Éva Circé-Côté

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Éva Circé-Côté
Description de cette image, également commentée ci-après
Éva Circé-Côté
Nom de naissance Éva Circé[1]
Alias
Pseudonymes : Colombine, Musette, Jean Nay, Fantasio, Arthur Maheu, Julien Saint-Michel, Paul S. Bédard
Naissance
à Montréal (Canada)
Décès (à 78 ans)
à Montréal
Activité principale
Auteur
Langue d’écriture Français
Genres

Œuvres principales

  • Bleu, Blanc, Rouge (1903)
  • Papineau, son influence sur la pensée canadienne (1924)

Compléments

Éva Circé-Côté, aussi connue comme Ève Circé-Côté (née le à Montréal, morte le à Montréal) est une journaliste, une dramaturge et une bibliothécaire québécoise. Elle est aussi connue pour son militantisme en faveur de l'éducation, contre l'ingérence du clergé dans la politique et pour l'émancipation des femmes.

Biographie[modifier | modifier le code]

Elle est la fille de Julie-Ezilda Décarie (1846-1926) et de Narcisse Circé (1842-1911), marchand de Montréal[2]. Entre 1884 et 1888, elle étudie au pensionnat de Villa Anna, l'actuel Collège Sainte-Anne à Lachine[3], dirigé par les Sœurs de Sainte-Anne[4]. C'est lors de ses études qu'elle s'initie au théâtre[5].

En 1900, alors qu'elle est déjà connue comme poète et comme conférencière, elle entreprend sa carrière journalistique dans Les Débats sous le pseudonyme de Colombine. Le 17 février 1901, année où les femmes journalistes forment environ 5% de la profession[6], Éva Circé-Côté, sous le pseudonyme de Musette, répond à un article de La Presse dans lequel un journaliste plaint « le triste sort des femmes journalistes »[6],[7]. Selon elle, il s’agit du « plus doux des métiers », et c’est mieux que, par exemple, « courir le cachet comme maîtresse de musique »[6],[7].

Éva Circé sous son pseudonyme de Colombine, en 1901.

Ses écrits portent sur plusieurs sujets, mais quelques-uns reviennent plus souvent, comme la condition des femmes ou la politique[8]. Les essais et les poèmes de Circé-Côté lui attirent des critiques élogieuses. De 1900 à 1942, elle collabore aux journaux L'Avenir, L'Avenir du Nord, Le Combat, Le Monde illustré, Le Monde ouvrier[9], Le Nationaliste[10], Le Pays et Les Débats. En 1901, elle adopte le pseudonyme de Musette. En 1902, avec d'autres jeunes écrivains[11], elle fonde L'Étincelle, un journal littéraire dans lequel sont publiés notamment Charles Gill et Émile Nelligan[12]. Pendant quatre décennies, de 1900 à 1942, elle signe quelque 1800 chroniques[13] (1803 plus précisément[14]) dans une dizaine de journaux d'opinion. Celles-ci sont rédigées sous divers pseudonymes. Les voici, en ordre chronologique : Colombine, Musette, Jean Bard, Fantasio, Jean Nay, Jean Ney, Paul S. Bédard, Arthur Maheu, Julien Saint-Michel (nom du grand-père d'Éva Circé-Côté[15]) et Loup de velours[16]. L'usage de pseudonymes pour signer des textes correspond à une pratique courante pendant la première moitié du XXe siècle, que ce soit par les femmes ou par les hommes[17]. Francophile, elle intitule son recueil de poèmes et d'essais Bleu, Blanc, Rouge[18].

La chronique n’est pas le seul genre que Circé-Côté pratique. En plus des chroniques et des poèmes, elle présente plusieurs reportages sur le terrain, critiques littéraires et nécrologies[14]. Mais les commentaires sur l’actualité et les critiques sociales (inspirées du libéralisme réformiste et de la libre-pensée) sont les genres qui reviennent le plus souvent[14]. Circé-Côté avait pour mission « de faire un monde meilleur et d'éduquer son lectorat »[8]. Ses écrits avaient donc une intention didactique[8]. Quant à son style, Éva Circé-Côté passe d’un registre à l’autre, adoptant un ton parfois lyrique, sensuel, naturaliste et souvent ironique[19]. Tout au long de sa carrière, elle a recours à des métaphores, des allusions littéraires, ainsi qu'à des références bibliques, à l’ironie et au sarcasme[19].

En août 1903, elle est nommée première bibliothécaire et conservatrice de la Bibliothèque technique, la première bibliothèque publique de Montréal[20],[21]. Elle occupe le poste de conservatrice de 1903 à 1909 avant d'être remplacée par le journaliste Lorenzo Prince[22]. Cette bibliothèque était située, à son ouverture, au Monument-National et possédait des ouvrages techniques et scientifiques pour informer les travailleurs[23]. Contre l'avis des autorités religieuses de l'époque, Éva Circé-Côté tente d'élargir le mandat de la bibliothèque en intégrant dans la collection des romans, des livres philosophiques, historiques et artistiques[24],[25]. Lors de son embauche, elle recevait un salaire de 400$ par année[26]. En 1908, il est de 600$ par an, mais en juin 1909, lorsqu'elle est rétrogradée et devient l'assistante-bibliothécaire de Lorenzo Prince, son salaire diminue à 300$ par année[27]. En 1910, Frédéric Villeneuve remplace Lorenzo Prince et fait d'Éva Circé-Côté son assistante[27]. Son salaire annuel remonte à 350$[27].

En 1910, la bibliothèque municipale acquiert la collection du bibliophile Philéas Gagnon[28]. Éva Circé-Côté devient la responsable du catalogue pour la collection[29]. En 1913, elle suit des cours de bibliographie à l'Université McGill pour parfaire ses connaissances du domaine et l'aider dans la gestion de la collection Gagnon[30]. Grâce à cette formation, elle augmente son salaire annuel à 900$[30]. À la suite du décès de Frédéric Villeneuve, en 1915, elle est promue bibliothécaire en chef intérimaire jusqu'à l'arrivée d'Hector Garneau[31]. Elle redevient alors assistante-bibliothécaire[32]. En 1917, la Bibliothèque technique devient la Bibliothèque municipale et inaugure ses nouveaux locaux rue Sherbrooke[33]. En 1932, elle est congédiée par Aegidius Fauteux, le nouveau directeur de la bibliothèque[34]. Marie-Claire Daveluy prend sa place pour la gestion du catalogue[34]. En guise de compensation, Éva Circé-Côté reçoit une pension mensuelle de 809,10$[34].

Le 25 avril 1905[35], elle épouse le docteur Pierre-Salomon Côté, qui est connu comme le médecin des pauvres[20] du quartier Saint-Jean-Baptiste. Le couple s’installe au 462, rue Rachel à Montréal[35]. Les deux époux se détournent de la foi catholique et se rapprochent du milieu franc-maçon[36]. Ils ont une fille, Ève[37], qui naît le 17 août 1906[38]. Circé-Côté publie alors moins de chroniques, sans toutefois abandonner le journalisme[36]. Après le décès de son mari le 22 décembre 1909 d'une tuberculose intestinale, conformément à ses dernières volontés, elle le fait incinérer, chose peu commune chez les Canadiens français, ce qui lui attire la foudre des milieux catholiques et de la presse de droite[36].

Dès la fin du XIXe siècle, elle prononce des conférences sur l'éducation des filles. En 1908, avec la journaliste Georgina Bélanger[39], elle ouvre à Montréal sans les permissions religieuses[40] un lycée laïc pour filles en plein quartier latin, rue Saint-Denis. Les jeunes filles peuvent poursuivre leurs études au-delà du pensionnat. Ce lycée ferme toutefois en 1910[41]. En janvier 1910, elle entame sa collaboration à l'hebdomadaire libéral radical Le Pays dirigé par Godfroy Langlois. Dès la fondation du Monde ouvrier par Gustave Francq, elle se joint à son l'équipe et publie dans le journal syndical jusqu'en 1942. À partir de 1937, elle publie aussi dans le journal protestant francophone L'Aurore.

Ses quatre pièces de théâtre, des drames historiques ou des satires comiques, se méritent chacune un prix. Elle reçoit, en mai 1904, le premier prix ex æquo attribué par le directeur du Théâtre National de Montréal pour la représentation de sa pièce Le Fumeur endiablé[12]. Cette pièce, signée Colombine, raconte l’histoire d’un bon Canadien qui décide, à l'occasion du Carême, d’arrêter de fumer sa pipe[37]. Elle est reprise sur scène en 1922 à l’initiative de la Société des auteurs canadiens[37]. La même année, Éva Circé-Côté est élue vice-présidente de la section française de la Société des auteurs canadiens dont elle est membre fondatrice[37].

Libérale et progressiste, elle dénonce l'impérialisme, l'antisémitisme et le pouvoir religieux[20] de l'époque au Québec. Elle lutte pour la libre pensée, la séparation de l'Église et de l'État, l'éducation gratuite, obligatoire et laïque[20]. Féministe, elle affirme que « L'heure de l'évolution d'un peuple sonne quand la femme cesse d'être esclave. »[20] Elle défend les droits des travailleuses et réclame la réforme des dispositions du Code civil sur le statut des femmes mariées[20].

Elle affirme son soutien à la communauté juive en déclarant dans le journal Le Monde ouvrier que « Le juif est dans tous les pays un révolutionnaire exalté. C'est ainsi qu'il a coopéré à tous les grand bouleversements européens et asiatiques, tout en étant paisible et réfractaire à l'esprit belliqueux »[42].

Admiratrice des Patriotes et de Louis-Joseph Papineau, en 1924 elle publie Papineau. Son influence sur la pensée canadienne. Essai de psychologie historique. Dans Chroniques d’Éva Circé-Côté de l’historienne Andrée Lévesque, Louis-Joseph Papineau est décrit comme « son héros »[43].

En 1942, alors que la Canada est en guerre avec l'Allemagne, Èva Côté s'enrôle dans le corps auxiliaire féminin de l'aviation canadienne[44].

Le 4 mai 1949, Éva Circé-Côté décède à 78 ans.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Pièces de théâtre

  • 1903 : Hindelang et DeLorimier (drame historique, cinq actes)
  • 1904 : Le Fumeur endiablé (comédie, 1 acte)
  • 1921 : Maisonneuve (drame historique, 4 actes)
  • 1922 : L'Anglomanie (comédie, 3 actes, prix de l'Action française)

Poésie

  • 1903 : Bleu, Blanc, Rouge. Poésie, paysages, causeries. (recueil de poèmes et d'essais, sous le pseudonyme Colombine), Déom Frères éditeurs, Montréal, 1903

Essai

  • 1924 : Papineau, son influence sur la pensée canadienne; essai de psychologie historique (essai), Ève Circé-Côté (éditeur), R.A. Regnault & cie imprimeurs, Montréal, 1924. Réédition : Lux, Montréal, 2002, 266 pages (ISBN 978-2-922494-54-9).

Articles

Sélection de textes reproduits en ligne :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Baptisée Marie Arzélie Éva Circé. (réf. : www.nosorigines.qc.ca)
  2. Ils ont eu douze enfants, dont seulement trois atteignent l'âge adulte. (Lévesque, « Dix utopies qui ont forgé le Québec - Éva Circé-Côté, l'oubliée de la lutte pour l'égalité », dans Le Devoir, 11 juillet 2005)
  3. « L’enseignement et la pédagogie des Sœurs de Sainte-Anne — Le patrimoine immatériel religieux du Québec », sur www.ipir.ulaval.ca (consulté le 25 mars 2018)
  4. Lévesque, Andrée., Éva Circé-Côté : libre-penseuse, 1871-1949, Éditions du Remue-ménage, (ISBN 9782890912854, OCLC 606120396, lire en ligne), p.24
  5. Lévesque, Andrée., Éva Circé-Côté : libre-penseuse, 1871-1949, Éditions du Remue-ménage, (ISBN 9782890912854, OCLC 606120396, lire en ligne)
  6. a b et c Lévesque, Andrée., Éva Circé-Côté : libre-penseuse, 1871-1949, Éditions du Remue-ménage, (ISBN 9782890912854, OCLC 606120396, lire en ligne), p.44
  7. a et b Musette, « Chronique », Les Débats,‎ , p.1 (lire en ligne)
  8. a b et c Lévesque, Andrée, Chroniques d'Éva Circé-Côté : lumière sur la société québécoise, 1900-1942, Éditions du Remue-ménage, (ISBN 9782890913370, OCLC 777944771, lire en ligne), p.17
  9. De 1916 à 1938, Éve Circé écrit quelque 50 articles par années dans Le Monde ouvrier, sous le pseudonyme Julien St-Michel. Figure du mouvement ouvrier - Éva Circé-Côté : journaliste, syndicaliste et féministe à l'aube du XXe siècle, 2 février 2004, sur le site de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (consulté le 1er août 2014)
  10. Raphaël Ouimet, Biographies canadiennes-françaises, 4e année, Montréal, 1924, 564 pages, p. 459
  11. Dont Charles Gill et Arsène Bessette. (Ouimet, Biographies canadiennes-françaises, op. cit.)
  12. a et b Lévesque, Andrée, Chroniques d'Éva Circé-Côté : lumière sur la société québécoise, 1900-1942, Éditions du Remue-ménage, (ISBN 9782890913370, OCLC 777944771, lire en ligne), p.305
  13. Andrée Lévesque, « Éva Circé-Côté (1871-1949) Femme de lettres », dans Bilan du siècle, Université de Sherbrooke, 5 novembre 2005, consulté le 5 novembre 2008
  14. a b et c Lévesque, Andrée, Chroniques d'Éva Circé-Côté : lumière sur la société québécoise, 1900-1942, Éditions du Remue-ménage, (ISBN 9782890913370, OCLC 777944771, lire en ligne), p.16
  15. Lévesque, Andrée, Chroniques d'Éva Circé-Côté : lumière sur la société québécoise, 1900-1942, Éditions du Remue-ménage, (ISBN 9782890913370, OCLC 777944771, lire en ligne), p.307
  16. Lévesque, Andrée., Éva Circé-Côté : libre-penseuse, 1871-1949, Éditions du Remue-ménage, (ISBN 9782890912854, OCLC 606120396, lire en ligne), p.455
  17. Lévesque, Andrée, Chroniques d'Éva Circé-Côté : lumière sur la société québécoise, 1900-1942, Éditions du Remue-ménage, (ISBN 9782890913370, OCLC 777944771, lire en ligne), p.18
  18. Andrée Lévesque, « Éva Circé-Côté (1871-1949) - La Fondation Lionel-Groulx », sur www.fondationlionelgroulx.org, (consulté le 23 janvier 2018)
  19. a et b Lévesque, Andrée, Chroniques d'Éva Circé-Côté : lumière sur la société québécoise, 1900-1942, Éditions du Remue-ménage, (ISBN 9782890913370, OCLC 777944771, lire en ligne), p.18
  20. a b c d e et f Andrée Lévesque, « Dix utopies qui ont forgé le Québec - Éva Circé-Côté, l'oubliée de la lutte pour l'égalité », dans Le Devoir, 11 juillet 2005
  21. Séguin, François, 1947-, D'obscurantisme et de lumières : la bibliothèque publique au Québec, des origines au 21e siècle (ISBN 9782897238803, OCLC 951222684, lire en ligne), p.462
  22. Séguin, François, 1947-, D'obscurantisme et de lumières : la bibliothèque publique au Québec, des origines au 21e siècle (ISBN 9782897238803, OCLC 951222684, lire en ligne), p.504
  23. Lévesque, Andrée., Éva Circé-Côté : libre-penseuse, 1871-1949, Éditions du Remue-ménage, (ISBN 9782890912854, OCLC 606120396, lire en ligne), p.55
  24. Lévesque, Andrée., Éva Circé-Côté : libre-penseuse, 1871-1949, Éditions du Remue-ménage, (ISBN 9782890912854, OCLC 606120396, lire en ligne), p.82
  25. Séguin, François, 1947-, D'obscurantisme et de lumières : la bibliothèque publique au Québec, des origines au 21e siècle (ISBN 9782897238803, OCLC 951222684, lire en ligne), p.465
  26. « La bibliothèque technique », La Patrie,‎ , p.1 (lire en ligne)
  27. a b et c Lévesque, Andrée., Éva Circé-Côté : libre-penseuse, 1871-1949, Éditions du Remue-ménage, (ISBN 9782890912854, OCLC 606120396, lire en ligne), p.384
  28. Séguin, François, 1947-, D'obscurantisme et de lumières : la bibliothèque publique au Québec, des origines au 21e siècle (ISBN 9782897238803, OCLC 951222684, lire en ligne), p.477
  29. Lévesque, Andrée., Éva Circé-Côté : libre-penseuse, 1871-1949, Éditions du Remue-ménage, (ISBN 9782890912854, OCLC 606120396, lire en ligne), p.95
  30. a et b Lévesque, Andrée., Éva Circé-Côté : libre-penseuse, 1871-1949, Éditions du Remue-ménage, (ISBN 9782890912854, OCLC 606120396, lire en ligne), p.119
  31. Lévesque, Andrée., Éva Circé-Côté : libre-penseuse, 1871-1949, Éditions du Remue-ménage, (ISBN 9782890912854, OCLC 606120396, lire en ligne), p.120
  32. Lévesque, Andrée., Éva Circé-Côté : libre-penseuse, 1871-1949, Éditions du Remue-ménage, (ISBN 9782890912854, OCLC 606120396, lire en ligne), p.124
  33. Séguin, François, 1947-, D'obscurantisme et de lumières : la bibliothèque publique au Québec, des origines au 21e siècle (ISBN 9782897238803, OCLC 951222684, lire en ligne), p.492
  34. a b et c Lévesque, Andrée., Éva Circé-Côté : libre-penseuse, 1871-1949, Éditions du Remue-ménage, (ISBN 9782890912854, OCLC 606120396, lire en ligne), p.190
  35. a et b Lévesque, Andrée, Chroniques d'Éva Circé-Côté : lumière sur la société québécoise, 1900-1942, Éditions du Remue-ménage, (ISBN 9782890913370, OCLC 777944771, lire en ligne), p.306
  36. a b et c Lévesque, Andrée, Chroniques d'Éva Circé-Côté : lumière sur la société québécoise, 1900-1942, Éditions du Remue-ménage, (ISBN 9782890913370, OCLC 777944771, lire en ligne), p.14
  37. a b c et d Josiane Lavallée, « Éva Circé-Côté », The Canadian Encyclopedia,‎ (lire en ligne)
  38. Lévesque, Andrée., Éva Circé-Côté : libre-penseuse, 1871-1949, Éditions du Remue-ménage, (ISBN 9782890912854, OCLC 606120396, lire en ligne), p.74
  39. Georgina Bélanger écrit sous divers pseudonymes, dont Gaëtane de Montreuil, notamment dans La Presse. (Lévesque, « Cent ans d'études supérieures pour les filles à Montréal », dans Le Devoir, 29 septembre 2008)
  40. Micheline Dumont, Le Féminisme québécois raconté à Camille, (ISBN 9782890912694, OCLC 681981362)
  41. « Cent ans d'études supérieures pour les filles à Montréal », dans Le Devoir, 29 septembre 2008
  42. Julien Saint-Michel, « Des écoles juives », Le Monde ouvrier,‎
  43. Lévesque, Andrée, Chroniques d'Éva Circé-Côté : lumière sur la société québécoise, 1900-1942, Éditions du Remue-ménage, (ISBN 9782890913370, OCLC 777944771, lire en ligne), p.15
  44. Lévesque, Andrée, Chroniques d'Éva Circé-Côté : lumière sur la société québécoise, 1900-1942, Éditions du Remue-ménage, (ISBN 9782890913370, OCLC 777944771, lire en ligne), p.308

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Édition de l’œuvre[modifier | modifier le code]

Des quatre pièces de théâtre d'Éva Circé-Côté qui nous sont connues, seule Maisonneuve (1921) a été retrouvée. La copie dactylographiée de la Bibliothèque Cameron de l’Université de l’Alberta est notamment disponible en ligne, en annexe du mémoire de maîtrise de Danaé Michaud-Mastoras (2006).

  • Andrée Lévesque, Chroniques d'Éva Circé-Côté : lumière sur la société québécoise, 1900-1942, Montréal, Éditions du Remue-ménage, , 311 p. (ISBN 978-2-890-91338-7 et 978-2-890-91339-4, OCLC 937843554, présentation en ligne)
  • Ève Circé-Côté, Papineau : son influence sur la pensée canadienne : essai de psychologie historique, Montréal, Lux éditeur, (1re éd. 1924, R.A. Regnault & cie), 266 p. (ISBN 2-922494-54-3, présentation en ligne)
  • Ève Circé-Côté, Papineau : son influence sur la pensée canadienne : essai de psychologie, Montréal, R.A. Regnault & cie, imprimeurs, , 252 p. (lire sur Wikisource, lire en ligne)
  • Colombine, Bleu, blanc, rouge : poésies, paysages causeries, Montréal, Déom frères, éditeurs, , 369 p. (lire en ligne)

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Andrée Lévesque (trad. Lazer Lederhendler), Freethinker : the life and works of Éva Circé-Côté, Toronto, Between the Lines, , 408 p. (ISBN 9781771133319, présentation en ligne)
  • François Séguin, D'obscurantisme et de lumières : la bibliothèque publique au Québec des origines au 21e siècle, Montréal, Éditions Hurtubise, coll. « Cahiers du Québec », , 660 p. (ISBN 9782897238803, présentation en ligne)
  • Andrée Lévesque, Éva Circé-Côté : libre penseuse : 1871-1949, Montréal, Éditions du Remue-ménage, , 478 p. (ISBN 978-2-89091-285-4, présentation en ligne)

Articles, chapitres[modifier | modifier le code]

  • Andrée Lévesque, « Éva Circé-Côté (1871-1949) », sur fondationlionelgroulx.org,
  • Josiane Lavallée, « Éva Circé-Côté », The Canadian Encyclopedia / L'Encyclopédie canadienne,‎ (lire en ligne)
  • Andrée Lévesque, « « Cher Ami » : cinq lettres d’Éva Circé-Côté à Marcel Dugas », Recherches féministes, vol. 24, no 1,‎ , p. 45–59 (lire en ligne)
  • Charles-Philippe Courtois, « Le républicanisme au Québec au début du XXe siècle : les cas de figure de Wilfrid Gascon, Olivar Asselin et Ève Circé-Côté », Bulletin d’histoire politique, vol. 17, no 3,‎ , p. 93‒119 (lire en ligne)
  • Andrée Lévesque, « Éva Circé-Côté, journaliste au-delà de la singularité: 1900-1916 », dans Josette Brun (dir.), Interrelations femmes-médias dans l'Amérique française, Québec, Presses de l'Université Laval, coll. « Culture française d'Amérique », , 254 p. (ISBN 978-2-7637-8892-0, présentation en ligne)
  • Andrée Lévesque, « Une visionnaire oubliée: Éva Circé-Côté (1871-1949) », dans Jean-Philippe Warren (dir.), Mémoires d’un avenir : 10 utopies qui ont forgé le Québec, Montréal, Nota Bene, , 144 p. (ISBN 978-2-89518-241-2, présentation en ligne)
  • Claude M.J. Braun, « Éva Circé-Côté. Féministe et militante laïque (1871-1949) », Cité laïque. Revue humaniste du Mouvement laïque québécois, no 5,‎ , p. 17-19 (lire en ligne)
  • Andrée Lévesque, « Dix utopies qui ont forgé le Québec - Éva Circé-Côté, l'oubliée de la lutte pour l'égalité », Le Devoir,‎ (lire en ligne)
  • Andrée Lévesque, « Social Relations in Quebec from 1900 to 1939 as Seen through the Eyes of a Woman of Letters: Eva Circé-Côté », Zeitschrift für Kanada-Studien, vol. 25, no 2,‎ , p. 36-46 (lire en ligne)
  • Andrée Lévesque, « Les Québécoises et leur citoyenneté. La citoyenneté selon Éva Circé-Côté », dans Hans Ulrich Jost, Monique Pavillon et François Valloton (dir.), La Politique des droits. Citoyenneté et construction des genres aux 19e et 20e siècles, Paris, Éditions Kimé, (ISBN 978-2-908212-84-6), p. 89-104
  • Lisette Girouard, « Reconnaissances. Éva, Colombine, Julien », Arcade, no 23,‎ , p. 61-65
  • « Circé-Côté Éval », Dictionnaire des auteurs de langue française en Amérique du Nord,‎ (lire en ligne)
  • Kenneth Landry, « Bleu, blanc, rouge », Dictionnaire des œuvres littéraires du Québec,‎ (lire en ligne)

Mémoires et thèses[modifier | modifier le code]

  • Danaé Michaud-Mastoras, Étude sociocritique de la pièce Maisonneuve d'Éva Circé-Côté (mémoire de maîtrise (littérature)), Montréal, Université de Montréal, , 119 p. (lire en ligne)
  • Émilie Létourneau, De Colombine à Julien Saint-Michel le féminisme chez Éva Circé-Côté (1900-1921) (Mémoire de maîtrise (histoire)), Sherbrooke, Université de Sherbrooke, , 177 p. (lire en ligne)
  • Jenne MacLean, Parrots, picnics and psychic phenomena: The feminism, nationalism and social reform of Eva Circé-Côté in Le Monde Ouvrier's Montreal, 1900-1940 (mémoire de maîtrise (histoire)), Kingston, Queen's University, , 201 p. (lire en ligne)

Audiovisuel[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

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