Étouars

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Étouars
L'église d'Étouars.
L'église d'Étouars.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Dordogne
Arrondissement Nontron
Canton Périgord vert nontronnais
Intercommunalité Communauté de communes du Périgord Nontronnais
Maire
Mandat
Francine Bernard
2014-2020
Code postal 24360
Code commune 24163
Démographie
Population
municipale
149 hab. (2014)
Densité 19 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 36′ 09″ nord, 0° 37′ 45″ est
Altitude Min. 170 m – Max. 277 m
Superficie 7,83 km2
Localisation

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Étouars

Étouars est une commune française située dans le département de la Dordogne, en région Nouvelle-Aquitaine.

Elle est intégrée au parc naturel régional Périgord-Limousin.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes d’Étouars
Bussière-Badil
Soudat Étouars Saint-Estèphe
Teyjat Le Bourdeix

Toponymie[modifier | modifier le code]

En occitan, la commune porte le nom d'Estoars[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Étouars a un riche passé historique peu connu : on retrouve des traces d’occupations humaines remontant à la préhistoire et à l’antiquité avec une villa gallo-romaine à proximité du bourg actuel.

Avec un sous-sol granitique où l’eau est toujours présente, elle a connu son heure de gloire entre le XVIe et le XVIIIe siècle grâce à la sidérurgie.

La flotte du Ponant et, plus particulièrement l’arsenal de la Marine de Rochefort était directement liée au Périgord Vert-Limousin. Il n’est pas si lointain le temps où les hautes vallées du bassin de la Charente fournissaient en matières premières (bois, chanvre, laine) et en canons les intendants de Louis XVI, puis ceux de la République et de l’Empire. L’impact de cette industrie qui perdura plus de deux siècles sur le territoire fut considérable : surconsommation de charbon et disparition en partie des futaies de chênes, de hêtres, de charmes au profit des taillis de châtaigniers, construction de nombreux châteaux et repaires aux XVIe et XVIIe siècles, création d’infrastructures industrielles lourdes (pour l’époque) pour utiliser l’énergie hydraulique, traiter et faire fondre le minerai ou transformer les métaux obtenus. Ainsi on dénombre plus d’une centaine de forges à fondre le minerai ou à transformer la fonte obtenue en fer ou en acier. Beaucoup de ces réalisations marquent encore les paysages aujourd’hui. Les renommés couteaux de Nontron, la fonderie Lacoste d’Excideuil et les nombreux artisans-forgerons du Périgord-Limousin-Angoumois sont les témoins vivants de ce passé. Ces forges à hauts fourneaux et fours d’affineries apparues à la Renaissance furent précédées par les bas fourneaux dès l’âge du fer jusqu’à la fin du Moyen Âge. Des prospections récentes ont permis d’en inventorier plusieurs dans les communes du Piégutais.

Si Étouars se fit aussi connaître plus récemment avec « l’affaire du coq » ; Dans les années 80, le chant d’un coq, perturbait les relations entre son propriétaire et un voisin. Cette affaire défraya la chronique jusque dans les médias nationaux entre défenseurs du voisin et ceux du coq (beaucoup plus nombreux…)[réf. nécessaire]. Depuis quelques années, les habitants du village ont décidé de refaire vivre leur glorieux passé en mettant en valeur ce riche patrimoine.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Dès 1790, la commune d'Étouars est rattachée au canton de Javerlhac qui dépend du district de Nontron jusqu'en 1795, date de suppression des districts. Lorsque ce canton est supprimé par la loi du 8 pluviôse an IX () portant sur la « réduction du nombre de justices de paix », la commune est rattachée au canton de Bussière-Badil dépendant de l'arrondissement de Nontron[2].

Dans le cadre de la réforme de 2014 définie par le décret du 21 février 2014, ce canton disparaît aux élections départementales de mars 2015[3]. La commune est alors rattachée électoralement au canton du Périgord vert nontronnais.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Fin 1993, Étouars intègre dès sa création la communauté de communes des Villages du Haut-Périgord (appelée dans un premier temps communauté de communes des Vals Crochet-Marcorive). Celle-ci est dissoute au et remplacée au par la communauté de communes du Haut-Périgord. Au , celle-ci fusionne avec la communauté de communes du Périgord vert nontronnais pour former la Communauté de communes du Périgord Nontronnais.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
 ? juin 1995 Maurice Vergnaud    
juin 1995 mars 2008 Éric Jeannot    
mars 2008[4] (réélue en mars 2014) en cours Francine Bernard SE[5] Rédacteur territorial

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2014, Étouars comptait 149 habitants. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (2006, 2011, 2016, etc. pour Étouars[6]). Depuis 2006, les autres dates correspondent à des estimations légales.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
395 295 425 441 484 528 527 515 500
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
481 475 480 431 441 464 473 502 529
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
521 503 461 407 377 356 321 294 250
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
230 220 195 197 174 175 144 144 149
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Pour rappeler le passé des forges de la commune, chaque été, le « festival Forges et métallurgie » se tient à Étouars pendant un week-end (5e édition en 2017)[8].

Économie[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2012[9], parmi la population communale comprise entre 15 et 64 ans, les actifs représentent cinquante-neuf personnes, soit 40,4 % de la population municipale. Le nombre de chômeurs (neuf) est resté stable par rapport à 2007 et le taux de chômage de cette population active s'établit à 15,5 %.

Établissements[modifier | modifier le code]

Au 31 décembre 2013, la commune compte onze établissements[10], dont cinq au niveau des commerces, transports ou services, trois dans la construction, deux dans l'agriculture, la sylviculture ou la pêche, et un relatif au secteur administratif[11].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'ancienne forge d'Étouars se trouve en fond de vallée, sur la route départementale no 3, au sud du bourg. La partie nord fait partie du territoire communal d'Étouars, et la partie sud de celui du Bourdeix. On distingue la forge haute à proximité du premier étang ou l’on produisait de la fonte dans le haut fourneau et la forge basse, ou affinerie, près du deuxième étang où l’on transformait la fonte de fer en acier par réchauffe et martelage. Quelques éléments historiques :

  • 1766 : on y fabrique des canons pour Ruelle et du fer ;
  • 1774 : outre le haut fourneau, elles sont équipées d’une forge à battre à deux feus. Production de gueuses de fonte ;
  • 1789 : 80 ouvriers travaillent à la forge ;
  • 1811 : 100 ouvriers. On y produit 5 000 quintaux métriques de fonte en gueuse et 500 quintaux de fer forgé. Un haut fourneau, trois affineries, deux marteaux ;
  • 1868 : face à la concurrence, la forge cesse toute activité.

Sur la place du bourg, un monument composé d'un ancien canon de marine et de pièces métalliques évoquant une batterie de vaisseau rappelle l'ancienne activité métallurgique de la région. Un haut fourneau expérimental a d'ailleurs été construit à proximité par l'association 3F 3M qui réalise chaque année des animations en public en fabriquant canons et plaques de cheminées.

L’Espace Fer et Forges : cet espace, réalisé dans une ancienne grange, par la commune d'Étouars, à proximité du haut fourneau expérimental et d’un ancien canon sur la place du village, a ouvert ses portes le 15 août 2007. Il est consacré essentiellement à la métallurgie, à ses techniques de l’antiquité à nos jours, aux forges-fonderies et à leur histoire aux XVIIe et XVIIIe siècles en Haut-Périgord. On peut y voir une exposition permanente, plusieurs vidéos sur les expérimentations en bas et haut fourneau, la géologie, la fabrication d’un canon ainsi que des collections de minerais, outils et objets en fonte. Il est ouvert au public chaque été ainsi qu’à l’occasion des manifestations locales et journées nationales (Fête de la science, Journées du patrimoine).

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Le nom occitan des communes du Périgord sur le site du Conseil général de la Dordogne, consulté le 25 février 2014.
  2. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Légifrance, « Décret no 2014-218 du 21 février 2014 portant délimitation des cantons dans le département de la Dordogne », sur http://www.legifrance.gouv.fr/ (consulté le 14 avril 2017).
  4. Union départementale des maires de la Dordogne, consultée le 18 août 2014.
  5. Voici vos 557 maires, supplément à Sud Ouest édition Dordogne du 3 avril 2008, p. 6.
  6. « Calendrier de recensement », sur Insee (consulté le 25 février 2014)
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  8. « Ça va chauffer aux fourneaux », Sud Ouest édition Dordogne, 27 juillet 2017, p. 20.
  9. Chiffres-clés - Emploi - Population active - tableaux EMP T2 et EMP T4 sur le site de l'Insee, consulté le 29 octobre 2015.
  10. « Établissement - Définition », sur Insee (consulté le 29 octobre 2015).
  11. Chiffres clés - Établissements actifs par secteur d'activité - tableau CEN T1 sur le site de l'Insee, consulté le 29 octobre 2015.