Éric de Dampierre

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Éric de Dampierre
Biographie
Naissance Voir et modifier les données sur Wikidata
à ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Décès Voir et modifier les données sur Wikidata (à 69 ans)
Pays de nationalité FranceVoir et modifier les données sur Wikidata
Thématique
Formation Faculté des lettres de Paris (jusqu'en ), faculté de droit de Paris (jusqu'en ), Institut d'études politiques de Paris (jusqu'en ) et faculté des lettres de Paris (jusqu'en )Voir et modifier les données sur Wikidata
Profession Ethnologue (d), professeur des universités, chercheur et directeur de collectionVoir et modifier les données sur Wikidata
Employeur Université Paris-Nanterre (-) et PlonVoir et modifier les données sur Wikidata
Distinctions Médaille d'argent du CNRS ()Voir et modifier les données sur Wikidata

Éric de Dampierre, né le à Paris et mort le , est un ethnologue et professeur d'ethnologie français. Il est spécialiste de la civilisation nzakara du Haut-Oubangui.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il obtient une licence de lettres (1946) et de droit (1947), et le diplôme de l'Institut d'études politiques de Paris (1948). Après son service militaire, il passe deux années à l'université de Chicago, au Committee on Social Thought[1] (1950-1952) puis travaille au Centre d’études sociologiques en tant que chercheur du CNRS. Il participe à une mission de l'ORSTOM en 1954 dans l’est de l’ancien Oubangui, en pays nzakara. Il établit à Bangassou, en pays zandé, ville de l'actuelle République centrafricaine, sur le terrain d'un colon français du nom de Godeste, une station de recherche qui sert de base à la Mission sociologique du Haut-Oubangui (MSHO). Il est l'animateur du Centre européen de sociologie, créé par Raymond Aron à l'École des hautes études en sciences sociales, en 1960[2]. Il soutient en 1966 sa thèse d'État, intitulée Un ancien royaume Bandia du Haut-Oubangui[3] et est nommé professeur à l’université de Paris X Nanterre (1967-1995), où il fonde en 1967 le Laboratoire d’ethnologie et de sociologie comparative (LESC), unité mixte de recherche du CNRS et de l’université Paris Ouest Nanterre La Défense (UMR 7186).

Activités de recherche et éditoriales[modifier | modifier le code]

En 1952, il crée et dirige la collection « Recherches en sciences humaines » aux éditions Plon, où il édite notamment les ouvrages de Max Weber. En 1960, il crée avec Raymond Aron, Michel Crozier, Ralph Dahrendorf et Thomas Bottomore, la revue Archives européennes de sociologie. En 1964, il fonde avec Claude Tardits, Gilbert Rouget et Michel Leiris l'association Classiques africains, qui publie vingt-six volumes de littérature africaine en édition bilingue[4].

Publications[modifier | modifier le code]

  • Poètes nzakara, 1963 (thèse secondaire)
  • « Un ancien royaume Bandia du Haut-Oubangui », Paris, Plon, Recherches en sciences humaines no 24, 1967[5]
  • Penser au singulier : étude nzakara, Paris, Société d'ethnographie, 1984, 39 p.
  • « Sons aînés, sons cadets : les sanza d'Ebézagui », Revue de musicologie, Paris, 1982, p. 326-329.
  • Satires de Lamadani, Paris, A. Colin, coll. « Les Classiques africains », 1987 (+ 1 cassette audio) 155 p.
  • Harpes zandé, Paris, Klincksieck, 1991, 165 p.
  • L'humanité des harpes, Société d'ethnologie, 47 p., 1998
  • Une esthétique perdue : harpes et harpistes du Haut-Oubangui, Paris, École normale supérieure ; Nanterre (Société d'ethnologie), 1995

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Henri Mendras, cf. bibliographie.
  2. Centre de Sociologie européenne, Revue française de sociologie, 1962, 3-3. p. 325-328, [lire en ligne]
  3. Thèse d'État, notice Sudoc
  4. Jacques Lautman, « Éric de Dampierre » Le Monde, 17.03.1998 [lire en ligne]
  5. Compte rendu par Véronika Gorog, L'Homme, 1969, vol. 9, n°4, p. 109-110 [lire en ligne]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Margaret Buckner, « En souvenir d'Éric de Dampierre », Revue française d'histoire d'outre-mer, tome 85/3, no 320, 1998, p. 3-6, [lire en ligne]
  • (en) Pierre Kalck, « Dampierre, Eric de (1928-1998) », in Historical dictionary of the Central African Republic, Scarecrow Press, Lanham, Md., 2005 p. 55 (ISBN 0-8108-4913-5)
  • Bruno Martinelli, « La société et l’État Nzakara à partir de l’œuvre d’Eric de Dampierre », Revue centre-africaine d'anthropologie, n°3, « La culture Zande Nzakara, hier et aujourd’hui », [lire en ligne]
  • Henri Mendras, « Éric de Dampierre 1928-1998 », Encyclopaedia Universalis
  • (Mélanges) Singularités : les voies d'émergence individuelle, textes pour Éric de Dampierre, Laboratoire d'ethnologie et de sociologie comparative, Paris, Plon, 1989.

Discographie[modifier | modifier le code]

  • Musiques des anciennes cours Bandia, avec Marc Chemillier, Le Chant du Monde CNR 2741009. Collection CNRS/ Musée de l’Homme, 1996.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]