Éric Gerets

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Éric Gerets
Eric Gerets-CROP Morocco Niger 2011.jpg
Gerets en 2011
Biographie
Nationalité Drapeau : Belgique Belge
Naissance (62 ans)
Lieu Rekem (Belgique)
Taille 1,78 m (5 10)
Période pro. 1972-1992
Poste Entraîneur
Parcours junior
Saisons Club
1971-1972 Drapeau : Belgique Standard de Liège
Parcours professionnel 1
Saisons Club 0M.0(B.)
1972-1983 Drapeau : Belgique Standard de Liège 318 (23)
1983-1984 Drapeau : Italie Milan AC 013 0(1)
1984-1985 Drapeau : Pays-Bas MVV Maastricht 012 0(0)
1985-1992 Drapeau : Pays-Bas PSV Eindhoven 200 0(8)
1972-1992 Total 543 (32)
Sélections en équipe nationale 2
Années Équipe 0M.0(B.)
1975-1991 Drapeau : Belgique Belgique 087 0(2)
Équipes entraînées
Années Équipe Stats
1992-1994 Drapeau : Belgique RFC Liège 068 (19, 19, 30)
1994-1997 Drapeau : Belgique Lierse SK 114 (54, 30, 30)
1997-1999 Drapeau : Belgique FC Bruges 085 (57, 14, 14)
1999-2002 Drapeau : Pays-Bas PSV Eindhoven 144 (90, 27, 27)
2002-2004 Drapeau : Allemagne Kaiserslautern 057 (18, 13, 26)
2004-2005 Drapeau : Allemagne VfL Wolfsburg 044 (18, 5, 21)
2005-2007 Drapeau : Turquie Galatasaray 091 (50, 22, 19)
2007-2009 Drapeau : France Olympique de Marseille 098 (50, 21, 27)
2009-2010 Drapeau : Arabie saoudite Al Hilal FC 048 (35, 6, 7)
2010-2012 Drapeau : Maroc Maroc 024 (10, 7, 7)
2012-2014 Drapeau : Qatar Lekhwiya SC 081 (46, 15, 20)
2014-2015 Drapeau : Émirats arabes unis Al-Jazira 034 (18, 3, 13)
1 Compétitions officielles nationales et internationales.
2 Matchs officiels.

Éric Gerets, né le à Rekem, en Belgique, est un footballeur international belge reconverti en entraîneur, qui a joué en tant que défenseur pour le Standard de Liège, le PSV Eindhoven et pour l'équipe de Belgique.

Biographie[modifier | modifier le code]

Éric Gerets : Le joueur[modifier | modifier le code]

Clubs[modifier | modifier le code]

Surnommé le "Lion de Rekem", Éric Gerets fait ses débuts au Standard de Liège à l'âge de 17 ans avant de signer professionnel dans ce même club. Il remporte tout d'abord la Coupe de la Ligue Pro en 1975 puis la Coupe de Belgique 1981. L'année suivante, il est finaliste de la Coupe d'Europe des vainqueurs de coupe mais s'incline contre le FC Barcelone. Il devient par la suite le capitaine du club. Il remporte également deux titres de Champion de Belgique avec le Standard de Liège en 1982 et 1983[1]. Il est élu Soulier d'or de Belgique décerné au meilleur joueur de football de Belgique en 1982.

Après onze saison dans son club formateur, il part en Italie en signant en faveur de l'AC Milan. Il n'y reste qu'un petite saison où il ne joue que treize match avant de prendre la direction des Pays-Bas et du MVV Maastricht. Là aussi, il ne reste qu'une saison et ne joue que douze rencontres. Il quitte ensuite le club mais reste au pays puisqu'il signe au PSV Eindhoven avec qui il est six fois Champion des Pays-Bas en sept saisons[2] et vainqueur de la Coupe des Pays-Bas trois fois consécutivement. Il remporte également la Ligue des Champions en 1988.

Équipe nationale[modifier | modifier le code]

Gerets est sélectionné pour la première fois en équipe de Belgique en 1975. Il joue sa première compétition officielle avec sa sélections en étant sélectionné pour l'Euro 1980. Après s'être qualifié en finale en terminant devant le pays hôte, l'Italie, les belges s'inclinent en finale contre l'Allemagne de l'Ouest. Il dispute sa première coupe du monde en 1982 mais sa sélection est éliminé dès le second tour. A la coupe du monde 1986, la Belgique se qualifie en huitième de finale en étant meilleur troisième puis se hisse jusqu'en demi-finale en éliminant l'Union Soviétique puis l'Espagne mais est battu par Argentine en demi puis par la France lors de la petite finale, il termine donc 4e de la compétition. Il est également sélectionné à la coupe du monde 1990 où les belges sont éliminés en huitième de finale[3].

Il est le troisième joueur de football le plus capé en Belgique avec 87 sélections, derrière Jan Ceulemans (96 sélections) et Timmy Simons (93 sélections).

Éric Gerets : L'entraîneur[modifier | modifier le code]

Ses débuts en Belgique[modifier | modifier le code]

A peine les crampons raccrochés, qu'il devient entraîneur du RFC Liège qui évolue en Jupiler Pro League (1re division belge). Lors de la première saison, il termine à la 12e place du championnat puis à la 13e place la saison suivante. Il quitte alors le club pour un autre club belge.

Durant l'été 1994, le Lierse offre à Éric Gerets le poste d'entraîneur. Les résultats ne se font pas attendre. Cinquième en championnat la première saison, le club se qualifie pour la prochaine Coupe UEFA, après 17 ans sans compétition européenne. Il y est éliminé dès le premier tour par le Benfica Lisbonne. La saison suivante, le club termine à nouveau cinquième, à seulement un point du troisième. Cette fois, il se qualifie pour la Coupe Intertoto, dont il franchit la phase de poules mais s'incline ensuite en demi-finales. Pour sa troisième saison à la tête du club, Éric Gerets reçoit de nombreux renforts, avec l'objectif avoué de se qualifier à nouveau pour la Coupe UEFA nottament des joueurs confirmés, comme l'ex-international néerlandais Stanley Menzo, l'international polonais Andrzej Rudy, les défenseurs Bart De Roover et Éric Van Meir, et le médian Philip Haagdoren et de nouveaux jeunes se font également une place dans l'équipe. En fin de saison, avec un noyau dont 14 des 25 joueurs sont issus de son centre de formation, le Lierse décroche à la surprise générale le quatrième titre de champion de Belgique de son histoire, avec deux points d'avance sur le FC Brugeois.

Après ce titre, il quitte le club et prend la tête du FC Bruges et remporte le titre de Champion de Belgique 1998 avec une avance énorme de 18 points sur le deuxième[4]. En course pour un nouveau doublé championnat-coupe, le Club reçoit une véritable gifle en s'inclinant (4-0) devant Genk en finale de la coupe de Belgique au Heysel. Bruges échoue de peu la saison suivante, seulement devancé par Genk, qui prive les Brugeois d'un trophée pour la deuxième fois en deux ans. Au printemps 1999, des querelles internes parmi les dirigeants du club provoquent le remplacement du président Fernand De Clerck. Après la dernière journée du championnat, Eric Gerets s'en va poursuivre sa carrière au PSV Eindhoven.

Retour au PSV Eindhoven[modifier | modifier le code]

De retour dans un club qu'il connaît bien pour avoir porté le maillot du PSV Eindhoven pendant 7 saisons, il remporte dès sa première saison la championnat 2000 avant de remporter la Supercoupe 2000 contre le vainqueur de la coupe des Pays-Bas le Roda JC. La saison suivant, il est de nouveau champion des Pays-Bas en faisant une saison presque parfaite avec une seule petite défaite et restant invaincu à domicile en championnat. Il remporte de nouveau la Supercoupe 2001 contre le FC Twente, contre qui ils se sont inclinés en finale de la coupe des Pays-Bas. La dernière saison, il termine à la seconde place du championnat derrière l’éternel rivale de l'Ajax Amsterdam.

Passage en Allemagne[modifier | modifier le code]

Il rejoint le FC Kaiserlautern le 4 septembre 2002 alors que le club est menacé par la relégation et frise l’insolvabilité. Pourtant le Belge remet l’équipe en selle et assure le maintien grâce à un parcours sensationnel après la trêve hivernale. Parallèlement, le FCK atteint la finale de la Coupe d’Allemagne, mais s’incline 1-3 face au Bayern Munich. durant la saison suivante, le FCK décide à la surprise générale, de renvoyer Eric Gerets et son adjoint alors que le club est premier relégable depuis une journée[5].

Gerets prend la succession de Jürgen Röber à la tête du VfL Wolsburg en avril 2004. Pour sa première saison sur le banc, il qualifie le club en Coupe Intertoto en terminant à la 9e place du championnat mais démissionne tout de même en fin de saison à la suite d'un différend avec Thomas Strunz, le directeur sportif du club allemand[6].

Galatasaray[modifier | modifier le code]

Il rejoint le club turque de Galatasaray pour la saison 2005-2006. Dès la première saison, il est Champion de Turquie devançant de deux points le club voisin du Fenerbahçe. La saison suivant, le club termine à la troisième place du championnat à 14 points du leader et Gerets décide de quitter le club turque[7].

Olympique de Marseille[modifier | modifier le code]

Éric Gerets entraîne l'Olympique de Marseille à compter du 25 septembre 2007 (après avoir refusé des offres de Al Ittihad et de Gençlerbirligi), en remplacement d'Albert Emon.Il arrive à l'OM alors que le club est à la 19e place à la 13e journée de championnat.

Pour son premier match en tant qu'entraîneur de l'OM, il réussit d'ailleurs l'exploit de s'imposer à Anfield contre l'équipe de Liverpool (0-1) le 3 octobre 2007 grâce à un but de Mathieu Valbuena. Il devient ainsi le premier entraîneur d'une équipe française à réussir cet exploit. Quelques jours plus tard, pour son premier match en ligue 1, lui et l'OM s'inclinent sur le score de 1-0, face à l'AS Saint Etienne, qui empoche les trois points grâce à un but tardif de Geoffrey Dernis. Mais très vite, l’entraîneur belge va redresser la barre, et ce malgré une nouvelle défaite à Sochaux, où les Marseillais marquent deux buts contre leur camp et donnent la victoire au club du Doubs, mais une victoire contre Monaco sur le score de 2-1, puis une qualification probante en coupe de France face à l'Olympique lyonnais grâce à une victoire 2-1 au Stade Vélodrome sont les symboles du bon travail du Belge. Son équipe acquiert finalement sa place sur le podium à l'issue de la dernière journée du championnat de Ligue 1 2007-2008, et une victoire épique face au Racing Club de Strasbourg, déjà relégué en Ligue 2, mais qui ne perd que 4-3, après avoir créé quelques sueurs froides dans les travées marseillaises. Cette première saison est couronnée de succès, puisque qu'il parvient à redresser l'équipe en la remontant de la 19e à une 3e place inespérée, synonyme de tour préliminaire en Ligue des champions.

À l'intersaison 2008-2009, il choisit de recruter, Baky Koné et Hatem Ben Arfa pour qui il a beaucoup de considération. Il ne retient pas le buteur marseillais Djibril Cissé, qu'il n'avait pas titularisé pour la première journée de ligue 1 à Rennes où l'OM obtient un point après un match resté dans toutes les mémoires (4-4). Éric Gérets déclare aussi qu'il dispose désormais de l'équipe qu'il souhaitait.

En décembre 2008, il souhaite l'arrivée sur la Canebière de l'ex buteur du Celtic Glasgow, et de Barcelone, le Suédois Henrik Larsson, mais c'est finalement l'athlétique brésilien Brandão qui rejoint les rangs marseillais, avec son compère l'ex international Sylvain Wiltord. Au mois de janvier 2009, une discussion tendue, par presse interposée, l'oppose à Robert Louis-Dreyfus qui reproche à son staff d'avoir refusé à l'intersaison de recruter Yoann Gourcuff et le Brésilien de Chelsea Alex[réf. nécessaire]. Mais Éric Gerets, met fin au conflit en déclarant que s'il était champion, lui et son actionnaire principal partageraient bien un gros cigare en fin de saison. Mais le Belge tarde à signer un nouveau contrat, pour des raisons qui restent encore floues, et masque longtemps son départ malgré le soutien inconditionnel à son égard du public marseillais, il préfère rejoindre l'Orient et est traité de mercenaire par certains journaux français. À noter aussi que des rumeurs l'envoyaient au Bayern Munich, ou encore au FC Séville[réf. nécessaire]. En juillet 2009, il réagit à la mort de RLD en se disant choqué et visiblement ému.

Eric Gerets avec Al-Hilal FC.

À l'issue de la 34e journée, l'OM pointe en effet à la 1re place du classement à égalité de point avec les Girondins de Bordeaux. Les supporters et les joueurs ne s'y trompent pas en affichant clairement leur affection pour « le Lion de Rekem », mais le mardi 28 avril 2009, Gerets annonce son départ de l'OM à la fin de la saison, à la suite d'incompatibilités avec l'actionnaire majoritaire du club Robert Louis-Dreyfus. Une semaine seulement après avoir annoncé son départ, la direction marseillaise annonce qu'il sera remplacé par Didier Deschamps pour la saison 2009/2010.

Pendant sa période marseillaise Éric Gérets est soutenu inconditionnellement par deux joueurs contre vents et marées : Ronald Zubar et Mathieu Valbuena qu'il avait affectueusement surnommé « le petit ».

Le dimanche 24 mai, Éric Gerets reçoit le titre de meilleur entraîneur de Ligue 1 lors de la cérémonie des trophées UNFP 2008-2009. La veille, il assure avec l'OM la deuxième place de L1, qualificative directement pour la Ligue des Champions en allant s'imposer à Nancy (1-2). Cette victoire permet également d'espérer le titre lors de la dernière journée en cas de victoire contre Rennes et de défaite des Girondins de Bordeaux à Caen. Mais le samedi 30 mai, Girondins de Bordeaux gagne à Caen, les Girondins sont alors sacrés champions de France. Éric Gerets quitte donc l'Olympique de Marseille avec une 2e place après une dernière victoire 4-0 face au Stade rennais.

Al Hilal FC[modifier | modifier le code]

Éric Gerets entraîne le club saoudien Al Hilal FC pour la saison 2009-2010. Il insiste toutefois sur son profond désir de revenir un jour à l'OM[8]. Pour sa première saison dans le club d'Al Hilal Riyad, il remporte le Championnat d'Arabie saoudite de football 2010 avec onze points d'avance.

Équipe du Maroc[modifier | modifier le code]

Après avoir visité "secrètement" les installations du Maroc, l’entraîneur belge confirme le lundi 7 juin aux journaux Het Laatste Nieuws et De Morgen qu’il a conclu un accord de quatre ans avec la fédération marocaine. L’ancien gourou de l’OM attend la fin de la Ligue des Champions asiatique, soit en novembre, pour commencer "pleinement" sa mission avec les Lions de l’Atlas. Comme à sa grande époque marseillaise, il devrait prendre pour adjoint Dominique Cuperly.

Le mercredi 17 novembre, il est pour la première fois sur le banc des lions de l'Atlas pour un match amical et de préparation contre l'Irlande du Nord à Belfast. Malgré la domination de ses joueurs marocains, les deux équipe ce quitte sur un score de parité 1-1. Le 9 février 2011, le Maroc d'Éric Gerets s'impose facilement (3-0) contre le Niger. Ensuite, le 27 mars, à Annaba en Algérie, les Lions de l'Atlas encaissent une défaite (1-0) ce qui provoque des critiques sur le Lion de Rekem par la presse locale. Éric Gerets n'en tient pas compte et promet que son équipe donnera le maximum pour gagner le match retour contre l'Algérie à Marrakech, chose qui va se réaliser puisque le Maroc de Gerets foudroie l'Algérie sur le score de (4-0). Le Maroc s'approche d'une 14e participation en Coupe d'Afrique des Nations.

Afin de préparer le match qualificatif contre les fauves de Centrafrique, le Maroc affronte les Sénégalais à Dakar, les Lions de l'Atlas s'imposeront 2-0, une nouvelle ère est peut-être lancée. Le 4 septembre 2011, le Maroc affronte la Centrafrique, à Bangui, dans des conditions difficiles, le Maroc fait un match nul (0-0), dans lequel elle aura raté pas mal d'occasions nettes. Ce match nul est un grand pas vers la qualification à la CAN 2012 à condition de vaincre la Tanzanie à domicile. Le 9 octobre le Maroc de Gerets écrase La Tanzanie à Marrakech sur le score de (3-1) buts signés Marouane Chamakh, Adel Taarabt et Mbark Boussoufa qui qualifient les Lions de l'Atlas pour la CAN 2012.

Afin de préparer la CAN 2012, le Maroc participe au tournoi amical LG CUP, dans lequel le Maroc s'inclinera contre l'Ouganda (1-0), et contre le Cameroun aux tirs aux buts, néanmoins le Maroc a dominé ces deux adversaires mais fait preuve d'un manque cruel de réalisme. Éric Gerets choisi Marbella comme lieu de concentration avant le début de la CAN. Il annonce que ses joueurs ont la motivation de gagner la CAN, le Maroc va disputer deux matchs amicaux. Elle s'impose 3-1 contre un club suisse de Zurich. Supposé favori de cette compétition la CAN 2012 tourne au cauchemar pour la sélection marocaine, une défaite contre la Tunisie et le Gabon condamne toute hypothétique qualification, Malgré ce revers Éric Gerets est maintenu à la tête des Lions de l'Atlas.

Vivement contesté par la presse et les supporteurs après une entame désastreuse des éliminatoires pour la CAN 2013 et la Coupe du monde au Brésil 2014, il est licencié le par la Fédération marocaine[9].

Nouvel exil[modifier | modifier le code]

Le 8 octobre 2012, il est nommé entraîneur de Lekhwiya SC[10].

Le 20 mai 2014 le Al-Jazira Club annonce qu'Eric Gerets est devenu leur nouvel entraîneur[11]. En avril 2015 il confie au cours d'une interview à RMC son intention de mettre un terme à sa carrière à la fin de la saison 2015-2016[12], souhait exaucé le 16 juin 2015 où il est remplacé par Abel Braga.

Statistiques[modifier | modifier le code]

Statistiques de Joueur[modifier | modifier le code]

Statistiques d'Entraîneur[modifier | modifier le code]

Statistiques individuelles[13] Statistiques d'Éric Gerets comme entraîneur (màj : 27/08/2015)
Saison Club Division Pays Matchs Victoires Nuls Défaites  % Victoires
1992 - 1994 RFC Liège Jupiler League Drapeau de la Belgique 68 19 19 30 27,94
1994 - 1997 Lierse SK Jupiler League Drapeau de la Belgique 114 54 30 30 47,36
1997 - 1999 FC Bruges Jupiler League Drapeau de la Belgique 85 57 14 34 67,05
1999 - 2002 PSV Eindhoven Eredivisie Drapeau des Pays-Bas 144 90 27 27 62,50
2002 - 2004 FC Kaiserlautern Bundesliga Drapeau de l'Allemagne 57 18 13 26 31,57
2004 - 2005 VfL Wolfsburg Bundesliga Drapeau de l'Allemagne 44 18 5 21 40,90
2005 - 2007 Galatasaray Süper Lig Drapeau de la Turquie 91 50 22 19 54,94
2007 - 2009 Olympique de Marseille Ligue 1 Drapeau de la France 98 50 21 27 51,02
2009 - 2010 Al Hilal FC Saudi Premier League Drapeau de l'Arabie saoudite 48 35 6 7 72,91
2010 - 2012 Équipe du Maroc de football - Drapeau du Maroc 24 10 7 7 41,66
2012 - 2014 Lekhwiya SC Qatar Stars League Drapeau du Qatar 81 46 15 20 56,79
2014 - 2015 Al-Jazira Arab Gulf League Drapeau des Émirats arabes unis 34 18 3 13 52,94
Total Carrière 888 465 182 241 52.36

Matchs dirigés avec l'équipe du Maroc[modifier | modifier le code]

Palmarès[modifier | modifier le code]

Palmarès de joueur[modifier | modifier le code]

En Club[modifier | modifier le code]

Avec le Standard de Liège, il remporte la Coupe de la Ligue Pro 1975 contre le RSC Anderlecht (1-1, 3-2). Il est finaliste de la Coupe d'Europe des vainqueurs de coupes en 1982 mais s'incline contre le FC Barcelone. Il est Champion de Belgique deux fois consécutivement en 1982 et 1983. Il remporte également la Coupe de Belgique 1981 en tant que capitaine contre le KSC Lokeren en s'imposant facilement 4-0.

Il est Champion des Pays-Bas à six reprises en 1986, 1987, 1988, 1989, 1991 et 1992 et vice-champion en 1990 avec le PSV Eindhoven. Il remporte la Ligue des champions en 1988 en tirs aux buts contre le Benfica Lisbonne. Il est titulaire et capitaine lors de cette finale. Il remporte également la Coupe des Pays-Bas en 1988 (3-2 contre le SV Roda), 1989 (4-1 contre le FC Groningue) et 1990 (1-0 contre Vitesse Arnhem).

Avec l'Équipe de Belgique, il est finaliste de l'Euro 80 battu par l'Allemagne de l'ouest en finale 2-1. Six en plus tard, il est demi-finaliste de la Coupe du monde 1986 et termine à la 4e place de la compétition.

Distinctions personnelles en tant que joueur[modifier | modifier le code]

Il est élu Soulier d'or belge 1982.

Palmarès d'entraîneur[modifier | modifier le code]

Il est Champion de Belgique en 1997 avec le Lierse SK puis de nouveau Champion de Belgique en 1998, cette fois avec le FC Bruges avec qui il remporte également la Supercoupe de Belgique en 1998 en battant le KRC Genk 2-1.

Avec le PSV Eindhoven, il est Champion des Pays-Bas en 2000 et 2001 et remporte la Supercoupe des Pays-Bas en 2000 (2-1 contre le SV Roda) et 2001 (3-2 contre le FC Twente). Il est également finaliste de la Coupe des Pays-Bas en 2001 mais battu en tirs aux buts par le FC Twente et vice-Champion des Pays-Bas lors de la saison 2001-2002.

Avec Galatasaray, il est Champion de Turquie en 2006. Trois ans plus tard, il est vice-champion de France 2009 avec l'Olympique de Marseille.

Exilé du continent européen, il continue à collectionner les trophées et bons résultats en étant tout d'abord Champion d'Arabie saoudite en 2010 avec Al Hilal FC. En tant que sélectionneur du Maroc A', il remporte la Coupe arabe des nations en 2012 en battant la Libye en tirs aux buts lors de la finale. Avec le Lekhwiya SC ensuite, il est vice-champion du Qatar en 2013, vainqueur de la Coupe Crown Prince de Qatar en 2013 puis Champion du Qatar en 2014. Il sera également Vice-champion des Émirats arabes unis en 2015 avec Al-Jazira.

Distinctions personnelles en tant qu'entraîneur[modifier | modifier le code]

Il est élu entraîneur de l'année en remportant le trophée du Footballeur Pro de l'année en 1997 avec le Lierse SK et en 1998 avec le FC Bruges. Il est de nouveau entraîneur de l'année en 2009 avec l'Olympique de Marseille, récompense par le Trophée UNFP.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Son fils, Johan Gerets, est également footballeur professionnel. Après avoir joué en Jupiler League (Division 1 belge), au FCV Dender EH, il évolue à Visé (Division 2 belge).

Le Belge a aussi participé à l'émission "30 millions d'amis" pour présenter "sa relation" avec son chien, devenu célèbre, Georges.

Scandale[modifier | modifier le code]

En 1982, il est impliqué et condamné dans une affaire de corruption de joueurs, à l’époque où il portait le brassard de capitaine d’équipe du Standard de Liège.

Au cours de la saison 1982, le Standard de Liège fait la course en tête, mais n’arrive pas à se débarrasser définitivement de son dauphin. Il a besoin d’une victoire lors de l’ultime journée de championnat pour remporter le titre. Ce match, Standard-Waterschei est casé avant la finale de la coupe d’Europe des vainqueurs de coupe face au FC Barcelone.

Le 8 mai 1982, le Standard prend le meilleur sur Waterschei et s’adjuge le titre de champion de Belgique. Le scandale éclatera quelques mois plus tard grâce à la ténacité d’un juge belge, Guy Bellemans, qui enquête sur les rumeurs d’un arrangement de match. Ses investigations débouchent sur les aveux des corrupteurs qui avaient pour noms, Roger Petit (président), Raymond Goethals (entraîneur) et… Éric Gerets (capitaine d’équipe). C’est ce dernier qui a négocié l’arrangement du match avec le capitaine de Waterschei, Roland Janssen… qui est en même temps son voisin. L’accord est conclu sur la base du versement de 420 000 francs belges (de l’époque).

Éric Gerets écope de 3 ans de suspension, dont 2 en appel. Éclaboussé par le scandale, il quitte la Belgique sur la pointe des pieds et rejoint le Milan AC. Rattrapé par le scandale, il ne fait pas de vieux os en Lombardie. Les dirigeants milanais lui indiquent la porte de sortie[14].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Frank Buyse (préf. René van Oostveen), Le lion : la biographie d'Éric Gerets, Neerpelt, D.C.M. Pers, , 167 p.
  • Karl Olive et Thierry Agnello, Gerets par Gerets, Paris, Éditions Hugo et Compagnie, , 137 p. (ISBN 978-2755603576)

Références[modifier | modifier le code]

  1. « fiche du joueur », sur standard.be
  2. « Fiche du joueur », sur vi.nl
  3. Sélections du joueur sur le site de l'URBSFA
  4. « Les griffes du lion Eric Gerets », sur clubbrugge.be,‎
  5. « Eric Gerets Limogé à Kaiserlautern », sur dhnet.be,‎
  6. Aurélie Beaudouin, « Wolsburg:Erik Gerets démissionne », sur football365.fr,‎
  7. « Eric Gerets quitte le Galatasaray », sur lesoir.be,‎
  8. http://www.rmc.fr/edito/sport/79527/gerets-je-veux-absolument-revenir-a-marseille/
  9. « Eric Gerets remercié par la Fédération marocaine », sur lemonde.fr,‎
  10. Gerets rebondit à Lekhwiga, lequipe.fr, 8 octobre 2012
  11. Al Jazira confirm Eric Gerets as new coach to replace Walter Zenga, The National Sport, 21 mai 2014
  12. Eric Gerets n'entrainera ni le Standard, ni les Diables, La Libre Belgique, 3 avril 2015
  13. Fiche d’Éric Gerets sur footballdatabase.eu
  14. « Éric Gerets n’est pas monsieur Propre », El Watan, mis en ligne le 28 avril 2011

Liens externes[modifier | modifier le code]

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