Étigny (Yonne)

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Étigny
La mairie.
La mairie.
Blason de Étigny
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Yonne
Arrondissement Sens
Canton Villeneuve-sur-Yonne
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Grand Sénonais
Maire
Mandat
Lionel Terrasson
2014-2020
Code postal 89510
Code commune 89160
Démographie
Gentilé Stiniciens
Population
municipale
765 hab. (2014)
Densité 112 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 08′ 20″ nord, 3° 17′ 32″ est
Altitude Min. 66 m – Max. 174 m
Superficie 6,86 km2
Localisation

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Étigny

Étigny est une commune française située en bordure de la rivière Yonne dans le département de l'Yonne en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Étigny se trouve sur la rive gauche (à l'ouest) de la rivière Yonne[1], à 11 km au sud de Sens. Troyes est à 73 km au nord-est. Au sud se trouvent Joigny à 25 km et Auxerre à 53 km[2].

Relief[modifier | modifier le code]

Le nord de la commune est très plat, à une altitude variant entre 70 m et 75 m environ. Au sud de la commune, le flanc ouest de la vallée de l'Yonne serre de près le lit du fleuve et montre en rive gauche une dénivellation atteignant 50 m d'altitude sur 130 m de distance[1].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

L'Yonne est le seul cours d'eau traversant la commune, mais la présence d'eau ne s'y limite pas à l'emprise du lit de la rivière : dans ce fond de vallée étalé, l'exploitation de gravières à amené la formation de plusieurs étendues d'eau dans le nord de la commune aux abords de Rosoy, vers le lieu-dit le Brassot - un lieu chargé d'histoire.

Transports[modifier | modifier le code]

L'autoroute la plus proche est la A19 avec une entrée-sortie à 10 km à l'est, à Subligny. L'échangeur A19-A5 est à 15 km au nord de cette entrée. L'entrée-sortie la plus proche pour la A5 est à 35 km au nord, à Bagneaux[2].

Gare ferroviaire d'Étigny
(vue panoramique)

La ligne ferroviaire de Paris à Marseille traverse la commune en suivant la rive gauche de l'Yonne, avec une gare à Étigny desservie par des trains TER Bourgogne. Les deux gares voisines à Sens au nord et à Villeneuve-sur-Yonne au sud[1].

Les aéroports les plus proches sont :

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Gron Rosoy Rosoy Rose des vents
Gron N Véron
O    Étigny    E
S
Marsangy Marsangy Véron

Risques[modifier | modifier le code]

Étigny se trouve à moins de 80 km en ligne directe de trois centrales nucléaires : centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine (45,1 km), centrale nucléaire de Dampierre (73,3 km) et centrale nucléaire de Belleville (76,6 km). La centrale nucléaire de Saint-Laurent-des-Eaux est à 136 km[1].

Inondations et mouvements de terrain sont deux autres risques répertoriés sur la commune[3].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Protohistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

À l'est du lieu-dit le Brassot, des traces d'occupation humaine ont été relevées datant du Néolithique ancien (Protohistoire), du début du Bronze final (1200 à 1000 av. J.-C. environ) et de La Tène finale[4].

Les vestiges datés du Néolithique ancien comprennent quelque 40 fosses attribuées au rubané récent (5100-4900 av. J.C.[5]) et final dans le bassin parisien. Ces fosses ont livré en abondance du matériel (silex, os d'animaux et céramique). Le Néolithique moyen est représenté par un chenal[6].

Les gravières de la vallée de l'Yonne ont fait l'objet de fouilles d'archéologie préventive en l'an 2000, ce qui a mis à jour l'établissement rural ouvert datant du second âge du fer, plus précisément de la Tène finale. S'y trouvent un bâtiment à quatre poteaux, un grenier à plateforme, un silo, un atelier et des fosses, le tout sur un espace de 130 m de long sur 30 m de large. Petite métallurgie, tissage, filage et confection de baguettes en bois de cerf (cette dernière rare dans la Protohistoire récente) y ont été pratiquées en productions d’appoint. Les objets en céramique trouvés sur le lieu incluaient une coupe et des amphores d'origine méditerranéenne, et des pièces de céramique celtique de type Besançon (dont on retrouve des exemples dans des sites sur Saint-Denis-lès-Sens 13 km au nord, et sur Varennes-sur-Seine, environ 50 km en aval de l'Yonne). Le site n'aurait été occupé que pour une vingtaine d'années, lors de la Tène D2b (de 50 à 30 av. J.-C, soit pratiquement immédiatement après la défaite de Vercingétorix en -52). Ce site offre un paradoxe curieux : une bonne partie des amphores trouvées viennent d'Italie, certaines ayant contenu du vin étrusque réputé de bonne qualité, ce qui indiquerait un établissement d'une certaine richesse voire aristocratique ; cependant rien d'autre sur le site n'indique un tel rang social. Note : cette abondance de vins italiens va à l'encontre de l'idée généralement retenue qu'à cette époque l'importation de ces vins périclitait au profit de vins ibériques et Narbonnais. De plus l'organisation spatiale des bâtiments et structures est atypique - mis à part l'absence de fossés périphériques protecteurs, absence qui se retrouve dans certains autres sites du territoire sénon de la même époque, le plus notable étant celui des Méchantes Terres à Grisy-sur-Seine. Les deux sites ont aussi le même type d'implantation, tout en longueur, ce qui suggère qu'ils longeaient une voie de passage secondaire[4].

La Via Agrippa de l'Océan passait sur le futur territoire de la commune : elle longe l'Yonne dans cette section de son trajet et on la retrouve à Saint-Julien-du-Sault 15 km au sud et à Gron au nord. La branche de la Via Agrippa menant de Sens à Orléans (et qui drainait entre autres tous les pèlerins d'Aquis Segeste à quelque 60 km d'Étigny) commençait à Paron, à seulement 6 km au nord ; celle menant de Sens à Troyes passait à environ 10 km au nord-est (en rive droite de l'Yonne)[2],[7].

Le fief de Sérilly[modifier | modifier le code]

Dominant de plus de 50 mètres[1] la Via Agrippa de l'Océan qui glisse entre le cours de l'Yonne et le talus, le lieudit de Sérilly accueille à la fin du XIIe siècle une famille de chevaliers. Le prénom de Narjot, porté par elle, fait songer à Toucy, ville capitale de la Puisaye. A l'évidence, une telle implantation permet à ces chevaliers de bloquer aisément la circulation routière et fluviale, sans doute pour le compte de la Couronne, et d'assurer la garde rapprochée de la cité de Sens[8].

La famille Minagier[modifier | modifier le code]

Les Minagier appartiennent au patriciat de Sens du XVe siècle, et sont les héritiers du notaire et secrétaire de Louis XI Thomas Tribole. Ils sont les détenteurs de la seigneurie d'Etigny au XVIe siècle. Durant les guerres civiles, Jehan Minagier soutient le parti qui cherche à faire triompher la politique de Catherine de Médicis. Ses alliances matrimoniales le lient au très étroit milieu des huguenots locaux du Sénonais et de l'Auxerrois. En 1576 la régente s'invite dans son château pour négocier avec les rebelles à la Couronne. La paix hâtivement et mal conclue n'est pas acceptée en ville. Les chanoines de la cathédrale de Sens refusent de chanter le Te Deum pour cette parodie de paix, nullement intimidés par la présence de la reine. De fait, la guerre reprendra extrêmement vite, leur donnant raison. Les habitants de Sens poursuivront de leur vindicte la descendance de Jehan Minagier qui en quelques décennies du XVIIe siècle, perdra considérablement son avance dans l'échelle sociale, rattrapée par une fiscalité habilement exercée contre elle.

Le 30 mars 1601, Gabrielle Minagier et son mari Etienne Senay, écuyer, vendent les «  Terres et Seigneuries d’Etigny et Serilly » à Claude De La Bistrate, payeur des gages du Parlement[9].

Le 20 février 1602, Margueritte Minagier, veuve Dalibourd[note 1], promet de vendre « à Maître Etienne De La Bistrate, Conseillier au Grand Conseil, scavoir la Maison et Grange Dalibourd cy-devant dit la Maison des Odots, 67 arpents de terre, 2 arpents 19 carreaux de vigne, les ¾ de l’Isle Bourbelin, l’Isle Calais, une autre Isle, appellée l’Isle des Clercs et tout ce qui peut appartenir à laditte Minagier comme héritière de Jean Minagier son père en laditte terre dudit Etigny et Serilly ». Margueritte Minagier reconnaît cette promesse par-devant notaire le 24 décembre 1602 et la vente est réalisée le 22 septembre 1603[9].

Le 7 août 1632 et suite à une sentence du tribunal du Châtelet du 5 avril 1631, Etienne De La Bistrate, frère de Claude de la Bistrate, acquiert de Nicolas Desnots 1/3 de l'indivis portant sur la moitié des terres d'Etigny et Sérilly, que Desnots avait acquise de Claude[note 2],[9].

Édit d'Étigny[modifier | modifier le code]

En 1576, Catherine de Médicis et son fils, le duc d'Alençon représentant les calvinistes, se sont réunis à Étigny. Un édit, nommé édit d'Étigny ou édit de pacification, le cinquième en faveur des calvinistes, fut alors promulgué[10].

La famille Petit[modifier | modifier le code]

Membre de la bourgeoisie parisienne ayant accédé au notariat et secrétariat royal, la famille Petit possède pendant deux tiers de siècle la seigneurie d'Étigny.

Sa première apparition concernant le village remonte au 30 mai 1653, quand Louise De La Bistrate, veuve de Maître Louis De Cargret, acqiert de Madelaine Moreau, veuve de Bon De Polangis[note 3], le « quart des trois quarts des Censives d’Etigny et Sérilly et le quart au total des Censives des Epenards et par Robert Roussel, procureur au Parlement tant en son nom que comme se portant fort de Nicolle Petit sa femme, de la moitié au ¾ des Censives de Sérilly et Etigny et la moitié des Censives et Rentes des Epenards ». Nicolle Petit ratifie en brevet cette rente de censive le 28 juin 1661[9].

D'autres rentes sur Etigny changent de main le 19 janvier 1654, quand Louise De La Bistrate donne à Hubert De Polangis « les ¾, les 4 faisant le tout, des Censives, Droits et Rentes Seigneurialles en la Terre des Epenards », recevant en échange « le quart dans les ¾, les 4 faisant le tout, des Censives et Droits Seigneuriaux es Terres de Sérilly et Etigny ». Le 26 août 1661, Louise De La Bistrate[note 4] vend enfin la terre et seigneurie d’"Etigny sur Yonne" (avec Cens, Rentes etc...) à François Petit, seigneur de Passy, secrétaire du Roy. Il semblerait que le prieur de Saint Rémy les Sens avait la jouissance des terres d'Etigny sous une forme ou une autre, et le Comte de Courtenay celle des terres de Sérilly sous les mêmes conditions ; il est possible qu'ils aient tous deux perdu cette jouissance lors de cette vente de 1661[note 5],[9].

La famille Mégret, d'origine picarde et récemment arrivée à Paris, apparaît pour la première fois dans les actes notariés concernant Etigny quand Dame Mégret acquiert en 1697 ou 1698 les « droits d’échange et contre-échange sur tous les héritages qui seront échangés et contre-échangés par les particulliers » sur la terre d'Etigny et Sérilly, suite à une vente en aliénation des dits droits, vente forcée par un recouvrement ordonné en mars 1695[note 6].

Le 24 mai 1719, François Nicolas Petit vend la terre et seigneurie d'Étigny à « monsieur Megret, seigneur de Passy » (F. N. Petit est sous curatelle de sa femme Jacqueline Margueritte Richer)[9].
L'acheteur est François-Nicolas Mégret, père d'Antoine Mégret d'Étigny.

La famille Petit de Leudeville perpétue la mémoire de ses ancêtres momentanément possessionés dans le Sénonais.

Antoine Mégret d'Étigny (1720-1767)[modifier | modifier le code]

Une visite à Auch, Pau ou Luchon vous a peut-être permis de découvrir le nom d'Étigny sur une place, une rue, une statue, un magasin.

Le grand-père d'Antoine Mégret d'Étigny, Nicolas Mégret, était procureur aux sièges royaux de Saint-Quentin (département de l'Aisne). Son père François-Nicolas Mégret d'Étigny (1673-1734) fit fortune dans le commerce du blé revendu à l'armée[11] puis consolida sa situation par l'acquisition d'offices, recette des tailles de Soissons, recette générale des finances en Auvergne. Il acheta plusieurs seigneuries bourguignonnes, dont Étigny et Sérilly en 1718. Parmi ses enfants, l'aîné Mégret de Sérilly fit une brillante carrière comme Maître des Requêtes puis intendant de Gascogne à Auch. Antoine Mégret, seigneur d'Étigny, benjamin de la famille, suivait une carrière parallèle à celle de son frère aîné comme intendant d'Auch en 1751.

Placé sous le contrôle de deux ministres, le comte de Saint Florentin et le contrôleur général Machlault d'Arnouville, il déployait une intense activité pour faire face aux multiples obligations de sa charge. Il devait s'immiscer dans toutes les affaires et sa puissance était faite à la fois de la confiance du roi et de ses valeurs personnelles. Nous pouvons en rappeler quelques-unes : La justice : il assistait aux séances du Parlement et surveillait l'exécution des édits royaux. Les finances : il recevait les aveux et dénombrait les biens nobles et communaux. Les faits de guerre : il conduisait parfois la noblesse et accompagnait les généraux d'armée. Des trois généralités établies en France, l'Intendance d'Auch et de Pau, autrement dit de Gascogne et du Béarn, était considérée comme la plus importante. Homme de grande culture, l'intendant d'Étigny était très attaché aux propres de la science. Ne dédaignant ni la danse ni la comédie, il fut un grand humaniste illustrant cette pensée : « Pour bien servir les hommes, il faut avant tout les aimer ». S'il fut un grand bâtisseur, c'est qu'il sut être d'abord un conducteur d'êtres humains. Tout cela n'exclut pas l'habileté et l'esprit de finesse nécessaires à l'exécution de sa tâche. Les résultats lui valurent de son vivant une juste et saine popularité . Malheureusement, des jalousies à sa réussite entraînèrent sa disgrâce auprès du roi qui le renvoya dans ses terres d'Étigny en 1765. Sa réhabilitation en 1766 fut accueillie avec enthousiasme dans son intendance. Le 12 août 1767, il écrivait dans sa dernière lettre : « Mes intentions et mes démarches ont été pures. Je n'ai jamais eu en vue que le service de mon maître et le bien public et quoique j'ai dérangé très considérablement ma fortune dans cette province pour des objets qui lui soit utiles je n'y ai aucun regret. »

Mégret d'Étigny, âgé de 47 ans, meurt douze jours après de sa maladie.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
2008 en cours Gérard Poisson[12]    

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[14],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 765 habitants, en augmentation de 1,06 % par rapport à 2009 (Yonne : -0,46 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
333 428 352 395 431 429 434 455 492
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
472 511 490 487 483 479 486 442 441
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
433 443 447 353 420 435 458 478 499
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2011 2014
461 477 482 515 612 713 757 764 765
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Étigny fait partie de la zone de production de trois types de produits bénéficiant du label de qualité européen dit IGP : volailles de Bourgogne (viandes et abats frais), moutarde de Bourgogne (pâte de moutarde) et dans les vins l'Yonne blanc, Yonne rosé et Yonne rouge[3].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Colombier de la ferme du Colombier.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église d'Étigny conserve des fresques du XIIIe siècle consacrées aux miracles de saint Martin.
  • L'église de Sérilly a un clocher fortifié datant de la guerre de Cent Ans (1337 à 1453, première période de fortification des églises en Bourgogne). Ce clocher, bâti en pierres de grès taillées et renforcé de contreforts, porte une bretèche au-dessus de l'entrée pour en assurer la défense ; d'autres éléments défensifs ont probablement disparus depuis[17].
  • Le colombier de la ferme du colombier est inscrit comme monument historique depuis 1929[18].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Margueritte Minagier est veuve du Sieur Dalibourd, médecin du Roy.
  2. Le document notarié de l'acquisition du 7 août 1632 est cité ainsi : « Acquisition par Etienne De La Bistrate, Conseillier au Grand Conseil en conséquence du Retrait L’Ignager (!) quil a exercé sur Nicolas Desnots et adjugé par sentence du Chatellet du 5 avril 1631, de la tierce partie par indivis en la moitié des Terres d’Etigny et Serilly auquel ledit Sieur Desnots avoit acquise de Sieur Claude De La Bistrate, payeur des gages du Parlement, frère dudit Etienne De La Bistrate que ledit Sieur Desnots a délaissé audit Sieur De La Bistrate suivant le contrat passé devant Haguimier et Huart, notaires à Paris le 7 aoust 1632. » Voir Titres de propriétés de la Terre et Seigneurie d’Etigny et Serilly.
  3. Pour être autorisée à réaliser cette vente, Madelaine Moreau, veuve Polangis, a dû faire homologuer sa parenté auprès du bailliage de Sens et se faire délivrer un avis dans ce sens, avis qu'elle a reçu le 23 mai 1653.
  4. Dans le début du contrat de vente du 26 août 1661, Louise De La Bistrate est citée par erreur comme "veuve Halegrets" : « veuve de monsieur De Halegrets, Seigneur De Cargrets, Maître des requestes ». Noter qu'à cette date elle a reçu l'héritage de son défunt frère Jacques De La Bistrate, lui aussi Conseillier du Roy et Maître des Requestes, dont elle est la seule héritière.
  5. Quand François Petit acqiert Etigny, la seigneurie consistante en :

    « • Maison Seigneurialle, pressoirs, bâtiments cour et accin ; • hautte, moyenne et basse justice de la Terre d’Etigny, Sérilly et Nange, laquelle justice a été acquise par engagement de Sa Majesté dont les Titres sont cy-dessus dattés dont il est parlé de la justice ; • Les Censives et Droits Seigneuriaux en toutte l’étendue de laditte Terre et Seigneurie d’Etigny et Nange portant proffit de lods et ventes saisines défaut et amandes quand le cas y echet ; • Une maison sise audit Etigny appellé les Dalibourds ; • Item, 33 livres de Rente fontière due sur des particulliers ; • Item, l’Isle Bourbelin dont les titres concernant Icelle seront cy-après dattés ; • Item 3 arpents de pré es dits lieux en deux pièces ; • Item 3 petittes Isles en saulsoyes sur laditte rivière d’Yonne ; • Item 9 arpents et demye de bois taillis en Garenne ; • Item 3 arpents et demye de vignes en plusieurs pièces ; • Item 1 pièce de terre contenant 109 arpents assise au derrière de laditte Maison Seigneurialle ; • Item 84 arpents de terre en plusieurs pièces ; • Et la Seigneurie de Sérilly consistante en haute, moyenne et basse justice avec les Droits Seigneuriaux et féodaux en toutte l’étendue de laditte Seigneurie et la mouvance du fief d’Autun sis audit Sérilly ; • Item, 1 pièce de terre contenant 14 arpents ou étoit lanciene Maison Seigneurialle dudit Sérilly où est à présent un pressoir ; • Item, 10 ou 12 arpents de terres en plusieurs pièces ; • Item, une Rente de 40 bichets de bled metail düe par les Juffin et amortie ainsy qu’il sera cy après dit à l’article des Rentes. »

  6. Vente en aliénation : voir Aliénation#Domaine juridique.

Notes sur la démographie[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e Carte IGN interactive d'Étigny sur geoportail.gouv.fr. Couches « cartes IGN classiques » et « Limites administratives » activées. Vous pouvez aisément moduler la transparence des couches dans l'onglet de sélection des couches en haut à droite de la carte ; et en ajouter depuis le menu « Cartes » en haut à gauche. Zoomer en rapprochement pour passer à la carte d'état-major.
  2. a, b et c Étigny sur google maps.
  3. a et b Mairie d'Etigny sur annuaire-mairie.fr.
  4. a et b Séguier Jean-Marc et Auxiette Ginette, Le Brassot à Étigny (Yonne) : un établissement rural de la Tène finale de la vallée de l’Yonne. Dans Revue archéologique de l’Est, n° 57, 2008, Dijon. p. 185-204.
  5. Jérôme Dubouloz. Datation absolue du premier Néolithique du Bassin parisien : complément et relecture des données RRBP et VSG. Dans Bulletin de la Société préhistorique française, 2003, vol. 100, n° 4, pp. 671-689.
  6. Augereau, Anne ; Creusillet, Marie-France ; Meunier, Katia ; Collaborateurs : Boitard-Bidault, Ève ; Bonnardin, Sandrine ; Carré, Alain. Etigny / Le Brassot Est (89) : Néolithique, Bronze final, La Tène finale : rapport de fouilles. Dijon : Inrap GES , 2006.
  7. Sens et le Sénonais antique et médiéval - Les routes.
  8. Étienne Meunier. Les chevaliers de la famille de Sérilly. CSGY, XI, 2011.
  9. a, b, c, d, e et f Titres de propriétés de la Terre et Seigneurie d’Etigny et Serilly.
  10. Alex Ducourneau et Amans Alexis Monteil, La France nationale ou histoire nationale des départements de France...: province de Bourgogne, Paris, Maulde et Renou, (lire en ligne), p. 323
  11. Denise Ozanam. Claude Baudard de Sainte-James, trésorier général de la Marine et brasseur d'affaires (1738-1787). 1969, Librairie Droz, Genève & Paris. Coll. Musée du fer, avec le concours du CNRS. P. 8, note n° 29.
  12. Conseil général de l’Yonne, Ma Commune, consulté le 22 décembre 2013.
  13. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  17. Fabrice Cayot. La fortification des églises rurales en Bourgogne. Ed. Centre de Castellologie de Bourgogne, 2010.
  18. Notice no PA00113685, base Mérimée, ministère français de la Culture