Île Oak

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Île aux Chênes
Oak Island (en)
Localisation de l’île aux Chênes, près des côtes de la Nouvelle-Écosse (Canada).
Localisation de l’île aux Chênes, près des côtes de la Nouvelle-Écosse (Canada).
Géographie
Pays Drapeau du Canada Canada
Localisation Baie de Mahone (en)
Coordonnées 44° 31′ 00″ N 64° 17′ 57″ O / 44.516666666667, -64.299166666667
Superficie 0,57 km2
Point culminant 11 m
Géologie Île continentale
Administration
Province Nouvelle-Écosse

Géolocalisation sur la carte : Canada

(Voir situation sur carte : Canada)
Île aux Chênes
Île aux Chênes

Géolocalisation sur la carte : Nouvelle-Écosse

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Île aux Chênes
Île aux Chênes

L’île aux Chênes ou île Oak (Oak Island en anglais) est une île du comté de Lunemburg au sud de la province de Nouvelle-Écosse au Canada. Elle mesure 1,5 km de longueur, couvre une superficie de 0,57 km2 et s'élève jusqu'à 11 mètres au-dessus du niveau de la mer. L'île est une propriété privée et requiert un permis pour aller la visiter.

L'île fut un temps convoitée par les chercheurs d'or[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le mystère de l'île démarre en 1795[2], près d'un siècle après la pendaison, à Londres, du capitaine Kidd, un des plus célèbres pirates anglais qui ait écumé Madagascar et les Antilles[réf. nécessaire].

La légende veut qu'il ait enterré son trésor sur l'île aux chênes[réf. nécessaire]. Mais malgré un énorme déploiement de temps, d'argent et d'énergie, pendant deux siècles, le trésor n'a jamais été retrouvé[réf. nécessaire]. Cependant, la chasse continue[réf. nécessaire].

En 1795, trois jeunes canadiens ( Daniel Mc Ginnis, John Smith et Anthony Vaughan ) découvrent sur l' île une poulie attachée à un arbre et une dépression dans le sol faisant penser à un trou comblé. Ils décident de creuser et tombent tout d’abord sur une couche de pierres puis à trois, six et neuf mètres sur des plates-formes en bois. La régularité de ces plates- formes laisse penser à ces jeunes gens que c’est une œuvre humaine et que ça a été créé pour dissimuler un trésor. Ils nomment ce trou le « money pit », le puits au trésor[1].

En 1804, Siméon Lynds forme la « Linds Syndicate » et reprend les fouilles abandonnées par les trois adolescents. Tout comme eux les ouvriers vont découvrir des plates-formes tous les trois mètres. À 27 m de profondeur, ils trouvent une pierre rectangulaire gravée. Incapables de la déchiffrer, ils continuent à creuser jusqu’à 33 m soit la onzième plate-forme. C’est à partir de là que les problèmes commencent : dès le lendemain le puits est inondé jusqu’à 11 m, les chercheurs décident donc de remettre au printemps la poursuite de leurs fouilles. Lorsqu’ils reviennent ils creusent un puits parallèle à 4 m de distance du premier et à 37 m, ils s’orientent vers le premier puits. Pour la seconde fois il y a inondation. Siméon linds est ruiné et il arrête là ses recherches[1],[3].

En 1849, c’est la Truro Compagny qui reprend les recherches mais plutôt que de creuser il est décidé de forer pour remonter des échantillons. On trouve du chêne, trois maillons en or d’une montre gousset et des fibres de coco (datées du 7ème, voire du 6ème siècle selon le National Research Council of Canada). À l’été 1850, un nouveau puits est creusé mais est lui aussi inondé tandis que le puits principal s’effondre. Il s’avère que l’eau d’inondation est salée. Après quelques recherches, on trouve une plage totalement artificielle à une centaine de mètres. Des conduits d’écoulement conduisent à l’entrée d’un tunnel qui est lui-même relié au puits au trésor, ce qui résout le mystère des inondations et rend le pompage inutile. La Truro Compagny abandonne donc ses travaux[1],[3].

En 1866, James Leichi, professeur de langues[Lesquelles ?] à Dalhousie, traduit la pierre gravée trouvée par les ouvriers de la linds : « forty feet below two million pounds buried » (en français : « 40 pieds plus bas sont entérrés 2 millions de livres »). Cette pierre ayant été trouvée à 27 m au niveau de la 9e plateforme, le trésor serait caché 13 m plus bas, au niveau de la 13e plate-forme[1].

En 1909, un ingénieur et son associé se rendent à Oak Island pour faire des fouilles. Il s’agit de Henry Bowdoin et de Franklin Delano Roosevelt. Ce dernier fut un chercheur de trésor avant d'être élu président des États-Unis en 1932[1].

En 1936, Gilbert Hedden découvre sur la plage une autre pierre gravée qui n’a pas été déchiffrée[1].

Depuis 1965, la majorité de l’ île est la propriété de Dan Blankenship. En 1989, il fore jusqu’à 85 m de profondeur et remonte des morceaux de porcelaine. Il décide alors de filmer l’intérieur de puits et trouve à 75 m de profondeur 1 crâne et 3 coffres qu'il n’arrive pas à extraire[1].

L’île aux chênes n’a plus de chênes que dans son nom. Après 200 ans de fouilles, elle ressemble plus a un bourbier dans lequel on ne sait même plus retrouver le puits originel. Plus de 10 000 visiteurs s’y rendent cependant chaque année[1] .

Origine[modifier | modifier le code]

De nombreuses hypothèses courent sur l'origine de ce trésor.

Une origine pirate fut évoquée, mais il est difficile d’envisager que des pirates aient enfoui si profondément un trésor. Le but étant de pouvoir le reprendre au besoin, la difficulté à mettre la main sur le trésor rend cette origine très improbable[3].

Eric Surcouf, chercheur français, évoque quant à lui une origine templière. Il pense en effet que l'ancien grand maître de l'ordre, Henry Sinclair, aurait pu prendre la mer avec un trésor templier provenant du Maison du Temple de Paris et qu’il aurait choisi Oak Island pour le dissimuler[1].

En 1745, lors de la guerre contre les anglais en Nouvelle Écosse, Louis XV a fait régulièrement envoyer des bateaux contenant des pièces d’or et d’argent. Un de ces bateaux aurait pu être dérouté et le butin caché sur l’île[1].

William S. Crooker, auteur de "Oak Island Gold" paru en 1993, suggère quant à lui qu'il pourrait d'agir d'une cargaison prise par le Comte d'Abemarle en 1762. Sujet du roi Georges III d'Angleterre, il aurait pu dérober à la ville de La Havane de l'or destiné à l'Espagne[3].

Culture populaire[modifier | modifier le code]

Le puits de l'île Oak a inspiré plusieurs fictions :

  • le roman Le Piège de l'architecte, de Douglas Preston et Lincoln Child.
  • un épisode de la série policière Bones, intitulé La Malédiction du pirate (saison 1).
  • La quête "le Trésor de Kidd" du jeu vidéo d'Ubisoft, Assassin's Creed III, se termine sur l'île Oak : on y découvre que le trésor du pirate est en réalité un anneau générant un champ magnétique inventé par l'ancienne civilisation et dont le capitaine Kidd se servait en combat pour éviter les balles de mousquet.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k « Trésor du Patrimoine - Chasse Aux Trésors », sur www.tresordupatrimoine.fr (consulté le 5 janvier 2016)
  2. Claude Marcil, L'insaisissable trésor de l'île-aux-Chênes, Agence Science-Presse, 1997.
  3. a, b, c et d « The UnMuseum - Oak Island Mystery », sur unmuseum.mus.pa.us (consulté le 5 janvier 2016)

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]