Étéocle

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Étéocle et Polynice, par Tiepolo (v. 17251730)

Dans la mythologie grecque, Étéocle (en grec ancien Ἐτεοκλῆς / Eteoklếs) est le fils du mariage incestueux d'Œdipe et Jocaste, et le frère de Polynice, Ismène et Antigone[1].

Mythe[modifier | modifier le code]

À la suite de la révélation de l'inceste d'Oedipe, Etéocle et Polynice chassent leur père de Thèbes. Ce dernier maudit alors ses deux fils et leur prédit qu'ils se diviseront et mourront de la main l'un de l'autre[2]. Pour conjurer cette malédiction, Étéocle et Polynice décident alors de régner sur Thèbes un an chacun en alternance. Mais Étéocle refuse de laisser le pouvoir à Polynice lorsque son tour arrive. Polynice lève par conséquent une armée en s'alliant à d'autres cités afin de reprendre le pouvoir, et les deux frères s'entretuent. Créon, leur oncle et successeur, rend hommage à Étéocle en lui offrant de grandes funérailles, mais laisse le corps de Polynice sans sépulture, l'accusant de trahison et d'avoir attaqué Thèbes, lui interdisant ainsi l'accès aux Enfers et laissant son âme errante. C'est en bravant cet interdit qu'Antigone sera condamnée à être emmurée.

Évocations artistiques[modifier | modifier le code]

On peut remarquer que dans La Thébaïde de Jean Racine, les deux frères s'entretuent mais n'ont pas le temps d'être enterrés avant le suicide d'Antigone.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Une scholie à l'Iliade (Σ A Il., IV, 376) et Diodore de Sicile (IV, 65) font d'Étéocle l'aîné ; cependant ce rôle est celui de Polynice chez Sophocle (Œdipe à Colone [détail des éditions] [lire en ligne], 375), et les autres sources sont muettes sur ce point.
  2. Pierre Grimal, Dictionnaire de la mythologie grecque et romaine, Presses Universitaires de France, , p. 385

Voir aussi[modifier | modifier le code]