Étienne Morel

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Étienne Morel
Fonctions
Évêque de Maurienne
-
Abbé
Abbaye Notre-Dame d'Ambronay
-
Évêque catholique
Biographie
Naissance
Date et lieu inconnusVoir et modifier les données sur Wikidata
Décès
Autres informations
Religion
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blason

Étienne Morel (Etienne Morelli), dit parfois Étienne de Morel, mort le , est un ecclésiastique, abbé d'Ambronay, puis évêque de Maurienne (1483-1499).

Biographie[modifier | modifier le code]

Étienne (Estienne) Morel (Morelli[1]) est issu d'une famille originaire du comté de Bourgogne, seigneurs de Virechatel[2]. Certains auteurs ont pu le donner, par erreur selon Angley, originaire des environs d'Annecy[2].

Il est chanoine-comte de Lyon, puis abbé commendataire d'Ambronay et de Saint-Pierre de Berne[1],[2]. Il est prieur commendataire de La Boisse en Bresse[1],[2].

Lorsque le cardinal d'Estouteville meurt, le Chapitre de Maurienne souhaite voir monter sur le trône Urbain de Chevron Villette, mais le contexte n'a pas permis sa nomination par le Saint-Siège[3]. Étienne Morel est référendaire du pape Sixte IV lorsqu'il est désigné le pour succéder au cardinal sur le siège de Maurienne. Il entre en possession du diocèse le [3].

Il poursuit les travaux engagés par son prédécesseur dans la cathédrale de Saint-Jean-Baptiste de Saint-Jean-de-Maurienne[4],[5]. Il fait notamment remanier l'abside de la nef centrale qui est « prolongée et couronnée par un nouveau chœur octogonal avec de grandes verrières de style flamboyant »[4]. Il fait ainsi abattre le chœur du XIe siècle[6]. Le nouveau chœur, agrandi dans un style flamboyant[6], reçoit un nouveau ciborium ainsi que quarante-trois stalles[4],[7], réalisées par le huchier genevois Pierre Mochet[8]. Sur l'influence architecturale dans la restauration du chœur, une comparaison a été faite avec le cloître et la salle capitulaire d'Ambronay, où l'évêque a été abbé[9]. L'inauguration des stalles se déroulent le , date probable de la fin des travaux de la nef[9]. Il fait également évoluer la chapelle Sainte-Thècle en sacristie[9].

Il fait graver son blason « de sable aux trois fuseaux d'argent »[10] (trois fusées d'argent posées en fasce), sur la clef de voûte dans l'aile orientale du cloître [11]. Ce blason se retrouve d'ailleurs tant dans le chœur et la chapelle de l'église de Coligny, quand dans le cloître et la salle capitulaire de l'abbaye d'Ambronay, ou encore le chœur de la cathédrale de Saint-Jean-de-Maurienne[12]. Comme le souligne le Chanoine Bellet, « Etienne de Morel était entiché de son blason. On le retrouve partout. L'humilité n'était pas sa vertu dominante »[13],[14].

Étienne Morel meurt le , en Bresse selon Angley[15] ou Rostaing[10]. Besson a donné la bonne année, mais Rome comme lieu de décès[1]. Son corps est déposé dans la chapelle de l'abbaye d'Ambronay[15],[10]. Samuel Guichenon a publié l'épitaphe encore lisible à son époque :

« Hic jacet in Christo Pater venerabilis Stephanus Morelli Decretorum Doctor, Episcopus Maurianensis et Commendatarius Abbas Monasterii sancli Petri Bernei et sanctœ Mariœ Ambroniacensis Ecclesiœ Abbatialis administrator, qui obiit 24 mensis Julii MCCCCXCIX cujus anima requiescat in pace, amen »

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Ambroise Angley (18xx-18xx, historien et prêtre), Histoire du diocèse de Maurienne, Saint-Jean-de-Maurienne, impr. de J.-B. Héritier, , 500 p. (lire en ligne), « LXXI. Étienne Morel », p. 258-267.
  • Chanoine Jean Bellet est président de la Société d'histoire et d'archéologie de Maurienne.
    • Jean Bellet, « L'oeuvre artistique de Mgr Etienne de Morel, évêque de Maurienne (1483-1499) dans la cathédrale de Saint-Jean-de-Maurienne », dans La vie culturelle et artistique en Savoie à travers les âges. XXIIe Congrès des Sociétés savantes de Savoie, Chambéry, 1972, Chambéry, , p. 11-21
    • Chanoine Jean Bellet, La cathédrale de Saint-Jean-de-Maurienne et ses dépendances. Étude historique et archéologique, t. XIX, Saint-Jean-de-Maurienne, Société d'histoire et d'archéologie de Maurienne, , 169 p. (lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c et d Joseph-Antoine Besson, Mémoires pour l'histoire ecclésiastique des diocèses de Genève, Tarentaise, Aoste et Maurienne et du décanat de Savoye, S. Hénault, 1759 (copie de l'exemplaire bibliotheque cant. et univ. lausanne), 506 p. (lire en ligne), p. 302.
  2. a b c et d Histoire du diocèse de Maurienne, 1846, p. 259 (lire en ligne).
  3. a et b Histoire du diocèse de Maurienne, 1846, p. 258 (lire en ligne).
  4. a b et c Jean Prieur, La province romaine des Alpes Cottiennes : recueil des inscriptions (thèse complémentaire pour le doctorat), Villeurbanne, Faculté des lettres et sciences humaines - R. Gauthier, , 257 p., p. 234.
  5. Chanoine Bellet, 1978, p. 129.
  6. a et b Chanoine Bellet, 1978, p. 163.
  7. Clément Gardet, De la peinture du Moyen Âge en Savoie, vol. 2, Gardet, coll. « Ars Sabaudiae », , 112 p., p. 108.
  8. Thérèse Leguay, Jean-Pierre Leguay, Histoire de la Savoie, Paris, Éditions Jean-paul Gisserot, , 128 p. (ISBN 978-2-8774-7804-5, lire en ligne), p. 60.
  9. a b et c Chanoine Bellet, 1972, p. 14.
  10. a b et c Ch. Rostaing, « Blasons des Evêques de Maurienne », Travaux de la Société d'histoire et d'archéologie de la province de Maurienne, t. 12,‎ , p. 107 (lire en ligne).
  11. Chanoine Bellet, 1972, p. 13.
  12. Paul Cattin, Henri Plagne, Histoire des communes de l'Ain - La Bresse et le Revermont, vol. 2, Horvath, coll. « Grande encyclopédie de l'Ain », , 498 p. (ISBN 978-2-71710-308-3), p. 205.
  13. Chanoine Bellet, 1978, p. 107.
  14. Chanoine Bellet, 1972, p. 19.
  15. a et b Histoire du diocèse de Maurienne, 1846, p. 266 (lire en ligne).