Îles de Loos

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
image illustrant le monde insulaire
Cet article est une ébauche concernant le monde insulaire.

Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) selon les recommandations des projets correspondants.

Îles de Loos
Carte de l'archipel
Carte de l'archipel
Géographie
Pays Drapeau de la Guinée Guinée
Localisation Océan Atlantique
Coordonnées 9° 27′ 15″ N, 13° 47′ 24″ O
Superficie 60 km2
Nombre d'îles 7
Île(s) principale(s) 3
Administration
Autres informations

Géolocalisation sur la carte : Guinée

(Voir situation sur carte : Guinée)
Îles de Loos
Îles de Loos

Les îles de Loos (ou Iles de Los; Loose Island en anglais) sont un groupe d'îles situées au large de Conakry en Guinée. Leur nom est tiré du portugais, premiers explorateurs du lieu : Ilhas dos los Idolos, probablement « Île des Idoles ».

Géographie[modifier | modifier le code]

L'archipel qui couvre environ 60 km2 comprend qui trois îles principales (Tamara, Kassa et Room), ainsi que quatre îlots inhabités dans sa partie sud (Corail, Blanche, Cabris et Poulet), formant un cercle de 18 à 19 Km de diamètre[1].

Les ferries parcourent les 7 km qui séparent les îles de Conakry, la capitale guinéenne[1].

L'île de Tombo sur laquelle le centre historique de Conakry a été bâti a, naguère, fait partie de l'archipel.

Histoire[modifier | modifier le code]

Avant 1818[modifier | modifier le code]

Les îles ont été fréquentées assez tôt par les Européens et ont pris de l'importance commerciale pour leur rôle dans le commerce des esclaves, comme plusieurs autres comptoirs de la côte occidentale africaine.

En 1460, l'explorateur portugais Pedro de Sintra explore les côtes de la Sierra Leone et ses environs, et débarqua sur la côte de sourigbé avec certains de ses hommes ; ils prirent contact avec les populations noires. C’est avec l’occupation portugaise que les Îles de Loos ont connu la traite des Noirs qui prendra son essor au XVIe siècle.

En 1755, un négociant, Miles Barber (en), de l'« African Company of Liverpool » établit une usine dans l'île de Kassa pour employer des travailleurs qualifiés dans la réparation des bateaux et aussi des pilotes pour naviguer et commercer avec les tribus par les rivières locales. Ceci a mené Kassa à être connue comme « Factory Island ».

En 1787, les Anglais acquièrent leurs premiers établissements en Sierra Leone, notamment le site de Freetown, dans l'objectif d'y réinstaller les esclaves libérés sur le sol anglais.

Possession britannique (1818-1904)[modifier | modifier le code]

Charles MacCarthy (en), Gouverneur de la Sierra Leone signe un traité le 6 juillet 1818, avec Mangé Demba (en), un roitelet local, qui cède sous forme de concession les îles aux Anglais contre le paiement d'un loyer annuel. Ce traité met fin à la traite des esclaves sur les iles de Loos (abolition par la Grande-Bretagne en 1807), puis à l'esclavage en 1833, et enfin à l'émancipation complète des esclaves en 1838.

Les îles sont cédées à la France le 7 avril 1904, lors de la série d'accords franco-britannique qui fondent l'Entente cordiale entre la France et la Grande-Bretagne. Les Îles de Loos sont remises à la France en échange de l'abandon par cette dernière de ses derniers droits de pêche à Terre-Neuve et au Labrador (le French Shore), alors sous souveraineté britannique.

Les îles de Loos sont alors incorporées en juillet 1904 dans la Guinée française, une des parties constitutives de l'Afrique occidentale française.

La Guinée française (1904-1958)[modifier | modifier le code]

À l'origine simple dépendance de la colonie du Sénégal, sous le nom de « Rivières du Sud », un décret du 17 décembre 1891, donnait à la colonie une autonomie pleine et entière, en la détachant complètement du Sénégal et en lui accordant un gouverneur titulaire, qui conservait l'autorité sur les résidents de Grand-Bassam et de Porto-Novo. Le 10 mars 1893, le nom de « Rivières du Sud », fut remplacé par celui de « Guinée française », en même temps que les établissements de la Côte-de-l'Or et du Golfe de Bénin étaient érigés à leur tour en colonies autonomes, sous les noms respectifs de Côte d'Ivoire et de Dahomey.

Grâce à l'activité du gouverneur Ballay, l'île de Tombo - qui abrite le centre historique de la capitale Conakry, la seule des îles de Loos sous souveraineté française -, « se trouva couverte d'une ville régulièrement dessinée, harmonieusement bâtie, percée de larges boulevards ombragés, égayée par des jardins; un petit port, très fréquenté, desservi par une jetée provisoire, donna de l'animation et de l'importance à Conakry »[2].

À partir de 1904, l'histoire des îles de Loos ne se différencie plus du reste de la Guinée française.

Scipio O'Connor fut le premier administrateur colonial nommé par les Français dans les îles de Loos.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Séjour les iles de loos », sur casa-tourisme-guinee.com (consulté le 6 novembre 2016)
  2. cit. Gabriel Hanotaux, Alfred Martineau, et al.