États arabes du golfe Persique

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Les États arabes du golfe Persique, les États du Golfe ou les États arabes du Golfe sont des termes qui font référence à des États arabes riverains du golfe Persique, à savoir le Koweït, l'Irak[1],[2],[3], Bahreïn, Oman, le Qatar, l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis (EAU). La plupart de ces pays font partie du Conseil de coopération des États arabes du Golfe (anciennement le Conseil de coopération du Golfe ou CCG).

Géographiquement, les pays du Golfe de langue arabe se situent à l’emplacement de l’ancienne Arabie orientale[4]. Les rives du Golfe ne s'étendent pas au-delà de l'Arabie orientale[4]. Le Hedjaz, le Nejd et l'Arabie du Sud ne font pas partie du Golfe[4]. Les Arabes de l’Arabie orientale parlent un dialecte connu sous le nom d’arabe du Golfe. La plupart des Saoudiens ne parlent pas l'arabe du Golfe, car la plupart des Saoudiens ne vivent pas dans l'est de l'Arabie[5]. Il n'y a que 200 000 locuteurs de l’arabe du Golfe en Arabie Saoudite[5], la plupart dans la province littorale orientale[5],[6]. L’arabe du Golfe est distinct de l'arabe saoudien. La grande majorité des citoyens saoudiens parlent arabe Hejazi, arabe Nedji et les dialectes d'arabe Bareqi, qui ne sont pas des dialectes de l'arabe du Golfe[5],[6].

Économie[modifier | modifier le code]

Carte des membres du Conseil de coopération du Golfe (hors Irak).

Tous ces États arabes bénéficient de revenus importants issus du pétrole. Bahreïn a la première économie du Golfe « post-pétrole » parce que l'économie de Bahreïn ne repose pas sur le pétrole[7]. Depuis la fin du XXe siècle, Bahreïn a beaucoup investi dans les secteurs bancaire et du touristique[8]. La capitale du pays, Manama est le siège de beaucoup de grandes structures financières. Bahreïn a un indice de développement humain élevé (48e rang dans le monde) et a été reconnue par la Banque mondiale comme une économie à revenu élevé. Les Émirats arabes unis ont diversifié avec succès leur économie. 71 % du PIB total des EAU provient de secteurs non pétroliers[9]. Le pétrole ne représente que 2 % du PIB de Dubaï[10].

En outre, les petits États côtiers (en particulier Bahreïn et Koweït) étaient des centres important d'échange et de commerce avant l’essor pétrolier. L’Arabie orientale dispose également de bancs de perles importants, l'industrie perlière s'est effondrée dans les années 1930 après la mise au point de méthodes de culture de perles par des scientifiques japonais.

Selon la Banque mondiale, la plupart de ces États arabes ont été les plus généreux donateurs dans le monde rapporté à leur PIB[11].

Culture et politique[modifier | modifier le code]

Les habitants indigènes de la côte du Golfe d'Arabie orientale partagent des cultures similaires et des styles de musique tels que le sawt, le fijiri, et la liwa (musique). Jusqu'à très récemment, l'ensemble de l'Arabie orientale, du sud de l'Irak aux montagnes d'Oman, était une zone où les gens se déplaçaient, s’installaient et se mariaient, indifférents aux frontières nationales[12]. Les habitants de l'Arabie orientale partagent une culture fondée sur la mer[12]. L'homogénéité culturelle de l'Arabie orientale existait dans les temps pré-islamiques (surtout au Dilmun)[12].

Un dialecte connu sous le nom arabe du Golfe est parlé sur la côte du Golfe de l'Arabie orientale. Seulement les Arabes de l'Arabie orientale parlent l'arabe du Golfe. La plupart des Saoudiens ne parlent pas l'arabe du Golfe, car la plupart des Saoudiens ne vivent pas en Arabie orientale. Moins de 15 % des Saoudiens vivent en Arabie orientale, la grande majorité des Saoudiens vivent dans l'Hedjaz et le Nejd. Il n'y a que 200 000 locuteurs de l’arabe du Golfe en Arabie Saoudite[5], la plupart du temps dans la province côtière orientale[5],[6]. L’arabe du Golfe est distinct de l’arabe d'Arabie. La grande majorité des citoyens saoudiens parlent l’arabe Hejazi, l’arabe Nedji et les dialectes de l'arabe Bareqi, qui ne sont pas des dialectes de l'arabe du Golfe[5],[6]. La plupart des habitants indigènes de la région côtière du Golfe sont originaires de la péninsule arabique et de l'Iran[13]. Avant que la CCG ne soit créé en 1981, le terme « Khaleeji » était exclusivement utilisé pour désigner les habitants de l'Arabie orientale[4]. Le terme « Khaleejis » (les Arabes du Golfe) est souvent mal utilisé pour identifier tous les habitants de la péninsule arabique[4].

Certains États sont des monarchies constitutionnelles avec les parlements élus. Bahreïn (Majlis al Watani) et le Koweït (Majlis al Oumma) ont des législatures avec des membres élus par la population.

Le sultanat d'Oman a aussi un conseil consultatif (Majlis ash- Shura) qui est élu par le peuple. Dans les Émirats arabes unis, une fédération de sept émirats monarchiques, le Conseil national fédéral est seulement comme un organe consultatif, mais certains de ses membres sont désormais choisis par un petit collège électoral nommé par les sept dirigeants. L’Arabie Saoudite reste une monarchie héréditaire avec une représentation politique limitée. Au Qatar, l’idée d’un parlement national élu a été évoquée et inscrite dans la nouvelle constitution, mais les élections n’ont pas encore eu lieu[14].

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire de l'Arabie orientale (en)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Mary Ann Tétreault, Gwenn Okruhlik, Andrzej Kapiszewski, Political Change in the Arab Gulf States: Stuck in Transition,‎ 2011 (lire en ligne) :

    « The authors first focus on the politics of seven Gulf states: Bahrain, Iraq, Kuwait, Oman, Qatar, Saudi Arabia, and the UAE. »

  2. (en) World Migration 2005 Costs and Benefits of International Migration, International Organization for Migration,‎ 2005 (lire en ligne), p. 53
  3. « U.S. Official to Tour Persian Gulf Arab Lands », The New York Times,‎ 1987 : « A leading American diplomat will start a trip to Iraq and six other Arab countries of the Persian Gulf region this week to discuss the Iran-Iraq war, Administration officials said today. »
  4. a, b, c, d et e « Eastern Arabia Historic Photographs: Kuwait, 1900-1936 », Ahmad Mustafa Abu-Hakima,‎ 1986
  5. a, b, c, d, e, f et g « International Encyclopedia of Linguistics, Volume 1 », William Frawley,‎ 2003, p. 38
  6. a, b, c et d Languages of Saudi Arabia Ethnologue.com[réf. à confirmer]
  7. (en) J.E. Peterson, « Bahrain: Reform-Promise and Reality », dans Political Liberalization in the Persian Gulf, New York, Columbia University Press (lire en ligne), p. 157
  8. (en)« Bahrain's economy praised for diversity and sustainability », Bahrain Economic Development Board (consulté le 24 juin 2012)
  9. (en)Paul Holdsworth, « Diversification raises non-oil share of UAE's GDP to 71% », sur gulfnews.com,‎ 30 septembre 2010 (consulté le 7 juin 2014)
  10. (en)Binsal Abdul Kader, « Oil Makes Up 2% of Dubai GDP Post-Diversification », sur gulfjobsmarket.com,‎ 18 avril 2011 (consulté le 7 juin 2014)
  11. http://www.economist.com/news/special-report/21580630-even-rich-arab-countries-cannot-squander-their-resources-indefinitely-haves-and The economy: The haves and the have-nots
  12. a, b et c « Dialect, Culture, and Society in Eastern Arabia: Glossary », Clive Holes,‎ 2001, p. XIX
  13. Arnold T. Wilson, "The Persian Gulf", ISBN 978-0-415-57033-6, pp. 45-48.
  14. Gerd Nonneman, "Political Reform in the Gulf Monarchies: From Liberalisation to Democratisation? A Comparative Perspective", in Anoushiravan Ehteshami and Steven Wright (eds.)(2007), Reform in the Middle East Oil Monarchies, ISBN 978-0-86372-323-0, pp. 3-45.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]