plus grand nombre de locuteurs; on en dénombre environ dix mille selon les statistiques officielles.

Classification[modifier | modifier le code]

Selon classification de Guthrie, le nòhò appartient au groupe A.30, dénommé groupe bube-benga, mais il faut dire que dans les traditions ndowe les bànòhò appartiennent à la famille des bomba (ceux qui pour exprimer le « je dis ceci », disent « mba na ĕ ! »). Cette famille linguistique qu'on retrouve en Afrique centrale notamment au Cameroun, au Gabon et en Guinée équatoriale et qui comprend entre autres les idiomes tels que le benga, le kóta, le duala, l’isúbu, le limbà, le mbóko, le odi, le póngo, le puku, le tanga, etc.

Le nòhò tel qu’il est parlé de nos jours est, à l’instar du benga et du puku, perçu le plus souvent comme étant un parler tánga, mais une connaissance plus poussée de chacun de ces parlers permet aisément de les distinguer.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]