Évaluation des risques

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Dans le domaine de la cindynique, l'évaluation des risques est l'ensemble des méthodes consistant à calculer la criticité (pertinence et gravité) des dangers.

Elle vise outre à les quantifier, à qualifier les dangers.

Dans ce domaine, on se restreint à l'étude du risque aryétique, c'est-à-dire en ne considérant que les événements à conséquences négatives.

On s'attache à obtenir des valeurs chiffrées, afin de pouvoir effectuer des classements, de mettre des priorités sur les mesures à prendre pour réduire les risques et combattre leurs conséquences. On parle d'évaluation chiffrée du risque, ou en anglais quantitative risk assesment (QRA).

La criticité est donc cette valeur chiffrée. Habituellement, elle est décomposée en plusieurs paramètres :

  • fréquence ;
  • effectif exposé ;
  • gravité ;
  • niveau de maîtrise ;

la criticité est alors le produit des valeurs de ces paramètres.

Représentations graphiques[modifier | modifier le code]

Matrice de criticité[modifier | modifier le code]

Les deux paramètres principaux de la criticité sont la probabilité d'apparition et la gravité. On donne en général quatre à cinq niveaux à chaque paramètres :

Fréquence
  1. Très improbable.
  2. Improbable (rare).
  3. Probable (occasionnel).
  4. Très probable (fréquent).
Gravité
  1. Faible.
  2. Moyenne.
  3. Grave.
  4. Très grave.

Plutôt que de multiplier les deux valeurs, on construit une matrice et ce sont les zones de la matrice qui indiquent la criticité.

Exemple de matrice de criticité
Gravité
1
Faible
2
Moyenne
3
Grave
4
Très grave
Probabilité 4 Très probable
3 Probable
2 Improbable
1 Très improbable
Légende
  • rouge : réduction du risque nécessaire ;
  • blanc : réduction du risque non nécessaire.

Voir aussi :

Arborescence[modifier | modifier le code]

Arborescence selon la norme ISO 13849-1:2008

La norme ISO 13849-1:2008 propose une évaluation arborescente, selon les paramètres de la situation dangereuse.

Paramètres 
  • S : gravité de la blessure (severity)
    • S1 : blessure légère (normalement réversible),
    • S2 : blessure grave (normalement irréversible, y compris le décès) ;
  • F : fréquence et/ou durée d'exposition au phénomène dangereux :
    • F1 : rare à assez fréquente et/ou courte durée d'exposition,
    • F2 : fréquente à continue et/ou longue durée d'exposition ;
  • P : possibilité d'éviter le phénomène dangereux ou de limiter le dommage :
    • P1 : possible sous certaines conditions,
    • P2 : rarement possible.

Cela détermine un niveau de performance PL (performance level) coté de a à e.

Dans le domaine de la santé[modifier | modifier le code]

Santé au travail[modifier | modifier le code]

La gravité peut s'estimer par le classement suivant :

  1. Faible : accident du travail (AT) ou maladie professionnelle (MP) sans arrêt de travail.
  2. Moyenne : AT ou MP avec arrêt de travail.
  3. Grave : AT ou MP entraînant une incapacité permanente partielle.
  4. Très grave : mortel.

Par ailleurs, un dommage corporel ne peut survenir que si une personne se trouve exposé au danger. La probabilité de dommage dépend donc de la probabilité d'apparition d'un événement dangereux et de la durée d'exposition au danger, ou de la fréquence d'exposition :

  1. Très improbable : probabilité d'événement dangereux faible et exposition rare et/ou courte.
  2. Improbable : probabilité d'événement dangereux forte et exposition rare et/ou courte.
  3. Probable : probabilité d'événement dangereux faible et exposition fréquente et/ou longue.
  4. Très probable : probabilité d'événement dangereux forte et exposition fréquente et/ou longue.

Le Document Unique (ou Document Unique de Sécurité)[modifier | modifier le code]

Le Document Unique (ou Document Unique de Sécurité) a été créé par le décret n° 2001-1016 du 5 novembre 2001. Ce décret a adopté la directive européenne sur la prévention des risques professionnels. C’est la transposition, par écrit, de l'évaluation des risques, imposée à tout employeur par le Code du Travail. Il est obligatoire pour toutes les entreprises et associations de plus d’un salarié. L'absence de document unique peut être sanctionnée lors d’un contrôle de l'inspection du travail.

L'analyse et l'évaluation des risques concernent « tous les risques » pouvant nuire à la santé et à la sécurité de tout salarié, ainsi que les actions visant à les réduire, voire les supprimer.

Mais le document unique n'est pas seulement obligatoire. C’est un outil de gestion nécessaire à la prévention des risques.

Ce document unique doit faire l'objet d’une mise à jour annuelle et à chaque aménagement important modifiant les conditions d’hygiène et de sécurité ou les conditions de travail.

Il définit un programme d’actions de prévention découlant directement des analyses et des évaluations effectuées.

Le document unique doit donc devenir un vrai outil de prévention.

Les pas du système de gestion à travers le Document unique[modifier | modifier le code]

La partie la plus importante et qui demande le plus de compétences professionnelles c'est celle initiale dans laquelle on pose les bases pour un système efficace de gestion.

Le Document unique, pour être efficace et devenir un instrument dynamique, doit être construit avec les gens de l'usine, en base à leurs compétences et connaissances.

1) Le premier pas c'est la construction de l'ossature du document qui est constituée par l'identification, à l'intérieur de l'usine et de son installation, de la structure d'entreprise (des lieux de travail, des phases de travail et des outillages et des équipements - unités d'entreprises);

2) Examen de la documentation d'entreprise et son achèvement éventuel à partir des planimétries : déclarations de conformité, autorisations (périodiques ou moins), procédures d'essai ou contrôle (périodiques ou non), fiches de sécurité des matériaux préparées par les fournisseurs (éventuellement à demander si manquantes ou pas ajournées ou pas conformes), manuels opérationnels, procédures opérationnelles et de bonne pratique existantes (à vérifier pendant l'analyse), méthodes et contenus de la formation et de l'apprentissage en vigueur (à vérifier pendant l'analyse) ;

3) cela permet de placer le flux de production physiquement dans la structure d'entreprise et d'identifier l'organisation du travail (les fonctions) qui y opèrent;

4) à l'organisation du travail participent les travailleurs, dont l'histoire ouvrable doit être inscrite et corrélationnele aux sources possibles de risque;

5) chaque unité d'entreprise est donc objet d'analyse pour tous les aspects de risque intrinsèque ou produit en conditions d'activité normale ou qui peuvent dériver du déroulement du travail ou encore qui peuvent dériver des caractéristiques des unités plus prochaines. Dans l'analyse on tient compte aussi des données tirées par le Registre Accidents, de la connaissance ou enregistrement d'événements dangereux et des indications émergentes des données anonymes et collectives des contrôles sanitaires. Où nécessaire on devra procéder au relevé de mesures et aux opportuns calculs d'exposition. Par l'analyse descriptive on déduit une évaluation d’une expression raisonnée sur l'existence ou non et sur la nature des éventuels risques restants relevés;

6) dans chaque situation dans laquelle l'analyse fait présumer qu'ils puissent exister des risques restants il est nécessaire de prévoir des actions correctives : elles peuvent être de type mécanique, logistique, d'organisation, inhérents l'organisation du travail, la formation, les procédures à respecter et les bonnes pratiques;

7) si des risques restants ont été déterminés donc on a défini des actions correctives, il est nécessaire de définir l'urgence de leur réalisation (si les non-applications des mesures correctives peut avoir des effets probablement graves ou très graves, peut être conseillé aussi de suspendre l'exécution de certaines opérations ou l'usage de certains équipements);

8) sur la base de l'approfondissement précédent il est nécessaire de réexaminer et compléter les contenus et les méthodes de la formation et de l'apprentissage, en identifiant ce qui est nécessaire pour le déroulement de chaque travail, en définissant un plan formatif à partir de l'engagement et de l'échange de fonction et les carences existantes;

9) toujours sur cette base doivent être complétées et fonctionnels les procédures opérationnelles et de bonne pratique dans les différents domaines du flux ouvrable, sous tous les points de vue utiles pour la prévention (engagement et échange de fonction, contrôles des mesures de prévention, entretien, prévention incendies et urgence, mesures) en évaluant les nécessités de périodicité et d'extraordinaire, en vérifiant les difficultés de traduction en comportements constants, en condensant ça dans un manuel de façon à en faciliter la constante vérification et l'ajustement progressif;

10) Il faudra aussi évaluer, avec le médecin compétent, les éventuels protocoles sanitaires définis en base aux risques, les procédures de surveillance sanitaire et l'application des précautions qui peuvent en dériver.

Le résultat du travail décrit composera le Document d'Évaluation des Risques et le Plan d'Action.

Méthode : La seule méthode efficace pour compléter cette première phase que, nous répétons, est la base fondamentale pour le système de gestion, c'est unir la compétence des personnes qui la développent avec l'expérience et la connaissance des gens qui opèrent dans l'usine. Pour mieux expliquer, ne sera pas efficace une analyse des risques qui ne contienne pas l'expérience des travailleurs, ni efficace une mesure corrective ou une procédure qui ne soit pas examinée et discutée avec les gens intéressés ou qui puisse, dans la pratique, être contrariée par le comportement d'autres secteurs d'entreprises.

L'avantage de disposer d'un système informatif comme « Sistema Ambiente » nous aide à être analytiques et à bien utiliser l'interactivité avec l'entreprise et ses gens : en suivant la méthode, la reconstruction de la réalité, même si complexe, coule de manière linéaire. Pour éviter que l'acquisition des données et leur correction soit longue et en beaucoup de cas ardus, le système donne la possibilité d'introduire les données de manière progressive et flexible, en épargnant beaucoup de difficultés. Puis c'est un avantage très important la possibilité d'utiliser l'organisation de la base des données et ses archives pour enregistrer de manière guidée, coordonner et lier toutes les données efficacement (en augmentant l'efficacité); si non on devrait gérer en manière dispersive et sans la référence nécessaire à l'organisation du travail.

Le Plan d'Action dynamique Le Plan d'Action est une liste des actions correctives définies pendant l'analyse avec l'indication de l'urgence et de la date prévue d'exécution. Le Plan d'Action n'est pas, cependant, un document qu'on ferme dans un tiroir : il doit être toujours sous contrôle dans ses échéances, il doit être ajourné si les dates de réalisation doivent subir un délai et quand l'action corrective a eu réalisation (en tout ou en partie). La réalisation de la mesure corrective donne origine aussi à une intégration du Document : on doit en effet vérifier que l'intervention est réalisée (où nécessaire aussi avec des photographies avant et après sa réalisation) et surtout l'efficacité de l'intervention doit être vérifiée : ça comporte ou le remaniement de la fiche d'analyse et évaluation de l'unité en examen (possible en temps réel seulement avec « Sistema Ambiente ») ou la rédaction d'un procès-verbal descriptif. Il est certain qu'après l'intervention les conditions de risque seront modifiées (et si elles ne sont pas modifiées ça signifie que l'intervention n'était pas appropriée). On doit donc écrire une intégration du document, sur la base d'un réexamen de l'analyse et évaluation précédente, qui mémorise l'intervention déjà achevée et qui analyse et évalues les risques restants, en prévoyant, si nécessaire, d’autres mesures correctives. Voilà donc que soit le Document Unique que le Plan d'Action seront enrichis d'éléments d'analyse, d'évaluation et d'action qui s'ajoutent ou modifient les précédents. Ce procèdé continuera jusqu'à l'évaluation qu'il n'y a plus des risques (au moins prévisibles). Quand les actions correctives sont répétitives (à l'es. aspects de formation ou procédures opérationnelles) il ne sera pas suffisant de prendre note de leur commencement, mais il sera nécessaire de prévoir périodiquement leur vérification avec les gens intéressés, afin de comprendre la validité de leur position ou la nécessité d'amélioration.

Aussi dans ce cas l'utilisation d'un instrument comme « Sistema Ambiente » permet d'effectuer le contrôle des échéances et l'enregistrement des modifications et des ajournements avec grande facilité et rapidité en produisant la documentation opportune en temps réel.

Document Unique et Modifications des conditions de risque Toutes les réalités d'entreprises se modifient constamment, aujourd'hui bien plus fréquemment à cause de la souplesse des marchés et des nécessités productives. Quand il y a modifications qui changent l'organisation du travail et les conditions de risque aussi de manière significative, il est nécessaire de mettre à jour l'analyse et l'évaluation du risque et l'éventuel Plan d'Action. La faute d'ajournement peut être considéré comme absence du Document pour ce secteur d'entreprise et ensuite peut être sanctionné. Mais au-delà de la sanction, on commence à avoir segments de l'usine privés d'analyse correcte et, graduellement au cours des mois, le travail initial que nous avons accompli perd son adhérence avec la réalité dans laquelle nous devons gérer la prévention. Le Document Unique est une référence constante pour contrôler et guider la prévention : si le chargé n'est en condition d'examiner les modifications préalablement et successivement il ne procède pas à mettre à jour les éléments utiles, la gestion de la prévention devient rapidement une chose formelle et elle est perçue par les secteurs opérationnels de l'usine comme corps étranger. Voilà donc la nécessité d'une intégration du Document et si nécessaire du Plan d'Action ou comme enrichissement du document (dans le cas on utilise « Sistema Ambiente ») ou comme procès-verbal d'intégration : il serait opportun que le procès-verbal descriptif soit examiné et contresigné des préposés et des Représentants intéressés. Ceci documente que l'activité de prévention a été impliquée dans la modification et l'a vérifié et en même temps il donne manière aux fonctions de prévention de les coordonner de manière positive avec les autres fonctions d'entreprises.

Aussi dans ce cas l'utilisation d'un instrument comme « Sistema Ambiente » permet d'effectuer l'enregistrement des modifications et des mises à jour avec grande facilité et rapidité en produisant la documentation opportune en temps réel.

La mise à jour périodique et organique du Document Unique La mise à jour du document est prévue avec cadence au moins annuelle. Il est un peu comme le bilan annuel ou les inventaires : si notre gestion économique et financière n'était pas liée à une fermeture et vérification annuelle, les déséquilibres de gestion seraient bien plus graves et ils deviendraient rapidement difficiles à gérer. Le Document est un instrument de travail : périodiquement et de manière programmée nous devons le reprendre en main avec toutes les intégrations qu’à la fois nous avons fait et réexaminer toutes les analyses, les problèmes de sécurité qui ont surgi, les accidents qui sont arrivés, les événements dangereux qui se sont vérifiés, les indications élaborées par le médecin compétent sur la base de la surveillance sanitaire. Accomplir cet ajournement nous permet aussi de comprendre les fautes d'évaluation qui ont été faits en priorité (c'est vraiment ça le sens de l'évaluation : être apte à comprendre si et pourquoi nous avons bien ou mal jugé une condition de risque, en suivant la méthode que la faute nous apprend) ou les limites et les insuffisances de formation de pratiques opérationnelles. Cela permet d'enrichir l'efficacité du Plan d'action et de juger combien nous nous sommes rapprochés de l'objectif de réduire et éliminer les risques.

Méthode : Bien plus que dans la phase initiale il est efficace d'unir les compétences avec l'expérience des travailleurs : en effet dans cette phase nous nous trouvons avec des textes qui peuvent être enrichis et corrects de manière positive et constructive. Si préposés et travailleurs intéressés ont la possibilité de vérifier et raisonner sur la partie du Document qui les concerne, en fournissant aussi propositions, l'ajournement périodique devient une occasion d'ajustement important de la culture d'entreprise. Il s'agit d'un procès continu d'amélioration qui est efficace si existe une information distribuée.

L'utilisation de « Sistema Ambiente »(www.sistemaambiente.net/Progiciel.htm) permet, comme toujours, en cette occasion de procéder à la mise à jour des données rapidement, et de fournir la documentation opportune. Mais la fonction la plus importante il la déroule avec ses fonctions interactives de renseignement distribué et de validation des données

Dans l'Union européenne[modifier | modifier le code]

L'Union européenne dispose d'un comité scientifique d'évaluation des risques pour la santé (ou SCHER pour les anglophones) [1]. Un second comité a été créé pour l'évaluation des risques émergents et nouvellement identifiés : le « Scientific Committee on Emerging and Newly Identified Health Risks »[2].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. comité scientifique d'évaluation des risques pour la santé
  2. Site du « Scientific Committee on Emerging and Newly Identified Health Risks »