Étienne Pernet

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Étienne Pernet
Image illustrative de l’article Étienne Pernet
Vénérable, fondateur
Naissance
Vellexon (Haute-Saône)
Décès  
Paris 15e
Nom de naissance Claude Etienne Pernet
Nationalité française
Ordre religieux Assomptionnistes

Étienne Permet, né à Vellexon (Haute-Saône) le , mort à Paris 15e le [1], est un prêtre catholique français, fondateur de l'ordre des Petites Sœurs de l'Assomption. Sa cause en béatification est introduite à Rome, l'Église catholique reconnaît l'héroïcité de ses vertus et il est déclaré vénérable par Jean-Paul II en 1983.

Biographie[modifier | modifier le code]

Claude-Étienne Pernet est d'origine franc-comtoise. Il naît à Vellexon dans la Haute-Saône le , dans une famille modeste. Son père, Claude-Louis Pernet, est tour à tour maréchal-ferrant, manœuvre agricole, mineur ; sa mère est sage-femme. Son éducation scolaire est assurée par le prêtre du village. Il a quatorze ans lorsque son père meurt, et il devient alors chef de famille[2],[3].

Il désire devenir prêtre, et quitte son village pour étudier à l'école de Membrey. Il intègre ensuite le séminaire de Luxeuil en 1840, de Vesoul en 1842 pour la philosophie, de Besançon en 1843 pour la théologie. Il a alors 19 ans, mais prend peur devant l'enjeu du sacerdoce, et quitte le séminaire[2].

Étienne Permet devient ensuite précepteur en orphelinat, puis répétiteur auprès de familles aisées. Il part à Paris en 1849, pour y chercher un emploi plus stable. Il y prie chaque jour à Notre-Dame des Victoires. Une religieuse lui conseille d'aller rencontrer le père Emmanuel d'Alzon, qui a besoin de professeurs. Étienne Pernet enseigne alors au collège de Nîmes, puis devient un des premiers Assomptionnistes : il prononce ses vœux religieux le , puis ses vœux perpétuels le [2].

Il continue à enseigner puis est préfet dans divers collèges et en même temps se prépare au sacerdoce. Il est ordonné prêtre le , puis continue ses fonctions de préfet et d'enseignant[2].

Envoyé à Paris aider le Père Ricard, il se sent plus à l'aise dans son ministère sacerdotal qu'au collège. Il rencontre Marie Maire et Antoinette Fage en et forme le projet de créer une congrégation religieuse d'infirmières au service des pauvres, à domicile. Il s'installe successivement dans différents logements provisoires avant de les établir en avril 1870 dans le 15e arrondissement au 57 rue Violet, qui devient la maison-mère de la nouvelle congrégation. Les premières religieuses ont prononcé leurs vœux en 1866. Le but est de soigner gratuitement les malades à domicile[2].

Le père Pernet est appelé comme expert théologien au concile Vatican I.

Pendant la guerre de 1870, il s'engage comme aumônier militaire. Pris à Metz pour un espion, il est arrêté par les Allemands. Une fois libéré, il part à Mayence avec les autres militaires français, puis revient à Paris[2].

Il y arrive en au début des événements de la Commune de Paris. Arrêté par les Communards, il échappe à l'exécution grâce à un ami qui le fait libérer. Il part à Arras s'occuper d'un orphelinat[2].

De retour à Paris après les événements le père Pernet se consacre pleinement à sa fondation. Il multiplie la création d'autres établissements d'abord à Paris et en banlieue, puis en province avec Perpignan en 1878, et installe en un établissement en Angleterre, son premier établissement à l'étranger, à l'est de Londres[2].

Il installe une fondation aux États-Unis en 1891, puis une autre à Rome en 1896, et rencontre à cette occasion le pape Léon XIII en audience privée[2].

Le « bref laudatif », première marque officielle d'approbation de son œuvre par Rome, est publié le [2].

Le P. Étienne Pernet meurt à Paris le [2]. Il est inhumé dans la chapelle de la maison-mère, rue Violet[2].

Béatification[modifier | modifier le code]

Un procès diocésain est ouvert pour l'éventuelle béatification du P. Étienne Pernet. Le dossier étant positif, il est transmis à Rome où sa cause est introduite en 1931[2].

L'héroïcité des vertus du P. Étienne Pernet est reconnue par décret pontifical du par Jean-Paul II, qui le reconnaît ainsi « vénérable »[2],[3].

Hommages[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie et sources[modifier | modifier le code]

  • Frédérique de Watrigant, Passionnés de Jésus-Christ : Étienne Pernet et Antoinette Fage, fondateurs des Petites Sœurs de l'Assomption, Desclée de Brouwer, , 229 p..
  • Le Père Étienne Pernet hier et aujourd'hui, Ars Nova, , 160 p..
  • (en) Katherine Burton, The stars beyond the storms : Father Etienne Pernet, founder of the Congregation of the Little Sisters of the Assumption, New York, Benziger Bros, .
  • Agnès Richomme et André Galland, Étienne Pernet et les Petites Soeurs de l'Assomption, Paris, Fleurus, 1958 ; rééd. 1990.
  • Gaëtan Bernoville, Le père Pernet fondateur des petites soeurs de l'Assomption, Paris, Grasset, .
  • (en) Sister Juliane et Alice Mary Weld-Blundell Fraser Lovat, Life of Père Étienne Pernet, Londres, Burns, Oates & Washbourne, .
  • Matthieu Lombard, Le Père Étienne Pernet, des Augustins de l'Assomption : fondateur des Petites Sœurs de l'Assomption, garde-malades des pauvres à domicile, P. Feron-Vrau, , 84 p.
  • Emmanuel Vitte, Le R. P. Étienne Permet, Augustin de l'Assomption et fondateur des Petites Sœurs de l'Assomption, Lyon et Paris, , 351 p..
  • Jean-Paul Périer-Muzet, « Étienne Pernet, Assomptionniste au service des plus petits », sur assomption.org, Notices biographiques des religieux de l'Assomption, 1850-2000.
  • « Vénérable Étienne Pernet », sur nominis.cef.fr (consulté le ).
  • Chantal Joly, « Étienne Permet (1824-1899) et Antoinette Face (1824-1883) », sur eglise.catholique. fr, (consulté le ).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]