Étréham

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Étréham
Étréham
La ferme de la Marguerie et l’église Saint-Romain.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Calvados
Arrondissement Bayeux
Intercommunalité Communauté de communes Isigny-Omaha Intercom
Maire
Mandat
Alain Cornière
2020-2026
Code postal 14400
Code commune 14256
Démographie
Gentilé Étréhamais
Population
municipale
343 hab. (2018 en augmentation de 12,09 % par rapport à 2013)
Densité 81 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 19′ 19″ nord, 0° 47′ 49″ ouest
Altitude Min. 12 m
Max. 68 m
Superficie 4,24 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Bayeux
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Trévières
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Normandie
Voir sur la carte administrative de Normandie
City locator 14.svg
Étréham
Géolocalisation sur la carte : Calvados
Voir sur la carte topographique du Calvados
City locator 14.svg
Étréham
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Étréham
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Étréham

Étréham est une commune française, située dans le département du Calvados en région Normandie, peuplée de 343 habitants[Note 1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Représentations cartographiques de la commune
Carte OpenStreetMap
Carte topographique
Carte avec les communes environnantes

Étreham est une commune du Bessin située à neuf kilomètres de Bayeux et quatre kilomètres de Port-en-Bessin-Huppain, sur l'Aure.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique franc », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[1]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Ce type de climat se traduit par des températures douces et une pluviométrie relativement abondante (en liaison avec les perturbations venant de l'Atlantique), répartie tout au long de l'année avec un léger maximum d'octobre à février[2].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[3]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[1]

  • Moyenne annuelle de température : 10,8 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 1,5 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 0,3 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 11,9 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 3] : 787 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 13,7 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 7,9 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[5] complétée par des études régionales[6] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Port-en-Bessin », sur la commune de Port-en-Bessin-Huppain, mise en service en 1984[7] et qui se trouve à 4 km à vol d'oiseau[8],[Note 4], où la température moyenne annuelle est de 11,1 °C et la hauteur de précipitations de 763,5 mm pour la période 1981-2010[9]. Sur la station météorologique historique la plus proche[Note 5], « Caen-Carpiquet », sur la commune de Carpiquet, mise en service en 1945 et à 30 km[10], la température moyenne annuelle évolue de 10,9 °C pour la période 1971-2000[11] à 11,2 °C pour 1981-2010[12], puis à 11,5 °C pour 1991-2020[13].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Étréham est une commune rurale[Note 6],[14]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[15],[16].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Bayeux, dont elle est une commune de la couronne[Note 7]. Cette aire, qui regroupe 29 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[17],[18].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (100 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (100 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (67,7 %), terres arables (32,3 %)[19].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[20].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est mentionné sous la forme Oesterham en 1350[21], Estreham le Perreux[22] (ou le Perroux[23]) en 1371[24] ; Oystreham le Proux en 1396[25] ; Estrehennum en 1417[26] ; Oistreham le Proult en 1511[24].

En l'absence de formes plus anciennes que 1350, il est impossible de dire si ce nom est antérieur à l'installation des colons anglo-scandinaves ou pas. Le second élément est probablement le vieil anglais hām « maison, foyer, village »[27], dont sont issus le vieux normand ham « village » (cf. Le Ham) et les diminutifs hamel, hamelet. Le premier élément est probablement le vieil anglais wester[21] ou westre « ouest »[27], à l'instar de Westerham en Angleterre.

Remarque : En théorie [w] d'origine germanique est passé à [v] en Normandie au XIIe siècle, mais en toponymie, on constate parfois son amuïssement devant e ou i, ex. : Elbeuf (Wellebuoht 1070-81), Elbeuf-sur-Andelle (Wellebotum 1218) sur le vieil anglais wella « source » ; Incarville (Wicardi villa 1025) ou encore Infreville (Wifrevilla 1213), etc.[28]

Le gentilé est Étréhamais.

Histoire[modifier | modifier le code]

Une nécropole mérovingienne de 4 000 tombes du VIe siècle a été mise au jour. On y a découvert des sarcophages, des verres, des perles, des boucles de ceintures et des pinces à épiler utilisées pour la barbe des hommes[29].

Lors du débarquement de Normandie, Étréham est bombardée le par les troupes américaines du régiment de la 1re division d'infanterie surnommé la Big Red One débarquées à Omaha Beach. La commune est libérée le 9 juin et 600 soldats allemands sont faits prisonniers.

Le mont Cauvin, une butte de la commune, servira de premier dépôt de carburant aux Alliés jusqu'à la prise du port de Cherbourg et sa remise en service[30].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
juin 1995[31] En cours Alain Cornière[32] SE Technicien en maîtrise d'œuvre
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[33]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[34].

En 2018, la commune comptait 343 habitants[Note 8], en augmentation de 12,09 % par rapport à 2013 (Calvados : +0,6 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
251231247266260301290289298
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
288304265269283274284268259
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
247228220184201207178184198
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
197202187225236233256278336
2018 - - - - - - - -
343--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[35] puis Insee à partir de 2006[36].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le haras d'Étréham, qui appartient à la famille de Chambure depuis les années 1940 et vend des étalons réputés dans toute l'Europe, se trouve dans un château du XIXe siècle, château restauré par Pierre Barbe dans les années 1940.
  • Un petit pont sur l'Aure a été construit à l'initiative du comte d'Houdetot, pair de France.
  • Église Saint-Romain, dont les parties romanes sont encore conservées. L’intérieur de l’église a été restauré en 2018. A cette occasion on a découvert un tableau attribué à Francisco de Zurbarán (1598-1664), représentant une apparition de l’enfant Jésus à saint Antoine de Padoue.
  • La ferme de la Marguerie, près de l'église, est un monument historique.

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2018.
  2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  3. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[4].
  4. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  5. Par station météorologique historique, il convient d'entendre la station météorologique qui a été mise en service avant 1970 et qui est la plus proche de la commune. Les données s'étendent ainsi au minimum sur trois périodes de trente ans (1971-2000, 1981-2010 et 1991-2020).
  6. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  7. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  8. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  2. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  3. « Définition d’une normale climatologique », sur http://www.meteofrance.fr/ (consulté le )
  4. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  5. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  6. [PDF]« Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (Oracle) - Normandie », sur normandie.chambres-agriculture.fr, (consulté le )
  7. « Station Météo-France Port-en-Bessin - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  8. « Orthodromie entre Étréham et Port-en-Bessin-Huppain », sur fr.distance.to (consulté le ).
  9. « Station Météo-France Port-en-Bessin - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  10. « Orthodromie entre Étréham et Carpiquet », sur fr.distance.to (consulté le ).
  11. « Station météorologique de Caen-Carpiquet - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  12. « Station météorologique de Caen-Carpiquet - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  13. « Station météorologique de Caen-Carpiquet - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  14. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  15. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  16. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  17. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  18. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  19. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  20. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  21. a et b Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Librairie Guénégaud, Paris, 1979, p. 276b.
  22. Arcisse Caumont - 1858 - Statistique monumentale de l'arrondissement de Bayeux - Page 370.
  23. Archives de Caumont-sur-Orne 3-629.
  24. a et b Célestin Hippeau, Dictionnaire topographique du département du Calvados, Paris, 1883, p. 109 [1].
  25. Charte de l’abbaye du Cordillon.
  26. Magni rotuli, p. 276, 2.
  27. a et b René Lepelley, Dictionnaire étymologique des noms de communes de Normandie, Presses universitaires de Caen, 1993, p. 118b.
  28. François de Beaurepaire (préf. Marianne Mulon), Les Noms des communes et anciennes paroisses de la Seine-Maritime, Paris, A. et J. Picard, , 180 p. (ISBN 2-7084-0040-1, OCLC 6403150), p. 18 - 19
  29. Ouest France du 30 avril 2012
  30. Normandie 1944 de Rémy Dequesnes, éditions Ouest-France, 2009, p. 180.
  31. « Alain Cornière est à nouveau candidat », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le )
  32. Réélection 2014 : « Etréham (14400) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le )
  33. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  34. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  35. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  36. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]