Étienne Le Hongre

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Étienne Le Hongre
Naissance
Décès
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Activité
Maître
Mouvement

Étienne le Hongre est un sculpteur français né le et mort le à Paris.

On lui doit de nombreuses sculptures du Parc et des jardins du château de Versailles[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils de menuisier, il est élève du sculpteur Jacques Sarazin, et est « agréé » à l'Académie Royale dès 1653. Il exécute ensuite un voyage en Italie, étudiant longuement à Rome avant de retrouver Paris en 1659 et d'être « reçu » à l'Académie royale de peinture et de sculpture le sur présentation d'une statue en marbre représentant Sainte Marie Madeleine. Il en deviendra adjoint professeur en 1670, puis professeur en 1676, et adjoint recteur en 1686. En avril 1661, il reçoit commande par le duc de La Meilleraye du Tombeau du cœur de Louis de Cossé, duc de Brissac, pour la chapelle d'Orléans au couvent des Célestins de Paris, et dont les principaux éléments sont aujourd'hui conservés au musée du Louvre.

Devenu « sculpteur ordinaire du roi », il participe à presque tous les grands chantiers décoratifs du règne de Louis XIV, dès les années 1660 : vers 1663, il intervient pour divers ornements aux façades du Louvre et des Tuileries. En 1669, il sculpte plusieurs figures pour le château de Fontainebleau, et réalise plusieurs figures animales en plomb pour le Labyrinthe des jardins de Versailles (dont ont subsisté un Coq et un Loup). En 1674-1675, il participe aux travaux décoratifs de la Porte Saint-Martin à Paris, puis sculpte deux Captifs en 1679 pour le château de Chagny, et plusieurs figures en 1682 pour le château de Choisy. Dans les années 1670, il fait partie de l'équipe de sculpteurs chargés de fournir des figures de pierre pour l'ornement des façades du château de Versailles : il sculpte ainsi plusieurs figures allégoriques (La Richesse, L'Autorité, L'Afrique) et divers ornements architecturaux (chapiteaux, pots à feux).

Il est surtout employé, pendant la dernière décennie de sa carrière, aux sculptures des jardins du château : il participe, sous la direction de François Girardon, au décor des bas-relief de la fontaine du Bain des nymphes en plomb, et réalisera en 1687-1689 deux figures couchées en bronze, La Marne et La Seine, pour le Parterre d'Eau. Il sculpte dans les mêmes années les deux termes de Vertumne et Pomone pour la demi-lune du parterre d'Apollon, et bénéficie de la Grande Commande de 1674 en étant charger de sculpter dans le marbre une allégorie de L'Air, pour la série des Quatre Éléments.

En mai 1686, il reçoit commande par les États de Bourgogne d'un grand monument équestre de Louis XIV en bronze, destiné à être placé sur la place Royale de Dijon, pour la somme de 90 000 livres. Le modèle est achevé en 1690, année de la mort du sculpteur. L'œuvre monumentale attendra plus de soixante ans avant d'être érigée sur la place Royale, puis sera fondue à la Révolution. Plusieurs répliques réduites du monument sont aujourd'hui connus : l'un est conservé au musée des Beaux-Arts de Dijon, et un autre a été acquis en 2009 par le château de Versailles, afin d'évoquer la statuette qui était placée, dès 1707, dans les petits appartements du roi.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Année Nom de l’œuvre Description Situation Commanditaire Photo
1680-1684 L'Air Statue en marbre Parc du Château de Versailles Grande Commande
d'André Le Notre
L'Air par Etienne Le Hongre
Nymphe aux fleurs Statue en bronze Le Parterre d'eau,
Parc du Château de Versailles
Nymphe à la perle Statue en bronze Le Parterre d'eau,
Parc du Château de Versailles
la Marne Statue en bronze
Parc du Château de Versailles
La Seine Statue en bronze
Parc du Château de Versailles
1689 Pomone Statue en marbre Demi-lune du bassin d'Apollon
Parc du Château de Versailles
Pomone
Vertumne Statue en marbre Demi-lune du bassin d'Apollon
Parc du Château de Versailles
Vertumne
La paix Statue en bronze Chapelle/coupole de l'Institut de France (Paris) La Paix

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean Vaysse de Villiers: Tableau descriptif historique et pittoresque de la ville, du château et du parc de Versailles compris les deux Trianons, 2e édition, Audin (Paris) ... , 1828, XVI-278 p. : pl. ; in-12, disponible sur Gallica.
  • « Etienne Lehongre » par Guillet de Saint-Georges, in: J.-B. Dumoulin, Mémoires inédits sur la vie et les ouvrages des membres de l'Académie royale de peinture et de sculpture, Volume 1, Académie royale de peinture et de sculpture (France), 1854, p. 363-82, Texte intégral.
  • « Étienne Le Hongre », in: Léon Laurent-Pichat: L'art et les artistes en France, impr. de Dubuisson (Paris), 1855-1860, 1 vol. (188 p.) ; in-16, p. 101-2, disponible sur Gallica.
  • Jean-Vincent Scheil: « Un document inédit relatif au mausolée de Mazarin », in: Journal des savants, 13e année, Juin 1915. pp. 275–279. doi : 10.3406/jds.1915.4397 Texte intégral.
  • Musée des Beaux-Arts de Dijon: «  Louis XIV au cœur de Dijon: la statue équestre d'Étienne Le Hongre »,[s.d.], Texte en ligne.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Étienne Le Hongre », Association de sauvegarde du site du bassin de Neptune

Liens externes[modifier | modifier le code]

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