Île de Tasmanie
| Tasmanie | ||
Carte de la Tasmanie | ||
| Géographie | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Archipel | - | |
| Coordonnées | 42° S, 147° E | |
| Superficie | 64 519 km2 | |
| Côtes | 2 236 km | |
| Point culminant | Mont Ossa (1 617 m) | |
| Géologie | Île continentale | |
| Administration | ||
| État | Tasmanie | |
| Démographie | ||
| Plus grande ville | Hobart | |
| Autres informations | ||
| Découverte | XVIIe siècle | |
| Fuseau horaire | UTC+10 | |
| Géolocalisation sur la carte : Australie
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L'île de Tasmanie est, la principale île formant l'État australien de Tasmanie, soit les trois quarts de son territoire et le 27e territoire insulaire le plus vaste de la planète. Elle est entourée par les océans Indien et Pacifique et est séparée de la partie continentale de l'Australie, par le détroit de Bass. Son point culminant est le Mont Ossa, d'une altitude de 1 617 m.
En 2024, sa population est de 572 963 habitants.
Géographie
[modifier | modifier le code]L'île de Tasmanie est entourée par les océans Indien et Pacifique. Son point le plus méridional se situe à 43° 38′ 37″ S, 146° 49′ 38″ E au cap Sud-Est, et son point le plus septentrional à 40° 38′ 27″ S, 144° 43′ 34″ E au cap Grim près de Stanley. Elle se situe ainsi sur la trajectoire des Quarantièmes Rugissants, à des latitudes similaires à Te Waipounamu (au sud-ouest de l'île du Sud de la Nouvelle-Zélande) et à certaines régions de Patagonie en Amérique du Sud.
L'île est séparée de la partie continentale de l'Australie — à laquelle elle était rattachée jusqu'il y a environ 12 000 ans [1] —par le détroit de Bass, leurs deux points les plus proches étant distants de 199 km.
La superficie de l'île principale[2] est de 64 519 km2, avec une longueur de côtes de 2 236 km[3]. La distance maximale entre deux points est d'environ 300 km.
Relief
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L'île de Tasmanie est principalement montagneuse. À l'ouest, où culmine le mont Ossa à 1 617 mètres, se succèdent plusieurs chaînes parallèles orientées nord-ouest/sud-est. À l'est s'étendent des plateaux de différentes altitudes dont le point culminant est le Ben Lomond, d'une altitude de 1 572 mètres. Entre les deux se situe le plateau central, parsemé de lacs et de vallées glaciaires, bordé au nord et à l'est par des escarpements en pente douce. La majeure partie de l'est est constituée d'un plateau bas essentiellement agricole. Les plaines se limitent à l'extrême nord-ouest, à la basse vallée de la rivière South Esk et au nord-est.
Géologie
[modifier | modifier le code]La géologie de la Tasmanie est complexe, avec le plus grand affleurement de dolérite au monde. Les couches géologiques contiennent des roches datant de chaque période des ères néoprotérozoïque, paléozoïque, mésozoïque et cénozoïque. C'est l'une des rares régions de l'hémisphère sud à avoir été englacée durant le Pléistocène, avec des formes de reliefs glaciaires encore visibles dans les zones les plus élevées. La côte ouest recèle d'importantes minéralisations et de nombreuses mines, abandonnées ou toujours en activité.

Les roches les plus anciennes datent de plus de 1 270 millions d'années[4]. Celles de l'ouest de l'île principale et de l'île King ont subi de forts plissements et un métamorphisme, donnant naissance à des roches telles que le quartzite. Par la suite, de nombreux signes de glaciation datant du Cryogénien sont visibles, ainsi que du réchauffement climatique survenu au début de l'Édiacarien. Une orogenèse a plissé les roches précambriennes plus anciennes. Au Cambrien, le bloc de Tyennan[5], qui forme le sud-ouest et le centre de la Tasmanie, a été soulevé et a légèrement chevauché les terres du nord-ouest : c'est l'orogenèse de Tyennan. Se sont ensuivis des périodes d'activité volcanique et des dépôts sédimentaires du Cambrien et de l'Ordovicien. D'importants gisements de minerai se sont formés sur la côte ouest. Le nord-est de la Tasmanie a commencé à se former dans le cadre de l'orogenèse de Lachlan, avec des coulées de turbidité de boue et de sable sur le fond océanique. Au Dévonien, l'orogenèse tabberabberienne a provoqué un plissement accru et des intrusions granitiques sur les côtes est et ouest.
Au Permien, le climat est redevenu glaciaire et le bassin tasmanien s'est formé, avec un niveau marin bas au Trias. Une intrusion magmatique majeure s'est produite au Jurassique, donnant naissance à la dolérite qui caractérise l'aspect de nombreuses montagnes. La fragmentation continentale a eu lieu au Crétacé et au Cénozoïque, entraînant la séparation des plateaux sous-marins, la formation du détroit de Bass et, finalement, la séparation de la Tasmanie de l'Antarctique[6]. Au Cénozoïque, plusieurs bassins se sont étendus vers l'intérieur des terres depuis Macquarie Harbour et le nord des Midlands. Les plus hautes montagnes ont été recouvertes de glacis durant le Pléistocène. C'est à la fin de cette période, il y a 11 700 ans que, suite à la remontée des eaux, la Tasmanie s'est détachée du continent australien[1].
La plupart des sols sont lessivés, acides, mal drainés, riches en humus et peu fertiles. Les sols les moins fertiles et les plus étendus se trouvent à l'ouest et au nord-est, notamment les tourbières. On trouve des zones fertiles en grande quantité au nord-ouest et localement ailleurs, en particulier au nord-est et au sud-est. Les terres brunes occupent les Midlands ; les terres noires, le sud-est ; et les sols alluviaux, les fonds de vallées étroites à l'est. D'autres sols fertiles sont ceux d'anciens marais à l'extrême nord-ouest et sur les îles du détroit de Bass[3].
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Colonnes de dolérite
Côtes
[modifier | modifier le code]La côte sud est constituée de quartzites précambriens. Bien qu'elle soit escarpée et accidentée, les falaises abruptes y sont rares.
Le sud-est est composé de longues péninsules entre des baies complexes parsemées de petites plages.
La côte est est relativement abritée. Au nord de la péninsule granitique de Freycinet s'étendent de vastes plages de sable issues de l'érosion des bassins versants. Il s'agit de la côte la plus sèche de l'île principale, influencée par le courant chaud d'Australie orientale, particulièrement en été.
La plaine côtière nord-est est constituée d'affleurements de granite et de dolérite émergeant de vastes plaines sédimentaires formées de graviers tertiaires et de sables marins quaternaires. Ce littoral est le plus riche de Tasmanie en dépôts de sable, avec de vastes dunes, qui s'étendent sur plus de 350 km2, pénétrant par endroits à plus de 10 km à l'intérieur des terres. Plusieurs grandes dunes paraboliques, dues à la réduction du couvert végétal causée par le surpâturage, les incendies et la sécheresse figurent parmi les plus rapides au monde, avec une vitesse de déplacement pouvant atteindre 14 m/an.
L'île Flinders est la plus grande des îles orientales du détroit de Bass. Elle est principalement constituée de sommets granitiques à l'ouest et de plaines sédimentaires sur la côte est, présentant un relief dunaire et lagunaire. L'âge de ce relief diminue du centre de l'île vers l'est.
Sur la côte nord, l'énergie des vagues est limitée en raison du peu de profondeur du littoral, ce qui engendre des plages à faible pente. Cependant, à l'ouest de Devonport, un tronçon de littoral présente des dépôts de galets et de sable, sur lesquels sont construites certaines villes côtières. Ces dépôts se sont formés durant le Pléistocène.
La côte ouest est constituée d'affleurements rocheux anciens, avec de grandes baies littorales. Ocean Beach (en) est une plage très exposée, qui subit de plein fouet les vents d'ouest sur la longue distance qui la sépare de l'océan Austral. Les vagues y mesurent en moyenne de 3 à 5 m, atteignant parfois 18 m. Derrière Ocean Beach s'étend un vaste champ de dunes pléistocènes et holocènes, où les dunes atteignent 145 m de hauteur et s'étendent jusqu'à 6 km à l'intérieur des terres, sur un littoral de 30 km.
Macquarie Harbour, d'une surface de 276 km2, est une baie presque entièrement fermée, située dans une dépression structurale composée de sédiments tertiaires de graviers et de sables quartzitiques. S'y jettent la rivière Gordon et la rivière King (en), qui provient de la zone minière du Mont Lyell (en), à l’ouest. Entre 1916 et 1994, 97 millions de tonnes de résidus miniers y ont été déversées, entrainant la formation d’un delta de 2,5 km2.
Plus au sud de la côte ouest, des quartzites précambriens forment un littoral à falaises entaillé par plusieurs vallées fluviales submergées, formant ainsi le bassin estuarien de Bathurst Harbour (en), d'une superficie de 130 km2. La côte présente des falaises et des promontoires de 50 à 100 m de haut, certains surmontés de dunes[3].
Hydrographie
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Avec son relief accidenté, la Tasmanie compte un grand nombre de cours d'eau. Plusieurs des plus importants sont utilisés pour produire de l'hydroélectricité, comme au lac Pedder. De nombreux fleuves prennent leur source dans les hautes terres centrales. Les principaux centres urbains de Tasmanie sont situés autour d'estuaires.
Les deux fleuves principaux sont la Derwent River, qui coule NO-SE sur 250 km du Lac Saint Clair à Hobart ; et la South Esk River, d'une longueur de 255 km depuis Fingal jusqu'à son confluent avec le fleuve Tamar.
La Derwent River possède l'un des plus importants débits d'Australie. Sa baie s'est formée par la formation d'un graben au début du Tertiaire, il y a 65 millions d'années[3].
L'estuaire de la Tamar s'étend sur 71 km à l'intérieur des terres, du détroit de Bass à Launceston, où il reçoit les eaux des rivières South Esk et North Esk. Son bassin versant couvre environ 10 000 km2. La vallée de la Tamar est un graben formé par un affaissement entre de horsts de dolérite, constituant ainsi un estuaire géologiquement confiné, doté d'un chenal profond et bien défini.
La houle côtière peut être très puissante en raison des tempêtes générées sur le front polaire antarctique et de l'étendue continue du fetch. L'amplitude moyenne des marées de vives-eaux est faible dans le sud de la Tasmanie (0,9 m à Hobart, 0,5 m à Port Davey) et plus importante sur la côte nord (2,1 m à Waterhouse Island, 2,3 m à Georgetown à l'embouchure du Tamar, 2,6 m à Devonport et 2,5 m à Burnie)[3].
La Tasmanie présente une forte concentration de chutes d'eau. On peut les trouver dans de petits ruisseaux, des torrents alpins, des rivières tumultueuses ou au pied de falaises abruptes. Certaines des plus hautes chutes d'eau se trouvent sur des massifs montagneux, atteignant parfois 200 mètres de hauteur. Les chutes d'eau les plus célèbres et les plus visitées de Tasmanie sont les chutes Russell, sur le mont Field, avec une structure en escalier, pour une hauteur totale de 58 mètres.
Climat
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La Tasmanie bénéficie d'un climat tempéré frais avec quatre saisons distinctes. L'ensoleillement est très variable, avec des moyennes allant de moins de 1 500 heures par an dans le sud-ouest de l'île, jusqu'à 2 550 heures par an dans le nord-est, aux alentours de Launceston.
Les précipitations vont de 506 millimètres à Ouse, au centre de l'île, jusqu'à 2 690 millimètres à Cradle Valley, dans les hautes terres du nord-ouest. Elles sont plus abondantes durant les mois d'hiver et sont généralement associées à des systèmes frontaux. L'altitude a également une forte influence, les zones montagneuses de l'ouest enregistrant des cumuls de pluie plus importants. La partie est bénéficie d'un climat relativement plus sec en raison de l'effet de foehn généré par la cordillère australienne, et bénéficie de précipitations plus uniformément réparties tout au long de l'année.
Saisons
[modifier | modifier le code]Les mois d'hiver, juin, juillet et août, sont généralement les plus humides et les plus froids, la plupart des zones montagneuses recevant d'importantes chutes de neige. Les températures maximales hivernales varient de 12° le long de la côte à 3° sur le plateau central, en raison des fréquents fronts froids provenant de l'océan Austral. Les températures minimales sont cependant plus élevées qu'en Australie continentale, la majeure partie du littoral descendant rarement en dessous de zéro, avec une amplitude thermique journalière souvent très faible. De ce fait, il est rare que les régions de plaine connaissent des chutes de neige, celles-ci se présentant généralement sous forme de grésil ou de grêle.
Les mois de printemps s'étendent de septembre à novembre. C'est une saison de changements fréquents, car les conditions météorologiques hivernales commencent à se transformer en conditions estivales, même si les chutes de neige restent courantes en montagne jusqu'en octobre. Ces changements peuvent être parfois extrêmes : il n'est pas rare d'observer, en l'espace d'une heure, de la grêle, du soleil et des vents violents. Le printemps est la saison la plus venteuse de l'année, avec l'arrivée des brises marines l'après-midi sur les côtes.
L'été s'étend de décembre à février, période durant laquelle la température maximale moyenne de la mer est de 21°. Sur terre, les températures maximales moyennes oscillent entre 20 et 24° le long des côtes et dans les plaines, notamment aux alentours de Launceston. Les régions les plus chaudes de l'île se situent dans les vallées à l'ouest de Hobart, où les températures estivales dépassent régulièrement 25°. Lors des vagues de chaleur, les températures dans cette région peuvent même excéder 40° Les hauts plateaux sont beaucoup plus frais ; Liawenee (en), situé sur le plateau central, est l'un des endroits les plus froids d'Australie, avec des températures en février comprises entre 4 et 17°.
L'automne, qui s'étend de mars à mai, est une saison de transition où les conditions météorologiques estivales laissent progressivement place aux conditions hivernales. Le début de l'automne (de mars à mi-avril) est généralement plus chaud et plus ensoleillé que le printemps, notamment dans le nord de la Tasmanie.
| Ville | Période | Minimale
relevée |
Moyenne
des minimales |
Maximale
relevée |
Moyenne
des maximales |
Pluie
annuelle |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Hobart | 1991-2020[7] | -1,4° | 9° | 41,8° | 17,6° | 565 mm |
| Launceston | 1991-2020[8] | -5,2° | 7,4° | 39° | 18,7° | 684 mm |
| Cradle Mountain | 1996-2025[9] | -5,5° | 2,8° | 30,4° | 8,7° | 3703 mm |
| Devonport | 1991-2020[10] | -2,2° | 8,3° | 33,2° | 17° | 723 mm |
| Strahan | 1991-2020[11] | -2,8° | 8° | 38,2° | 16,6° | 1561 mm |
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Le Mont Wellington en hiver
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Launceston au printemps
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La plage de Dunalley en été
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Vignoble en automne
Population
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Le relief accidenté a influencé les modes d'occupation du territoire. Les Aborigènes, premiers occupants, étaient nomades et pratiquaient le brûlis pour débroussailler et chasser. Les colons européens ont façonné le paysage de l'île par leurs activités économiques : activité minière à l'ouest ; agriculture intensive et élevage laitier dans la zone côtière nord et les plaines du sud-est ; élevage ovin en zone aride dans la majeure partie de l'est. La partie sud-ouest reste inhabitée et est inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO.
Les régions habitées les plus anciennes — notamment les Midlands entre Launceston et Hobart — le centre-nord, la côte est et le sud-est, se composent de vastes propriétés, de fermes dispersées, de bâtiments souvent en pierre ou en brique, avec une architecture parfois de style géorgien et des villages organisés selon un plan en damier. Les régions plus arrosées, colonisées après 1850, principalement le nord-ouest, le nord-est et la vallée de la rivière Huon, abritent généralement de petites exploitations agricoles, des bâtiments majoritairement en bois et des maisons et villages principalement alignés le long des routes.
Parce que plus des deux cinquièmes de l'île sont trop accidentés et trop humides pour l'agriculture, la population est principalement concentrée dans les régions du nord et du sud-est, reliées à un groupe isolé de localités sur la côte ouest par les Midlands, peu peuplées. Hobart et ses environs concentrent près des deux cinquièmes de la population de l'État, tandis que le reste de la population se répartit principalement entre les agglomérations de Launceston et de Burnie-Devonport. Le réseau routier comporte 4 000 km de routes et 1 280 ouvrages d'art[12].
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Hobart vu du Mont Wellington
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Buckland
Végétation
[modifier | modifier le code]La Tasmanie possède une végétation extrêmement diversifiée, allant des prairies arides et fortement pâturées des Midlands aux hautes forêts d'eucalyptus à feuilles persistantes, en passant par les landes alpines et les vastes étendues de forêts pluviales tempérées et de landes qui parsèment le reste de l'État. Un type de lande caractéristique, présent à l'ouest et au sud-ouest, est la plaine de buttongrass, dont l'expansion serait due aux pratiques de brûlage des Aborigènes[13],[14].
De nombreuses espèces sont endémiques, et certaines sont apparentées à des espèces d'Amérique du Sud et de Nouvelle-Zélande par des ancêtres ayant poussé sur le supercontinent Gondwana il y a 50 millions d'années.
Parmi les espèces végétales caractéristiques se trouvent :
- Eucalyptus regnans (eucalyptus royal, surnommé Centurion) – la plus grande plante à fleurs et le plus gros bois dur du monde, pouvant atteindre 100 mètres[15]
- Nothofagus cunninghamii (hêtre austral de Tasmanie) – l’espèce la plus abondante de la canopée des forêts pluviales tempérées
- Nothofagus gunnii (hêtre caduc) – le seul arbre à feuilles caduques d’Australie[16]
- Atherosperma moschatum (en) (sassafras à cœur noir) – arbre codominant des forêts pluviales
- Lagarostrobos franklinii (pin de Franklin) – l’une des espèces d’arbres les plus anciennes, pouvant atteindre l'âge de 2000 ans, victime de surexploitation et à présent protégé
- Phyllocladus aspleniifolius (grand pin céleri) – un conifère à feuilles de céleri que l’on trouve dans les forêts pluviales
- Athrotaxis – un genre comprenant trois espèces apparentées au séquoia, dont le pin crayon
- Eucryphia lucida (en) (bois de cuir) – arbre qui donne un miel monofloral
Les lichens sont également très présents : 162 espèces ont été recensées dans la seule région alpine du sud-ouest de l'île, dont une vingtaine qui ne se trouvent qu'en Tasmanie[17].
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Great Western Tiers
Le Ministère des ressources naturelles et de l'environnement a publié un inventaire de la végétation[18].
Faune
[modifier | modifier le code]La Tasmanie abrite une avifaune variée, dont l'aigle d'Australie, la chouette masquée de Tasmanie (en), le méliphage à pendeloques et la perruche à ventre jaune. Elle est également le refuge des trois seuls perroquets migrateurs au monde : la perruche à ventre orange, la perruche à bouche d'or et la perruche de Latham. La Tasmanie compte au total 12 espèces d'oiseaux endémiques[19].
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Chouette masquée de Tasmanie
De très nombreuses espèces de mammifères sont présentes en Tasmanie, comme le possum, le kangourou géant ou le wombat. Certaines espèces sont spécifiques, comme l'ornithorynque, plus grand que ses congénères du continent australien[20]. D'autres sont endémiques, comme le chat marsupial moucheté, le pademelon à ventre rouge, la souris à longue queue (Pseudomys higginsi (en)) et le bettong[21]. L'île était le refuge du thylacine — tigre de Tasmanie —, éteint en 1936. Le diable de Tasmanie est alors devenu le plus grand marsupial carnivore du monde.
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Jeune kangourou géant
Conservation
[modifier | modifier le code]En 2024, 42,1% de la surface totale de la Tasmanie est protégée, dont 22,4 % en tant que parc nationaux[22], dont certains forment la zone de nature sauvage inscrite au patrimoine mondial. Cependant 650 espèces végétales et animales sont considérées comme menacées[23], principalement du fait des activités humaines, et font l'objet d'une stratégie de préservation[24].
La Régionalisation biogéographique provisoire de l'Australie divise la Tasmanie en 9 biorégions : Ben Lomond, Furneaux, King, Central Highlands, Northern Midlands, Northern Slopes, Southern Ranges, South East et West[25].
Bibliographie
[modifier | modifier le code]- (en) Joanna Ellison, « Tasmania », dans Encyclopedia of the World's Coastal Landforms, Springer, (ISBN 9781402086380, lire en ligne), p. 1395-1402
- (en) « Tasmania », dans Encyclopedia Britannica, (lire sur Wikisource)
- (en) Peter Scott, « Tasmania », dans Encyclopedia Britannica, (lire en ligne)
- (en) Tasmanian Government Tourist Department, Complete guide to Tasmania : giving routes, roads, fares, time-tables and tours, John Veil Government Printer, (lire en ligne)
- (en) A. Kitchener, S. Harris, From Forest to Fjaeldmark: Descriptions of Tasmania's Vegetation, Tasmanian Government (lire en ligne)
- (en) Gordon L. Wood, The Tasmanian environment : a human and economic geography of Tasmania, Melbourne, Robertson & Mullens, (lire en ligne) — Nombreuses cartes et schémas
Articles connexes
[modifier | modifier le code]Notes et références
[modifier | modifier le code]- (en) Cet article est partiellement issu des articles intitulés en anglais « Geology of Tasmania » (voir la liste des auteurs) et « Climate of Tasmania » (voir la liste des auteurs).
- (en) « National Museum of Australia - Separation of Tasmania », sur www.nma.gov.au
- ↑ (en) « Area of Australia - States and Territories », sur Geoscience Australia,
- Ellison 2010.
- ↑ R. F Berry, G. A Jenner, S Meffre et M. N Tubrett, « A North American provenance for Neoproterozoic to Cambrian sandstones in Tasmania? », Earth and Planetary Science Letters, vol. 192, no 2, , p. 207–222 (ISSN 0012-821X, DOI 10.1016/S0012-821X(01)00436-8, lire en ligne, consulté le )
- ↑ David Ross Gray, M. J. Vicary et A. W. McNeill, « The Tasmanian Tyennan Domain–a structural synthesis and review with tectonic and dynamic implications for continental margin subduction and exhumation », Australian Journal of Earth Sciences, vol. 71, no 2, , p. 153–210 (ISSN 0812-0099, DOI 10.1080/08120099.2023.2280604, lire en ligne)
- ↑ Rhys Jones, « Une île comme miroir d'un continent : la position unique de la Tasmanie dans la préhistoire de l'Australie », Journal de la Société des Océanistes, no 68, (lire en ligne)
- ↑ Bureau of Meteorology - Hobart
- ↑ Bureau of Metorology - Launceston
- ↑ Bureau of Meteorology - Mount Read
- ↑ Bureau of Meteorology - Devonport
- ↑ Bureau of Meteorology - Strahan
- ↑ « About the road network – Transport Services », sur www.transport.tas.gov.au
- ↑ (en) « Mystery still surrounds origin of iconic button grass plains » [archive], sur Communications - University of Tasmania, Australia (consulté le )
- ↑ Buttongrass management
- ↑ (en) « 100 metres and growing: Australia's tallest tree leaves all others in the shade », ABC News, (lire en ligne)
- ↑ (en) « Why don't we have more native deciduous trees in Australia? », ABC News, (lire en ligne)
- ↑ .(en) Gintaras Kantvilas, « Alpine Lichens of Tasmania' s South West Wilderness », The Lichenologist, vol. 27, no 6, , p. 433–449 (ISSN 1096-1135 et 0024-2829, DOI 10.1016/S0024-2829(95)80004-2, lire en ligne)
- ↑ « From Forest to Fjaeldmark: Descriptions of Tasmania's Vegetation (Edition 2) | Department of Natural Resources and Environment Tasmania », sur nre.tas.gov.au
- ↑ « Birds | Department of Natural Resources and Environment Tasmania », sur nre.tas.gov.au
- ↑ « Platypus in Tasmania | Department of Natural Resources and Environment Tasmania », sur nre.tas.gov.au
- ↑ « Mammals of Tasmania | Department of Natural Resources and Environment Tasmania », sur nre.tas.gov.au
- ↑ « Data by region | Australian Bureau of Statistics /Tasmania / Protected land areas », sur dbr.abs.gov.au
- ↑ « Lists of Threatened Species A-Z | Department of Natural Resources and Environment Tasmania », sur nre.tas.gov.au
- ↑ « Threatened Species Strategy | Department of Natural Resources and Environment Tasmania », sur nre.tas.gov.au
- ↑ « Tasmania's Wetlands | Department of Natural Resources and Environment Tasmania », sur nre.tas.gov.au