Île Louviers

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Île Louviers
Ancien plan de l'île Notre-Dame (actuelle île Saint-Louis) et de l'île Louviers.
Ancien plan de l'île Notre-Dame (actuelle île Saint-Louis) et de l'île Louviers.
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Localisation Seine
Coordonnées 48° 50′ 56″ N 2° 21′ 47″ E / 48.84889, 2.36306
Géologie Île fluviale
Administration
Région Île-de-France
Département Paris
Arrondissement 4e
Autres informations
Fuseau horaire UTC+01:00

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Île Louviers
Île Louviers

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
Île Louviers
Île Louviers
Ancienne île parisienne

L'île Louviers, appelée aussi île aux Javiaux et île d'Antragues, est une ancienne île fluviale de la Seine à Paris, en France, qui fut rattachée à la berge au XIXe siècle.

Géographie[modifier | modifier le code]

L'île Louviers était située légèrement en amont de l'île Saint-Louis et possédait une taille comparable à cette dernière, 200 toises de longueur. Elle était séparée de la rive droite par le bras de Grammont, ou petite rivière du Mail[1], et lui était reliée par le pont de Grammont[2] et par une estacade. Le bras de la Seine fut d'abord élargi vers 1730.

Historique[modifier | modifier le code]

Île Louviers sur le plan de Truschet et Hoyau (c.1550).

Cette île appartenait en 1408 à Nicolas de Louviers, prévôt des marchands qui lui laissa son nom ; à l'origine, elle était couverte de pâturages[3].

Elle fut longtemps un terrain d'exercice pour les arbalétriers, puis elle se dota un temps, à l'initiative du prévôt des marchands et des échevins, d'un petit fort et d'une espèce de havre pour donner au roi Henri II un spectacle de siège et de combat naval[4]. Il est probable que la seule construction figurée sur le plan de Truschet et Hoyau, vers 1550, représente ce bâtiment royal.

Elle fut ensuite acquise par la ville en 1700 et affermée à des marchands de bois[3]. On accorde à Turgot la réalisation de l’estacade sur la pointe orientale de l’île, afin de dévier les glaces charriées par la Seine.

En 1816, l'île était encore inhabitée et servait d'immense chantier de bois à brûler pour les Parisiens[5]. Deux ponts la reliaient à la rive droite de la Seine : le pont de Grammont et la passerelle de l'Estacade.

En 1847[6],[3] (ou en 1843 d'après le musée Carnavalet[7], les travaux ayant été ordonnés par Louis-Philippe en 1841[8]), le bras de Grammont qui la séparait de la rive droite, et qu'il était possible de passer à sec pendant l'été[9], fut comblé et réuni au quai Morland, qui devint alors le boulevard Morland[3].

Lors des journées de juin 1848, des campements provisoires furent établis sur son site pour accueillir une partie de l'armée de Paris[3].

Galerie[modifier | modifier le code]

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. La grande ville: ouveau tableau de Paris : comique, critique et philosophique, Volume 1 par Paul de Kock. Ouvrage disponiblesur le site Google Livres.
  2. Le pont de Grammont avait été construit vers 1700 aux frais de la ville de Paris.
  3. a, b, c, d et e Théophile Lavallée, Histoire de Paris depuis le temps des Gaulois jusqu'à nos jours, 2e édition, 1857, vol. II, chap. 2, p. 8 (disponible sur Internet Archive).
  4. Jacques Hillairet, Dictionnaire historique des rues de Paris, tome 1, p. 43 (édition 1997).
  5. Nomenclature des rues de Paris, édition de 1816, p. 36 (disponible sur Gallica).
  6. Yvan Combeau, Histoire de Paris, Presses universitaires de France, coll. « Que sais-je ? » (no 34), (ISBN 9782130748380, lire en ligne), p. 58.
  7. Fiche descriptive du tableau d'Antoine Perrot, Vue de l'île Louviers ; effet de neige (1830), Inv. p. 2819.
  8. Déclaration d'utilité publique. Bulletin des Lois du Royaume de France IXe série. Premier semestre de 1841 (disponible sur Gallica).
  9. Jacques-Benjamin Saint-Victor, Tableau historique et pittoresque de Paris : depuis les Gaulois jusqu'à nos jours, volume 1, partie 1 (disponible sur Google Livres).