Erik Orsenna

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Erik Orsenna
Erik Orsenna en 2008.
Fonctions
Président
Observatoire national de la lecture
-
Conseiller d'État
-
Fauteuil 17 de l'Académie française
depuis le
Maître des requêtes au Conseil d'État
-
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (76 ans)
Paris (France)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Éric ArnoultVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
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Autres informations
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Distinctions
Œuvres principales

Erik Orsenna[1] est un écrivain et académicien français né le à Paris.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et études[modifier | modifier le code]

Éric-Émile-Léonce Arnoult est l'aîné d'une fratrie de trois enfants nés dans une famille bourgeoise. Son père, Claude Arnoult, d'origines cubaines et argentines, dirige une petite entreprise de jouets[2], sa mère, Janine Bodé, est issue d’une famille de paysans luxembourgeois devenus banquiers saumurois[3],[4]. Il adhère au PSU à 17 ans et entre en hypokhâgne au lycée La Bruyère à Versailles[5]. Pendant ses études, il est membre de la Conférence Olivaint[6].

Il étudie à l'Institut d'études politiques de Paris, dont il obtient le diplôme en 1968 (section Politique et sociale, 1968)[7]. Il est titulaire d'un doctorat en sciences économiques à l'université Panthéon Sorbonne (1975[8] et thèse complémentaire en 1976[9]).

Parcours professionnel[modifier | modifier le code]

Il devient chercheur et enseignant dans le domaine de la finance internationale et de l’économie du développement (université de Rouen, université de Paris I, École normale supérieure, London School of Economics).

En 1981, il devient conseiller au ministère de la Coopération auprès de Jean-Pierre Cot, s’occupant des matières premières et des négociations multilatérales[10]

Il est la plume de François Mitterrand[11], dont il est conseiller culturel de 1983 à 1984 avant d’être nommé maître des requêtes au Conseil d’État en , puis conseiller d’État en , avant d'être en disponibilité de cette institution[12], puis en retraite[13]. Il est membre du Haut Conseil de la francophonie. De 1995 à 2001, il est président de l’École nationale supérieure du paysage[14]. En 2002, il est membre du conseil de surveillance du groupe Canal+ et il est actuellement membre du conseil de surveillance de Telfrance (depuis ).

Il fait partie de la commission Attali, où il fait la connaissance d'Emmanuel Macron[15].

Il a reçu le prix Goncourt et le prix Goncourt des lycéens en 1988 pour L'Exposition coloniale. En 1991, il devient président de la Corderie royale – Centre international de la mer de Rochefort-sur-Mer, et l’année suivante il est le président-fondateur de l’association Hermione-La Fayette.

Il est élu membre de l’Académie française au 17e fauteuil le , le même jour que Georges Vedel (il y est reçu le par Bertrand Poirot-Delpech[16]). La même année, il cofonde Cytale, entreprise ayant commercialisé la première liseuse électronique en France[17]. Erik Orsenna est vice-président du conseil d’administration de la fondation FARM (fondation pour l’agriculture et la ruralité dans le monde).

Erik Orsenna, lors d'une conférence à l'Espace des mondes polaires de Prémanon, le .

De 2009 à 2018, il est président du prix Orange du Livre[18] et fait partie depuis du conseil d’administration de l’association Orchestre à l'école[19].

En 2010–2011, il est le parrain de la promotion de l’école des mousses « Quartier-Maître Jules Saffray ».

Il soutient François Hollande, le candidat PS à l'élection présidentielle de 2012[20].

En 2014, il devient membre du comité de surveillance de GreenFlex, société proposant aux entreprises des solutions visant à favoriser leur transition environnementale, sociétale et énergétique.

En 2015, il apparaît dans les spots publicitaires de l’association humanitaire Unicef, visant à encourager les legs et les dons, afin que les enfants du monde puissent avoir accès à l’éducation.

Le , il est élu président de la Maison Elsa Triolet-Aragon à Saint-Arnoult-en-Yvelines.

Il soutient le candidat du mouvement En marche Emmanuel Macron lors de l'élection présidentielle de 2017[21]. Il déclare être son ami et avoir participé au premier meeting du mouvement lors de cette campagne électorale[15]. Il était présent à la célébration de sa qualification pour le second tour, le 23 avril 2017, au café parisien La Rotonde[22]. Après sa victoire, il est nommé ambassadeur de la lecture, chargé de faire un tour de France à la rencontre des acteurs de ce sujet et devant réfléchir à l'extension des horaires des bibliothèques[23]. Il fait partie des 131 personnalités qui appellent dans une tribune au maintien de la candidature de Cédric Villani pour les élections municipales de 2020 à Paris[24].

Le , il est élu membre associé de l'Académie nationale de pharmacie[25].

En 2023, Erik Orsenna rejoint le groupe Madrigall et publie aux éditions Gallimard Histoire d'un ogre[26], où il raconte sous forme d'un conte le portrait critique de l'entrepreneur et milliardaire breton Vincent Bolloré[27],[28], qu'il considère « dangereux pour la démocratie »[29]. Le magazine Challenges rappelle toutefois qu'en 2009, Erik Orsenna avait participé à la rédaction de la Charte des valeurs du groupe Bolloré, avec un texte faisant l'éloge de l'entreprise (dont il vantait notamment « la haute attention prêtée aux hommes et aux métiers »), et qu'il a également été présent lors d’événements mettant en scène les lauréats de la Fondation de la deuxième chance, soutenue justement par le groupe Bolloré[30]. L'académicien reconnaît avoir « eu beaucoup d’admiration pour Vincent Bolloré comme entrepreneur », expliquant qu'un tournant a eu lieu avec « l’entrepreneur devenu financier » depuis sa prise de contrôle de Vivendi[31].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Erik Orsenna a été marié et a divorcé à trois reprises :

  • avec Nathalie Lambrichs du 3 septembre 1971 au 18 juin 1974 ;
  • avec Catherine Clavier du 30 décembre 1983 au 4 janvier 1993 (deux enfants, Sébastien et Judith) ;
  • avec Isabelle Piétresson de Saint-Aubin du 3 juillet 2007 au 10 octobre 2011.

Il a également été en couple de 2012 à 2013 avec l’animatrice de télévision Sophie Davant[32].

Décoration[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Œuvres[modifier | modifier le code]

Sous le nom d'Éric Arnoult[modifier | modifier le code]

Sous le nom d'Erik Orsenna[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Ou Érik Orsenna. Sur les couvertures de ses livres, les deux orthographes se rencontrent. Orsenna est le nom de la vieille ville du Rivage des Syrtes dans le roman de Julien Gracq.
  2. « Erik Orsenna : le chasseur de regrets », sur lejdd.fr, .
  3. Luc Le Vaillant, « Lieux-disant », sur liberation.fr,
  4. « Qui suis-je ? », erik-orsenna.com, (consulté le ).
  5. Philippe Delaroche, « Entretien avec Erik Orsenna », sur lexpress.fr, .
  6. « La Conférence Olivaint, une association pas comme les autres », sur Le Petit Juriste, (consulté le )
  7. « Sciences Po Alumni », sur Sciences Po Alumni (consulté le ).
  8. « Les mécanismes de la création monétaire en économie ouverte : essai d'approche… », sur sudoc.fr (consulté le ).
  9. « Essai sur la logique de la politique économique », sur sudoc.fr (consulté le ).
  10. Erik Orsenna sur le site de France Culture.
  11. « Erik Orsenna, l’hyperactif », , sur le site du Figaro.
  12. Décret du 3 novembre 2006 portant maintien en disponibilité (Conseil d'État)
  13. Décret du 3 juillet 2009 portant réintégration et admission à la retraite (Conseil d'État)
  14. « SITE (forme-tracés), conférence inaugurale », sur École nationale supérieure de paysage, (consulté le ).
  15. a et b « Aux sources des idées d'Emmanuel Macron » sur le site de France Culture.
  16. « Réponse au discours de réception d’Érik Orsenna | Académie française », sur www.academie-francaise.fr (consulté le )
  17. Mohammed Aïssaoui, « La méthode Orsenna », sur lefigaro.fr, (consulté le ).
  18. « 10e édition du prix Orange du Livre : le jury est au complet ! », sur Lecteurs.com (consulté le )
  19. Orchestre à l'école. Rapport d'activité 2014 (consulté le 11/09/2021)
  20. « Les “hollandais” de la culture. Ces artistes qui le soutiennent », Le Figaro, encart « Le Figaro et vous », jeudi 10 mai 2012, page 32.
  21. « Qui sont les soutiens du candidat Macron ? », lemonde.fr, 28 février 2017.
  22. « Quelles personnalités présentes à la Rotonde avec Macron ont depuis obtenu un poste ? », sur Libération.fr, (consulté le )
  23. Mariana Grépinet, « Le président distribue les récompenses », Paris Match, semaine du 28 septembre au 4 octobre 2017, page 25.
  24. « Nous appelons Cédric Villani à maintenir sa candidature », sur leparisien.fr, (consulté le ).
  25. « Académie nationale de Pharmacie » (consulté le )
  26. « Erik Orsenna s'attaque à l'“ogre” Bolloré et rejoint Flammarion », sur la lettre A,
  27. « “En écrivant sur Bolloré, je m’attends à tout, et je répondrai” », sur L'Express,
  28. [portrait] Sophie des Déserts, « Erik Orsenna, croquer l’ogre Bolloré », Libération,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  29. « Erik Orsenna : “Vincent Bolloré est dangereux pour la démocratie” », sur Le Monde,
  30. « Orsenna-Bolloré : les raisons de la colère », sur Challenges,
  31. « Erik Orsenna : “Vincent Bolloré est l’incarnation d’une dérive humaine, le toujours plus d’argent et de pouvoir” », sur Télérama,
  32. Olivier Schwob, « Erik Orsenna et Sophie Davant : C’est officiel », sur France-Soir, .
  33. « « Obtenir le poireau », ou recevoir l'ordre du Mérite agricole », sur agriculture.gouv.fr (consulté le )
  34. « Docteurs honoris causa sur proposition des autorités de l'ULiège », sur www.uliege.be (consulté le )

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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