Île aux Juifs

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48° 51′ 26″ N 2° 20′ 25″ E / 48.857328, 2.340152 ()

L’île aux Juifs (ou île des Juifs), ensuite appelée île des Templiers, est une ancienne île de la Seine, à Paris.

Historique[modifier | modifier le code]

Jacques de Molay et Geoffroy de Charnay sur le bûcher, miniature du Maître de Virgile. Grandes Chroniques de France, vers 1380 BL, Royal MS 20 C vii, f.48r.

Elle est située juste à l’ouest de l’île de la Cité, sur la partie méridionale de l'actuel Square du Vert-Galant, près du Palais de la Cité[1], et faisant face sur l'autre rive à la Tour de Nesle et au clos de Laas, terres de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés, à laquelle l'île appartient aussi. L'un des bras de la Seine le sépare de l'enceinte sud du Palais de la Cité, terminée par la salle de la Pointe, et un autre, du couvent des Augustins, fondé en 1300[2].

C'est le plus grand des îlots alluvionnaires qui prolongent l'île de la Cité sur sa partie occidentale. L'île tire sans doute son nom d'exécutions antérieures qui y auraient été faites sous prétexte de religion[3] durant le Moyen Âge. C'est d'ailleurs sur cette île que furent brûlés vifs, le 18 mars 1314[4], Jacques de Molay, dernier grand maître des Templiers, et Geoffroy de Charnay, grand prieur de Normandie, qui protestèrent de leur innocence sur le bûcher.

Elle a ensuite été rattachée à l'île de la Cité, ainsi que deux autres petites îles adjacentes, l'île à la Gourdaine et l'îlot du Passeur-aux-Vaches (ou « île aux Bœufs »), par Henri IV lors de la construction du Pont Neuf commencée en 1577, sur l'emplacement de l'actuel square du Vert-Galant.

L'île aux Juifs sur le plan de Bâle (1552)
L'île aux Juifs sur le plan de Belleforest (1575)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Atlas de Paris au Moyen Âge, Philippe Lorentz et Dany Sandron, 2006, p. 80.
  2. Atlas de Paris au Moyen Âge, Philippe Lorentz et Dany Sandron, 2006, p. 149.
  3. Revue universelle des arts, Volume 3, Paul Lacroix, 1856.
  4. « Le lundi après la fête de Saint Grégoire le Grand », suivant la Chronique latine de Guillaume de Nangis.

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