Étienne Tête

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Étienne Tête
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Conseiller régional
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Étienne Tête (né le à Nancy[1]) est un avocat et homme politique français, ancien adjoint au maire de Lyon et conseiller régional.

Biographie[modifier | modifier le code]

Quatrième et dernier enfant d’une famille lyonnaise (son père est ingénieur des Arts et Métiers, Cluny[2], sa mère ancienne secrétaire comptable à la Banque de France), il fait ses études à Saint Sigisbert (Nancy), puis chez les Maristes de Riom. Bachelier en 1974, il poursuit des études de Médecine à Lyon=[1].

Gynéco-obstétricien de formation[1], il exerce notamment à l’hôpital Saint-Joseph de Lyon et se consacre uniquement à la politique dès 1993.

Il exerce actuellement la profession d'avocat, et est inscrit au Barreau de Lyon[3].

Activité politique[modifier | modifier le code]

En 1982, antinucléaire, tiers-mondiste et défenseur de l'environnement, il se rapproche du Mouvement d’Écologie Politique. Il est présent au Congrès fondateur des Verts à Clichy les 28 et 29 janvier 1984. Au sein des Verts, il assume de 1984 à 1987 des fonctions au Collège Exécutif puis est désigné Trésorier National du parti Verts à partir de novembre 1987 jusqu’en 1992[4].

En 1983, il conduit à Caluire-et-Cuire une liste autonome « Les Verts-Caluire Écologie » et devient conseiller municipal. En 1989, la même liste dépasse les 19 % au deuxième tour et obtient quatre élus. Ce deuxième mandat lui vaut un siège à la Communauté urbaine de Lyon présidée par Michel Noir. En 1992, il est élu au Conseil régional de Rhône-Alpes. Il est réélu en 1998 et 2004.

En 2001, Gérard Collomb conduit à Lyon, une liste de « gauche plurielle » (PS, Verts, PCF, MRG). Ces listes l'emportent dans 6 arrondissements sur 9. Il est nommé adjoint aux travaux, aux marchés publics et gère le contentieux[5].

Candidat à l'investiture des Verts pour l'élection présidentielle de 2002, il recueille 9,71 % des voix au premier tour le .

Lors du deuxième mandat de Gérard Collomb à partir de 2008, le maire le change d'attribution et le nomme adjoint chargé du cadre de vie[6]. Les relations sont alors plus tendues, notamment en raison de l'opposition d'Étienne Tête du projet de stade OL Land[7].

Il figure en 6e position sur la liste Europe Écologie sud est de Michèle Rivasi lors des élections européennes de 2009.

En 2014, à l'occasion des élections municipales de Lyon, il devient à nouveau conseiller municipal[8].

Activités judiciaires[modifier | modifier le code]

En 1986, il fait annuler pour la première fois des crédits européens votés par le Parlement de Strasbourg[9].

Il est le requérant de la première décision sur l'article 3 du premier protocole additionnel à la Convention européenne des droits de l'homme qui précise que « les hautes parties contractantes s’engagent à organiser à des intervalles raisonnables des élections libres au scrutin secret dans des conditions qui assurent la libre expression de l’opinion du peuple sur le choix du corps législatif »[10].

Il soutient l'action juridique menée pour 273 habitants de Veynes (Hautes-Alpes) contre l'affermage des services eau-assainissement de leur commune en décembre 1989. Le 29 mars Étienne Tête, trésorier national des Verts, prend connaissance du dossier, rédige deux recours en annulation contre l'affermage (...). Il explique également le moyen juridique qui permet le boycott des factures. (...) Plus tard, au terme d'une histoire juridique à rebondissements, le tribunal administratif confirme l'analyse d'Étienne Tête. Ainsi la commune de Veynes sera une des premières de France à revenir en régie municipale[11].

On lui doit notamment l’annulation par le Conseil d’État [12], de l’élection de Charles Millon à la Présidence de la région Rhône-Alpes obtenue avec les voix du Front National[13] et l'enquête sur l'illégalité de son logement de fonction[14] et de la prise en charge par le conseil régional de son personnel de maison[15].

Mandats politiques[modifier | modifier le code]

  • Conseiller municipal de Caluire-et-Cuire de 1983 à 1995.
  • Conseiller communautaire à la Communauté urbaine de Lyon de 1989 à 1995, et 2001 à 2008.
  • Conseiller régional depuis 1992
  • Adjoint au Maire de Lyon de 2001 à 2008, chargé des travaux, marchés publics et affaires juridiques
  • Adjoint au Maire de Lyon de 2008 à 2009, chargé du Cadre de vie.
  • Élu conseiller municipal sur la mairie du 4e arrondissement de Lyon en mars 2014[16]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Thomas Nardone et Aline Royer, « La jeunesse cachée des politiques lyonnais », Lyon Mag, no 164,‎ , p. 26-27. Cette source fournit l'ensemble des informations sur la jeunesse d'É. Tête, à l'exception de l'école d'origine du père
  2. Annuaire des Arts et Métiers -Paristech- 2009 p. 384 Cluny 39
  3. Le Progrès 14 mars 2011 p. 6.
  4. Le Monde, 12 décembre 1989, 4 décembre 1990 et 3 décembre 1991
  5. Le Monde, 16 janvier 2002
  6. Marchés publics, Collomb renonce à ses gages de transparence, Lyon Capitale
  7. Jacques Boucaud, « Grand Lyon : Gérard Collomb se paie le Tête des Verts », Le Progrès,‎ (lire en ligne).
  8. « Second tour Lyon4 municipales 2014 », sur www.lemonde.fr, .
  9. Décision de la CJCE CJCE, Parti écologiste «Les Verts» contre Parlement européen, Affaire 294/83, du 23 avril 1986
  10. Comm. E.D.H., n°11123/84, 9 décembre 1987, Tête c/ France, non publié. Le contentieux électoral devant les juridictions administratives et le Conseil Constitutionnel. Thèse de doctorat de Séverine BUFFET
  11. Christine Roux, Histoire de Veynes, p. 373-374,
  12. Décision du conseil d'état , Tête, no 195352, 9 décembre 1998
  13. Film TV diffusé sur France 3 « Le juste Non » ; Le Monde 9 avril 1998, Un vert Vice-Président en Rhône-Alpes ; Le Monde 9 janvier 1999
  14. Le Monde, 8 juillet 2001 ; Le Monde , 6 juillet 2003, 12 juillet 2003
  15. Affaire Millon : l’heure du ménage, Lyon Capitale, 2 février 2010
  16. Article 20 Minutes 11.03.2014 Étienne Tête, un candidat "tenace" et "courageux".