Éruption du piton de la Fournaise en mars 1977

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Éruption du piton de la Fournaise en mars 1977
Image illustrative de l’article Éruption du piton de la Fournaise en mars 1977
Vue de la coulée de lave dans l'entrée de l'église Notre-Dame-des-Laves en , un an et demi après l'éruption du piton de la Fournaise en .
Localisation
Pays Drapeau de la France France
Volcan Piton de la Fournaise
Zone d'activité Grandes Pentes, plaine des Osmondes et flanc Nord-Est
Dates 24 mars au (23 jours)
Caractéristiques
Type d'éruption Hawaïenne
Phénomènes Coulée de lave
Volume émis 0,02 km3 de lave
Échelle VEI 0
Conséquences
Régions affectées Grandes Pentes, plaine des Osmondes et flanc Nord-Est
Nombre de morts Aucun
Nombre de blessés Aucun
Coût financier Inconnu

L'éruption du piton de la Fournaise en mars 1977 s'est déroulée dans et en-dehors de l'Enclos Fouqué du piton de la Fournaise, volcan actif de l'île de La Réunion, du 24 mars au . Cette éruption volcanique est marquée par une coulée de lave qui s'avance dans le village de Piton Sainte-Rose en détruisant plusieurs bâtiments avant de se jeter dans l'océan Indien.

Contexte[modifier | modifier le code]

Le piton de la Fournaise connait une accalmie de cinq mois avant que se déclenche l'éruption du 24 mars au [1]. C'est la première éruption hors Enclos du XXe siècle et elle sera suivie par une deuxième en 1986 et une troisième en 1998[1].

Déroulement[modifier | modifier le code]

Vue de la coulée de lave de 1977 devant l'église Notre-Dame-des-Laves en 2006.

L'éruption volcanique débute le [2] par l'ouverture de fissures volcaniques dans l'Enclos Fouqué, juste au-dessus de la plaine des Osmondes et sous le cône principal. Des fontaines de lave actives pendant quelques heures[2] donnent naissance à des coulées de lave qui progressent dans la plaine des Osmondes et dans les Grandes Pentes.

Début avril, le 5[2] ou les 7 et 8[3], une série de fissures volcaniques s'ouvrent cette fois-ci en-dehors de l'Enclos, sur le flanc Nord-Est du piton de la Fournaise, sur les hauteurs de la commune de Sainte-Rose[2]. Ces fissures donnent naissance à deux coulées de lave ʻaʻā portées à une température d'environ 1 200 °C[2]. L'une se dirige plein Est le long du rempart de Bois Blanc vers le village de Bois-Blanc mais s'arrête avant de l'atteindre. L'autre progresse vers le Nord-Est en direction du village de Piton Sainte-Rose qu'elle atteint le 9 avril avant de se jeter dans l'océan Indien tard dans la soirée, le 10 avril à h 30 heure locale[2]. Lors de ce premier passage, une partie du village est détruit[3]. Le 13 avril, une nouvelle incursion de la lave dans le village détruit d'autres bâtiments[2],[3]. C'est lors de cet épisode que la lave entoure la gendarmerie, traverse la route nationale 2 et endommage à partir de 19 h 15 l'église du village, Notre-Dame-des-Laves, en l'entourant et brûlant son portail mais en n'y pénétrant quasiment pas[2],[3]. La lave continue sa progression jusqu'à l'océan[3] qu'elle atteint vers 21 h 30[2].

L'éruption se termine 15 avril par le tarissement des fontaines de lave des fissures volcaniques[2].

Conséquences[modifier | modifier le code]

L'évacuation préventive du village face à la progression de la lave fait qu'aucune victime n'est à déplorer[3]. Cependant, les dégâts matériels sont lourds car plusieurs bâtiments, comprenant 33 habitations[3] et la gendarmerie, sont détruits tandis que d'autres sont endommagés telle l'église Notre-Dame-des-Laves[2]. La route nationale 2 sera aussi coupée par la lave dans le village de Piton Sainte-Rose[2]. De plus, la lave recouvre 290 hectares de terres cultivées[3].

Cette éruption a décidé les autorités et les scientifiques à créer l'observatoire volcanologique du Piton de la Fournaise ouvert en 1979.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) Global Volcanism program - Histoire éruptive
  2. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k et l (fr) fournaise.info - Éruption du 24 mars 1977
  3. a, b, c, d, e, f, g et h (fr) Pierre Thomas, Église et gendarmerie envahies mais non détruites par la coulée d'avril 1977 de Piton Sainte Rose, île de La Réunion, Laboratoire de Sciences de la Terre / ENS Lyon (lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]