Étienne-François Le Tourneur

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Étienne-François Le Tourneur
dit Le Tourneur de la Manche
Portrait par Jean-Baptiste François Desoria en 1796, (musée de la Révolution française)
Portrait par Jean-Baptiste François Desoria en 1796, (musée de la Révolution française)
Fonctions
Président de la Convention nationale
Prédécesseur Pierre Louis Bentabole
Successeur Stanislas Joseph François Xavier Rovère
Directeur
Avec Directeurs :
Reubell, Barras, La Révellière-Lépeaux, Carnot
Gouvernement Gouvernement du Directoire
Prédécesseur Début du Directoire
Successeur François Barthélemy
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Granville (Manche)
Date de décès
(à 66 ans)
Lieu de décès Laeken (Drapeau de la Belgique Belgique)
Profession Militaire

Étienne-François-Louis-Honoré Le Tourneur, (aussi Letourneur) dit Le Tourneur de la Manche, né à Granville (Manche) le et mort à Laeken (Belgique) le , est un général et homme politique français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Étienne-François Le Tourneur, estampe de François Bonneville, Paris, BnF, département des estampes, 1796.

Il entre à l'école du Génie militaire de Mézières en 1768 et sert comme capitaine de génie dans les places du Nord, puis à Cherbourg, où il passe douze ans.

Adhérant aux idées de la Révolution française, il est président de la Société des amis de la Constitution à Cherbourg, puis est élu en 1791, député de la Manche à l'Assemblée législative, et réélu à la Convention par le département de la Manche (1792) dont il devient membre du Comité de la guerre. Il écrit en 1792 un rapport pour la Convention sur la base marine et la construction de la rade de Cherbourg[1] et plusieurs autres rapports sur la marine.

Opposé à la mise en jugement de Louis XVI, il vote néanmoins pour la mort, contre le sursis, mais pour l'appel au peuple.

Il accomplit en 1793 et 1795 de longues missions à Toulon, y réorganise en 1795 l'escadre de la Méditerranée. Il est Président de la Convention entre le 6 janvier et le 20 janvier 1795. Réélu par la Manche au Conseil des Anciens, il est dès la première séance, élu au Directoire, il y joue un rôle effacé.

Il sort de la Convention par tirage au sort le 20 mai 1797. Il est nommé général de brigade le 9 juin 1797 et inspecteur général d'artillerie. Il est chargé par Lazare Carnot de négocier la paix avec l'Angleterre.

« Époque du 30 Floréal l'an 5 de la République Française »
Caricature anonyme portant la date du 19 avril 1797 et montrant la République française tirant au sort le nom de Le Tourneur. Il quitte le Directoire en déclarant : « Puisque le sort l'a décidé, il faut enfin s'en aller » tandis que les quatre membres restants dansent allègrement.

En mars 1800, Napoléon Bonaparte le nomme préfet de Loire-Inférieure, puis conseiller à la Cour des comptes (1810), mis à la retraite é à la Première Restauration, il est remis en fonction pendant les Cent Jours (mars-juillet 1815)[2]. Exilé en 1816 comme régicide, il se retire à Bruxelles où il meurt.

Mandats et fonctions[modifier | modifier le code]

  • Député de l'Assemblée nationale législative (Manche) (8 septembre 1791)
  • Député à la Convention (Manche) (22 septembre 1792)
  • Député du Conseil des Anciens (Manche) (13 octobre 1795)
  • Président de la Convention (5 janvier 1795 - 20 janvier 1795 )
  • Directeur de la Marine (1er novembre 1795 - 26 mai 1797)
  • Membre du Comité de salut public (2 août 1795 - 27 octobre 1795)
  • Préfet de Loire-Inférieure, 2 mars 1800 - février/mars 1804.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Rapport et projet de décret présentés au nom du comité de la marine, par E. F. Letourneur, député du département de la Manche, sur les travaux ordonnés à Cherbourg pour y former un établissement de marine, prononcé le 28 mai 1792 [lire en ligne]
  2. Archives Nationales, Dossiers individuels de préfets (1800-1880)

Liens externes[modifier | modifier le code]