Érigone fille d'Icarios

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Érigone par Charles André van Loo (1747).

Dans la mythologie grecque, Érigone ou Èrigonè (Ἠριγόνη) est fille de l'Athénien Icarios[1] , qui avait introduit dans ses États le culte de Dionysos ; elle fut aimée du dieu qui, pour la séduire, se transforma en grappe de raisin,[2]. Le dieu lui enseigna ainsi l'art de la culture de la vigne[3].

Apprenant la mort de son père, massacré par des bergers ivres, elle se pendit de désespoir. Zeus, pour récompenser sa piété filiale, la plaça dans la constellation de la Vierge.

Érigone dans les mythes[modifier | modifier le code]

Aimée de Dionysos[modifier | modifier le code]

Érigone est la fille de l'Athénien Icarios, à qui Dionysos avait enseigné l'art de la culture de la vigne et qui avait introduit son culte dans la région ; elle fut aimée du dieu qui, pour la séduire, se transforma en grappe de raisin. Le dieu lui enseigna à elle aussi la culture de la vigne.

Mort d'Érigone[modifier | modifier le code]

Un jour, inquiète de ne pas voir son père rentrer, elle partit en compagnie de sa fidèle chienne Maera [4] pour le trouver. Celle-ci conduisit Érigone au corps de son père, massacré par des bergers ivres persuadés que ce dernier les avaient empoisonnés qui l'enterrèrent sous un arbre. Les deux en furent si désespérées qu'Érigone se pendit au-dessus de la tombe et Maera sauta du haut d'une falaise[4]. Dionysos, furieux, lança une malédiction sur les terres, conduisant toutes les jeunes filles d'Athènes, prises de folies, à se pendre à leur tour. La colère du dieu ne se calma que quand un culte à Icarios et Érigone fût instauré.

La constellation de la Vierge[modifier | modifier le code]

Suivant les versions, tantôt Zeus, pour récompenser sa piété filiale, tantôt Dionysos la plaça dans le ciel sous la forme de la constellation de la Vierge. Le dieu fit aussi d'Icarios la constellation du Bouvier et de Maera l'étoile de Procyon qu'il plaça dans la constellation du Petit chien[4],[5].

Culte d'Érigone[modifier | modifier le code]

Pour célébrer Icarios, Érigone et Maera, un festival appelé festival d'Aiora (se balancer) fut instauré à Athènes. Pendant ce festival, des petites images étaient pendues aux arbres et des petits sacrifices de fruits étaient effectués[4]. L'histoire d'Érigone peut avoir eu pour but d'expliquer l'origine de cette pratique cultuelle[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Pseudo-Apollodore, Bibliotheca 3. 14. 7
  2. Ovide, Métamorphoses, 6. 125: Erigonen falsa decepit uva
  3. Dictionnaire de la Mythologie grecque et romaine, Paris, Seghers, , p. 128.
  4. a b c d et e « Erigone », dans Merriam-Webster's encyclopedia of world religions, Merriam-Webster, (ISBN 0-87779-044-2, lire en ligne)
  5. Mary Gow, Measuring the Earth: Eratosthenes and His Celestial Geometry, Enslow Publishers, , p. 94

Liens externes[modifier | modifier le code]