Étienne Courtois d'Arcollières

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Étienne II Courtoys, Seigneur d'Arcollières
Étienne II Courtoys Seigneur d'Arcollières

Étienne Courtois d'Arcollières, archer du roi, eut le privilège de sauver deux fois la vie de François Ier[1] à la bataille de Pavie. Celui-ci lui permit en remerciement de porter deux fleurs de lys sur son blason et lui donna pour devise : "Courtoys de nom et de fait"[2].

Description physique d'Étienne par des témoins[modifier | modifier le code]

Étienne est un "grand personnage, portant la barbe fort longue jusqu'à la ceinture" et aussi "homme grand guerrier et tenu pour un personnage fort vaillant en fait d'armes".

Récit du fait d'armes de la bataille de Pavie (Texte original)[modifier | modifier le code]

« Le Duc Charles (troisieme du nom de Savoie) estant allé visiter Sa Majesté le Roy, audict lieu de Pavie...,François ayant esté faict prisonnier..., le père du déposant suivit le duc comme son escuier et illec estant auroit veu comme le Roy mémoratif et parlant de ce qui scestoit passé en ladicte bataille, auroit certifiés comme ledict Estienne Cortoys, combattant vailliamment auprez de sa personne avec une espée à deux mains, auroit relevé par deux fois Sa Majesté qui avoit esté mis bas de son cheval, tellement que pour sauver la personne du Roy, ledict Cortoys auroit esté blessé en plusieurs endroits de son corps, et mesme auroit reçu un coup de pique qui luy traversoit les deux joues et machoires... Quelque temps après son emprisonnement(le Roi) en ayant faict faire la recherche, estant averty que ce vailliant soldat n'estoit point demeuré sur la place, ains estoit retiré en certain monastère, près Pavie, ou l'on le fesoit panser pour cause que dessus, le dict feu seigneur de Lurieu, père du déposant, auroit esté commandé d'aller appeler ledict Cortoys, s'il estoit en estat, ce que les chirurgiens ayant dict, auroit esté apporté (ledit Estienne) sur une chaise à bras dans la chambre du Roy, où estant Sa Majesté luy auroit demandé son nom et luy répondit qu'il s'appeloit Cortoys. Luy auroit le roy François dict qu'il l'estoit véritablement de nom et de faict parce qu'il l'avoit bien et vailliamment secondé. Et, entre autres signes de sa bonne volonté, ayant sceu comme il estoit gentilhomme et portoit pour ses armoyries un griffon de gueules au champ d'or, auroit déclaré qu'il vouloit qu'il changeât ses dictes armoyries en deux fleurs de lys d'or qu'il avoit relevées par deux fois, avec espée d'argent entre deux, en champ de gueules, occasion de ses blessures et sang qu'il avoit répandu ce fesant, et voulut ledict seigneur Roy que tel changement d'armoyries fut faict tant en faveur dudict Estienne Cortoys que de Francois-Louys et Louys, ses freres, et postérité née et à naistre et luy en fit délivrer Patentes que le déposant a veues, et, depuis ledict temps, ont, lesdicts Cortoys, plus communément appelés d'Arcollières, porté lesdictes armoyries[3]. »

— (Témoignage de l'enquête de noblesse par sénat de Chambéry en date du 4 Janvier 1597).

Anoblissement de la Famille Courtois d'Arcollières[modifier | modifier le code]

Armoiries de la famille de Courtois d'Arcollières
Avant la bataille de Pavie, les Cortoys d'Arcollières portaient d'or au griffon de gaules. Par concession du roi François Ier, auquel Étienne Cortoys sauva deux fois la vie à la bataille de Pavie, ils portèrent depuis : de geules à l'épée d'argent, accostée de deux fleurs de lis d'or.

La famille Courtois d'Arcollières est anoblie par lettre patente du duc de Savoie le (Yenne en Bugey, ANF-1956)[c 1].

Le transfert d'armoiries est confirmé par vidimus du 6 mars 1544 de François 1er, par lequel celui-ci fait enregistrer les nouvelles armes en son parlement de Savoie, sous la forme«il y a un écusson de geules sur lequel est une épée droite d'argent en deux fleurs de lys d'or, l'une à destre, l'autre à senestre ». Ces armoiries ont été accompagnées de la devise : «CORTOYS DE NOM ET DE FAICT» selon l'appréciation même de François 1er rapportée par François de Lurieu.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes
  1. Foras 1910, tome 2, p. 218
  1. Marie Odile Mergnac, Les noms de famille en France : histoires et anecdotes , Archives & culture, 2000, p. 105-106
  2. Origine du nom de famille Courtois, de Collectif d'auteurs, publié par Geneal-Ys
  3. Gaston de Courtois d'Arcollières, notes généalogiques biographiques & historiques sur la famille de COURTOIS d'ARCOLLIERES, Paris, Les éditions Rosa Bonheur, , 105 p., pages 27,28

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Marie Odile Mergnac, Les noms de famille en France : histoires et anecdotes, Archives & culture, 2000, p. 105-106
  • Amédée de Foras, Armorial et Nobiliaire de l'Ancien Duché de Savoie, Grenoble, Allier Frères, , 5 volumes.

Articles connexes[modifier | modifier le code]