Étigny (Yonne)

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Étigny
Blason de Étigny
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne
Département Yonne
Arrondissement Sens
Canton Sens-Ouest
Intercommunalité CC du Villeneuvien
Maire
Mandat
Lionel Terrasson
2014-2020
Code postal 89510
Code commune 89160
Démographie
Gentilé Stiniciens
Population
municipale
764 hab. (2011)
Densité 111 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 08′ 20″ N 3° 17′ 32″ E / 48.1389, 3.2922 ()48° 08′ 20″ Nord 3° 17′ 32″ Est / 48.1389, 3.2922 ()  
Altitude Min. 66 m – Max. 174 m
Superficie 6,86 km2
Localisation

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Étigny

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Étigny

Étigny est une commune française située dans le département de l'Yonne en région Bourgogne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Rosoy Rose des vents
Gron N Véron
O    Étigny    E
S
Marsangy

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Le fief de Sérilly[modifier | modifier le code]

Dominant de quelques dizaines de mètres la voie romaine glissant entre le cours de l'Yonne et le talus, le lieudit de Sérilly accueille à la fin du XIIe siècle, une famille des chevaliers. Le prénom de Narjot, porté par elle, fait songer à Toucy, ville capitale de la Puisaye. A l'évidence, une telle implantation permet à ces chevaliers de bloquer aisément la circulation routière et fluviale, sans doute pour le compte de la Couronne, et d'assurer la garde rapprochée de la cité de Sens[1].

La famille Minagier[modifier | modifier le code]

Les Minagier appartiennent au patriciat de Sens du XVe siècle, et sont les héritiers du notaire et secrétaire de Louis XI Thomas Tribole. Ils sont les détenteurs de la seigneurie d'Etigny au XVIe siècle. Durant les guerres civiles, Jehan Minagier tient à l'évidence le parti qui cherche à faire triompher la politique de Catherine de Médicis. Ses alliances matrimoniales le lient au très étroit milieu des huguenots locaux du Sénonais et de l'Auxerrois. La régente s'invite dans son château pour négocier avec les rebelles à la Couronne. La paix hâtivement et mal conclue n'est pas acceptée en ville. Les chanoines de la cathédrale de Sens refusent de chanter le Te Deum pour cette parodie de paix, nullement intimidés par la présence de la reine. De fait, la guerre reprendra extrêmement vite, leur donnant raison. Les habitants de Sens poursuivront de leur vindicte la descendance de Jehan Minagier qui en quelques décennies du XVIIe siècle, gagnera l'état de manoeuvres, rattrapée par une fiscalité habilement exercée contre elle.

La famille Petit[modifier | modifier le code]

Membre de la bourgeoisie parisienne ayant accédé au notariat et secrétariat royal, la famille Petit possède pendant deux tiers de siècle la seigneurie d'Etigny. Elle revend la seigneurie à la famille Mégret, d'origine picarde et récemment arrivée à Paris. La famille Petit de Leudeville perpétue la mémoire de ses ancêtres momentanément possessionés dans le Sénonais.

Antoine Mégret d'Etigny (1720-1767)[modifier | modifier le code]

Une visite à Auch, Pau ou Luchon vous a peut être permis de découvrir le nom d'Étigny sur une place, une rue, une statue, un magasin.

D'ÉTIGNY n'appartenait pas à une grande famille de nobles, son grandpère, Nicolas Mégret était simplement procureur aux sièges royaux de Saint Quentin. Son père François-Nicolas Mégret d'Étigny (1720-1767 fit fortune dans le commerce du blé puis consolida sa situation par l'acquisition d'offices, recette des tailles de Soisson, recette générale des finances en Auvergne. Ces acquisitions d'offices ne l'ont pas empêché d'acheter plusieurs seigneuries bourguignonnes dont Étigny et Sérilly en 1718 qui seront rattachées au patrimoine. Parmi ses enfants, l'aîné Mégret de Sérilly fit une brillante carrière comme Maître des Requêtes puis intendant de Gascogne à Auch. Antoine Mégret, Seigneur d'ÉTIGNY, benjamin de la famille suivait une carrière parallèle à celle de son frère aîné comme intendant d'Auch en 1751.

Placé sous le contrôle de 2 ministres, le comte de Saint Florentin et le contrôleur général Machlault d'Arnouville il déployait une intense activité pour faire face aux multiples obligations de sa charge. Il devait s'immiscer dans toutes les affaires et sa puissance était faite à la fois de la confiance du roi et de ses valeurs personnelles. Nous pouvons en rappeler quelques-unes : La justice : il assistait aux séances du Parlement et surveillait l'exécution des édits royaux. Les finances : il recevait les aveux et dénombrait les biens nobles et communaux. Les faits de guerre : il conduisait parfois la noblesse et accompagnait les généraux d'armée. Des 3 généralités établies en France, l'Intendance d'Auch et de Pau, autrement dit de Gascogne et du Béarn était considérée comme la plus importante, homme de grande culture l'intendant d'ÉTIGNY était très attaché aux propres de la science. Ne dédaignant ni la danse ni la comédie, il fut un grand humaniste illustrant cette pensée : « Pour bien servir les hommes, il faut avant tout les aimer ». S'il fut un grand bâtisseur, c'est qu'il sut être d'abord un conducteur d'êtres humains. Tout cela n'exclut pas l'habilité et l'esprit de finesse nécessaires à l'exécution de sa tâche. Les résultats lui valurent de son vivant une juste et saine popularité . ! Malheureusement, des jalousies à sa réussite entraînèrent sa disgrâce auprès du roi qui le renvoya dans ses terres d'ÉTIGNY en 1765. ! Sa réhabilitation en 1766 fut accueillie avec enthousiasme dans son intendance. Le 12 août 1767, il écrivait dans sa dernière lettre « Mes intentions et mes démarches ont été pures. Je n'ai jamais eu en vue ; que le service de mon maître et le bien public et quoique j'ai dérangé ; très considérablement ma fortune dans cette province pour des objets qui lui soit utiles je n'y ai aucun regret. » 'Douze jours après, le corps épuisé par la maladie, Mégret d'ÉTIGNY, âgé de 47 ans, rendait son dernier soupir. La douleur populaire l'accompagna dans la Généralité tout entière.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
2008 en cours Gérard Poisson[2]    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 764 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
333 428 352 395 431 429 434 455 492
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
472 511 490 487 483 479 486 442 441
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
433 443 447 353 420 435 458 478 499
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
461 477 482 515 612 713 752 757 764
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Etienne Meunier. Les chevaliers de la famille de Sérilly. CSGY, XI, 2011
  2. Conseil général de l’Yonne, Ma Commune, consulté le 22 décembre 2013.
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011