Étoile du Roy

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Étoile du Roy
Image illustrative de l'article Étoile du Roy
Grand Turk tirant au canon

Autres noms Grand Turk (2006-2010)
Classe Fregate
Gréement Trois-mâts carré
Histoire
Architecte Mickael Turk
Chantier naval Marmaris Drapeau de la Turquie Turquie
Lancement 1996
Équipage
Équipage 28 marins
Caractéristiques techniques
Longueur 46,30 m
Longueur de coque 33,60 m
Maître-bau 10,36 m
Tirant d'eau 3,04 m
Déplacement 310 t
Voilure 790 m2 (12 voiles)
Propulsion 2 Kelvin diesel (2 x 450 hp)
Caractéristiques commerciales
Passagers 120 personnes
Carrière
Propriétaire Etoile Marine Croisieres
Port d'attache Saint-Malo Drapeau de la France France
bassin Duguay-Trouin
Coût 2 000 000 £ (1996)

L’Étoile du Roy[1] est un trois-mâts carré de 46 m, réplique proche d'une frégate britannique du XVIIIe siècle, du type 6ème rang de 20 canons selon la classification britannique de l'époque. Initialement baptisé Grand Turk, il a été construit en 1996, en Turquie.

Historique[modifier | modifier le code]

L'Étoile du Roy en 2012

Construite en 1996 en Turquie, pour le besoin d'un film et apparaît dans la série télévisée britannique Hornblower, cette réplique fut baptisée Grand Turk dans cette série télévisée où elle apparaît aux côtés de l’Étoile de France. Son pont ouvert est garni de canons lisses en carton (20 canons armaient l'original[2]).

En 2010, il est acquis par Étoile Marine Croisières, entreprise de Bob Escoffier. Il a été dès lors rebaptisé l’Étoile du Roy[3] avec comme port d'attache, la cité corsaire de Saint-Malo. L’Étoile du Roy est le second plus grand navire traditionnel français[2].

Le , la société Étoile Marine Croisières change de propriétaire[4],[5].

Origine[modifier | modifier le code]

Son constructeur britannique, Michael Turk est l'héritier d'une longue lignée d'armateurs. Il a souhaité reproduire à l'identique et entièrement en bois un élégant navire dont les ancêtres accompagnaient les lourds vaisseaux de ligne de la flotte de l'amiral Nelson, le célèbre marin au bras coupé.

Plan[modifier | modifier le code]

Le Grand Turk est la réplique basée sur les plans historiques du HMS Blandford construit en 1741[6] conformément au "1733 Establishment" de l'Amirauté britannique. Le Grand Turk a été construit à Marmaris, Turquie en 1996 pour un prix 2 000 000 £[7].

Nom initial[modifier | modifier le code]

Le nom initial de Grand Turk vient de son constructeur Michael Turk. Coïncidences patronymiques voulues ou hasard, dans un ouvrage anglais d'histoire maritime, le nom fait aussi référence à un navire nommé Grand Turk capturé le et vendu en 1749[1].

De plus sur les registres de l'Amirauté de Saint-Malo conservés aux Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, le Grand Turc est un navire corsaire de 260 tonneaux capturé en juin 1746 ; son armateur est Anquetil, sieur de la Brutière et son capitaine Robert Leturc, nom d'une famille d'armateurs de Saint-Servan[8].

Manifestations de grands voiliers[modifier | modifier le code]

Il a participé aux célébrations du 200e anniversaire de la bataille de Trafalgar.

Présence à Rouen :

Autre :

Galerie[modifier | modifier le code]

L'Étoile du Roy
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Schäuffelen 2005, p. 143
  2. a et b Etoile Marine Croisières, « Etoile du Roy - Frégate corsaire 3 mâts - Saint Malo - Grand Turk », sur etoile-du-roy.com (consulté le 17 juin 2016)
  3. « Un nouveau trois mâts dans la flotte de Bob Escoffier », Ouest-France.
  4. « Étoile Marine Croisières, Bob Escoffier passe la barre à Thierry Resibois », sur le site letelegramme.fr, consulté le 27 juillet 2014.
  5. « Bob Escoffier a vendu ses navires à Thierry Resibois », sur le site entreprises.ouest-france.fr, consulté le 27 juillet 2014.
  6. Attention, il existe aussi le HMS Blandford lancé en 1719, voir nationalarchives.gov.uk.
  7. HMS Indefatigable.
  8. Martin-Desgrèves Roger et Thomas-Cadiou Julien, Navires de Saint-Malo, Association Parchemin, occurrences 551, 552, 2077 et 2078.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Otmar Schäuffelen (trad. Casay Servais), Chapman, Great sailing ship of the world, Hearst Books (New York), , 420 p. (ISBN 1-58816-384-9)
  • Gwendal Jaffry et Gilles Millot, Guide des grands voiliers : Des voiliers de travail aux navires écoles, Le Chasse Marée, , 128 p. (ISBN 2-903708-86-X, notice BnF no FRBNF37625366)
  • François-Marie Rolland (photogr. Benoît Stichelbaut), Grands voiliers, Editions Le Télégramme, , 140 p. (ISBN 978-2-84833-198-0, notice BnF no FRBNF41415912)
  • Dominique Le Brun (photogr. Benoît Stichelbaut), Grands voiliers, Editions Le Télégramme, , 37 p. (ISBN 978-2-84833-283-3, notice BnF no FRBNF43601019)
  • Dominique Le Brun, Le Guide des grands voiliers, Le Chasse Marée - Glénat, , 127 p. (ISBN 978-2-35357-059-1, notice BnF no FRBNF42230724)
  • Ollivier Puget et Jean-Noël Darde, Partir sur les grands voiliers : le guide pour embarquer, Guides Balland (Paris), , 318 p. (ISBN 2-7158-1277-9, notice BnF no FRBNF37103911)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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