Érythrone d'Amérique

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Erythronium americanum

L'érythrone d'Amérique (Erythronium americanum) est une plante herbacée vivace à bulbe de la famille des Liliaceae. On l'appelle aussi ail doux.

Plante des forêts mixtes et feuillues, l'érythrone d'Amérique se retrouve sur la côte est des États-Unis, jusqu'au Grands Lacs et en bordure du Fleuve Saint-Laurent où se situe environ la limite septentrionale de son aire de répartition.

Elle se démarque en étant parmi les premières plantes à fleurir au printemps, profitant de l'absence des feuilles des arbres qui la surplombent afin d'effectuer son cycle vital.

Sous-espèces[modifier | modifier le code]

Selon World Checklist of Selected Plant Families (WCSP) (14 avr. 2010)[1] :

  • Erythronium americanum Ker Gawl. (1808)
  • Erythronium americanum subsp. americanum.
  • Erythronium americanum subsp. harperi (W.Wolf) C.R.Parks & Hardin (1963)

Description[modifier | modifier le code]

Plante vivace à bulbe, elle mesure environ 30 cm de hauteur. Ses feuilles sont opposées, de couleur verte, tachetées de beige et de pourpre. Les fleurs printanières sont jaunes. L'arbuste ressemble à l'ail des bois et c'est pourquoi on l'appelle aussi l'ail doux, bien que le goût soit très différent. La germination est lente ; il faut compter dix ans avant que la plante ne produise ses premières fleurs et graines[2].

Usage culinaire et médicinal[modifier | modifier le code]

La feuille peut se manger bouillie comme un légume. La jeune feuille se mange crue, en salade. Le bulbe est aussi comestible. La feuille peut être utilisée en cataplasme sur une enflure ou un ulcère pour accélérer la cicatrisation. Les Autochtones utilisaient l'érythrone d'Amérique comme antibiotique, comme contraceptif ou pour les maux de poitrine.

Galerie[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. WCSP. World Checklist of Selected Plant Families. Facilitated by the Royal Botanic Gardens, Kew. Published on the Internet ; http://wcsp.science.kew.org/, consulté le 14 avr. 2010
  2. Anny Schneider, Plantes médicinales indigènes du Québec et du Sud-Est du Canada, Montréal, Les Éditions de l'Homme, , 265 p. (ISBN 978-2-7619-5256-9), p. 116-117.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Gisele Lamoureux et Roger Larose, Flore printanière, Montréal, Fleurbec, (ISBN 978-2-920174-15-3).

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :