Étoile de Teegarden

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Étoile de Teegarden
Données d'observation
(époque J2000.0)
Ascension droite 02h 53m 00,89133s[1]
Déclinaison +16° 52′ 52,6421″[1]
Constellation Bélier
Magnitude apparente 15,4

Localisation dans la constellation : Bélier

(Voir situation dans la constellation : Bélier)
Aries IAU.svg
Caractéristiques
Type spectral M7.0V
Variabilité Inconnue
Astrométrie
Mouvement propre μα = +3 429,534 mas/a[1]
μδ = −3 806,161 mas/a[1]
Parallaxe 261,014 7 ± 0,269 0 mas[1]
Distance 3,831 2 ± 0,003 9 pc (∼12,5 a.l.)[1]
Magnitude absolue 17,5
Caractéristiques physiques
Masse 0,08 M
Rayon 0,127 ± 0,004 R
Luminosité 0,000 73 L
Température 2 637 K
Âge > 8 × 109 [2] a

Autres désignations

SO025300.5+165258

L'étoile de Teegarden, appelée également SO J025300.5+165258, est une étoile de la constellation du Bélier découverte en 2003 et possédant un très important mouvement propre (5,06 ± 0,03 seconde d'arc par an). Seules sept étoiles ayant des mouvements propres aussi élevés sont actuellement connues.

Il s'agit d'une naine rouge, un type d'étoile à basse température et faiblement lumineuse. Elle fait partie des naines ultra-froides. Ceci expliquerait pourquoi elle n'a pas été découverte plus tôt, puisqu'elle a une magnitude apparente de seulement 15,4 (et une magnitude absolue de 17,47).

Découverte[modifier | modifier le code]

La parallaxe initialement mesurée valait 0,43 ± 0,13 arcseconde. Ceci l'aurait placée à une distance de 7,50 années-lumière seulement, faisant de l'étoile de Teegarden la troisième étoile la plus proche du Soleil, entre l'étoile de Barnard et Wolf 359. Cependant, même à ce moment, la luminosité anormalement basse (la magnitude absolue aurait été de 18,5) et une grande incertitude sur la parallaxe laissait penser qu'elle était en fait un peu plus éloignée, restant néanmoins toujours l'une des plus proches voisines du Soleil. Des mesures de distance plus récentes la situant à 12,5–12,6 années-lumière ont confirmé cette hypothèse.

L'étoile de Teegarden a été découverte sur des images prises par le programme NEAT conduit par la NASA. Son nom vient de celui du découvreur principal, Bonnard J. Teegarden, astrophysicien au Goddard Space Flight Center de la NASA.

On[Qui ?] pense qu'il est très probable que de nombreuses autres naines rouges faibles et passant facilement inaperçues existent dans la zone située à moins de 20 années-lumière du Soleil, les relevés de population stellaire montrant que leur nombre est bien inférieur à ce qui est attendu.[évasif][réf. nécessaire]

Système planétaire[modifier | modifier le code]

Deux planètes à peine plus massives que la Terre ont été détectées par vitesses radiales autour de cette étoile.

La planète intérieure, Teegarden b, est dans la zone habitable large mais pas dans la zone habitable conservative. La planète externe, Teegarden c, est elle dans la zone habitable conservative[3]. Dans quelques décennies, le transit de la Terre devant le Soleil sera observable depuis ces planètes, ce qui permettra à d'hypothétiques habitants de connaître la composition de l'atmosphère terrestre[4].

Caractéristiques des planètes du système Étoile de Teegarden
Planète Masse Demi-grand axe (ua) Période orbitale (jours) Excentricité Inclinaison Rayon


 b  ≥1,05+0,13
−0,12
 M🜨 
 0,025 2+0,000 8
−0,000 9
 
 4,91 ± 0,001 4   0+0,16
−0
 
 c  ≥1,11+0,16
−0,15
 M🜨 
 0,044 3+0,001 4
−0,001 5
 
 11,409 ± 0,009   0+0,16
−0
 

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e et f (en) A. G. A. Brown et al. (Gaia collaboration), « Gaia Data Release 2 : Summary of the contents and survey properties », Astronomy & Astrophysics, vol. 616,‎ , article no A1 (DOI 10.1051/0004-6361/201833051, Bibcode 2018A&A...616A...1G, arXiv 1804.09365). Notice Gaia DR2 pour cette source sur VizieR.
  2. (en) The CARMENES search for exoplanets around M dwarfs. Two temperate Earth-mass planet candidates around Teegarden's Star
  3. Découverte de deux planètes potentiellement habitables à 12 années-lumière de la Terre ? nationalgeographic
  4. (en) L. Kaltenegger et J. K. Faherty, « Past, Present and Future Stars that can see Earth as a Transiting Exoplanet », Nature, vol. 594,‎ (lire en ligne).

Voir également[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]