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Étienne de Conty

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Étienne de Conty
Naissance milieu du XIVe siècle
Amiens
Décès
Corbie
Nationalité française
Pays de résidence Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Diplôme
Docteur en décret de l'université de Paris
Activité principale
Autres activités
bibliophile
Formation
Faculté de décret de l'université de Paris
Ascendants
père : Étienne de Conty, mère : Jeanne de Poix
Famille
frère : Guillaume de Conty, échevin puis mayeur d'Amiens

Étienne de Conty, né à Amiens au milieu du XIVe siècle et mort à Corbie le fut moine puis official de l'abbaye de Corbie, bienfaiteur du monastère et de sa bibliothèque.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille et formation[modifier | modifier le code]

Étienne de Conty était issu d'un milieu aisé. Son père Étienne de Conty et sa mère Jeanne de Poix cependant, n'étaient pas nobles, mais son frère, Guillaume de Conty, fut échevin puis mayeur d'Amiens. Étienne de Conty devint moine à Corbie, grâce - entre autres - à ses revenus de prévôt de l'abbaye de Corbie, il put entreprendre des études de droit canon à la faculté de décret de l'université de Paris en 1371. En 1374 il était bachelier puis en , licencié et enfin docteur en décret en juin de la même année. Grâce à sa fortune personnelle, il put acheter de nombreux ouvrages de droit canon[1].

Official de l'abbaye[modifier | modifier le code]

De retour à Corbie, il devint official de l'abbaye entre 1377 et 1371 et exerça cet office pratiquement jusqu'à sa mort.

En 1389, Jean de La Goue (ou de La Gove), abbé le Corbie, le choisit pour lui succéder, mais pour ce faire, il fallait obtenir l'accord du pape[2]. Étienne de Conty partit à Avignon plaider sa cause, mais dut s'effacer devant la volonté du roi Charles VI qui voulait que ce fût Raoul de Roye qui devint abbé de Corbie[1].

Bienfaiteur de l'abbaye[modifier | modifier le code]

Étienne de Conty conserva son office d'official et poursuivit l'enrichissement de la bibliothèque de l'abbaye. Il fit transcrire, de 1390 à 1394, par un clerc d'Amiens, Jean Galet, un bréviaire des saints à l'usage de l'église de Corbie. En 1405, il fit rédiger un lectionnaire par Amiot Aubri. En 1411 il fit rédiger par Pierre de Ravine, curé de Villers-Bretonneux, un livre sur les coutumes pour le service du Seigneur pour toute l'année, à l'usage de l'église de Corbie.

Il fit copier et compléta la Chronica Martiniana. Il compléta également d'autres manuscrits comme celui d'une Bible du XIIIe siècle et le Speculum judiciale de Guillaume Durand. Il rédigea plusieurs ouvrages comme Suffragium monachorum seu casus decretorum pertientes ad monachos et un Brevis tractatus.

Il usa de générosité envers l'abbaye en finançant par exemple la réalisation de verrières pour le chœur et les chapelles de l'église abbatiale, la chapelle et la grande salle de l'abbé, la grande infirmerie. Il finança également le pavement du cloître, le pavement et les fenêtres de la salle capitulaire et de la chapelle sainte Bathilde. Il offrit également à l'abbaye des objets liturgiques : chapes de soie, croix de procession, vase d'argent[1]...

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Contamine, Philippe, « Une interpolation de la "Chronique Martinienne" : le "Brevis Tractatus" d'Etienne de Conty, official de Corbie († 1413) », Actes des congrès de la Société des historiens médiévistes de l'enseignement supérieur public, Persée, vol. 8, no 1,‎ , p. 367–386 (DOI 10.3406/shmes.1977.1307, lire en ligne, consulté le ).
  2. Père Louis-François Daire, Histoire civile, ecclésiastique et littéraire du doyenné de Fouilloy, repris, corrigé, annoté et publié par Alcius Ledieu, Abbeville, Lafosse, 1910, 2 vol. in 4° - réédition, Paris, Res Universis, 1993 (ISBN 2 - 87 760 -989 - 8) p. 48

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Philippe Contamine, « Une interpolation de la Chronique Martinienne : le "Brevis Tractatus" d'Etienne de Conty, official de Corbie († 1413) » in Actes des congrès de la Société des historiens médiévistes de l'enseignement supérieur public, numéro thématique : L'historiographie en Occident du Ve au XVe siècle, année 1977 pp. 367-386.

Articles connexes[modifier | modifier le code]